Vases peints / Ermitage impérial

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Impr. centrale du ministère des finances (St. Pétersbourg). 1864. 1 vol. (XIV-84 p.) ; 18 cm.
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Publié le : vendredi 1 janvier 1864
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ERMITAGE IMPÉRIAL.
VASES PEINTS.
ST. PÉTERSBOURG.
Imprimerie Centrale du Ministère dos Finance *
1864.
AVANT-PROPOS.
«SATUVOJVVW
Les vases peints, du genre de ceux dont
se compose la collection de l'Ermitage, ont été
longtemps compris sous la dénomination de
vases étrusques, soit parceque des vases pareils
furent d'abord trouvés, en certaine quantité,
dans l'ancienne Etrurie, soit qu'un sentiment
exagéré d'amour propre national voulût rame-
ner à une origine italique, la majeure partie
des monuments de l'art antique trouvés sur
le sol italien. On sait aujourd'hui que les
vases, dits étrusques, sont, généralement par-
lant, de fabrication grecque; ceux d'origine
toscane sont en petit nombre et faciles à
distinguer.
Les vases peints se trouvent dans les tom-
beaux; ils contiennent rarement les cendres des
morts. On les découvre, ordinairement, pla-
II
cés ou couchés à côté de leurs dépouilles;
quelquefois aussi, suspendus aux murs des
caveaux.
H est certain, qu'à peu d'exceptions près,
ces vases avaient primitivement servi aux di-
vers usages de la vie.
Une double idée parait avoir présidé à leur
collocation dans les tombes. D'une part, il
s'agissait de décorer ces dernières avec tout
le luxe possible; de l'autre, on avait à coeur
d'entourer les morts, même dans leurs sépul-
tures, des objets qui leur furent chers pendant
la vie, soit que l'on considérât ces objets comme
un souvenir des jours passés sur la terre, soit
que l'on eût la pensée qu'ils pourraient servir
à leurs possesseurs, même au delà de la tombe.
Eu égard aux diverses dénominations et
usages de ces vases dans la vie privée, on
peut les diviser en cinq catégories:
1. Vases à provisions.
2. Vases à mêler.
3. Vases à puiser.
4. Vases à boire.
5. Vases de toilette.
m
')
Parmi'les écrivains de l'antiquité, ceux des
temps postérieurs, particulièrement, connaissent
une infinité de noms de vases, dont ils font
dépendre la détermination, aussi bien de la
forme extérieure des vases, que de la matière
employée à leur confection, ou de l'usage au-
quel ils étaient attribués. Toutefois, les locu-
tions de ces auteurs sont si incertaines et si rem-
plies de contradictions, qu'on ne saurait adopter,
avec assurance, qu'une minime partie de leur
nomenclature céramographique.
Nous transcrivons ici quelques uns des noms
les moins sujets à caution:
Le Pithos (dolium) se distingue par la gran-
deur exceptionnelle de ses dimensions; ce genre
de vases parait avoir été destiné à contenir
toute espèce de denrées. Le Stamnos et l'Am-
phoreus (amphore) étaient affectés à l'huile et
au vin; l'hydrie — à l'eau.
Les vases à mêler étaient généralement com-
pris sous le nom de Cratères; on en admet-
tait beaucoup d'espèces différentes.
Parmi les vases à puiser il faut citer le
IV
Prochous, que l'on appelait Oenochoé, lorsqu'il
s'employait pour le vin.
Les vases à boire se divisent en coupes et
en bocaux. La coupe ordinaire, à un pied
et deux anses, s'appelait Cylix. Parmi les bo-
caux nous mentionnerons le Scyphus consacré
à Hercule et le Cwntharus (coupe à pied élevé
et à deux grandes anses) ordinairement attri-
bué à Bacchus.
La corne à boire (Kéras) portait le nom
de Rhyton, lorsqu'elle était percée à la pointe,
de manière à faire couler un mince filet de
liquide dans la bouche.
Parmi les vases consacrés aux usages de la
toilette, on peut citer le Lécythus et l'Ala-
bastron, affectés aux huiles et autres liquides
odoriférants et la Lékané, qui servait à mêler
ces liquides avec de l'eau, pour s'en laver di-
verses parties du corps.
Les plus anciens des vases peints connus
remontent, sûrement, au sixième, si ce n'est
au septième siècle avant J. C. et leur fabri-
cation fut continuée jusqu'au premier siècle.
Corinthe parait avoir été, à une date très
v
j
- reculée, le 'siège principal de cette industrie.
A l'époque florissante de l'art, ce rôle fut dé-
volu à Athènes. Ces deux villes faisaient le
commerce des vases sur une échelle des plus
étendues. Néanmoins, les autres villes de la
Grèce et des colonies avaient leurs fabriques
particulières. Plus tard, ce sont les villes de
l'Apulie et de la Lucanie qui se distinguent
par la fécondité de leur production.
