Comment faire pour rencontre quelqu'un ?

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Comment faire pour rencontrer l'âme sœur ou quand on ne sait pas dire non ? Peut-on prétendre connaître vraiment les gens ? Comment se faire des amis et être sur qu'ils sont réellement des amis ? Comment remonter la pente après une déception sentimentale ? En quoi nos origines influent-elles sur le cours de nos vies?

Trente-six interrogations, futiles ou existentielles. Et trente-six réponses mélancoliques, tendres, drôles ou cruelles.

Publié le : vendredi 1 août 2014
Lecture(s) : 9
Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782372221863
Nombre de pages : 74
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COMMENT FAIRE

POUR

RENCONTRER
QUELQU’UN

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Du même auteur :

 

Aux Editions du Seuil :

« Le vieux » nouvelle dans « Les crimes de la rue Jacob » recueil collectif, 1999 

 

Aux Editions Jacques Flament :

« Instinct de survie en milieu hostile » nouvelles, 2011 

«  Une gueule d’ange » roman, 2012 

«  Pères et fils » nouvelle, 2012 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

COMMENT FAIRE

POUR

RENCONTRER
QUELQU’UN

 

 

et autres questions  futiles et existentielles

 

 

 

 

 

 

 

Fictions

 

 

 

 

 

 

 

 

Eric SCILIEN

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

1er trimestre 2014 

 

Eric SCILIEN

eric.scilien@wanadoo.fr

 

Le Code de la propriété intellectuelle interdit les copies ou reproductions destinées à une utilisation collective. Toute représentation ou reproduction intégrale ou partielle faite par quelque procédé que ce soit, sans le consentement de l’auteur ou de ses ayants cause, est illicite et constitue une contrefaçon, aux termes des articles L.335-2 et suivants du Code de la propriété intellectuelle.

 

 

 

 

 Note de l’auteur

 

 

 Comment faire, la grande question. Comment faire pour rencontrer l’âme sœur ou quand on ne sait pas dire non. Comment se faire respecter, rencontrer des amis ou remonter la pente après une déception sentimentale ?

 Au-delà du « Comment ? » et d’un mode d’emploi oscillant entre fiction et humour noir, il s’agit aussi d’élargir le champ du questionnement - pourquoi est-ce toujours des gens que nous n’aimons pas qui réussissent ? Ou quelle est l’erreur à ne pas commettre lorsque votre conjoint vous trompe ? Les trente-six textes de ce recueil ne prétendent pas balayer l’ensemble des interrogations - futiles ou existentielles - que chacun ici-bas est en droit de se poser. Elles n’ont pas non plus valeur d’exhaustivité. Enfin, « Dieu existe-t-il ? » et « Quelle est la meilleure recette de la tarte aux pommes ? » ne figurent pas au sommaire de ce livre. 

 Ces interrogations (comme bien d’autres) donneront lieu à de futurs ouvrages.

 

 

 

APPRENTISSAGE

 

 

Définition : Premières expériences. 

Exemple : l’apprentissage de la vie. 

Synonyme : Epreuve. 

 

"Dieu châtie celui qu'il aime, comme un père châtie l'enfant qu'il chérit."
Livre des proverbes - IVe s. av. J.-C. 

 

1

 

LES ENFANTS PEUVENT-ILS CROIRE CE QUE DISENT

 LES ADULTES ?

 

 

 

 

 

 Après la cantine, nous rentrons tous en classe. Sans parler ni faire de bruit comme le maître, Monsieur Cazal, l’exige. Il faut dire que Monsieur Cazal, il fait peur avec sa grosse barbe noire, ses dents jaunes et sa bouche qui sent mauvais l’odeur de sa pipe. Sa pipe qu’il fume sans arrêt, à toutes les récréations. Quand Monsieur Cazal s’énerve, on le sent prêt à faire quelque chose de terrible. Alors le mieux, c’est qu’il ne s’énerve pas.

