Guyane

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Un couple arrive pour la première fois en Guyane française pour passer des vacances de rêve, afin de découvrir la culture du pays et son célèbre Carnaval. Mais un flirt sauvage va déstabiliser leurs projets.
La rencontre hasardeuse de Martin le sage sera fortuite et changera, ô combien, la physionomie du voyage de ce couple. Et ceci à tel point que le voyage sera inoubliable et les déboires, de l’histoire ancienne.


Publié le : lundi 5 octobre 2015
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EAN13 : 9782332949455
Nombre de pages : 102
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ISBN numérique : 978-2-332-94943-1
© Edilivre, 2015
BANLIEUE PARISIENNE
Il est 19 h 30 quand Antoine rentre chez lui après une longue journée de travail. Ariane vient tout juste de raccrocher le téléphone, elle qui était en communication avec une de ses meilleures amies. Ce soir, Antoine est plus heureux que d’habitude, sous l’air hébété d’Ariane qui le regarde traverser le salon pour se rendre aux toilettes.
La porte entrebâillée, il entame la discussion avec Ariane, qui peine à entendre ce qu’il lui raconte. « Quand tu auras terminé ton ruissellement, peut-être, qu’à ce moment, nous pourrons avoir une vraie discussion entre personnes civilisées. Tu ne penses pas ? » s’écrit-elle. Antoine ressort des toilettes en remontant sa braguette. « Oh ! Excuse-moi ma chérie mais j’avais une envie très pressante. Coincé dans les bouchons, je ne voulais qu’une seule chose, arriver aux toilettes. » Il se dirige vers elle sans se laver les mains. « Tu ne crois pas que tu as oublié de faire quelque chose en sortant des toilettes ? » lui demande Ariane.
Antoine, après s’être lavé les mains et les avoir essuyées, revient vers Ariane pour la saluer. Il l’embrasse et la regarde avec un petit sourire au coin des lèvres. « Pourquoi tu me regardes avec un visage niais comme ça ? lui demande Ariane. – Ce n’est pas un visage niais ma chérie, c’est un sourire. Si je souris comme ça, c’est que j’ai une surprise pour toi. Je t’emmène quelque part. Tu as peut-être une petite idée ? » Ariane hausse les sourcils, montrant son étonnement, car ce n’est pas dans les habitudes d’Antoine de faire des surprises. C’est un homme très introverti et sans surprise, justement, et c’est ça le problème pour Ariane. « Tu veux que je te donne quelques indices pour trouver le lieu alors ? OK, je me jette à l’eau ! Si je te dis on se rend dimanche à un lieu historique et humide où on trouve des petites bébêtes ? – Je dirai dans la maison de tes parents. On est encore invités à manger du poulet basquais à l’ancienne et la fameuse tarte au citron, comme tous les dimanches. – Ne sois pas aussi médisante envers tes beaux-parents. En plus, tu sais bien que mes parents t’adorent… Bref ! Je suis tellement content que je ne m’arrête pas là-dessus. Je veux te parler de vacances, d’évasion, de forêt amazonienne… Comme la Guyane. » Chérie, dimanche on part pour deux semaines en Guyane. Tu verras le fameux carnaval guyanais avec ses couleurs et ses touloulous. » Ariane reste subitement figée, sans dire un mot, puis elle pousse un cri… « AAAAHHHH !!! » Antoine fait un bond en arrière et se bouche les oreilles. « Antoine, tu es génial ! Si tu savais comme je t’aime ! Oh, mon amour… » Elle s’arrête subitement. « Ce n’est pas une farce ? Tu me le jures ? » Elle l’attrape par la cravate avec l’air menaçant. « Montre-moi les billets d’avion !
