Basile de Courgemont

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L'histoire débute dans les années 50, dans un petit village Gascon. Le jeune Héros, Basile, est le fils d'un couple de meuniers poètes...Doté d'un caractère original le gamin interprète de manière inattendue ce qui l'entoure et en fait bénéficier Louisette son inséparable copine.En grandissant il prend part à la vie de la commune et trouve des idées rocambolesques qui rapidement transforment le petit village en lieu de tourisme incontournable. Des vacanciers prêts à tout pour jouir au mieux de leurs congés payés débarquent alors... La notoriété du village attire même la jet set de l'époque avec tous ses travers. Cet afflux de population estivale fait la fortune d'Anselme le “bistrotier-gargottier“, des nouveaux loueurs de chambres d'hôtes et de la commune en général...
Publié le : lundi 13 juin 2011
Lecture(s) : 271
EAN13 : 9782748198966
Nombre de pages : 281
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Basile de Courgemont
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Antoine Drall
Basile de Courgemont
Roman
5 Éditions Le Manuscrit
© Éditions Le Manuscrit, 2007 www.manuscrit.com ISBN : 2-7481-9896-4 (livre imprimé) ISBN 13 : 9782748198966 (livre imprimé) ISBN : 2-7481-9897-2 (livre numérique) ISBN 13 : 9782748198973 (livre numérique)
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INTRODUCTION
Les Escourtiade, meuniers de Courgemont, étaient de braves gens. La grande roue à aubes de leur moulin, à l’instar du Maître-farineux, buvait à grandes gorgées l’eau de l’Adourote, à ceci près, que le père Escourtiade préférait celle plus teintée du bistrot-gargote d’Anselme Poulède son ami d’enfance et gai luron de toujours. Entre deux sacs de farine, il se laissait ainsi, aller à la trinquette, (mais avouons le, sans tout de même trop d’abus) avec son copain le bistrotier qui, lui, se jetait derrière la cravate à la moindre occasion, une partie de son bénéfice. La meunière quant à elle, à défaut de poudre de riz, se farinait la goule avec celle du froment inlassablement écrasé par les meules de granit. Bref quand lui était rouge, elle… était blanche ! Cette brave meunière était d’autant plus Blanche, qu’il s’agissait là de son prénom (avouons le, bien prédestiné pour la femme d’un meunier…).
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En outre, pour ce qui est du physique, les deux étaient ronds et rubiconds comme des potimarrons… Le carburant indispensable à l’activité du moulin, -à l’inverse de celui, consommé par le meunier -, étant gratuit, le couple ne connaissait pas de tracas d’ordre financier. (D’ailleurs la poésie philosophique inconsciente dont la nature les avait dotés, les amenait à éluder systématiquement tous les tracas de la vie courante). Il n’était pas rare qu’après-dîner, les soirs d’été, fenêtres grandes ouvertes, on entende le couple chanter à tue tête La Madelon, Te souviens-tu Titine ou Coquin de printemps, ce qui faisait dire aux Courgemontois que ceux-là, au moins, étaient bien heureux… C’est ainsi que, par hasard, un soir d’été au rythme de la grande roue, ils fabriquèrent, excités par les moustiques de l’Adourote, un petit Basile qui reçut en héritage la joie de vivre, empreinte de bonhomie de ses parents.
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