Cette publication ne fait pas partie de la bibliothèque YouScribe
Elle est disponible uniquement à l'achat (la librairie de YouScribe)
Achetez pour : 7,99 € Lire un extrait

Téléchargement

Format(s) : EPUB

sans DRM

Partagez cette publication

Vous aimerez aussi

L’Enfant "homéopathique"

de sudarenes-editions

La mort peut attendre

de albin-michel

Du même publieur

Jacqueline Peker

Homéopathie en médecine

vétérinaire

Animaux de compagnie

 


 

© Jacqueline Peker, 2017

ISBN numérique : 979-10-325-0120-7

Image

Courriel : contact@laboutiquedesauteurs.com

Internet : laboutiquedesauteurs.cultura.com


 

Le Code de la propriété intellectuelle interdit les copies ou reproductions destinées à une utilisation collective. Toute représentation ou reproduction intégrale ou partielle faite par quelque procédé que ce soit, sans le consentement de l’auteur ou de ses ayants cause, est illicite et constitue une contrefaçon sanctionnée par les articles L335-2 et suivants du Code de la propriété intellectuelle.

 

 

« Si les lois de la médecine que je reconnais et proclame sont réelles, vraies, seules naturelles, elles devraient trouver leur application chez les animaux aussi bien que chez les hommes »

 

Samuel Hahnemann

1796

 

 

 

Macintosh HD:Users:jacquelinepeker:Desktop:blogger-image-222695146.jpg

 

 

 

 

PREFACE

 

 

 

 

Jacqueline Peker me demande de préfacer son livre de médecine vétérinaire homéopathique… bien volontiers… j’en ai déjà préfacé. C’est un bonheur pour moi… j’aime beaucoup les vétérinaires. Je m’instruis toujours en leur compagnie ; et j’aime beaucoup leurs clients, leur regard… le regard d’un chien tendre et confiant… le regard d’un chat ; profond, tendre, énigmatique ou inquiétant. Quels merveilleux compagnons. Certes, en ville, le chien oblige à des sorties pluri-quotidiennes… Comme le disait mon vieil ami Albert Simonin dans son argot : « Faut faire débourrer le cador… ». Le chat lui, à son plat. Mais que d’exigences. Quand on disait à Jean Cocteau : « Vous avez des chats siamois chez vous ? », il répondait : « non, j’habite chez des chats qui me tolèrent ». C’est tout à fait ça…

Les poissons rouges sont silencieux et calmes… et je me souviens d’un dessin vu il y a bien longtemps – deux boissons rouges dans un bocal… et la légende de ce dessin : « qu’est-ce que tu fais mercredi ? »…

Et les perroquets – ceux de mon ami Jean-François qui imitaient la sonnerie du téléphone…

Et le regard de tous ces fauves du Mont Faron.

 

Pour soigner un animal, il faut interroger… le maître… Bien souvent dans ma médecine humaine, j’ai failli interroger l’animal sur le comportement de son maître. Elsa, Maya, Princesse… c’est vrai ce qu’ils racontent ?

 

Tous mes vœux accompagnent cet ouvrage de Jacqueline Peker. Profitez de son expérience énorme pour soigner et guérir nos frères à quatre pattes, à deux ailes ou à nageoires…

 

Soigner et guérir les animaux… on ne pourra plus accuser les homéopathes d’utiliser des placébos.

 

Docteur Pierre BARBIER

 

 

Cette préface a aujourd’hui, pour moi, a une très grande importance. Pierre Barbier s’en est allé le 15 octobre 2002. Il était mon ami et mon maître depuis 1959. Il avait un peu peur de toutes nos techniques nouvelles mais je sais qu’il aurait apprécié que nos écrits soient à la disposition de tous. Nous deux, soudés par la médecine homéopathique, mais publiés en Numérique…c’est comme si il était encore à mes côtés.

LES GENERALITES…
CE QUE L’ON NE PEUT IGNORER

 

…COMMENT ON DEVIENT VETERINAIRE…
ET HOMEOPATHE

Un livre d’homéopathie réservé aux professionnels se doit d’être aussi « scientifique que possible ». Disons qu’on lui demande d’être la retranscription fidèle de plusieurs années de pratique… et aussi de pouvoir aider ou informer ceux qui souhaitent améliorer leurs connaissances et leur façon de rester au service des malades… à deux ou quatre pattes.

