Le vin face à la mondialisation

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A l'heure de la mondialisation, cet ouvrage présente les atouts et les faiblesses de l'Ancien Monde viticole. L'édifice des appellations d'origine contrôlée, mis en place en France entre les deux guerres, a servi de base au modèle européen. Face à l'offensive des viticultures du Nouveau Monde ou des pays de l'Europe orientale, beaucoup moins encadrées par la réglementation, la production du Vieux Continent va-t-elle tenir ? L'enjeu est aussi politique : le tissu social dense du monde viticole européen est-il en passe de se défaire au profit des multinationales ? Faudra-t-il que l'Europe, pour défendre ses produits de terroir, invoque l'exception culturelle en matière de vin ? Pour faire le point, l'auteur se livre à une analyse de la géopolitique du vin.

Publié le : mercredi 11 juin 2008
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EAN13 : 9782100529568
Nombre de pages : 144
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LA DÉROUTE ?
En 2000, pour la premièrefoisdepuis1992,lesexportations de vin,l’un despiliersde labalancecommerciale française,ontfléchi en valeur.Unavertissement avaitdéjàété lancé parle marché mondial en 1992,premièreannée oùl’onavait vudiminuerlevolume des exportationsfrançaises. Cephénomènea touché l’ensemble desproduits agroalimentaires français,etn’apasmanqué d’affecterlevin puisqueson déboucprivilégié qui était constitué parl’Union européennes’est réduit de 5 % en partde marché de 1992 à 2002 tandisque lesexporta-tionsfrançaisesdevins sont tombéesenvaleurde 45 %à 30% du marché extra-européen de 1992 à 2001. Alorsque le marché mondialcontinuait àprogresser,la France n’a paspu saisirla chance qui lui étaitofferte parlesnouveauxpays consommateursdontles achatsn’avaient cessé d’augmenter,mêmesi c’était à unrythme moins soutenuque danslesriodesprécédentes. Laprise deconscience decettesituation,couvertebrutalement au tournantdumillénaire, alorsqu’elles’étaitmise en place discrè-tement tout aulong de lacennie 1990 aclenché dansle monde viticoleunbranle-basdecombat, une floraison derapports admi-nistratifsetpolitiques, uneavalanche derecommandationsdiverses. Toutd’uncoup,le mondeviticole français,tri d’assurance quant à saprétenduesuriorité, s’estpris àdouter.À un point tel que beaucoup étaientdéjàprêts àjeterpar-dessus bordce quiavaitfait lesuccèsde la viticulture française pour adopter surlechamp les pratiquesdeceuxdontlesuccèsétaitprovisoirementéclatants.
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Malgré un rebond mécanique en2002,les ventes sesontmême dégradéesen2003et 2004, sauf pourlechampagne dontle passage à videaété detrès courte durée. Toutesles régions viticolesen ont souffert, àdesdegrésdivers.Les zonesd’appellationcomme leBordelaisoùl’on produisait toujours un peuplusàdesprixen hausse,ontététouchées toutcomme les régionsdevinsdetable etde pays. Lareprise des ventes, amorcée en2005, atoutefoisétéconfirmée de manièretrèsferme en2006, avecune progression de3,9 % en volume et9,9 % envaleur selon les statistiquesdouanières. La crise, caril fautl’appelerainsi, avait toucsurtoutles vinsde table etde paysdontla valeurdesexportations a continuéà baisser en2006(– 1,2%)tandisque leur volumeavait recommencéà progresser(+ 4,8 %). Enrevanche,s 2006les vinsd’appellationavaient reprisleur progressionàl’exportation,de 11,1 % envaleuretde 1,6envolume. Durant cetteannée2006,lechampagnecontinuait à caracoleren têteavec11,de p9 % rogression desexportationsenvolume et 14,1 % envaleur. Avec unevisionrésolumentoptimiste,on pourraitenconclure quunecrise d’adaptation dumarcun peu brutale,maispassare, aété écartéeune foisde plus. Toutn’étaitdoncpasperdupourles vinsfrançaisetpourleurorga-nisationréglementaire enappellationsd’originecontrôlée dont certains avaient tenté dese débarrasser àl’occasion decesdifficultés, comme lesecteurdu vin enconnaît souventquand ilrelâcheses efforts. Des tendances àlongtermesont cependant apparues àlalumière decettecrise. Toutd’abordcellesquerelevaitlestatisticienGérardThomasde 1 l’INSEEpourqui lafragilité desexportationsfrançaises vis-à-vis de leursclientseuropéens traditionnelsn’apasétéréduitealors que lesacheteurshorsd’Europe, aricainsetasiatiques surtout, sont revenusen massesapprovisionnerenFrance.