On a découvert des vases peints dans pres-
que tous les pays soumis à l'influence de la
civilisation grecque; et si le cas a été moins
fréquent en Grèce même et dans les îles de
la Grèce qu'en Italie, c'est à l'insignifiance des
fouilles opérées jusqu'ici, qu'il faut en attribuer
la raison. Nous disons la même chose des
villes de l'Asie mineure, telles que Smyrne,
Xanthe et autres.
En revanche, les nécropoles de la presqu'île
Taurique, explorées avec un soin particulier
par ordre du gouvernement Impérial, ont mis
au jour des spécimens si précieux de vases
peints, remontant à l'époque de la plus belle
floraison de l'art grec, que ni la Grèce, ni
VI
l'Italie n'ont rien à offrir qui puisse leur être
comparé.
En Afrique les villes de Bengasi (Bérénice)
et de Tripoli ont fourni d'intéressants monu-
ments céramographiques.
Un certain nombre de vases a été égale-
ment découvert dans l'île de Malte. Ce sont,
toutefois, les nécropoles de la Sicile (et no-
tamment celles de Centorbi - Centuripa, Len-
tini-Leontinoi, Palazzuolo-Akrae, Terranuova-
Gela, Girgenti-Akragas) qui, depuis longues
années, paraissent avoir donné lieu aux fouilles
les plus productives.
Si, jusqu'ici, le Brutium et la Calabre se
sont montrés pauvres en découvertes de vases
peints, le contraire a eu lieu en Apulie, où
des perquisitions diligentes ont été organisées.
La ville de Ruvo (Rubi) parait être avant
toute autre, une mine inépuisable de vases de
la plus belle espèce. Les villes de Fasano-
Gnatia, Altamura - Lupatia, Ceglia - Caelia et
Bari-Barium méritent aussi d'être citées.
C'est à peine si la Lucanie s'est montrée
moins riche en découvertes que l'Apulie. Sous
VII
- ce rapport, les villes de Castellucio, Armcnto,
Anzi (Anxia), Paestum et Eboli ont acquis
une célébrité, que partagent, à un moindre
degré, des endroits tels que Pisticci, Potenza-
Potentia, Acerenza- t\ceruntia etc.
Dans la Campanie, il. faut nommer au pre-
mier rang les villes de Nola, Sta Agata de'
Goti (Plistia), Cumes et Capoue.
Dans l'Italie septentrionale, ce sont princi-
palement les villes de l'Etrurie, telles que Cer-
vetri-Caere, Vulci et Chiusi-Clusium, qui ont
livré, en abondance, les vases les plus remar-
quables. On doit mentionner également: Isola
Farnese (Veji), Selva-la-Rocca, Corneto (Tar-
quinii), Bomarzo, Perugia (Perusia), Volterra
(Volaterrae) et plusieurs autres endroits, en re-
montant jusqu'à Mantoue et à l'ancienne Adria.
Bien que ces vases offrent, sous certains
rapports, des caractères analogues, leurs di-
verses catégories ne s'en distinguent pas moins
les unes des autres, par des qualités particu-
lières de style, de fabrique et de forme, ainsi
que par la varieté de leurs systèmes épigra-
phiques.
VIII
Les plus anciens de ces vases se font re-
marquer par la couleur jaunâtre de leur ar-
gile. Ils sont généralement ornés de figures
noires ou brunes, partiellement nuancées 4e
violet ou de blanc. Les couleurs ne sont pas
lustrées. Ce sont, pour l'ordinaire, des lions,
des panthères, des chèvres, des béliers, des
cerfs, des porcs, des cygnes, des coqs, des
sphinx, des griffons et ainsi de suite, qui font
l'objet des représentations empreintes sur ce
genre de vases; l'on y voit aussi, quelquefois,
des figures d'hommes ou de femmes ailés ou
se terminant en queues de poissons.
Ces figures ne sont jamais liées entre elles
par une action commune; leur ensemble forme
des zônes qui embrassent le pourtour du vase.
Les formes de ces vases varient, depuis la
grande amphore (très rare) jusqu'au Lecy-
thus, au Prochous et à la coupe profonde.
Par leur caractère, ces poteries rappellent
les productions de l'art asiatique, notamment
celles de Ninive et de Babylone; aussi n'est
il pas improbable que l'art primitif des peu-
ples de l'Asie ait, dans le principe, exercé
IX
une certaine influence sur la fabrication des
vases chez les Grecs.
L'époque à laquelle appartient cette classe
de monuments céramographiques, ne saurait
être douteuse. Ils remontent, évidemment, au
sixième, peut-être même, en partie, au septième
siècle avant J. C.
Une seconde classe se distingue de la pre-
mière par cette circonstance essentielle, qu'elle
offre des figures humaines en plus grand nombre
et que celles-ci ont entre elles le lien d'une
action déterminée. Nous y trouvons des scènes
de chasse au sanglier, des guerriers à cheval
ou montés sur des chars, des représentations
mythologiques, dont les sujets sont empruntés
aux cycles des mythes de Troie, d'Hercule,
de Thèbes et de Calydon.
