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La femme de M. Anderson

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Mr Anderson est un lettré dans la fleur de l'âge. Ce vieux garçon, reclus dans sa grande demeure, finit un jour par éprouver le besoin de pimenter un peu sa vie. Alors, il s'en va dans la grande ville, à la recherche d'un cyber-café où il pourrait trouver l'objet de ses rêves (car comme chacun sait, on trouve tout et n'importe quoi sur Internet). Une annonce finit par lui tomber sous les yeux. Ravi, il s'empresse d'y répondre :

« Cher Mr M.,

J’ai vu votre annonce sur Internet et il se trouve que je suis très intéressé par votre offre. En effet, il me plairait beaucoup de posséder quelque chose d‘aussi original sans être encombrant, qui pourrait me tenir compagnie pour finir mes vieux jours.

Pourrions-nous nous rencontrer afin que je puisse en constater l‘état et me décider ?

Merci d’avance et sincères salutations,

Mr. A. Anderson »

Ami lecteur, l'Arlésienne t'offre une histoire d'amour comme tu n'en as pas lue depuis longtemps ! Je te conseille, pour la lire, de t'équiper toutefois d'un congélateur pour éviter tout désagrément...

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A propos de cette édition :

La femme de M. Anderson

Morgane Franck

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Éditions de l’Arlésienne

Retrouvez-nous sur http://arlesienne-editions.com

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Publié pour la première fois le 3 avril 2017

Tous droits réservés.

ISBN : 979-10-94896-01-3

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Dépôt légal automatique.

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Source de l’illustration : Lucille Cottin

La femme de M. Anderson


Mr Anderson aimait les vêtements démodés, fumer la pipe, regarder « Des chiffres et des lettres » sur sa télévision en noir et blanc, donner à manger aux canards dans le parc quand il faisait beau, boire du café avec des petits biscuits, manger des rognons, écrire, car il était écrivain, mais surtout, être seul. Il aimait le calme, la liberté de faire ce qu’il voulait quand il le voulait et ne dépendre de personne. 
Il vivait dans une petite maison, dans la banlieue de Londres, ville énorme, moderne et bruyante en cette année 2009. Bref, une ville bien loin de tout ce qu’aimait Mr Anderson. Sa maison était donc son petit sanctuaire, un petit coin de 19e siècle, l’époque dans laquelle se déroulaient tous ses romans. Loin du cliché du vieux célibataire, Mr Anderson était très méticuleux. L’endroit était toujours propre et bien rangé. 
Mais voilà qu’il entrait maintenant dans la cinquantaine, que la couronne de cheveux qui lui restait était grise, que les rides se dessinaient sur son visage et qu’il n’avait plus vraiment envie de finir ses jours seul. D’autant que, depuis un moment, il vivait uniquement sur les ventes de ses vieux romans. Eh oui, en vieillissant, le puits de l’inspiration s’était tari et rien ne semblait pouvoir lui redonner vie. Bien sûr, il essayait. Il prenait bien souvent une longue feuille de papier à l’ancienne ainsi que sa plume noire et traçait quelques lignes lentement, comme si, s’il se précipitait, elles risquaient de disparaître. Mais souvent, dès le premier paragraphe écrit, il jetait la feuille de papier au prix exorbitant et abandonnait. 
Il décida donc qu’il était grand temps de changer de mode de vie, ou du moins, d’y ajouter un petit plus, de mettre un terme à cette solitude qui, s’il l’avait aimée pendant bien des années, commençait maintenant à lui peser. Il s’assit un beau jour dans son fauteuil, près de la fenêtre d’où il pouvait apercevoir la rue vide et calme. Et se mit à réfléchir.
Il pouvait adopter un chien, ou un chat. Mais non, il faudrait éduquer l’un comme l’autre, et puis, il y avait le bruit, les odeurs, le chien qu’il faudrait sortir, le chat dont il faudrait changer la litière… Non, tout cela le dégoûtait déjà. Un enfant serait de la folie furieuse, et il y préférait encore le chat ou le chien. Un poisson rouge ne vivrait pas assez longtemps, une tortue, probablement trop longtemps. 
Et puis il fallait se rendre à l’évidence, toutes ces idées manquaient d’originalité, comme toutes les histoires qu’il avait commencées ces derniers temps. Bref, il avait besoin d’aide. Un « Bang ! » résonna contre la porte d’entrée, mettant un terme à ses réflexions. Grommelant, Mr Anderson se leva doucement, ses genoux craquèrent, lui rappelant une nouvelle fois combien le temps avait passé. 
Il ouvrit la porte d’entrée pour y trouver le journal du jour. Voilà qui pouvait l’aider ! Il rentra et se mit à éplucher les petites annonces, y cherchant une perle, quelque chose d’original qu’il pourrait acquérir. 
Pendant les jours qui suivirent, Mr Anderson ne fit que cela : lire les petites annonces pour ensuite attendre le journal du lendemain, et ainsi de...
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