Extrait "Les p'tites chroniques"

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... Une route qui n’en finit pas, la nuit qui commence à tomber, les hurlements des loups, peut-être, encore nombreux dans cette région à cette époque...
(L’auberge sanglante)
... SOYEZ PRET. Prenez quelques minutes pour prendre soin de votre apparence avant son arrivée. Enlevez votre tablier de cuisine, vérifiez votre tenue vestimentaire, redonnez-vous un coup de peigne, rasez-vous, pour vous rendre présentable et doux.
(Le guide du bon époux, en 15 leçons)
... Quoi, encore ? Ça n’existait pas en ce temps-là… des hommes doux et câlins ? De ceux qui font pas ça en quinze minutes chrono, cause qu’y sont pressés, un rendez-vous… tu comprends ???
Ah ! Comme maintenant, alors !!!
(À poil !!! À poil !!!)
Sept petits chroniques écrites il y a quelques années.
La visite d’un lieu sanglant chargé de mystère, l'histoire d'une fête, la rencontre d'une ville, un contrat de mariage du XIXe siècle retrouvé, le guide du bon époux à remettre à tout jeune marié !!!, la version drôle et imaginée de la première épilation de l’histoire de l’humanité !!!, lettre d'un chaton abandonné aux hommes...
Sept petites histoires que je vous invite à découvrir...
Publié le : jeudi 21 juillet 2011
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Nombre de pages : 16
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Les p’tites chroniques
Véronique AUDELONcLherso npitqitueess~~~~~ Auteure-Éditrice ~~~~~
DU MÊME AUTEURChez Hélices PoésieDLAESN SCEHRE SMIUNR SL AD EV POIOEU LSASICÈTRÉEE,,  ppooééssiiee,,  12909080..Chez Société des ÉcrivainsJEU DE CLhAeNzG TUhEeSB o!!o!k, Epdoitéisoine, 2007.LES AMANTS ÉTERNELS, poésie.LE MONLIDNE SDOEUSC IPAENTICTEE SP EFRÉDEUS-ET, opmoeé s1ie, .poésie.LE MONDE DES CARESSES, poésie.LEÉSC RAICTRS ODSE  SLEA  TLIUCNHEE, NnTo !u, vpeolléessi.e.SYMPHONIE BLEUE, poésie.JEU DLEE LTATNREGSU EDS U!!N! ,P pOoIéLsUi,e ,t énmouoivgenllaeg ée.dition.PARFPLUUMMS ED DÉET EFÉREN,I TpÉo,é spioeé.sie.Mise en page etconception de la couverturede l’auteur.Photos de la couverture :© Sergey Bykov - Fotolia.com© Anyka - Fotolia.comLes photos intérieures sont la propriété de l’auteur.©Véronique AUDELONCopyrightFrance.com - n° KF621A8ISBN : 978-2-918794-02-8Le Code de la propriété intellectuelle n'autorisant, aux termes des para-graphes 2 et 3 de l'article L. 122-5, d'une part, que les "copies ou repro-ductions strictement réservées à l'usage privé du copiste et non destinées à une utilisation collective" et, d'autre part, sous réserve du nom de l'auteur et de la source, que les "analyses et les courtes citations justiiées par le caractère critique, polémique, pédagogique, scientiique ou d'information", toute représentation ou reproduction intégrale ou partielle, faite sans le consentement de l'auteur ou de ses ayants droit ou ayants cause, est illi-cite (article L. 122-4). Cette représentation ou reproduction, par quelque procédé que ce soit, constituerait donc une contrefaçon sanctionnée par les articles L. 335-2 et suivants du Code de la propriété intellectuelle.
À ma faÀm itlolei.,
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9 aortu eud L’auberge sanglanteuP y àuAeban sse tebll ete Lagréable en cet après-midi d’été, bordée en majeure partie de sapins. Parfois la lande ap-paraît au détour d’un virage, puis disparaît, laissant de nouveau place aux sapins.Ça et là, des maisons isolées.Quelques kilomètres après le Puy, rapide-ment avalés en voiture, nous arrivons à l’au-berge de Peyrebeille !Après une dizaine de minutes d’attente, la visite commence...Une porte basse ouvre sur la cuisine. Une table en bois, massive, occupe presque toute la pièce ; la fenêtre toute petite ne laissant entrer que peu de lumière, la pièce est sombre. Sur la gauche, une étagère en bois où s’alignent des assiettes décorées. L’âtre est très grand, une 9
immense marmite y trône ; un mannequin, représentant la femme Martin, est assis à côté ; deux autres mannequins, représentant Martin et le valet Rochette se tiennent debout près de la fenêtre. Derrière eux, on peut voir une baratte − instrument servant autrefois à battre la crème pour faire le beurre.Les murs sont nus, pas de rideaux aux fe-nêtres ; dans la cloison entre la cuisine et la salle à manger, un trou... Sur la gauche, on aperçoit la salle à manger pour les clients de passage. Petite et sombre comme la cuisine, plus petite même me paraît-il, avec une table massive également, occupant presque tout l’espace. Au fond de la salle, une porte donne sur... un immense four !Sur le mur de la cuisine, une afiche du ilm de Claude Autant-Lara tourné en studio en 1951, avec Fernandel, et dans la salle à man-ger des tableaux représentant des scènes de crimes « perpétrés » par les Martin et leur va-let et leur exécution devant la foule amassée.Les chambres, au nombre de trois ou quatre sont à l’étage ! On y accède par une porte basse dans la cuisine, et un petit escalier en bois, sombre et rude permet d’y monter ; quelques marches et on y est. Aux trois-quarts de l’es-calier, à gauche, une espèce de remise sans porte, si sombre que l’on n’arrive pas à distin-11011
110guer l’intérieur. Lorsque l’on se retourne dans l’escalier, on voit une énorme poutre au-dessus de la porte de séparation avec la cuisine ; en haut de l’escalier, un petit couloir avec les chambres de chaque côté.On peut les imaginer, ne pouvant les visiter, sombres comme les autres pièces de la mai-son, petites avec des fenêtres minuscules, sans grand confort, certainement peu de mobilier, une paillasse pour se reposer. Sur la droite de l’escalier, un palier avec une niche en bois ; en face de la niche, une porte donnant accès à une immense grange, et au milieu... une guillotine !Imaginons maintenant cette même route, au début de XIXe siècle...Des kilomètres et des kilomètres, sans au-cune habitation, une lande désolée balayée par un vent glacial, des congères quasi infran-chissables, au long d’hivers très rigoureux. Sur cette route, des sans-logis allant mendier de ville en ville, de simples voyageurs à pied parce que sans grande fortune, des marchands ou des riches bourgeois de passage. Une route qui n’en init pas, la nuit qui commence à tom-ber, les hurlements des loups − encore nom-breux dans cette région à cette époque. Au mi-lieu de ce paysage désolé que la nuit recouvre 11
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Disponible sur TheBookEdition : http://www.thebookedition.com/les-p-tites-chroniques-veronique-audelon-p-44279.html

jeudi 9 décembre 2010 - 19:30