Le dessin en est très imparfait; particu-
lièrement, les raccourcis des figures. Les dia-
lectes Borique et Attique dominent dans les
inscriptions, ce qui doit faire supposer que la
fabrication de ce genre de vases, dont l'anti-
quité remonte à la seconde moitié du sixième
et à la première du cinquième siècle avant
x
J. C., avait établi son siège principal dans les
villes de Corinthe et d'Athènes.
La troisième classe comprend les vases à
figures noires sur fond rouge. Les formes de
ces vases sont plus variées et plus élégantes
que celles des deux catégories précédentes. On
y remarque principalement des amphores, des
hydries, des coupes, des prochous et des lé-
cythus. Les représentations n'y forment plus
de zones, mais se composent de groupes, ré-
partis chacun sur un plan séparé. Le travail
se distingue, presque toujours, par une grande
exactitude et beaucoup de finesse; le vernis
est brillant; les couleurs rouge et noire ont
de l'éclat et de la pureté. Les couleurs blanche
et brun foncé dominent dans certaines parties.
Le dessin est encore très défectueux, princi-
palement dans les raccourcis ; mais il témoigne,
en même temps, de progrès comparativement
remarquables.
Les vases de la troisième catégorie offrent,
le plus souvent, des représentations de divini-
tés assemblées, sans que, toutefois, on les voie
prendre part à une action déterminée. Quel-
XI
quefois aussi ils reproduisent des scènes em-
pruntées aux mythes héroïques, particulière-
ment à ceux d'Hercule et de Thésée, ainsi que
des sujets tirés de la vie sociale, tels que cé-
rémonies religieuses, luttes gymnastiques, com-
bats, chasses, musique, noces. Une des re-
présentations les plus fréquemment répétées,
est celle de jeunes femmes se rassemblant au-
tour d'une fontaine, pour y puiser de l'eau
ou pour s'y baigner.
La majeure partie de ces vases parait avoir
été fabriquée dans la première moitie du cin-
quième siècle avant J. C.
Une quatrième catégorie de vases, à peu
près contemporaine de la précédente, ne se
distingue de celle-ci, qu'en ce qu'elle offre des
figures rouges sur fond noir, au lieu de figures
noires sur fond rouge.
En général et sauf quelques exceptions, la
fabrication des vases peints à figures noires
ne se continue pas au delà de la moitié du
cinquième siècle. A dater de cette époque, on
ne voit plus que des vases à figures rouges
et cette branche de l'art antique en parcourt,
XII
de concert avec lui, tous les degrés connus
de progrès et de décadence, jusqu'au moment
où, vers le premier siècle avant Jésus-Christ,
la fabrication des vases peints est entièrement
abandonnée.
A cette quatrième catégorie s'en rattache
une cinquième, comprenant les vases fabriqués
vers la fin du cinquième siècle et pendant toute
la durée du quatrième; vases qui, sous tous
les rapports, attestent la plus haute perfection
de l'art grec et qui, à côté de scènes tirées
de la vie domestique, offrent une immense va-
riété de sujets empruntés aux mythes religieux
et héroïques de la Grèce, aussi bien d'après
les traditions des poètes épiques, que d'après
celles, diversement formulées, de la tragédie.
Des villes nombreuses se sont, sans nul doute,
adonné, à cette époque, à la fabrication de
ce genre de vases, bien que ce soit à Athènes
que l'art de la céramique, ait, de même que
les autres, donné les résultats les plus remar-
quables.
Le troisième siècle parait avoir été l'époque
d'une activité artistique toute particulière des
xin
villes de la Grande-Grèce. Leurs produits dif-
fèrent, néanmoins, de ceux dont nous venons
de parler, tant par la négligence, plus ou
moins marquée de l'exécution, que par la
pauvreté manifeste des idées. Et pourtant, ils
laissent cette impression derrière eux, qu'avec
plus de travail et de soins, leurs auteurs seraient
facilement parvenus à produire des oeuvres
infiniment plus voisines de la perfection.
En revanche, les pièces datant du deuxième
siècle avant notre ère, époque à la quelle la
fabrication des vases peints est à peu près
exclusivement dévolue aux villes de la Lucanie
et de l'Apulie, n'apparaissent plus que comme
les produits d'une industrie, devenue étrangère
à toute science et à tout sentiment artistiques.
Pauvreté dans les idées, défectuosité du dessin,
négligence grossière de l'exécution, tout, dans
ces vases, porte l'empreinte d'une décadence
complète de l'art.
La collection des vases peints de l'Ermitage
Impérial ne le cède, en valeur et en signifi-
cation, à aucune de celles du même genre,
que l'on admire dans les principaux musées de
XIV
l'Europe. Elle est formée, presque exclusive-
ment, de la réunion des collections Pizzati et
Campana. Les quelques vases provenant de
la collection Laval et autres, n'offrent pas
d'intérêt particulier. C'est à la collection
Campana que le musée Impérial doit ses exem-
plaires les plus précieux.
Tous les vases peints, décrits dans le pré-
sent indicateur, sont originaires de fouilles
exécutées en Italie, et l'on peut affirmer, qu'il
n'est pas, sous ce rapport, de localité impor-
tante, qui n'ait fourni son contingent à la
collection Impériale.