 Au moment de m’asseoir, je vois tout de suite le mot écrit en gros caractères à la craie blanche sur le tableau, à côté de la date du jour : DICTÉE  

 Les dictées, je déteste. Je me trompe toujours et quand je ramène une mauvaise note à la maison, mon père me gronde et me donne des punitions. C’est pourtant pas de ma faute. J’en fais pas exprès, d’avoir des mauvaises notes.

- Asseyez-vous, prenez vos cahiers d’orthographe et notez la date du jour au stylo rouge dans la marge, dit Monsieur Cazal.

 Tout à coup, un cri me fait sursauter. C’est Thouvenel. Tout le monde se retourne vers lui. Il s’est relevé de sa chaise en hurlant et maintenant, il chiale. Il a l’air d’avoir vraiment mal.

- Qu’est-ce qu’il y a, Thouvenel ? Qu’est-ce qui t’arrive ? tonne Monsieur Cazal.

 Il est sûrement inquiet à cause de sa responsabilité (Monsieur Cazal n’a jamais aimé Thouvenel). Il s’approche de lui, Thouvenel pleure toujours. Il a une punaise plantée dans le cul. Monsieur Cazal l’enlève d’un coup sec.

- En plus, c’est une punaise rouillée ! dit Monsieur Cazal.

 Il envoie Thouvenel se faire désinfecter la fesse à l’infirmerie. Ensuite il se tourne vers nous. Avec sa grosse voix qui fait peur, il tonne :

- Qui a fait ça ?

 On se regarde tous.

- Qui a mis une punaise sur la chaise de Thouvenel ?!

 On pourrait entendre une mouche voler. Peut-être même un moucheron.

- Je vous préviens, personne ne sortira d’ici tant que le coupable ne se sera pas dénoncé !

 Thouvenel avait tiré les cheveux d’Aurélie Morel pendant la récré. Peut-être que c’était elle. Mais peut-être pas. On dirait que personne ne sait.

- J’attends ! dit Monsieur Cazal.

 Il a vraiment l’air en colère. Avec sa règle, il tape dans la paume de sa main comme s’il était pressé de s’en servir.

- Si le coupable ne se dénonce pas, alors je vais être obligé de punir tout le monde.

 Tout à coup, il semble découvrir la présence de Meunier au fond de la classe.

- Dis donc Meunier, ça te fait rire ?

- Non, m’sieur.

 Nous, on voit bien que Meunier ne rie pas. Ça ne le fait pas rire du tout, il a trop la trouille. Lui aussi, le maître ne l’aime pas. Sûrement parce que Meunier ne comprend jamais rien et le maître, ça l’énerve de répéter. Il voudrait que tout le monde comprenne du premier coup.

 Monsieur Cazal ne le quitte pas des yeux.

- Viens ici avec ta trousse.

 Le maître fouille dans la trousse de Meunier, personne ne sait ce qu’il cherche. Peut-être d’autres punaises rouillées.

 Mais il ne trouve rien. Alors il abandonne la trousse sur la table avec un air déçu et cherche autre chose pour punir Meunier.

- Qu’est-ce que tu as sur les mains ?

- C’est de l’encre.

- On ne t’a pas appris qu’il faut se laver les mains avant de venir en classe ?

- C’est pas ma faute…

- C’est la mienne, peut-être !

- Non… c’est mon stylo qui fuit.  

- Va au coin, les mains sur la tête. Et sans un mot ou je te colle deux cent lignes à faire pour demain matin.

 Meunier obéit avec des airs de chien battu.

- Retourne-toi contre le mur.

 Sitôt Meunier retourné, Monsieur Cazal s’adresse à nous :

- J’attends toujours.

 Le silence dure un long, très long moment.

 Monsieur Cazal nous observe les uns après les autres, c’est à peine si on ose respirer.

- J’attends ! répète Monsieur Cazal.

 A ce moment, la sonnerie annonce la récréation.

- On ne bouge pas.

 La récréation se passe sans nous.

 A la deuxième sonnerie, on entend les enfants des autres classes rentrer dans leurs salles en faisant du bruit. Puis le silence retombe.

- On restera ici toute la nuit s’il le faut !

 Marielle commence à pleurnicher, elle lève le doigt :

- Monsieur, il faut que je rentre chez moi ce soir, mes parents vont s’inquiéter !

