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Cuisine Anti-cholestérol : Diabète, hypertension, surpoids

De
337 pages

Dans cet ouvrage, Eric Garbarz, cardiologue, vous livre des conseils pratiques et concrets pour prévenir les maladies cardio-vasculaires par une meilleure alimentation. Vous y trouverez également 222 recettes délicieuses et saines pour réconcilier bien-être et plaisir.

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Extrait


Bien manger

Les maladies cardio-vasculaires (infarctus du myocarde et accidents vasculaires cérébraux principalement) sont devenues, dans les pays industrialisés, la première cause de décès. Il est clairement démontré que l’importante progression du nombre des personnes atteintes est intimement liée au mode de vie en général et à l’alimentation en particulier. En effet l’excès de graisse, sucre et sel dans notre régime alimentaire est en cause dans le développement de l’athérosclérose, maladie de la paroi des artères qui conduit progressivement à leur obstruction.


L’objectif de cet ouvrage est d’essayer de préciser les liens entre alimentation et maladie cardio-vasculaire afin de proposer des recommandations et des recettes adaptées. Il n’y a en effet, comme on le verra, pas d’incompatibilité entre plaisirs de la table et bonne santé cardiovasculaire.

1. Les maladies cardio-vasculaires : un problème majeur de santé publique

En ce début de xxie siècle, les maladies cardio-vasculaires représentent un problème majeur de santé publique dans les pays développés. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : les maladies cardio-vasculaires constituent la première cause de décès en France (160 000 décès par an) et en Europe (1 500 000 décès), et sont responsables de près de 1 décès sur 4 survenant avant 65 ans (décès prématurés). Outre la mortalité, la morbidité, c’est-à-dire les hospitalisations et les handicaps liés aux affections cardio-vasculaires, est également substantielle. Elle génère, outre les souffrances physiques et psychologiques des patients – et de leur entourage – des coûts prohibitifs, surtout dans un contexte de diminution des ressources financières disponibles.

Cependant, la mortalité liée aux maladies cardio-vasculaires tend à diminuer ces dernières années en Occident. C’est en grande partie grâce aux progrès sensibles des outils thérapeutiques : diagnostic précoce, nouvelles classes médicamenteuses, procédés chirurgicaux plus sûrs, développement des techniques endovasculaires…

À moyen ou long terme, plusieurs constatations épidémiologiques récentes restent malgré cela pessimistes. L’obésité progresse rapidement, notamment chez les enfants et les adolescents. Le diabète, quant à lui, prend les proportions d’une véritable épidémie, bien que non transmissible : 150 millions de personnes sont atteintes de diabète dans le monde et ce chiffre devrait être multiplié par deux à l’horizon de 2025. L’hypertension artérielle est également en progression.


En sachant qu’obésité, diabète et hypertension artérielle sont étroitement liés au risque de développer un jour une maladie cardio-vasculaire, on peut légitimement être inquiet pour les prochaines décennies. D’autant plus qu’ils tendent à se développer parallèlement au développement industriel des sociétés. La Chine est, à cet égard, emblématique et l’on y observe une véritable explosion du nombre de patients diabétiques. De plus, on constate généralement un long décalage dans le temps, sur 10, 20, voire 30 ans ou plus, entre des comportements ou des états à risque et l’apparition des symptômes d’une maladie cardio-vasculaire.

2. Quelques notions de physiopathologie


A - La plaque d’athérome

L’immense majorité des affections cardio-vasculaires est due en réalité à un unique phénomène qui touche la paroi des artères, les vaisseaux qui apportent le sang oxygéné aux différents tissus de l’organisme. Ce phénomène s’appelle l’athérome (ou athérosclérose).

Le développement des plaques d’athérosclérose débute précocement chez tous les individus, mais la vitesse et l’intensité de la progression de ces plaques sont éminemment variables d’un sujet à l’autre et fonction de différents paramètres.


Les plaques d’athérome simples, non compliquées, sont constituées pour l’essentiel de cellules musculaires lisses modifiées, de cellules de l’inflammation, de fibres et de graisses libres et intracellulaires, dont le cholestérol.

Celui-ci est inséré dans des molécules complexes, les LDL, particulièrement dangereuses lorsqu’elles sont oxydées. En grossissant, la plaque d’athérome va progressivement gêner l’écoulement normal du sang. Les symptômes apparaissent tardivement, lorsque l’atteinte artérielle athéromateuse est déjà très évoluée. De plus, quand la plaque d’athérome se complique, elle est à l’origine de la quasi-totalité des accidents cardio-vasculaires graves.


Dans cette configuration, l’enveloppe fibreuse de la plaque est rompue, mettant ainsi en communication le sang circulant et le cœur de la plaque. Cette interaction entre le sang et l’intérieur de la plaque conduit rapidement à la formation d’un caillot sanguin à la surface de la plaque. Ce caillot, constitué de plaquettes et de fibrine, peut être amené à obstruer complètement une artère. Cela conduit à l’interruption brutale de l’apport en sang oxygéné dans les tissus nourris par cette artère. On parle alors d’infarctus. Ce dernier peut, par exemple, être myocardique, ce sont les artères coronaires qui sont alors touchées, ou cérébral, lorsqu’il s’agit d’une artère carotide. Ces deux formes d’infarctus sont les plus tristement célèbres, compte tenu de leur grande fréquence et de leur potentielle gravité. Mais, n’importe quel autre organe irrigué par une artère athéromateuse, vascularisé en terme médical, peut être concerné : rein, rate, intestin, etc.