L’auteur aurait pu être bibliothécaire, professeur d’histoire ou de philosophie, musicologue… mais à 17 ans, cet auteur a rencontré un « grand médecin homéopathe », Michel Renouvin, qui lui a appris que la maladie n’a pas une grande importance, que seul le malade compte… le malade et ses problèmes, le malade et son mode de vie, le malade et son hérédité.

Une enfance un peu troublée par la seconde guerre mondiale a rapproché l’enfant du monde animal et de la nature… et après des études difficiles, les portes de l’Ecole d’Alfort se sont ouvertes. Mais là, l’homéopathie était ignorée. Seul (notre maître) le Professeur Bordet osait soulager les douleurs traumatiques avec Arnica 5 CH. Ce que Léon Vannier nous avait enseigné pouvait devenir réalité.

Le chemin fut long et le combat difficile. Mais en écoutant Barbier, Zissu, Conan-Mériadec, De Mathos, Desmichelle, Demangeat, Julian… l’envie de vaincre dominait les découragements et l’homéopathe vétérinaire se formait et les animaux applaudissaient.

Abandonnant à d’autres les vaches et les cochons, l’auteur s’installe à Paris et décide de prouver à ses « détracteurs » les plus actifs que même les chiens, les chats et les oiseaux ont le droit de préférer les médicaments homéopathiques.

L’auteur embarrasse les médias mais informe le grand public. Les étudiants vétérinaires obligent leurs enseignants à parler d’homéopathie, s’assoient à côté des médecins dans les cours des différentes écoles.

C’est fait : l’homéopathie vétérinaire existe et les homéopathes vétérinaires s’associent à leurs amis médecins, dentistes et pharmaciens, pour défendre une médecine – parallèle ? différente ? alternative ? – qu’importe – « une médecine qui chaque jour fait ses preuves… qui chaque jour guérit… ou plus simplement améliore, donc soulage ».

Merci Jacques Algazi, merci Daniel Vigot, sans vous, l’auteur n’aurait jamais accepté de regrouper dans un seul ouvrage plus de 25 années d’expériences quotidiennes.

 

QUELQUES RAPPELS D’HISTOIRE

Quatre siècles avant J.-C., la Grèce domine le monde. A Platon, à Socrate, à Hippocrate nous devons notre culture philosophique, artistique, médicale. Grâce à Hippocrate, la médecine sort des palais, échappe aux initiés et se répand dans le monde.

Ce clinicien exceptionnel – qui est aussi un praticien exceptionnel – modifie la médecine à tout jamais. Le malade apparaît inséparable de son milieu physiologique et cosmique. Il subit les influences météorologiques, climatiques, raciales, sociales, affectives. La maladie frappe le malade en entier et c’est ce malade-là, brisé de l’intérieur, que le thérapeute doit prendre en charge.

L’observation alors sera minutieuse et on recherche avant tout ce qui peut être vu, touché, entendu… et en vétérinaire on pourra ajouter « senti » car c’est souvent avec le nez que se posent les diagnostics. Hippocrate sait que chaque malade peut réagir à une maladie en fonction de sa constitution, de son tempérament… de son terrain. Aucune thérapeutique ne sera mise en œuvre avant que ne soient établis le diagnostic de la maladie (du malade déterminé) et son pronostic. Pour Hippocrate, la thérapeutique repose sur :

L’expectative = natura medicatrix

L’opposition = loi des contraires

L’aide = loi des semblables

A chaque malade nous devons une thérapeutique propre à ses réactions, sans toutefois oublier les mesures d’alimentation et d’hygiène, qui peuvent renforcer le combat contre la maladie.

 

Prenons le temps de relire Hippocrate :

« Les contraires sont guéris par les contraires ».

 

« La maladie est produite par les semblables, et par les semblables que l’on fait prendre, le malade revient de la maladie à la santé… la fièvre est supprimée par ce qui l’a produite et produite par ce qui la supprime.

Ainsi, de deux façons opposées, la santé se rétablit.