I.
(XVIII. *)
SALLE DES VASES PRIMITIFS.
(A droite de la porte d'entrée.)
1. Hydrie. Deux divinités sur un char, en pré-
sence d'Apollon et de Dionysos.
Sur le col: course de quadriges.
2. Prochous. Animaux sauvages, courant, sur deux
zones, autour de la panse du vase.
3. Amphore. Une Sirène sur chacune des deux faces.
4. Kados. Une zône formée d'une suite de sphinx,
se déroule autour du vase. Les figures sont
en relief.
5. Prochous. Scène de combat.
6. Amphore. Animaux sauvages formant une zône
qui parcourt le pourtour du vase.
*) Ce chiffre indique le numéro d'ordre général des
salles du rez de chaussée.
~e e,~
— 2 —
7. Prochous. Animaux sauvages sur deux zones.
8. Lécythus. Scène de gymnase.
8a, Cratère. Guerriers marchant au combat.
Rv: quatre guerriers au repos.
9. Amphore. Apollon, jouant de la lyre, en com-
pagnie d'Artémis, de Léto, d'Hermès et de
Dionysos.
Rv: Satyres faisant les vendanges.
10. Cratère. Scène bacchique. Le bord de la pa-
roi intérieure du vase figure une mer cou-
verte de navires.
11. Lécythus. Posidon ou Nérée sur un hippo-
campe.
12. Prochons. Combat d'amazones
13. Pithos, orné d'images de lions.
14. Pithos, orné d'images de poissons et de lions.
15. Amphore. Combat d'amazones, auquel on voit
Athéné prendre part.
16. Amphore. Guerrier conduisant un quadrige.
Rv: une sirène entre deux panthères.
17. Hydrie. Deux divinités sur un char, en pré-
sence d'Apollon, d'Artémis et de Léto.
Sur le col: Hercule combattant le lion
de Némée
18. Amphore. Athéné, en compagnie de quatre
autres figures, s'approche d'un homme assis.
Rv: Scène bacchique.
— 3 —
2
V
19. Hydrie. Quatre femmes, entre deux cavaliers.
20, Amphore, Sur chacune des deux faces: Scènes
bacchiques.
.21. Amphore. Même représentation.
22. Hydrie. Hercule combattant un autre héros.
23. Prochous. Dionysos dans un quadrige.
24. Amphore, Apollon et Hermès.
Rv: Scène de gymnase.
25. Hydrie. Hercule combattant Triton.
Sur le col: Hercule et le lion de
Némée.
26, Amphore. Athéné, en compagnie de deux guer-
riers.
Rv: Gorgone courant.
27. Prochous. Scène de combat.
28. Prochous. Aphrodite sur un char, attelé de deux
sangliers, d'un lion et d'un loup. Représen-
tation du plus haut interêt mythologique.
29. Grand Thymiaterion, dont la chaudière est or-
née de quatre têtes de lions. Vase de la
plus grande rareté.
30. Prochous. Hercule au repos, près d'une source.
31. Amphore. Une femme, accompagnée de cinq
hommes.
Rv: même sujet.
32. Hydrie. Combat entre deux guerriers.
— 4 —
33. Amphore. Guerrier dans un quadrige.
Rv: Un guerrier à cheval, accompagné
de deux autres guerriers.
34. llydrie. Un homme et une femme sur un char.
Sur le col: quatre hommes et quatre
femmes en conversation.
35. Amphore. Un jeune homme à cheval; auprès
de lui un lièvre.
Rv: Un jeune homme à cheval; auprès
de lui un chien et un oiseau.
36. Prochous. Un guerrier à pied.
37. Prochous. Deux guerriers avec leurs chevaux.
38. Prochous. Hercule et Triton.
39. Amphore. Scène bacchique.
Rv: Un guerrier dans un quadrige.
40. Ilydrie. Un homme dans un bige.
41. Amphore. Départ d'un guerrier pour le combat.
Rv: Combat d'amazones.
42. Prochous. Un jeune homme luttant avec une
jeune fille.
43. Prochous. Une femme debout devant un qua-
drige.
— 5 —
2*
44. Grande amphore. Animaux sauvages, disposés
sur quatre zones. Les vases de ce genre
et dans ces dimensions, sont très-rares.
45. Cylix. Sur chacune des deux faces: un sphinx
entre deux yeux.
46. Cylix. Scènes bacchiques.
47. Cylix. Sur chacune des deux faces: l'image de
Dionysos entre deux yeux.
48. Amphore. Deux guerriers dans un quadrige.
1 Rv: Scène bacchique.
49. Cratère, Hercule et le sanglier d'Erymanthe.
Rv: Un jeune homme à cheval.
50. Amphore. Hercule et le lion de Némée.
Rv: Scène de gymnase.
51. Amphore semblable au M 44.
52. Lécythus. Scène bacchique.
53. Amphore, Un cavalier accompagné de quatre
hommes à pied.
