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Une des plus belles vues de France - Prise sur la côte Grâce

De
44 pages

Salut, ô mon pays ! berceau de mon enfance !
Je te revois enfin après trente ans d’absence ;
Oh ! que ce jour heureux pour mon cœur a d’attraits !
Combien, en parcourant tous ces lieux que j’aimais,
D’objets, de souvenirs excitent ma pensée,
Et parlent de bonheur à mon âme oppressée.
O vous, témoins muets de mes joyeux ébats,
De mes jeux enfantins, de mes premiers combats,
Foyers, foyers chéris ! pour moi remplis de charmes,
Je n’ai pu vous revoir sans répandre des larmes.

Fruit d’une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.


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À propos de Collection XIX

Collection XIX est éditée par BnF-Partenariats, filiale de la Bibliothèque nationale de France.

Fruit d’une sélection réalisée au sein des prestigieux fonds de la BnF, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques de la littérature, mais aussi des livres d’histoire, récits de voyage, portraits et mémoires ou livres pour la jeunesse…

Édités dans la meilleure qualité possible, eu égard au caractère patrimonial de ces fonds publiés au XIXe, les ebooks de Collection XIX sont proposés dans le format ePub3 pour rendre ces ouvrages accessibles au plus grand nombre, sur tous les supports de lecture.

L.-A. Jacquette

Une des plus belles vues de France

Prise sur la côte Grâce

Le retour dans ses Foyers

Salut, ô mon pays ! berceau de mon enfance !
Je te revois enfin après trente ans d’absence ;
Oh ! que ce jour heureux pour mon cœur a d’attraits !
Combien, en parcourant tous ces lieux que j’aimais,
D’objets, de souvenirs excitent ma pensée,
Et parlent de bonheur à mon âme oppressée.
O vous, témoins muets de mes joyeux ébats,
De mes jeux enfantins, de mes premiers combats,
Foyers, foyers chéris ! pour moi remplis de charmes,
Je n’ai pu vous revoir sans répandre des larmes.

Premier Tableau

La Ville de Honfleur

Toujours avec plaisir on voit son lieu natal,
Fût-il, comme le mien, agreste, original ;
Pourtant ses monuments et leur décrépitude
Attestent ses hauts faits contre la servitude,
D’un guerrier mutilé vous présentant l’aspect,
Commandant avant tout l’estime et le respect ;
Autrefois formidable, aujourd’hui sans défense,
Honfleur avec ses murs a perdu sa puissance ;
De la France naguère il fut un boulevart
Et de ses souverains le plus ferme rempart.
Saccagé maintes fois, en proie à l’incendie,
Toujours sur ses débris il sauva la patrie.
Vainqueur dans les combats, mais vaincu par les flots,
Honfleur fut en partie englouti sous les eaux.
De ses forts, de ses tours, ô désastres funestes !
On ne voit maintenant que les glorieux restes !
Et quoique mutilés ces superbes géans
En imposent encor, par leur fronts menaçants.
Tel, un soldat blessé, par un regard sévère,
Du vainqueur insolent fait baisser la paupière ;
Tels, ces nobles débris rappelant nos succès,
En flattant notre orgueil provoquent nos regrets.
Pourtant je l’avouerai, des changements utiles
Opérés sagement par des hommes habiles,
Lui donnent des attraits, même de la gaîté ;
Il intéresse encore par son antiquité,
Par ses bons habitants, par sa route élevée,
Par l’aspect imposant de sa belle arrivée,
Par son port rajeuni, par ses bateaux pêcheurs,
Enfin par son passage en bateaux à vapeur.
Mais de ses environs les belles perspectives,
Le rendent immortel et font chérir ses rives.