 

La médecine est de mesure fugitive ; celui qui le comprend a, là, un point fixe et il sait le seuil où les réalités deviennent non-réalités, donc la connaissance constitue la mesure en médecine ».

A Hippocrate nous devons la compréhension de la médecine officielle, celle qui est enseignée dans nos écoles.

 

A Hippocrate nous devons les principes de l’homéopathie :

- Unité de la maladie, du malade et du remède ;

- Observation de la morphologie, des constitutions, des tempéraments, des réactions individuelles ;

- Individualisation du malade ;

- Loi des semblables ;

mais il faudra la ténacité d’un médecin allemand – Samuel Hahnemann – pour que soient apportées les preuves expérimentales.

Allopathes et homéopathes, médecins ou vétérinaires, devraient sans cesse se replonger dans l’œuvre majestueuse d’Hippocrate ; et apprécier tant sa sagesse que sa tolérance.

 

Aujourd’hui la pensée d’Hippocrate devrait seule éclairer nos querelles et ce pour le plus grand bien des malades à 2 ou 4 pattes… à plumes ou à poils…

 

Après Hippocrate, la science se fige et, dès les débuts de l’ère chrétienne, se réfugie dans les couvents dont elle ne s’échappera que vers la Renaissance… lorsque les doctrines philosophiques et scientifiques suggèrent à l’homme qu’il doit prendre conscience des idées de liberté et de dignité individuelles. Paracelse (1493-1541) alors va dominer son temps… mais à ses côtés, ne retrouve-t-on pas Léonard de Vinci, Botticelli, Vasco de Gama, Gutenberg,… Paracelse, autre précurseur de notre homéopathie, est un homme de raison et d’expérience.

Ainsi établit-il ces 4 grands principes qui, aujourd’hui encore, sont notre raison de vivre :

- étude de la nature ; (la médecine repose sur l’étude de la nature, de ses lois physiques, telluriques, météorologiques, biologiques. Tout est concordance) ;

- individualisation du malade ;

- individualisation du remède ;

- loi de similitude.

 

Homéopathes, médecins ou vétérinaires, unicistes ou pluralistes… faites silence et écoutez.

« Les caractères de la maladie sont en réalité ceux de l’individu malade. »

« Les caractères de l’individu sont, en réalité, essentiellement ceux de sa fonction. »

Ce qui donne une si grande importance aux signes psychiques et fonctionnels.

« Les caractères des maladies, les caractères de l’homme et les caractères des remèdes doivent être parfaitement connus. »

« C’est le semblable qui doit être comparé avec son semblable et cette comparaison sert à découvrir les arcanes pour guérir. »

« Le remède agit par les forces invisibles qu’il met en mouvement. Aussi faut-il être attentif à la préparation, à la puissance, à la propriété du remède et à tout ce qui s’y rapporte, autant qu’au moment et à l’heure de son administration. »

 

Samuel Hahnemann (1755-1843) apportera la lumière et établira les preuves expérimentales de la loi de similitude et de l’indispensabilité de la dilution des remèdes.

Si Hahnemann avait été un médecin orgueilleux et riche, l’homéopathie serait restée dans l’ombre. Mais ce grand érudit, pour faire vivre sa famille, a dû, des années durant, traduire : Hippocrate, Paracelse, Stahl, Heller et tant d’autres.

En 1789, Hahnemann a 34 ans. Thérapeute avant tout, il souffre de son impuissance et il reste obsédé par l’intuition qu’il existe un moyen de guérison simple.

Les biographies de Hahnemann sont nombreuses – bien que parfois un peu fantaisistes – mais méritent d’être lues.

 

Le Docteur Rabanes – probablement le plus érudit des biographes – publiera un jour le résultat de ses travaux et, pour tous les homéopathes, ce sera une grande joie.

Mais tout homéopathe doit avoir lu l’Organon de l’art de guérir, publié en 1810 et le Traité des maladies chroniques, publié en 1828.

La biographie romancée de Samuel Hahnemann par Colette LESENS est un petit chef d’œuvre que personne ne peut ignorer et qui nous rapproche tellement de lui et son œuvre.

 

 

 

 

 

Macintosh HD:Users:jacquelinepeker:Desktop:51Afdd9CPVL._AC_US218_.jpg

Macintosh HD:Users:jacquelinepeker:Desktop:51vQHIZk2yL._AC_US218_.jpg

 

 

L’homéopathie existe et, partout dans le monde, on se bat… pour ou contre.