Rv: un guerrier domptant deux che-
vaux.
54. Amphore, Un héros à pied poursuit une ama-
zone à cheval. Au dessus, deux autres
scènes de combat.
Rv: Gorgone courant.
55. Cratère. Scène bacchique.
Rv: Scène de gymnase.
— 6 —
56. Amphore. Scène de combat.
Rv: même sujet.
57. Amphore. Deux Ménades dansant.
Rv: même sujet.
58. Lécythns, Cinq guerriers assemblés.
59. Amphore. Hercule et Athéné combattant un
guerrier.
Rv: Un jeune guerrier et un vieillard
offrant un sacrifice.
60. Amphore. Un guerrier et une femme.
Rv: même sujet.
61. Amphore. Scène de combat.
Rv: même sujet.
62. Amphore. Apollon et cinq Muses.
Rv: Six guerriers marchant à la suite
l'un de l'autre.
63. Amphore. Sphinx, chimères et lions.
64. Amphore. Apollon et Hercule luttant pour le
trépied de Delphes.
Rv: Athéné combattant un géant.
65. Amphore. Athéné et Hermès.
Rv: Hercule et le lion de Némée.
66. Grand vase, de forme extraordinaire, avec
deux anses et un couvercle. Les parois
du vase sont ornées de chevaux ailés.
67. Léeythus. Gigantomachie.
- 7 -
1
68. Prochous. Hercule combattant le lion de Némée.
69. Amphore. Athéné brandissant sa lance.
Rv: Un homme et une femme au repos.
70. Hydrie. Scène bacchique.
-7 f. Amphore. Thésée combattant le Minotaure.
Rv: Scène bacchique..
72. Prochous. Trois hommes à cheval.
'73. Lécythus. Scène bacchique.
74. Amphore. Départ d'un guerrier.
Rv: deux guerriers.
75. Amphore. Une Ménade sur un taureau.
Rv: Trois guerriers.
76. Amphore panathénaïque. Athéné brandissant
sa lance, entre deux colonnes, surmontées
de coqs. ,
Rv: Scène de gymnase.
77. Amphore. Hercule luttant avec Triton.
Rv: Dionysos monté sur un âne.
78. Amphore. Dionysos entre deux Satyres.
Rv: Un homme armé d'une massue,
entre une femme et un autre homme.
79. Amphore. Scène bacchique.
Rv: Dionysos, Athéné et Hermès.
80. Amphore. Trois guerriers.
Rv: même sujet.
— 8 —
81. Vase pareil au Ne 51.
82. Cylix. Deux scènes de combat.
83. Cylix. Scènes bacchiques.
84, Cylix. Tête de Dionysos entre deux yeux.
Rv : Tête d'un Satyre entre deux yeux.
85. Amphore, Départ d'un guerrier. Au dessus,
une scène de chasse.
Rv: même sujet.
86. Cratère sans anses et d'une forme très rare;
le bord de la paroi intérieure figure une
mer couverte de navires.
87. Amphore, Apollon, Artémis, Léto, Poseidon et
Hermès.
Rv: Départ ou retour d'un guerrier.
88, Grand Pithos avec couvercle.
89. Cylix orné de figures de Sirènes et de béliers.
90, Amphore, Sur chacune des deux faces: scène
bacchique.
91. Lécythus, Scène pornographique.
92, Amphore. Scènes bacchiques.
93. Amphore. Scène bacchique.
Rv: Un guerrier dans un quadrige.
9 Il. Amphore, Scènes bacchiques.
95. Lécyihus. Scène de gymnase.
— 9 —
y
96. Amphore..Athéné combattant un géant.
Rv: Scène bacchique.
97. Cylix, Sur chacune des deux faces: un ,char
attelé de trois chevaux.
98. Amphore. Une amazone avec son cheval.
Rv: même sujet.
99. Prochous. Un cavalier accompagné de deux
hommes à pied.
100. Lécythus. Un cavalier en compagnie de deux
femmes armées de lances.
101. Amphore. Athéné dans un quadrige.
Rv: Scène bacchique.
102. Amphore. Dionysos accompagné de deux Mé-
nades et d'un Satyre.
Rv: Un guerrier dans un quadrige.
103. Amphore panathénaïque: Athéné entre deux
stèles.
Rv: Scène de gymnase.
104. Lécythus. Un quadrige.
105. Prochous. Une femme assise devant un qua-
drige.
106. Amphore, Deux scènes bacchiques.
107. Grand Thymiaterion, d'une extrême rareté.
108. Cylix. Une Ménade, jouant des castagnettes.
Rv: Un Satyre jouant de la lyre.
— 10 —
109. Amphore. Deux guerriers.
Rv: deux Ménades.
110. Amphore. Départ d'un guerrier.
Rv: retour d'un guerrier.
111, Amphore. Scène de combat.
Rv: Scène bacchique.
112. Amphore. Apothéose d'Hercule, en présence
d'Athéné et d'Hermès.
Rv: Scène bacchique.
