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Les aventures de Jim Cusack

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Il est beau, il est grand, il est fort, il est intelligent, en un mot comme en mille, il est Jim Cusack et il est parfait. L'homme de toutes les situations, surtout les plus dangereuses, le Sherlock Holmes du XXIe siècle, le James Bond Monty Pythonesque au sourire ultra-bright et aux muscles d'acier, accompagné de sa fidèle acolyte, la magnifique et chatoyante rousse Tina Pesca, est là pour enquêter. Cet aventurier des temps modernes, créé de toutes pièces par l'immense écrivain Tobias Griffiths, est appelé à la rescousse par le lieutenant Brisbane afin de résoudre un mystère des plus étonnants : un violoniste de renommée internationale soudainement hospitalisé, un violon à la valeur inestimable, un araignée violoniste... Diable, cela fait beaucoup de violons au mètre carré en une seule journée ! Serait-ce le scélérat rrrrusse Zwong qui aurait remis le couvert ? Sommes-nous en présence d'une machination destinée à mettre à terre une fois de plus — en vain — le génial Jim Cusack ?

C'est court, ça se lit sans faim, ça se relit sans fin. On espère que ces aventures vous plairont autant qu'à nous.


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Couverture des aventures de Jim Cusack

Les aventures de
Jim Cusack

Il est beau, il est grand, il est fort, il est intelligent, en un mot comme en mille, il est Jim Cusack et il est parfait. L’homme de toutes les situations, surtout les plus dangereuses, le Sherlock Holmes du XXIe siècle, le James Bond Monty Pythonesque au sourire ultra-bright et aux muscles d’acier, accompagné de sa fidèle acolyte, la magnifique et chatoyante rousse Tina Pesca, est là pour enquêter. Cet aventurier des temps modernes, créé de toutes pièces par l’immense écrivain Tobias Griffiths, est appelé à la rescousse par le lieutenant Brisbane afin de résoudre un mystère des plus étonnants : un violoniste de renommée internationale soudainement hospitalisé, un violon à la valeur inestimable, un araignée violoniste… Diable, cela fait beaucoup de violons au mètre carré en une seule journée ! Serait-ce le scélérat rrrrusse Zwong qui aurait remis le couvert ? Sommes-nous en présence d’une machination destinée à mettre à terre une fois de plus — en vain — le génial Jim Cusack ?

C’est court, ça se lit sans faim, ça se relit sans fin. On espère que ces aventures vous plairont autant qu’à nous.

L’auteur

De parents anglais, L.C Went arrive en France très jeune pour y passer toute sa scolarité.

Ses études scientifiques, puis linguistiques l’emmènent d’abord à Montréal, puis Charlotte et Londres, et enfin Saint-Malo qui est actuellement son port d’attache.

Sa vie familiale lui assure la stabilité, et sa vie professionnelle la quasi certitude de la nutrition.

La discrétion, ainsi que la retenue et l’effacement, marquent son caractère.

Ses personnages, eux, n’ont pas le sens de la réserve.

"Mon nom est
Tobias Griffiths."

Mon nom est Tobias Griffiths.

J’en étais sûr.

Voilà que vous vous emballez.

« Tobias Griffiths, c’est vous ? C’est bien vous le créateur du fabuleux Jim Cusack ? »

Vos yeux brillent. Votre enthousiasme fait peine à voir.

Non, sérieusement, calmez-vous.

Mon nom provoque toujours ce genre de réactions, je sais. Je devrais peut-être m’y habituer, à force. Mais non, je ne m’y fais pas.

Au lieu de parler de moi, ce qui serait gentil, de demander des nouvelles de ma santé par exemple, et comment va mon moral, il en faut du moral, voilà que je me retrouve obligé de bavarder sans fin de ce gars qui n’existe pas.

Oui, j’ai créé Jim Cusack, détective au grand cœur, au sang-froid proverbial.