- Le coupable a intérêt à se dénoncer. De toutes façons, je finirai par savoir qui c’est, alors autant qu’il le fasse tout de suite.

Silence.

- S’il ne se dénonce pas, alors c’est un lâche. Je ne serais pas fier à sa place, vous allez tous être punis par sa faute.

Silence.

- S’il se dénonce maintenant, tout ira bien. Parce que faute avouée est à moitié pardonnée. Mais il faut qu’il se dénonce tout de suite et qu’il s’excuse auprès de Thouvenel.

Silence.

- Il ne faut pas avoir peur de se dénoncer. C’est un acte de courage. De responsabilité ! Et je saurai en tenir compte.

Silence.

- Que le coupable se désigne et on passe à autre chose. Je l’ai dit, il faudra qu’il s’excuse auprès de Thouvenel.

Silence.

- Ce n’est quand même pas si terrible, de s’excuser ! Chacun a le droit de commettre une erreur.

Silence.

- Il suffit que le coupable s’engage à ne plus recommencer, s’excuse auprès de Thouvenel et on passe à autre chose.

Silence.

- Alors ?

 A ce moment et alors que plus personne n’y croyait, nous entendons une petite voix au fond de la classe :

- C’est moi, m’sieur.

 La voix de Chouq, le plus jeune de la classe. Normalement, Chouq aurait dû être en CE1. Mais comme il est bon partout et collectionne les TB, on lui a donné un an d’avance et il se trouve avec nous, en CE2.

 On est tous soulagés, on va pouvoir rentrer chez nous !

- Viens ici, Chouq.

 Chouq se lève, il s’avance tête basse vers le bureau du maître comme si sa tête - et ce qu’il y a dedans - était devenue trop lourde pour lui. Monsieur Cazal avait dit « Faute avouée est à moitié pardonnée » et « Tout ira bien si le coupable se dénonce ». Alors, qu’est-ce qui va se passer ? 

 On n’attend pas longtemps pour le savoir. En une seconde, Monsieur Cazal soulève Chouq dans les airs et le retourne tête en bas comme une brindille. D’une main, il lui baisse son pantalon avec le slip et tout et de l’autre, il le fesse tellement fort que le maître en a la tête rouge tomate.

 C’est à partir de ce jour-là que Chouq a compris qu’il ne faut jamais croire tout ce que racontent les adultes. Il avait beau avoir un an d’avance, là-dessus il était en retard.

 Parce que ça, nous on le savait déjà depuis longtemps.

 

2

 

EXISTE-T-IL UN ORDRE DES CHOSES ?

 

 

 

 

 

 Enfant, je croyais que l’agencement du Monde était dicté par une instance supérieure et qu’il me fallait respecter l’Ordre des Choses. Dans cette logique, le boulanger était fait pour être boulanger, l’infirme voué à se déplacer en fauteuil roulant et les privilégiés riches de leur bon droit à être riches. Je ne comprenais pas que tout cela puisse être remis en cause. Puisque les Choses étaient, alors c’est qu’elles devaient être ! 

 

 Plus tard en grandissant, j’ai progressivement réalisé que cet Ordre apparent n’était qu’un entrelacs de bric et de broc, un amalgame hétérogène de hasards, d’opportunités – ou manques d’opportunités – le tout en équilibre instable. J’ai réalisé que les gens cohabitaient vaille que vaille, chacun avec ses désirs, ses envies, ses fantasmes et ses frustrations, tous bien forcés de faire contre mauvaise fortune bon cœur, embarqués dans le même bateau en partance pour personne ne savait où.

 

 Aujourd’hui, j’ai acquis la conviction que le seul Ordre qui soit, l’Ordre naturel, c’est le Chaos. Autrement dit et ramené à l’échelle humaine, le désordre.

 

 Tout cela a beau être aussi limpide qu’une eau pure de montagne, certains s’obstinent dans leur obscurantisme. Ils refusent l’évidence et tentent de créer un Ordre fictif là où il n’en existe pas. C’est ce que j’essaie d’expliquer à ma mère chaque fois qu’elle rentre dans ma piaule.