1.GérardThomas,«Lecommerce extérieurde la France » inL’agriculture, nouveauxdéfis, INSEE,janvier 2007.
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Toutefois, une inflexionsansdoute déterminante peutêtrerelevée: les volumesexportésne progressentsormaisquesi lesprix uni-tairesn’augmententplus, sauf dans certaines catégoriesdumar-c, celle dontles vins confèrent àleurs consommateurs unstatut social.C’estlecasdevenu universel pourlechampagne etc’est aussicelui desgrandscrus,deBordeaux,maisaussi deBourgogne etde quelquesautresappellations.
Un excédent mondial qui ne passe pas
Pluspréoccupant,en2000,laproduction mondiale estdevenueassez largementexcédentaire.Surlariode 1996-2000,l’écartmesuré entreconsommation humaine etproductionaété de 47millions d’hectolitresparan,selon l’organisation internationale de lavigne etdu vin (OIV). En 1999,ladifférencea atteint56,1 millionsd’hectolitresetelle est restéeà55,3en2000. Cetécart s’estensuitestabilisé enraison decirconstancesclimatiques, surtoutdansl’hémisphèretempéré, àtel pointque l’excédentn’était plusque de 40,6millionsd’hectolitresen2001,de30,5 millions en2002et 30,7en2003.À cette date,il nesagissaitplusd’excédent, explique l’OIVpuisquune différence de35 millionsd’hectolitres estjugée normalementcessaire pourles usagesindustriels:eaux-de-vie,vinaigreset vermouths. Aprèscetintermède équilibré,l’excédentest réapparuen2004, avecunchiffre inqutantde63,2millionsd’hectolitres,plusde 44,9 en2005,etilsemble être passéà40,3en2006,selon les denierschiffresde l’OIVpubliésen octobre2007àun moment oùleschiffresdéfinitifspource millésime nesontpasencoreconnus avecprécision. Cesdernières statistiques semblentavoirconfircependantau moins unebonne nouvelle pourlafilièreviticole.La consommation mondialea cessé de déclineràlafin de lacennie 1990.De 228,6millionsd’hectolitresen2002,elle estpassée237millions d’hectolitresen2004 etelle estévaluéeàplusde240en2006! Enréalité,la consommation danslespays traditionnellementpro-ducteurscontinueàseréduireaupointquesa courbecommence
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à rejoindre progressivement celle despaysnouveaux consommateurs etnouveauxproducteurs. Parexemple,la consommation devin par têteatteignait18 litres par anau Royaume-Uni en2004alorsqu’elle n’étaitque de 14 litres en 1997.EnFrance,pendantlamême période,elle était tombée de 60,6 à54,8.LahausseauRoyaume-Uni n’adoncpascompensé la baisse enFrance.Heureusement,lesnouveauxpaysconsommateurs choisissenten général des vinsde meilleure qualité queceuxdont l’achatetlaproductionsontpeu àpeu abandonnésdanslespays producteurs, ce que l’onconstateavecprécision dansles statistiques de l’OIV. Labaisse de laproduction dans cespaysoùla tradition deconsom-mation du vin persisteaété en effet accompagnée pardesmodifi-cationsdeshabitudes vers unerecherche de laqualitéautriment de laquantité. LEurope, auprixd’effortsimportantset socialementcoûteuxa réussi en effetàbrider saproduction etmêmeàla réduire. La France,l’Italie etl’Espagne,les troispremiersproducteurs mondiauxontainsiarraché desmilliersd’hectaresdevigne. Selon les statistiquesde l’OIV,durantlescinq quinquennats,86/90, 91/95 et91/2000,l’Europeaété laseulerégion dumondeà réduireses surfacesplantéesenvigne, alorsque l’Arique,l’Océanie, l’Asie etl’Afriqueavaient commencéàles augmenters1990, avec uneaccélérationàpartirde 1995. Profitantde lapression désormais réduite exercée