CLOTILDE

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Le personnage principal de ce roman sert de support aux souvenirs de l'auteur, parfois à son imagination, les deux imbriqués en une histoire cohérente qui se veut drôle. Clotilde symbolise la femme du sud, généreuse mais un tantinet envahissante, justement à cause de sa trop grande générosité et de son impossible désir de bonheur pour tous.Son époux Gaston et ses deux enfants Rémy et Marthe l'adorent. Thérèse, la mère de Gaston admire sa belle-fille même si elle la trouve parfois un peu trop remuante et pas assez pieuse,un amour profond lie ces deux femmes si différentes. Eugène l'ami d'enfance, et Médhi, le vieil arabe qui se considère catalan de pure souche font parti intégrante de la vie de Clotilde.
Publié le : mercredi 7 novembre 2007
Lecture(s) : 273
EAN13 : 9782748193985
Nombre de pages : 279
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Titre
Clotilde
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Titre Margarida Aroles
Clotilde Petits soucis et grandes joies d'une femme ordinaire
Roman
5 Éditions Le Manuscrit
© Éditions Le Manuscrit, 2007 www.manuscrit.com ISBN : 2-7481-9398-9 (livre imprimé) ISBN 13 : 9782748193985 (livre imprimé) ISBN : 2-7481-9399-7 (livre numérique) ISBN 13 : 9782748193992 (livre numérique)
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Aux femmes catalanes.
CLOTILDE
Eugène pousse la porte d’entrée, vaguement inquiet que les volets de la petite maison soient encore clos alors que le soleil commence à se lever sur la mer. A l’intérieur, le silence règne. D’habitude, Medhi l’attend dans la cuisine devant un bol de café chaud, mais aujourd’hui la cuisine est vide, la cafetière aussi. L’affolement commence à gagner Eugène, qui sent son cœur s’accélérer.Medhi !… MEDHI ?… Où TU ES ? Il se précipite vers la chambre, hésite brièvement avant de tourner la poignée.Medhi ?… Tu es là ?Sa main, aussi tremblante que celle d’un vieillard, actionne l’interrupteur. Medhi est là, dans son lit et semble dormir paisiblement. Tétanisé sur pied, Eugène est incapable d’analyser la situation. Son subconscient envisage le pire, mais la transmission avec le conscient est momentanément interrompue.Le vieil arabe est comme un membre de sa famille. Medhi l’a fait sauter sur ses genoux quand il était enfant et aujourd’hui lui seul peut, par la magie de la mémoire, ramener à la surface des époques englouties. Celle d’avant la
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Clotilde
naissance d’Eugène, celle de la jeunesse de son père, de sa mère, celle aussi de ses premiers pas en ce monde.Medhi est arrivé au village il y a si longtemps que personne, sinon les plus âgés, ne se souvient qu’il est né ailleurs, dans un autre pays de l’autre côté de la mer. La majeure partie de sa vie, la seule que ce Juste accepte d’évoquer s’est écoulée ici, au rythme paisible de ce coin de Catalogne qu’il a fait sien.Malgré ses quarante ans bien sonnés et sa stature d’ancien pilier de rugby, Eugène se sent plus vulnérable qu’un bébé. Plusieurs minutes de parfaite immobilité, l’aident à puiser au fond de ses tripes le courage d’approcher du lit. Légèrement penché au-dessus du corps il guette un souffle sans le percevoir, et n’ose pas toucher la figure parcheminée pour en vérifier la température.Désemparé, il se relève, jette un œil hagard autour de lui. Sur la table de nuit, le dentier de Medhi trempe dans un bol posé près du réveil et du téléphone. Eugène fixe la prothèse d’un air stupide, le cerveau toujours anesthésié par la frayeur. Brusquement, le téléphone prend toute la place dans son champ visuel. Cela suffit à réactiver des neurones en état de choc et conduire Eugène à faire ce qui se doit en pareille situation. D’abord appeler le médecin
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