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Carnet du quidam

De
121 pages
Maximes,réflexions et aphorismes .... d'un n'importe qui. Extraits: Les marionnettes ont leurs élastiques, certains humains ont des maximes. L'avantage de l'aphorisme est de prendre moins de temps à confectionner et quelquefois d'en dire plus. Etre bref, c'est par définition ne jamais aller très loin, mais en tout cas jamais jusqu'à l'ennui . C'est toujours ça . L'expression fixe l'éphémère, même médiocre et mal fichu, elle est déja une victoire sur le flou, l'approximation, l'informe et le vide . Elle existe .
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Carnet du quidam
GP Nolorgues
Carnet du quidam





ECRITS INTIMES












Le Manuscrit
www.manuscrit.com













© Éditions Le Manuscrit, 2005
20, rue des Petits Champs
75002 Paris
Téléphone : 01 48 07 50 00
Télécopie : 01 48 07 50 10
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contact@manuscrit.com

ISBN : 2-7481-4585-2 (fichier numérique) 2-7481-4584-4 (livre imprimé)
7 CARNET DU QUIDAM






































8GP NOLORGUES








Si on ne fait que passer, pourquoi ne pas être de ceux
qui traînent des pieds.

Le découragement est une réaction naturelle du corps et
de l'esprit, lorsque l’on s'aperçoit qu'il n'y à plus rien à
faire, ni à espérer. Par exemple, quand on se trouve
face à un peloton d'exécution.
C'est pourquoi le découragement devrait se présenter à
nous que très rarement.

Nous sommes tous remarquables, dommage que nous
soyons si peu à le remarquer.

On devrait écouter plus souvent ceux qui se taisent.

Tolérer, c'est admettre à contre cœur, sans le montrer.
C'est tolérer quoi !

C'est très difficile de vivre avec soi, mais comme nul ne
pourrait le faire à notre place. On n'a pas le choix.
D'autant plus, qu’il est encore plus difficile de vivre avec
les autres.

L'ignorance, que nous acceptons volontiers, dans
certains domaines qui nous sont rébarbatifs ou mal
9 CARNET DU QUIDAM
connus, nous aveugle et nous rend furieux lorsqu'il
s'agit de douter de la qualité de nos goûts.

Etre ridicule, c'est aussi parfois et même souvent, avoir
osé.

Regretter : c'est avoir eu la potentialité, la possibilité, à
un moment ou à un autre, d'apercevoir le but ; bien
souvent en le poétisant, en le parant. Ce qui nous le fera
encore plus le regretter.

Dans : à quoi bon ! Quel pourcentage de paresse, pour
combien de sagesse ?

On peut toujours trouver un avantage à soutirer de la
plupart de nos sentiments ou sensations, mais de la
tristesse, rien du tout.

Avec le temps, les lieux et les choses prennent de la
poésie et les hommes de la modestie.

Le cynisme est méchant, l'ironie aussi, mais en passant.

Comme des plantes au jardin, les êtres humains
croissent avec tuteur.

Il ne faut jamais déranger un lecteur, il est sous
influence.


Les petitesses des illustres nous déçoivent, bien plus
que leurs faiblesses, lesquelles nous attendrissent , ou
que leurs vices, lesquels sont la face mauvaise de leur
10GP NOLORGUES
démesure. Par contre, leurs mesquineries nous
répugnent et nous blessent à la fois.
Ne souillent - elles pas une trop belle image !

A n’être pas doué, il faudra une longue patience. Il est
vrai aussi que ce sera insuffisant.

L'être heureux n'intéresse personne, sauf peut être,
lorsqu'il se mêle de donner sa recette.

On ne sait jamais bien ce que l'on veut, et lorsqu’on
pense le savoir, on ne sait pas très bien où l'on va.

Ecrire est une bizarrerie assez répandue, qui pour soi à
une certaine importance, sans commune mesure avec le
désintérêt qu'éprouvent ceux qui n'écrivent pas.

Le sot, personnage important dans la panoplie littéraire
du dix septième siècle, est devenu le con au vingt et
unième. Mais il est bien difficile d'évaluer à distance,
comme pour les champions de différentes époques,
lequel des deux serait le plus considérable.

Une fois que l'on est persuadé que tout est illusoire,
absurde, inutile, voué de toute façon à la destruction et
à l'oubli, intimement persuadé et lucide, comme on l'est
du jour et de la nuit, on n’en est pas plus avancé pour
autant.

Aider les autres, c'est bien, c'est même très bien,
d'autant plus qu'il n'est pas d'autre moyen pour en
obtenir de la gratitude.

11 CARNET DU QUIDAM
Quand on n’a personne avec qui dialoguer de sa voix
intérieure, on tient un journal

On est souvent injuste par bêtise ou ignorance. C'est
moins grave que par méchanceté, mais plus navrant.

C'est bien connu, un critique est un créateur refoulé.
C'est d'ailleurs une espèce en voie de disparition;
maintenant c'est souvent un auteur déjà arrivé qui juge
ses confrères.
Ce qui prouve bien, que vraiment n'importe qui peut
être critique.

Une contrariété est comme un objet qui ne peut rentrer
tout à fait dans une boite. On la tourne et la retourne,
on s'énerve et l'on s'épuise, mais rien n'y fera. Il faut
s'en désespérer et rager jusqu'à demain, d'où nous
viendra, à l'évidence … la solution.

Rares sont les destins enviables, mais beaucoup sont à
éviter.

On ne recommence jamais, on ajoute ou on enlève à ce
qui est

Les auteurs difficiles, il est de bon ton, de dire : qu'il
faut les mériter
Quelquefois on n’y tient pas

Qu'on n'aille pas s'imaginer, qu'il existe une justice avec
le temps. Ce sont ceux qu'amollissent les états d'âme qui
partent souvent les premiers. Les grands égoïstes, eux,
savent durer.
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