L’homéopathie est une médecine expérimentale, mais elle est aussi un humanisme. Son avenir (en médecine humaine comme en vétérinaire) est fonction des homéopathes, de leur esprit scientifique, de leur valeur humaine.

L’homéopathie vétérinaire a ses lettres de noblesse et il est bon de les connaître.

 

Guillaume Lux est né le 6 Avril 1776 à Oppeln, en Silésie. Il devient vétérinaire et, à partir de 1820, pratique l’homéopathie.

Le bétail d’un propriétaire Hongrois est atteint du charbon et de la morve. Privé du « remède semblable », il décide de remplacer celui-ci par une goutte de sang d’animal atteint du charbon et par une goutte de mucus nasal pour l’animal atteint de morve. Il les dilue au 1/30 – les administre per os et obtient d’excellents résultats. L’isothérapie est née. Dès 1823 il fait connaître sa méthode et publie Die Isopathie des Contagiosen.

Il conseille de toujours parfaitement diluer chaque substance contagieuse. Hering, homéopathe d’origine allemande, installé en Amérique, est enthousiasmé par la méthode, mais l’opinion de Hahnemann est franchement hostile.

Nous consacrerons un chapitre à l’isothérapie, qui est une technique des plus fiables et des plus intéressantes en médecine vétérinaire.

En 1833, Lux publia Zooiasis.

 

HISTOIRE DE L’HOMEOPATHIE VETERINAIRE

En 1796, Samuel Hahnemann affirme :

« Si les lois de la médecine que je reconnais sont réelles, vraies, seules universelles, elles devraient trouver leur application chez les animaux aussi bien que chez l’homme. »

 

En 1833 – 23 ans après la publication de l’Organon, le docteur Lux, vétérinaire à Leipzig, publie Zooiasis qui mérite d’être médité plus de 150 ans plus tard. Il écrit :

« De même qu’il y a une anatomie, une physiologie, il n’y a de même qu’une pathologie, qu’une matière médicale, qu’une seule médecine pour tous les êtres vivants. »

 

Nous reparlerons plus longuement de Lux, mais savez-vous qu’il n’utilisait que 4 médicaments pour guérir coliques et boiteries des chevaux, prévention des avortements et pneumonie du bétail ?...

4 médicaments = Nux vomica, Camphora, Opium, Aconitum.

Pour les chevaux, il conseillait de verser 2 gouttes de remède à la 3e décimale sur un pain à cacheter et de poser celui-ci délicatement sur la langue du malade. Pour les bovins, il versait 20 gouttes de remède à la 1re décimale dans 100 cm3 d’eau – et donnait 1 cuillérée à café du mélange 5 ou 6 fois par jour.

 

En 1835 – Schmager publie un volume de 76 pages destiné aux agriculteurs, pour qu’ils puissent soigner eux-mêmes leurs animaux.

Cette même année, le comte Kosichek se déclare « Praticien de l’Homéopathie. »

 

Le 18 Octobre 1836 le docteur Gunther publie « Die Krankheiten des Pferdes ». Il affirme avoir utilisé avec succès 188 remèdes chez le cheval. Il y aura 5 éditions successives de cet ouvrage en Allemagne. C’est le premier grand succès de l’homéopathie. Pour administrer ces remèdes, il conseille de poser 1 ou 2 gouttes de préparation en 5 CH sur un pain à cacheter blanc ou sur un morceau d’hostie – qu’on dépose ensuite sur la langue du cheval.

 

Le premier écrit (1842) américain est dû au docteur Smith de Philadelphie. Il a appelé en consultation un confrère médecin, le docteur Humphreys, pour soigner un cheval frappé par une néphrite grave. Une dose de Belladonna à la 12e dilution le remet sur ses jambes en 12 heures. Dix doses de Belladonna sont ainsi administrées à 24 heures d’intervalle.

 

Toutefois, Humphreys édite en 1886, aux Etats-Unis, son Manuel vétérinaire. Il y dénonce la brutalité des méthodes thérapeutiques en cours à l’époque. Depuis 1860, il commercialise des formules homéopathiques très appréciées pour les gros animaux.