113. Amphore. Sirènes.
114. Cratère. Guerriers se préparant au combat.
115. Amphore. Hercule combattant le lion de
Némée.
Rv: héros luttant avec une femme.
116. Cylix. Un héros, armé d'une hache à double
tranchant, combat un autre héros, en
présence d'Athéné.
Rv: répétition du même sujet.
117. Amphore. Scènes bacchiques.
118. Lécythus. Un quadrige.
119. Prochous. Un guerrier devant un bige.
120. Amphore, Héros domptant un taureau.
Rv: Dionysos et une Ménade.
121. Amphore, Deux guerriers et deux femmes.
Rv: Scène de combat.
-11-
122. Amphore. Hercule ramenant Cerbère des
Enfers.
Rv: Scène de combat.
123. Lécythus. Scène bacchique.
124. Lécythus. Scène bacchique.
125. Amphore. Scène de combat.
Rv: même sujet.
126. Grand Pithos, avec couvercle.
127. Grand Pithos, avec couvercle.
128. Cylix. Scène de combat (à l'intérieur).
129. Prochous. Thésée combattant le Minotaure.
130. Amphore. Scène de combat, encadrée de trois
sphinx, d'un coq et d'une panthère.
131. Amphore. Gigantomachie.
Rv: Apollon et Hercule se disputant
le trépied de Delphes.
132. Amphore. Hercule jouant de la lyre, en pré-
sence d'Athéné.
Rv: Scène bacchique.
133. Prochous, Une Ménade sur un taureau.
134. Cylix. Coqs et cygnes.
135. Lécythus. Deux guerriers et une femme.
136. Prochous. Scène bacchique.
137. Amphore. Deux femmes.
Rv: un homme à cheval.
— 12 —
138. Amphore. Dionysos et Ariadne.
Rv: quatre guerriers.
139. Amphore. Sirène et autres animaux.
140. Prochous. Scène bacchique.
141. Lécythus. Joueur de cithare.
142. Hydrie. Hercule combattant Triton.
Sur le col: scène de combat.
(A gauche de la porte d'entrée).
143. Hydrie, Un dieu et une déesse dans un qua-
drige.
Sur le col: Combat de Centaures.
144. Prochous du style le plus ancien, orné de
cinq zones d'animaux sauvages.
145. Prochous pareil au précédent.
146. Scyphus, du style le plus ancien, orné de
figures d'oiseaux difficiles à déterminer.
147. Prochous, pareil à ceux indiqués sous les
MM 144 et 145.
148. Grand alabastron, du style le plus ancien,
décoré de l'image de Triton.
149. Prochous. Scène bacchique.
150. Lécythus. Un cygne entre deux sphinx.
— 13,-
151. Amphore, Scène nuptiale.
Rv: Scène bacchique. La partie infé-
rieure du vase est ornée de deux zônes
d'animaux sauvages.
152. Amphore. Deux guerriers dans un quadrige.
Rv: Départ ou retour de deux guer-
riers.
153. Amphore. Sur quatre zones se déroulant au-
tour du vase, sont figurés des hommes à
cheval, des sphinx et divers animaux sau-
vages.
154. Lécythns. Un cygne entre deux griffons.
155. Prochons. Figures d'hommes et de griffons,
très grossièrement exécutées.
156. Grand Pithos, orné d'images de poissons et
de lions.
157-164. Vases étrusques à vernis noir. Le
? 158 est orné de figures d'animaux,
gravées au trait; le ? 159, de figures
de chevaux ailés et de sphinx, exécutées
en relief.
165. Hydrie, Achille trainant le corps d'Hector,
derrière son char.
Sur le col: Achille montant sur son
char.
166. Lécythus du style le plus ancien. Six guer-
riers à pied.
— 14 —
167, 168. Deux Lécythus du style le plus ancien,
sans figures.
169. Lécythus. Deux oiseaux, dont l'un à tête de
panthère.
170. Lécythus. Une Sirène.
171. Phialé, ornée de figures d'animaux sauvages.
172. Vase à couvercle, du style le plus ancien,
orné de figures d'animaux sauvages.
173. Lécythus. Cygnes.
174—176. Lécythus de forme très ancienne, sans
figures.
177. Alabastron, orné d'un cygne.
178. Alabastron, sans figures.
179-181. Alabastrons, ornés de figures d'animaux
sauvages.
182. Scyphus. Oiseaux d'espèces impossibles à
préciser.
183. Cylix. Un homme à cheval; à côté de lui,
un aigle, un serpent, un héron ou un
cygne et une figure humaine, de moindre
dimension.
184. Scyphus. Hercule abattant le lion de Némée
et le taureau de Crète.
185-188, Alabastrons, ornés de figures d'ani-
maux.
- 15-
189, Alabastron, sans figures.
190. Alabastron. Scène bacchique.
191, 192. Lécythus, sans figures.
193. Alabastron,
194. Petite amphore, ornée de figures de cygnes.
195. Lécythus,. avec ornements en forme d'écaillés.
196—198. Vases de formes diverses, avec figures
d'animaux sauvages.