– Crois-moi, ce n’est pas une blague. Je suis sincère. Je voulais te faire plaisir et que l’on passe un peu plus de moment ensemble. De plus, ce sera la première fois que l’on fera un aussi long voyage. »
DIMANCHE - AÉROPORT DE PARIS
Antoine et Ariane ont préféré prendre un taxi pour se rendre à l’Aéroport Orly Ouest. Le taxi à peine garé, c’est un défilé de valises qui commence. Les annonces à répétition des compagnies aériennes retentissent à l’intérieur des halls. Ariane et Antoine se dirigent vers les écrans pour voir vers quel hall d’embarquement se diriger. C’est Ariane, la plus excitée, qui se poste en avant, et Antoine essaie comme il peut de la suivre en slalomant entre les passants, les voyageurs, avec sa montagne de valises. o « Tiens, c’est écrit Fort-de-France, hall n 2. Tu ne penses pas que l’on devrait passer par là ? demande Antoine. – Fort-de-France c’est la Martinique, voyons, ce n’est pas la Guyane ! Tu es sûr que c’est toi qui as acheté les billets pour ce voyage en Guyane ? Il faut un minimum en géographie française quand même. » Ariane continue à accélérer le pas car elle a une bonne piste. « J’ai trouvé, Antoine ! Allez, avance plus vite ! Il ne reste plus personne dans l’allée. Fais un effort. Ne sois pas de mauvaise foi. On va rater l’avion ! – Cela m’étonnerait car, s’il n’y a personne, c’est juste que nous sommes les premiers et que l’enregistrement n’est pas encore lancé. Nous sommes arrivés avec quatre heures d’avance sur l’heure de départ. »
Ariane et Antoine ne sont pas les seuls à partir à la découverte de la Guyane. Deux jeunes gens en tenue de militaire, et sac sur le dos, sont juste derrière eux lors du passage en douane. Après avoir rempli les formalités douanières, les deux voyageurs se trouvent sur la passerelle pour accéder à bord.
DANS L’AVION
Postés à l’entrée de l’avion, deux hôtesses de l’air et le commandant de bord accueillent les passagers et leur indiquent l’emplacement de leur siège. « Madame, Monsieur. Je vous souhaite la bienvenue. Vos sièges sont situés dans le couloir de gauche, au troisième rang. La compagnie vous souhaite un agréable voyage. – Oh, merci Madame ! Je suis tout excitée Antoine, nous y sommes ! »
Quant aux deux jeunes, les sièges qui leur ont été affectés se trouvent en queue de l’avion. Ils longent le couloir de gauche à leur tour pour atteindre leurs sièges. Ils arrivent au niveau d’Antoine et d’Ariane. L’un d’entre eux s’adresse au jeune couple. « Vous avez de la chance d’être assis tout devant. Nous, juste au fond, comme à l’école… Au fond de la classe mais sans les radiateurs. – Vous êtes des aventuriers, donc cela ne devrait pas vous causer de souci » rétorque Ariane.
Les deux jeunes arrivent à leurs sièges, numérotés J65 et k66.
Philippe et Paul sont deux jeunes chômeurs, vivant en France métropolitaine, qui ont décidé de prendre leur destin en mains. Pour cela, ils ont choisi la Guyane pour mener à bien leur projet. Ils veulent réaliser leur rêve dans cette vaste forêt amazonienne. C’est Philippe, l’aîné des deux cousins, qui s’assied le premier, après avoir rangé son sac dans l’une des cabines situées au-dessus de leurs sièges. « J’ai pris la carte géographique, comme ça, on va travailler notre projet sur le parcours que l’on va réaliser. Il faut vraiment respecter à la lettre tout ce que nous allons nous fixer comme objectif. Notre réussite dépendra de notre discipline. – Mais dis-moi Paul… Tu dis que tu as longtemps travaillé sur le projet ; tu es sûr que tu
maîtrises tout ? – Maîtriser, maîtriser… Ne t’emballe pas non plus. Moi, j’ai étudié un projet, mais on va dans la forêt amazonienne, ce n’est pas le bois de Boulogne. – Il y aura des arbres mais pas de putes quoi ! » Une dame âgée assise juste à leur côté s’insurge lorsqu’elle entend le mot « pute ». « Vous ne pouvez pas être moins vulgaires ? Tchipp… Oh, doux Jésus ! »
Quelques sièges devant, Ariane et Antoine essaient tant bien que mal de bien s’installer pour effectuer un voyage agréable. « Mais, dis-moi Ariane… Pourquoi je n’arrive pas à regarder un film ? L’écran ne s’allume même pas. Je crois qu’on est encore tombé sur de mauvaises places. – Arrête de te plaindre. On vient à peine de s’installer. Une fois qu’on aura décollé, les écrans seront accessibles. Pour l’instant, il faut attendre. »
GUYANE - AÉROPORT FELIX EBOUE
Après avoir survolé le large tapis vert dans un décor luxurieux, l’avion se pose sur la piste internationale de l’Aéroport Félix Eboué. À peine la porte ouverte, les passagers sont réjouis et frappés par l’air humide et la bouffée de chaleur qu’ils découvrent. Ariane retient de la main droite son chapeau pour qu’il ne s’envole pas à cause du vent. Antoine, sourire aux lèvres, la précède et lance un cri. « Youhou !!! Nous y voilà ! » Ariane le tape dans le dos pour lui montrer sa gêne.