parl’Europesur le marché mondial, sixpaysplantaientmassivementde la vigne sur 250 000hectares, soitle quartdes superciesfrançaises.Ces sixpays(Afrique duSud, Argentine, Australie, Chili,États-Unis, Nouvelle-Zélande) ontainsi doublé durantlacennie 1990leur partdes surfaces viticolesmondialesalorsqu’en2005,laproduction française était tombéeà53,4 millionsd’hectolitres,réaliséesur 854000hectares. Ces sixpaysontd’ailleursété érigésencatégorie parles statisticiens de l’OIVqui lesclassent sousleterme générique d’«Hémisphère Sud » +États-Unis.Selon l’OIV,ils sontpassésde 1,6% de part deséchangesmondiaux surlamoyenne desannées1981/1985, à 8 % en 1991/1995 pouratteindre 14,8 % en 1996/2000et 23,4 % en2001/2005 etmême27,4 % en2006.
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En2006, annéenéfaste pourlecommerce extérieurdes vinsfran-çais, ces 6paysavaientatteint 27,4 de partdumarché mondial;la France n’encontrôle plusque 18 % etl’Italie20%.Pendantcette riode,lapartde la France est restéeà14,6% envolume et18 % envaleur. Touslesélémentsd’unecrise graverestentdoncen place,faute d’avoir prisencompte lesdonnéesdumarché mondial qui étaientpour-tantconnuesdepuis une dizaine d’années.En effet,en matre de viticulturecomme de démographie,il ne peut yavoirdesurprise. Les vignesquisontenconcurrenceaujourd’huiavec cellesdes régions françaisesontété plantéesàpartirde lafin desannées1980etont continuéàl’êtreaubutdesannées 2000.Leurs surfacesont continuéàsaccrtre etceuxqui lesexploitentn’ontjamaiscacleurintention des’élanceràl’assautdumarché mondial,fût-ceau trimentdeceuxquise le partageaientjusqu’ici.Leursplans, leursobjectifsetleursmoyensontétéclairementpubliésàl’épo-que,on pouvaitlesconsulterfacilement surl’Internet.Quantaux consommateursd’aujourd’hui,ilsétaientsilyavingtans,et l’onsaitdepuisde nombreusesannéesanalyserl’évolution de leurs goûtsetde leurmode devie.Ilsfontpartie d’ununiversoùlevin, même dansla«vieilleEurope »,ne faitpluspartie de l’environne-mentquotidien;pourluisauvegarder une place faceàl’eauminé-rale, aux sodas, auxbresetauxcidres,lesproducteursdoivent se battreaveclesarmesde la communication. Les vigneronsduNouveauMonde, comme on lesappelle désormais, parce qu’ils sontinstallésdansd’anciennescolonieseuropéennes aujourd’hui émancipées,nesontpasle fruitd’une génération spontanée.Oncultive en effetlavigne danscespaysdepuisdes scles ;cependantlavolonté délibérée deconquête qu’ilsaffichent aujourd’huiasurpris. Lesprofessionnelsfrançaisde l’exportation ne l’ignoraientpas,il fautleuraccordercecrédit.Ils savaientbien, àl’inverse ducomte d’Anterocheàla bataille deFontenoy,qu’il ne fautjamaisinviter les Anglais à tirerlespremiers.Ils avaientpumesurerl’agressivité commerciale de leurs concurrentslorsd’un épisodeaujourd’hui oublié decettecompétition. En 1995,lorsqueJacquesChirac,récemmentéluprésidentde la République françaiseavaitaussitôtcidé derelancer unesérie
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d’essaisnucairesdanslePacifique,leboycottdes vinsfrançais danslespaysanglo-saxonsavaitconnu un débutd’application qui auraitpudevenircatastrophiquesi la campagne nucaire fran-çaises’étaitprolongée.Despartsde marcavaientété perduesà l’exportation,maislescapacitésde production despaysduNou-veauMonde étaientalorsencore insuffisantespouroccuper toutle terrain.Celan’apasété lecasaubutde l’année2004,quand la Francearefuséavecéclatde participeraucorpsexpéditionnaire montécontre l’Irakcontrairementauxpaysanglo-saxonsauxquels s’étaientajoutéslesPays-Bas,l’Italie etl’Espagne. Bien que decourte durée,sque lasupercherie des«armesde destruction massive » fut révélée,leboycottfutcette fois très douloureuxpourlesintérêtsfrançais.