199-200. Alabastrons, avec ornements en forme
d'écaillés.
201. Alabastron. Un sanglier.
202, 203. Lécythus, sans ornements.
204. Petite coupe, avec figures d'animaux sauvages.
205. Hydrie. Athéné et Arès dans un quadrige, en
présence d'Apollon, de Dionysos, d'Ariadne
et d'Hermès.
Sur le col: Scène de combat.
206-215. Vases étrusques à vernis noir, dont
quelques uns sont ornés de figures d'ani-
maux, exécutées soit au trait, soit en re-
lief.
216. Cylix, Scènes bacchiques.
217. Cylix. Le Minotaure.
218. Cylix. Hercule et le lion de Némée.
— 10 —
219. Amphore. Hercule et le lion de Némée.
Rv: quatre guerriers.
220. Cratère. Uentauromachie.
221. Amphore, Scènes de combat.
222-229. Vases étrusques à vernis noir.
230. Amphore panathénaïque. Athéné marche d'un
pas rapide entre deux colonnes, surmon-
tées de coqs.
Rv: Scène de gymnase.
231. Lécythus. Dionysos et deux guerriers.
232. Lécythus, Un quadrige.
233. Lécythus, Guerrier conduisant un quadrige,
en présence d'Athéné.
234. Lécythus, Hercule et Alcyonée.
235. Lécythus. Trois amazones à pied.
236. Lécythus, Un quadrige.
237. Lécythus, Un quadrige.
238. Lécythus, Un quadrige.
239. Lécythus. Scène bacchique.
240, Lécythus. Scène bacchique.
241. Lécythus, Scène bacchique.
242, Lécythus. Hercule et le lion de Némée.
243. Lécythus. Quatre guerriers.
— 17—
244. Prochous. Deux guerriers et une femme.
245. Lécythus. Scène de gymnase.
246. Lécythus. Scène bacchique.
247. Lécythus. Scène bacchique.
248. Lécythus. Scène bacchique.
249. Lécythus. Trois figures d'hommes.
250. Lécythus. Scène bacchique.
251. Lécythus, Scène bacchique.
252. Lécythus. Scène bacchique.
253. Lécythus. Scène de combat.
254. Lécythus. Scène de combat.
255. Lécythus, Scène de combat.
256. Lécythus. Scène bacchique.
257. Lécythus. Scène de gymnase.
258. Amphore, Scènes de combat.
259 266. Vases étrusques à vernis noir et de
formes diverses; la plupart sont décorés
de figures d'hommes et d'animaux en re-
lief.
267. Cylix. Dionysos et son thiase, entre deux
yeux.
268. Cylix. Scènes bacchiques.
— 18 —
269. Cyllx, Deux yeux. Figures humaines difficiles
à préciser.
270. Cylix, Figures bacchiques entre deux yeux.
271. Amphore, Scène de combat.
Rv: retour du combat.
272. Amphore, Dionysos, à cheval sur un âne;
deux Satyres l'accompagnent.
Rv: Dionysos et quatre Ménades.
273. Amphore. Hercule poursuivant le taureau de
Crète.
Rv: Scène bacchique.
274—281. Vases étrusques à vernis noir et de
formes diverses; la plupart sont décorés
de figures d'hommes et d'animaux en
relief.
282. Hyrirle. Cinq femmes puisant de l'eau à une
fontaine.
Sur le col: Hercule et le lion de
Némée.
283. Scyphus. Scène bacchique.
284. Cyllx. Deux hérons ou autruches.
285. Cylix. Scène de combat.
286. Prochous. Un Satyre et une Ménade.
287. Coupe sans anses, Une Sirène.
288. Prochous. Un Satyre.
289. Cyllx. Deux quadriges.
-19--
3
290. Scyphus. Scènes de combat.
291. Scyphus. Hercule abattant le lion de Némée
et le taureau de Crête.
292. Cotylé. Scène bacchique.
293. Cotylé. Un Satyre et deux Sirènes.
294. Cotylé. Dionysos entouré de Satyres et de
Ménades.
295. Cotylé. Scène bacchique.
296. Cotylé. Dionysos et deux Sphinx.
297. Cotylé. Dionysos et deux panthères.
298. Cotylé. Scène bacchique.
299. Cotylé. Scène bacchique.
300. Cotylé. Scène de combat.
301. Lécythus. Scène de gymnase.
302. Lécythus. Un sphinx, entre deux figures hu-
maines.
303. Lécythus. Scène bacchique.
304. Lécythus. Scène de gymnase.
305. Cylix. Scène bacchique.
306. Petite amphore. Un homme et deux loups.
307. Lécythus. Scène bacchique.
308. Lécythus. Scène bacchique.
309. Lécythus. Scène de gymnase.
— 20 —
310. Léeythus. Trois hommes assis et deux jeunes
gens debout.
311. Hydrie. Dionysos montant dans un quadrige,
en présence de deux Satyres, d'une Mé-
nade et d'Hermès.
Sur le col: Trois cavaliers s'ap-
prochent d'un vieillard assis.
