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Curiosités et bizarreries

De
417 pages
Il est tentant d’exercer sa verve et sa sapience philosophique sur des sujets qui ont remué l’opinion en des siècles obscurs, et qui nous semblent aujourd’hui risibles ou condamnables. Le sérieux des ouvrages historiques est ici remplacé par la nonchalante prolixité de récits courts et incisifs. Si la forme des premiers est en droit de séduire le lecteur appliqué, l’insouciance des seconds devrait plaire à ceux qui recherchent surtout la couleur, l’originalité, l’étrangeté, le panache, voire l’incroyable ou le surnaturel.
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Curiosités et bizarreries
Henri Berna
Curiosités et bizarreries Singularités d’hier et d’aujourd’hui
PENSÉES/ APHORISMES/ MAXIMES
© manuscrit.com, 2001 ISBN: 274811955X (pour le fichier numérique) ISBN: 2748119541 (pour le livre imprimé)
Avertissement de l’éditeur
Découvert par notre réseau de Grands Lecteurs (libraires, revues, critiques littéraires et de chercheurs), ce manuscrit est imprimé tel un livre. D’éventuelles fautes demeurent possibles ; manuscrit.com, respectueuse de la mise en forme adoptée par chacun de ses auteurs, conserve, à ce stade du traitement de l’ouvrage, le texte en l’état. Nous remercions le lecteur de tenir compte de ce contexte.
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INTRODUCTION
La lecture de récits historiques nous révèle bien souvent des faits étranges, et que l’on a du mal à ad mettre ou à comprendre. Les réalités d’hier sont tou jours surprenantes et même déroutantes, non seule ment parce que les mœurs ont considérablement évo lué, mais aussi parce que notre propre perception des faits s’est quelque peu affinée et que nos moyens de connaissance ont, bien évidemment, considérable ment augmenté
Les horreurs des guerres civiles, le fanatisme des guerres de religion, ou les fureurs de la Révolution n’évoquent plus en nous qu’une vertueuse réproba tion, comme si, étant nousmêmes pris dans la tour mente, à cette époque, nous n’eussions pas été, nous aussi, tout autant stupides et criminels. Il nous sem blait même que des temps aussi barbares ne pou vaient plus réapparaître, et qu’il suffsait d’avoir tiré des enseignements philosophiques de ces troubles pour les extirper à jamais de notre quotidien.
Des faits récents, des barbaries sans pareilles, des monstruosités d’un autre âge, des fanatismes de caractère médiéval ont pourtant ébranlé des convictions laxistes et des contentements mesquins et égoïstes. Nous devrions avoir plus que jamais le
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souci de repenser notre philosophie et de peser nos actes d’hier et d’aujourd’hui.
De fait l’évocation de cet amas de faits dis cordants ne devrait plus avoir d’autre utilité que d’éveiller notre curiosité, d’exciter nos sarcasmes ou nos réflexions, et de nous donner du passé l’idée assez fallacieuse d’un ensemble de sociétés mal organisées et méchamment motivées. C’est vrai en grande partie, mais nousmêmes, et dans un proche futur, n’échapperons pas aux mêmes critiques et aux mêmes moqueries.
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PRÉSENTATION
C’est une gageure, sembletil que de vouloir présen ter les faits caractéristiques ou curieux de notre histoire sous la forme tout à fait arbitraire d’une suite désordon née d’anecdotes, plus ornées de commentaires ou de ré flexions critiques que de précisions historiques.
C’est qu’il est tentant d’exercer sa verve et sa sa pience philosophique sur des sujets qui ont remué l’opi nion en des siècles obscurs, et qui nous semblent au jourd’hui risibles ou condamnables. Le sérieux des ou vrages historiques est ici remplacé par la nonchalante prolixité de récits courts et incisifs. Si la forme des pre miers est en droit de séduire le lecteur appliqué, l’insou ciance des seconds devrait plaire à ceux qui recherchent surtout la couleur, l’originalité, l’étrangeté, le panache, voire l’incroyable ou le surnaturel.
Sans doute l’exactitude et la rigueur ne sontelles pas toujours le principal intérêt de ces anecdotes ; sans doute les aton au cours des siècles un peu enjolivées ou for tement accentuées ; sans doute seraitil assez imprudent de les extrapoler ou d’en tirer des enseignements défini tifs, et encore moins des arguments pour une idéologie ou une théorie quelconque ; mais il reste que, par l’effet de ces touches imprécises et disparates, il soit possible de considérer le passé avec indulgence et le présent avec
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philosophie. Bornonsnous donc à tirer de ces anecdotes le seul bénéfice qui soit licite, celui de l’agrément.
On trouvera peutêtre qu’il était ambitieux de relater des faits qui viennent de tous les temps, de tous les pays, et qui touchent à des domaines si différents. La réponse est facile : c’est d’abord qu’il aurait été difficile de faire un tri, et d’autre part parce qu’il nous semble que le lec teur devrait prendre intérêt à chacune d’elles, sans être tenu à la rigueur d’une classification ou d’une méthode.
Au demeurant, nous estimons que cette grande variété de sujets devrait être propice à la méditation, et qu’elle devrait plonger le lecteur dans des abîmes de réflexion. Ce qu’il faudrait surtout en retenir, c’est l’extraordinaire impact que peuvent revêtir ces anecdotes qui, mieux que de longs développements de pensée, s’imposent à notre esprit et stimulent notre jugement.
Quant au censeur soucieux d’ordre et d’harmonie, de vérité et de précision, rien ne l’empêche de classer ces anecdotes sous une autre forme, par thème, par ordre chronologique, par région ou pays, par préférence ou rejet, ou encore selon leur mérite ou leur portée philo sophique
Une dernière précaution cependant : cette forme anecdotique est une arme terrible qui peut facilement glisser vers d’insinuantes suppositions ou de réelles calomnies. Elle pourrait aussi se faire le support d’idéo logies malsaines ou d’idées subversives. Si telle n’a pas été notre intention, il n’est pas assuré que certains passages ne soient pas critiquables sur le fond ou sur l’interprétation qu’on pourrait en faire.
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