 

A Paris, en 1892, les éditions Baillière publie le Nouveau manuel de médecine vétérinaire homéopathique de Gunther. On y traite les chevaux, mais aussi les bovins, le porc, la chèvre, le mouton et le chien. C’est une grande première.

C’est la même année que Hering publie à Philadelphie le dernier volume de son répertoire (Guilding Symptoms).

A Londres, en 1896, Hurndal publie un traité d’homéopathie consacré au cheval.

 

C’est l’heure de gloire de l’homéopathie aux U.S.A.

Kent publie en 1900 son répertoire ; en 1919, la philosophie homéopathique.

Allen publie en 1920 l’encyclopédiaof materia medica en 10 volumes.

Borgers publie Synoptic Keys of the materia medica – la même année.

En 1904, c’est la naissance du répertoire de Kent. 600 remèdes y sont répertoriés.

En 1927, Boericke édite le sien, où 1400 remèdes sont répertoriés.

Citons enfin Schwabe qui, en 1926, publie à Leipzig un important ouvrage qui se termine par un répertoire de plus de mille symptômes.

 

Depuis 1930, ce sont surtout des vétérinaires ou des médecins d’expression française qui prennent la relève. Beaucoup de publications, mais peu d’ouvrages… et la plupart sont aujourd’hui épuisés. Citons quelques exemples qui appartiennent à l’histoire :

Schmidt, à Genève, empêche des poissons rouges de tourner en rond en leur donnant Gelsemium 9 CH.

Ferreol, de Genève, calme l’excitation sexuelle des éléphants avec quelques doses de Platina 7 CH.

Dutems, de Montargis, guérit des chevaux atteints de botulisme avec quelques doses de Pyrogenium 7 et 9 CH.

En 1939, Fare publie Eléments de matière médicale homéopathique vétérinaire. C’est un bon ouvrage qui tient compte de la symptomatologie vétérinaire.

Toujours en 1939, Pigot publie un Précis de Thérapeutique vétérinaire consacré aux chiens et aux chats.

 

Après la seconde guerre, grâce au professeur Bordet, titulaire de la chaire de Chirurgie à l’Ecole vétérinaire d’Alfort, des thèses consacrées à l’homéopathie sont publiées :

Vittoz : action de Thuya 3 CH sur les verrues des bovidés.

Tegret : Action de Thuya 7 CH sur les verrues des étalons.

G.David : Arnica en médecine vétérinaire.

Bardoulat publie un Précis d’urologie et un Essai de traitement homéopathique des diarrhées.

 

Mais, à cette époque, on traite tout avec n’importe quoi et n’importe comment… et cela dévalue beaucoup l’homéopathie et la publication du livre d’Aubry et Bardoulat, en 1952 : Médecine vétérinaire homéopathique, n’arrange rien.

Sollogoubh : Les hépatites chroniques du chien – un chapitre est consacré à l’homéopathie.

Belloir : Etude du traitement des ostéites non suppurées primitives du cheval par les micro-doses de calcium. On y conseille l’usage de Calcarea carb- phos. et fluor, en 3 D – de Symphytum, Silicea et Sulfur iodatum.

En 1954, les docteurs Lamouroux et Lebeau publient : Comment soigner un chien par l’homéopathie.

En 1965, le docteur Wolff – toujours responsable de la section vétérinaire à la ligue homéopathique – publie à Francfort : Soignez vos chiens et vos chats par l’homéopathie.

Parmi nos confrères homéopathes, citons Ph. De Wailly, S. Kubicz, Ph. Osdoit.

 

On a toujours trop tendance à donner des « recettes », en oubliant les principes rigoureux de l’homéopathie. Certes, nous savons que nous pouvons « soigner » beaucoup de malades et de maladies, mais il faut accepter la démarche de découverte du ou des remèdes, donc la rigueur des lois de Hahnemann.