NewWorldversus«Vieille Europe »
Les vinsquiattirent tantlesconsommateursaricains, anglais oucanadiensbénéficientd’avantagesdontl’Europe et surtoutla France ne pourrontjamaisdisposer:foncieretmain-d’œuvrebon marc, climatchaud et secetd’une granderégularité qui limite lescoûtsde production,notammentceuxliésaux traitementsphyto-sanitaires,etassureune qualitéconstante de larécolte,technologie fondéesurlesderniersacquis scientifiques,investissementsmassifs dansle matériel etlapubli-promotion, absence deréglementation etde fiscalitécontraignantes.Le prixdeventerestesuffisamment raisonnable pourvelopperles ventes sansquaucunacteurde la filière nesesente insuffisamment rémuré.Les vins sontdebonne qualité marchande et, cerisesurle gâteau,ils« parlentanglais». C’est-à-dire que leurconception,leuremballage etleurétiquetage participentparfaitementde l’universculturel oùils sontcensés évoluer. Dansles«vieuxpays», aucontraire,laterreàvigne estcre,le climatchangeantn’estpas toujoursaussi favorable,lamain-d’œuvre etlascalité pèsentdavantagesurlescoûtsde production etla réglementation ne permetpas toujoursde fairece que l’onvoudrait. Cettesituation estl’aboutissementd’une longue histoire faite de riodesde prosrité etdecrises.Une exrience millénaire,où l’idée de progrès technique n’ajamaisfaitdéfaut, apermisàdes générationsdevigneronsd’aboutiràladéfinition deterroirsqui
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engendrentdes vinsque l’on prend plaisiràdégusteraujourd’hui sans toujours savoircommentils sonts.Les vinificateursdu NouveauMonde ensontaussi lesritiersquoi que l’on dise, puisque leurscépages,leursfonsculturales sontdetradition euro-péenne.Maisils sontbarrassésdetouteslescontraintesqui grèvent lescoûtsde production oufreinentl’imagination deshommesdu marketing.De plus,ilsn’adhèrentpas,oudumoinspasencore, pourlaplupartd’entre eux, àl’idéeselon laquelle levin estissu d’unterroir selon notreacception.Poureux,ilsagitd’une denrée agroalimentaire dontlaqualité est surtoutliéeau savoir-faire des hommesetauxmoyensmisen œuvre pourlaproduire.Cela cor-respondàvrai direàune grande partde laréalité,etcesconditions techniquesetfinancres sontlesplusfacilesàdéfiniretàmettre en œuvreavecsuccès.Descapitauxetde lamatre grisey suffisent. Cette nouvelle période deconcurrence exacerbée n’estpas un épi-sodesansprécédent.EnEurope même,depuisl’Antiquité, certaines régionsen ont supplanté d’autres àlafaveurd’événementspolitiques, decatastrophesnaturelles(maladiesde la vigne) oud’innovations technologiques(chaptalisation, transportsferroviaires,etc.).Nous verronsainsicommentla culture de lavigneapratiquementdis-paruaunord de la Loireaprèsla crise phylloxérique, àl’exception de la Champagne etde l’Alsace.Àl’inverse, certains vignobles traditionnelsneremontentpas àlaplushauteantiquité. Créésdetoutespièces,ilsontconnu une histoirerappelantles butshardisdesnouvellesplantationsdesantipodes:quandau e XVIIIscle,lesnobles,richesproprtaires,drainèrentetplantè-rentleMédocjusqualorssritéàlasuite deJacquesdeSégur, ce fut une grandeaventurecapitaliste, considéréeavecinqutude par l’administration de l’époque,représentée parlesintendantsdu roi.