- Tout de même ! A dix-sept ans, tu pourrais ranger ta chambre !

 Mais rien à faire, elle refuse de comprendre.

 

3

 

FAUT-IL SE MÉFIER DE NOS PROMESSES

D’ADOLESCENT ?

 

 

 

 

 

 Des nuls, se dit Kevin. Voilà ce qu’ils sont ! Son beau-père Bernard, tout d’abord. L’essentiel de sa vie se résume à trimer du matin au soir comme un demeuré en mal d’intelligence. Et à gueuler sitôt rentré à la maison après sa journée de travail. A gueuler après lui et après sa mère. Sa mère qui ne vaut pas mieux, toujours à dire amen à ce bonhomme qui pue la sueur et ne sait que mettre les pieds sous la table en braillant : 

- J’ai faim ! Quand est-ce qu’on mange ?

 Après s’être rempli la panse, il fait main basse sur la télécommande et décide tout seul du programme télé. Avant de s’endormir au milieu du film, avachi sur le canapé la bouche grande ouverte en ronflant comme un cochon. A ce moment, il n’est même plus possible pour Kevin de mettre un pied devant l’autre – sa mère veille :

« Chut ! Kevin, ne fais pas de bruit ! Tu vois bien que Bernard dort. » 

 Une existence étriquée que Kevin abhorre de toutes les fibres de son être. Mais il ne leur ressemblera pas, non. Il se l’est promis.

 A quinze ans, il le leur avait affirmé haut et fort :

- Moi, plus tard je serai musicien.

 Son beau-père avait pris le temps de vider son verre de vin avant de se foutre de lui :

- C’est ça, oui. Et moi, je serai le prochain Pape !

 Son rire gras avait clôturé la discussion.

 Qu’ils pensent ce qu’ils veulent, Kevin s’est juré de devenir musicien. Il gagnera sa vie en jouant de la guitare, pas en empilant des boites de petits pois sur les rayons d’un supermarché de quartier comme le fait son beau-père.

 

 Assis au bord de son lit, Kevin plaque quelques accords nonchalants sur sa guitare. Aujourd’hui, c’est son anniversaire.

 Il a dix-huit ans.

 Brusquement, son beau-père fait irruption dans sa chambre - sans frapper, comme c’est pourtant exigé sur une feuille de papier scotchée sur sa porte. 

- Hé, tu rentres pas comme ça ! proteste Kevin.

 Debout dans l’embrasure de la porte, son beau-père le toise d’un drôle d’air. Avec ses grosses pognes et sa chemise à carreaux de bûcheron, on dirait qu’il prépare un mauvais coup.

- Tu prends tes affaires et tu te casses.

- De quoi ? Je comprends pas bien, là.

- Tu m’as très bien compris : tu prends tes affaires et tu te casses ! Et tout de suite.

- Mais tu veux que j’aille où ?

- Rien à foutre ! Où tu veux mais tu dégages ! T’as cinq secondes après c’est moi qui te vire !

- Attends il y a un problème, là ! Je suis aussi chez moi ici !

- Justement non ! T’es pas chez toi, t’es chez moi. C’est moi qui bosse, qui paye le loyer, la bouffe et tout le reste. Et puisque t’es long à la détente, je vais te mettre les poings sur les i : t’as dix-huit ans, t’es majeur alors tu te démerdes ! Moi, je veux plus de toi ici. Tu fous le camp !

 Kevin, blême :

- Et maman, qu’est-ce qu’elle en dit ?

 Sa mère apparaît à cet instant, fragile silhouette à la posture craintive derrière l’imposante carrure du beau-père.

- Maman, il veut me mettre dehors !

 Sa mère, apeurée :

- Bernard vient de me dire qu’il ne veut plus de toi à la maison. Je suis vraiment désolée, je…

- Mais vous ne pouvez pas me mettre à la porte comme ça, je ne sais pas où aller moi !

- Qui paye ici ?! reprend le beau-père, féroce. C’est moi ! Alors c’est moi qui commande et toi, tu fous le camp !

 Il empoigne le garçon par le bras.