Après avoir récupéré leurs bagages, comme des stars, les touristes sont prêts à emprunter la sortie pour affronter les regards des parents, amis, curieux qui viennent les accueillir. C’est Antoine qui pousse encore le chariot avec les valises. Un jeune homme élégant, très dynamique et entreprenant s’approche d’Ariane et Antoine pour les accoster. « Bonjour. Bienvenue en Guyane ! Je suis Albert, pour vous servir. Je vois qu’avec tous ces bagages, vous ne pourrez pas vous rendre à pied jusqu’au centre-ville et, de plus, ce n’est pas la porte d’à côté. »
Ariane, charmée par l’accueil du taximan, ne prend même pas le temps de demander à Antoine son avis. « Vous êtes garé où ? lui demande Ariane. – Chère Madame, ma voiture est juste à la sortie. Suivez-moi ! C’est votre premier séjour en Guyane ou vous êtes déjà venus autrefois ? – Pour nous deux, c’est notre première fois, et notre premier voyage tout court, répond Antoine. – Vous avez beaucoup de chance de tomber sur moi comme taxi, et j’ai même quelques tuyaux pour rendre votre séjour agréable. – Cela coûtera combien pour le trajet ? demande Antoine, soucieux de ne pas se faire arnaquer. – Comme je vous le dis, vous avez beaucoup de chance de tomber sur moi, je n’arnaque pas les clients comme mes collègues. Donnez-moi votre destination, où je dois vous déposer, et je pourrai même vous laisser ma carte pour vous ramener à l’aéroport le jour de votre départ. Vous restez combien de temps chez nous ? – Deux semaines pleines, répond Ariane très enthousiaste. – Seulement deux semaines !? Je suppose que vous avez déjà un programme tout fixé ? – Non, justement, répond Antoine. Nous partons à l’aventure et souhaitons découvrir le maximum de choses. Vous nous avez dit que vous pourriez nous donner des tuyaux, peut-être que cela pourrait nous intéresser.
– Bien sûr, c’est comme vous voulez. Soit je peux être votre guide touristique et être à votre disposition pendant votre séjour et on s’arrange sur un tarif, soit je vous laisse quelques adresses de sites à visiter ? »
Toujours dans la crainte de se faire arnaquer, Antoine va choisir la formule gratuite ; à savoir, se débrouiller tout seul et faire les déplacements par eux-mêmes. « C’est gentil mais nous allons accepter quelques adresses et nous allons improviser », répond Antoine. Après quelques kilomètres parcourus, Albert dépose Ariane et Antoine devant l’entrée d’un hôtel, dans le centre-ville de Cayenne. « Bien, vous voilà arrivés ! Je vous laisse ma carte au cas où. »
Albert se dépêche d’écrire quelques adresses sur une feuille avant de transmettre la feuille et sa carte de visite à Ariane, qui semblait la plus accessible et qui se tenait juste à côté de lui.
RUE Mme PAYET - VILLE DE CAYENNE
Après avoir déposé leurs bagages dans leur chambre d’hôtel et pris une douche, pour se délasser de la fatigue du long voyage et affronter cette lourde chaleur, Ariane et Antoine se baladent dans les rues du centre-ville pour avoir une première approche du pays et se faire une idée sur le déroulement de leur séjour. « J’adore l’architecture des maisons ! Elles sont très anciennes, mais la diversité des couleurs et la forte présence du bois les rendent très attrayantes, dit Ariane. On pourrait regarder pour faire quelques achats à ramener à l’hôtel. – On vient d’arriver, on pourrait attendre avant de faire des dépenses, dit Antoine. – Nous sommes en vacances. Tu ne vas pas commencer à gâcher notre séjour en commençant à compter tes sous. Nous ne sommes pas à la maison, lâche un peu ! »
Ariane et Antoine commencent à arpenter une rue où il y a principalement des bijouteries. Antoine, qui connaît le goût d’Ariane pour les bijoux en or, commence à avoir de grosses sueurs et des maux de tête. Ils se rapprochent de la vitrine de la première bijouterie. « Oh, ils sont magnifiques ! On peut rentrer pour jeter un œil mon chéri ? – Tu ne veux pas qu’on continue à regarder d’autres magasins ? Il y en a encore d’autres dans cette rue. – Premièrement, ce n’est pas un magasin mais une bijouterie, et deuxièmement je vois très bien que tu n’es...
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