Les appellations, carcan ouatoutface à lamondialisation ?
Mais,sicertains vignoblesontdisparu,les zonesoùlavignes’est le mieuxacclimatée,oùelle produitdebons vins,malgré desfor-tunescommercialesdiverses,n’ont-ellespas toujours réussiàse maintenir?Ne faut-il pas y voirlaforce du terroir,oùleclimatet lesol ontétéassocsauxmeilleures vartésdevignesetaux
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meilleurespratiquespourdonnerle meilleur vin possible, à condition d’y recevoir tousles soinscessaires? La France,riche desolsetdeclimats vars, àlalimiteseptentrionale de la culture de lavigne, apermis touteslesexriences.Àpartir e duXXscle,elleapeuàpeuélaboréunsystème derèglesdestiné àprotégerlaqualité etéviterlafraude,puisdéfini etdélimité les terroirs viticolesdontl’excellences’étaitpeuàpeu révéléeaufil des scles.Celanes’estpasfaitansmal etle plus souvent sousla pression decirconstancespolitiques,économiqueset sociales douloureuses. Chacun deces terroirsasapersonnalité etapu, au terme de longs tâtonnementsjuridiquesetd’expertises,êtrecaractérisé par une appellation,qui dépend d’uneréglementation.Celle-ci ne faitpas levin,maiselle garantit,si elle est respectée,sonauthenticité. Ilafalluplusdecinquanteanspourarriveren 1935àla création desappellationsd’originecontrôlée dansleurformeactuelle,puis trente-cinqansde pluspourl’étendreàl’ensemble de l’Union européennesouslaforme desVinsde qualité produitsdansdes régionsterminées(VQPRD). Depuis1970,la Franceadoncplusoumoinsimposésonsystèmeà sespartenaireseuropéensqui ontadoptésesgrandsprincipesdans leurpropre législation etdanslaréglementationcommunautaire. C’estmaintenantquecesystème est revenuen discussionsousla pressionconjuguée de nouvellescrisesdesurproduction européennes, de nouveauxélargissementsde l’Union d’abordà25 membresen 2004 puisà27en2007etenfin d’une nouvelle offensive deslibéraux sormais renforcésparl’échecdu référendumconstitutionnel. Laréforme de l’organisationcommune de marché (OCM)viti-cole,déjàtentée en 1995, avaitéchouéune première fois,lespays producteursdu sudsyétant vivementopposésjusquà ce quun changementdeCommissaire européenàl’agriculture n’ymette définitivement unterme. Cette premièreréforme étaitintervenuea minimaen 1999sous laforme d’un nouveau règlement(1493/1999).Celui-ci, bâtisurla même logiquesectorielle que précédemment, apréservé le droità la croissance de laproduction eta conservé lesprérogativesdes Étatsen matre de décisions.
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