 

L’HOMEOPATHIE AUJOURD’HUI…
EN VETERINAIRE AUSSI OU QUELQUES REFLEXIONS SUR L’AVENIR DE L’HOMEOPATHIE

« Hahnemann est un savant de grand mérite. La science doit être pour tous. Si l’homéopathie est une chimère ou un système sans valeur propre, elle tombera d’elle-même. Si elle est au contraire, un progrès, elle se répandra malgré toutes nos mesures de préservation, et l’Académie doit le souhaiter avant tout autre, elle qui a la mission de faire avancer la science et d’encourager la découverte… »

Ainsi s’exprime Guizot à la mort de Hahnemann. Ainsi pourrait s’exprimer, aujourd’hui, le président du Parlement Européen.

L’homéopathie n’est pas une chimère ni un système sans valeur propre. Il y a des pays où elle est enseignée en faculté, il y a des pays où on la rejette.

 

En 1989, les médecins homéopathes publient la charte du médecin homéopathe, écrite pour être diffusée auprès du public. Il est important que les malades comprennent qu’il existe une autre façon d’être soigné. Les agriculteurs, là et ailleurs, l’ont parfaitement compris et souvent, faute de praticiens, ils se débrouillent eux-mêmes. Au Brésil, l’enseignement de l’homéopathie est optionnel. Ainsi dans le Nord du pays, des élevages de 200 000 bovins sont systématiquement traités en homéopathie.

 

En France, les étudiants souhaitent un enseignement optionnel et, pour les aider, quelques professeurs des écoles vétérinaires ont décidé de consacrer un peu de leur temps à l’homéopathie. Il faut ainsi remercier le professeur Queinnec à Toulouse, le professeur Le Nihouanen à Nantes et le docteur Issautier à Lyon. Mais un diplôme officiel, un titre de spécialiste… ne peuvent être envisagés. L’Académie a dit non. Pour l’ordre des vétérinaires, l’homéopathie n’est pas une spécialité… en fait, elle n’existe pas… et pourtant.

 

Les praticiens, médecins ou vétérinaires sont sensibles aux progrès que fait la recherche en homéopathie. Les résultats rassurent mais ils ne sont que l’aspect extérieur de leurs convictions les plus intimes. Nous prescrivons des remèdes homéopathiques en basse, moyenne et haute dilution – nous constatons dans tel ou tel cas l’amélioration de l’état du malade (et qu’on cesse de nous dire qu’un chat dont la cystite est améliorée par Berberis 5 CH y croit…qu’on ne nous parle plus de l’effet placebo quand le nez d’un serin cesse de rejeter des mucosites quand il absorbe Hydrastis 5 CH…).

Nous savons que nous avons raison de le dire : « nous sommes des médecins à part entière », nous avons suivi un enseignement officiel, nous l’avons assimilé, mais pour le plus grand bien des malades, nous avons choisi une autre voie et aujourd’hui, toute agression devient insupportable.

 

Cette fin du 20e siècle sera-t-elle vraiment marquée par une meilleure compréhension de l’homme, de l’animal, de la nature ? Le siècle des lumières qui a vu la naissance de l’homéopathie est-il en train de renaître en Siècle de la liberté.

 

Mais cet ouvrage se veut objectif, pratique et non polémique. Aussi, désormais l’auteur ne s’intéressa-t-il plus qu’aux généralités en homéopathie vétérinaire et à ses applications en clinique quotidienne.

« Etre scientifique ne signifie pas être infaillible, mais être clair et de bonne foi, et aussi précis que nous pouvons l’être ».

 

L’HOMEOPATHIE VETERINAIRE EN FRANCE…
AUJOURD’HUI

La médecine vétérinaire :

- 6 000 praticiens parmi lesquels 3 000 ruraux stricts,

- 1 000 à 1 500 « mixtes »,

- 1 500 à 2 000 « canins »,

D’où un souci ; le refus des étudiants d’aller à la campagne et l’attirance pour les clientèles canines où il y a pléthore.

 

L’enseignement

4 écoles : Alfort, Lyon, Toulouse, Nantes, soit 400 à 500 vétérinaires de plus chaque année.

Pas de vraie spécialisation, mais tout de même des « enseignements optionnels ».

 

L’homéopathie

Son enseignement a été officialisé à l’école d’Alfort en 1981 et nous a été confié… mais en 1984, on retourne en arrière.

Un pour Un
Permettre à tous d'accéder à la lecture
Pour chaque accès à la bibliothèque, YouScribe donne un accès à une personne dans le besoin