- Attends, je vais prendre des affaires.

- Ta guitare, c’est tout ! C’est le seul truc que t’as pu te payer par toi-même. Tout le reste t’appartient pas !

 

 Voilà comment Kevin se retrouve à la rue.

 Seul, avec sa guitare sous le bras. Abasourdi, il erre sans savoir où aller. Le ciel se couvre, il se met à pleuvoir. Kevin s’abrite dans la cage d’escalier d’un immeuble. Il s’assoit sur les marches, tente de faire le point. Il a cinq euros en poche et du mal à réaliser.

 Putain, c’est pas vrai ! 

 Le pire, c’est qu’il a déjà faim.

 

 Voilà comment tout a commencé, il y a un an déjà.

 Autant dire une éternité.

 Aujourd’hui, Kevin dort sur des cartons dans un immeuble ancien transformé en squat.  On le dit voué à la démolition mais personne ne sait quand.

 La journée, Kevin gagne de quoi manger en jouant de la guitare dans le métro, porte des Lilas. Sale et efflanqué, la galère en bandoulière. Il a pourtant tenu la promesse qu’il s’était faite. D’une certaine façon, il a réalisé son rêve.

 Il gagne sa vie avec sa guitare.

 

4

 

POURQUOI LES ADOS SONT-ILS SI CRUELS ?

 

 

 

 

 

 J’ai quinze ans et j’en ai marre de ma mère. De mon père aussi, d’ailleurs. Ils n’y comprennent rien. D’un côté, je ne leur en veux pas. Parce que c’est pas de leur faute, ils sont trop vieux. D’un autre côté, je leur en veux quand même. Ça dépend des fois.

 N’empêche, j’en ai marre d’eux.

 Tout à l’heure, j’ai dit à ma mère :

- Si on téléphone, c’est pour moi.

- Ah ? Et qui doit t’appeler ?

- Steak Haché.

- Steak Haché !?

- C’est un garçon qui s’appelle Jérémie. Steak Haché, c’est son surnom.

- Et je peux savoir pourquoi tu l’appelles comme ça ?

- Si tu voyais les gros boutons dégueus qu’il a sur les joues, tu comprendrais !

 Ma mère m’a regardée, l’air outrée.

- Tu ne devrais pas parler de tes copains comme ça. Ce n’est pas très sympa.

 Je lui ai lancé un regard noir avant de partir dans ma chambre en claquant la porte. C’est toujours la même histoire, ils n’y comprennent rien.

 Au fait, il y a une chose que je ne vous ai pas encore dite.

 Moi, c’est Grosses Fesses.

 

 

 

 

AMOUR

 

 

 Le plus grand amour est l’amour d’une mère,

 vient ensuite l’amour d’un chien puis l’amour d’un amant.

 Proverbe polonais.

 

5

 

COMMENT FAIRE POUR RENCONTRER QUELQU’UN ? 

 

 

 

 

 

 Il faut se bouger, voilà ce qu’il faut faire.

 Et si j’étais vulgaire, je dirais même qu’il faut se bouger le cul !

 Mais je ne le dis pas. Ça pourrait être mal interprété.

 En tous cas, c’est ce que je réponds à mes copines célibataires. Pour les secouer. Parce que toutes, elles me posent la même question. En boucle, c’est incroyable ! Depuis que je sors avec Fred (Fred, c’est mon mec), elles ont réalisé que j’en connaissais un rayon en matière de rencontre. Et puisque je suis sympa, je vais vous donner mes trucs.

 Il faut commencer par comprendre qu’il y a des règles. Des règles simples qui changent tout si on accepte de les intégrer.

 D’abord prendre conscience qu’on n’est plus au dix-neuvième siècle. « Leurs yeux se rencontrèrent et ils tombèrent en pamoison… », c’est fini ! Terminé, les fariboles et le romantisme à trois sous. Pareil pour les années soixante-dix, elles sont loin derrière nous. A l’époque, en discothèque il était de bon ton d’attendre sagement assise sur une chaise le long d’un mur qu’un ces Messieurs daigne nous inviter à danser. 

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