312-321. Vases étrusques à vernis noir, ornés
de figures d'hommes et d'animaux, les unes
gravées au trait, les autres éxécutées en
relief.
322. Grand Pithos.
323. Cylix. Scènes bacchiques.
324. Prochoos, Dionysos et Ariadne.
325. Amphore. Deux hommes à cheval, deux cy-
gnes et deux Sirènes.
326. Amphore. Apollon jouant de la lyre, en pré-
sence d'Artémis, de Léto, de Posidon et
d'Hermès.
Rv: Dionysos accompagné de deux
Ménades.
327, Amphore, Deux lions et un sanglier.
328. Prochoos. Dionysos et Hermès.
329. Cylix. Deux sphinx et deux lions.
330. Lécythus. Un homme assis; auprès de lui
deux hommes armés de lances.
- 21 -
3*
331. Prochous. Quatre figures d'hommes.
332. Amphore. Dionysos et un Satyre.
Rv: Un quadrige et un daim.
333. Amphore. Un homme couché; auprès de lui
un autre homme et une femme.
Rv: répétition du même sujet.
334. Amphore. Un guerrier, accompagné de quatre
hommes.
Rv: répétition du même sujet.
335. Scyphus. Hercule et le lion de Némée. Deux
fois.
336. Lécythûs. Trois figures assises.
337. Hydrie. Un homme montant sur un char at-
telé de deux chevaux, auxquels on est sur
le point d'adjoindre un troisième. Au haut
du vase, ainsi qu'à la partie inférieure,
sont figurées des scènes de combat.

II.
(svn.)
SALLE DU VASE DE CUMES.
Cette salle doit son nom au célèbre vase de
Cumes, qui en occupe le centre, posé sur un pié-
destal en marbre blanc cannelé.
Le vase de Cumes, trouvé, ainsi que l'indique
son nom, dans un des tombeaux de la ville de
Cumes, près de Naples, en 1853, est le monu-
ment le plus précieux et le plus parfait de la
céramique grecque venu jusqu'à nous. Il fit origi-
nairement partie de la collection Campana, d'où il
passa, avec les pièces choisies de cette collection,
dans celle du Musée Impérial.
Ce vase a la forme d'une hydrie, de 0,655 m.
(143/4 versch.) de hauteur. Il est couvert d'un
vernis noir très brillant et très fin. Ce qui lui
donne une valeur inestimable, ce sont les figures
en relief (dorées et coloriées) dont il est orné et
— 23 —
qui, par leur style et la beauté de leur exécution,
font reconnaitre dans cette merveille de l'art, une
oeuvre athénienne, du quatrième siècle avant J. C.
Autour de la panse se déroule une frise, com-
posée de figures d'animaux, sculptées et dorées;
ce sont, cinq chiens, quatre lions, deux griffons et
deux panthères.
La représentation principale, exécutée, en re-
lief, sur le plan qui sert de base au col de l'hy-
driè, reproduit le moment, où Coré, revient des
enfers auprès de sa mère, Déméter, à Eleusis et
où, pour la première fois, en présence de sept
autres divinités et personnages héroïques, Euboulée
offre en sacrifice aux deux déesses, un petit co-
chon.
Au centre, on voit Déméter assise, Coré s'en
approche, un flambeau à la main. Entre les deux
déesses est figuré un petit autel, dont la flamme
est entretenue au moyen de deux faisceaux de bois.
En arrière de Coré, se tient Euboulée, portant
d'une main le petit cochon destiné au sacri-
fice, et, de l'autre, deux faisceaux de bois, pareils
à ceux déjà mentionnés.
Derrière Euboulée, on distingue les trois com-
pagnes de Coré: Athéné, que l'on reconnait à son
armure; .Artémis, clairement désignée par les
flambeaux et le chiton dorien retroussé et Aphro-
dite, que l'on devine à son sceptre et à son voile.
Auprès de Déméter, se tient Dionysos, appuyé
contre une stèle, qui supporte un trépied. Les
— 24 —
regards tournés de son côté, Triptolème, frère
d'Euboulée, est assis sur le char ailé, attelé de
serpents, qui lui fut donné par Déméter.
Les figures d'Hécate, représentée debout, un
grand flambeau à la main et de Rhéa, assise au-
près d'elle, complètent le tableau.
Le pavé en mosaïque de cette salle — est
antique; il a été trouvé dans les ruines de l'an-
cienne Chersonèse, dans la presqu'île Taurique.
(Dans l'enceinte du péristyle),
338. Amphore cannelée, de forme très-élégante,
à vernis noir des plus brillants.
339. Grande coupe. Eos dans un quadrige.
340. Grande amphore apulienne. Aphrodite entre
deux Erôs et deux Charités. Dans la par-
tie inférieure: un Erôs - et deux femmes.
Rv: Un Erôs entre deux femmes. Dans
la partie inférieure: scène funéraire.
341. Grande coupe. Guerrier dans un quadrige.
342. Hydrie à vernis noir très brillant.
343. Hydrie semblable.
344. Grande coupe. Tête de femme.

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