Je l’ai mitonné comme un bon petit plat, en prenant les meilleurs ingrédients possibles : l’acuité de Sherlock Holmes, la précision d’Hercule Poirot, le physique d’athlète de James Bond, et la lippe désabusée de Philipp Marlowe pour ajouter une touche humaine, faillible.

Aujourd’hui Jim Cusack est une icône. Un héros superbe. Pas une semaine ne passe sans qu’on m’invite à une conférence, une lecture, un séminaire, avec pour thème le grand, l’incomparable détective Jim Cusack.

Je n’y vais plus.

Au début, je me déplaçais partout. J’étais heureux. J’avais le trac. Je voulais être à la hauteur. J’étais jeune. Je prenais des trains, des avions, et encore des trains et d’autres avions, sans fatigue. J’allais partout où j’étais demandé. J’aurais même été jusqu’à louer des diligences ou enfourcher des canoës pour aller rencontrer mes lecteurs.

Maintenant, le temps, l’usure… Je ne suis plus aussi enthousiaste. Et j’ai compris que ma présence plombe l’assemblée.

À force d’entendre parler de Jim Cusack sous toutes les coutures, j’ai fini par le prendre en grippe. J’ai annoncé sa mort à plusieurs reprises. Plus j’étais contrarié, plus ses souffrances étaient atroces et ses agonies douloureuses. Le feu, le poison, la mitrailleuse, un javelot en plein thorax… La vue des auditeurs tétanisés renforçait mon sadisme. Je faisais des révélations acerbes : Cusack consommait des produits dopants, aimait la corrida, avait mauvaise haleine…

Rien d’étonnant à ce que mon éditrice exige que je n’y aille plus. Elle a rédigé une lettre d’excuse, prête à l’emploi, qui décline poliment les invitations. Je n’ai qu’à la signer et à la renvoyer, c’est notre accord. En post-scriptum, il est précisé qu’un individu louche a tenté, à plusieurs reprises, de se faire passer pour Tobias Griffiths : ne pas en tenir compte, svp.

Comme on ne m’a pas vu en public depuis bien longtemps, les lecteurs doivent penser que j’ai une santé fragile. On doit sûrement m’imaginer très vieux, tout rabougri, un peu tremblant, enroulé dans un plaid écossais parfumé aux pastilles à l’eucalyptus.

Et pendant ce temps-là, Jim Cusack, toujours vaillant, saute sur les toits, monte les escaliers quatre à quatre, dégaine son arme dans les ascenseurs, brise les serrures des entrepôts et attrape les méchants à coups de clés anglaises, ses biceps parfaitement aiguisés.

Il échappe à la mort. Et moi j’échappe aux découverts sur mon compte en banque.

Il faut que je m’y fasse. Ma survie et celle de Jim Cusack sont devenues inextricablement liées.

Je dois continuer à le poser sur sa moto, qu’il la chevauche dans les tunnels, se faufile entre les camions avec la fluidité d’un chat, pendant que Siegfried Zwong, son ennemi juré, le vise avec son Beretta M951R à tir automatique.

« Argh, rugit le bandit, pendant qu’un mince filet de bave coule doucement de sa lèvre. Encorrre rraté ! » Il a un accent russe. C’est bien normal.

Je me suis résigné. Je supporte Jim Cusack avec patience.

C’est entièrement ma faute s’il existe, ce colocataire encombrant. Cela fait plusieurs années maintenant qu’il habite chez moi. Il s’assoie sur mon canapé, s’agite dans ma chambre à coucher et me suit sous la douche. C’est parti pour durer.

Il ne me lâche pas d’une semelle. Il monopolise mes pensées. Je dois continuellement trouver quelles empreintes, quels détails, quels indices le guideront vers l’épilogue et le mot fin.

C’est le plus difficile. Ses qualités de superman ne peuvent pas s’exercer en vain. Il lui faut des affaires à résoudre, si possible adaptées à l’esprit déductif qu’il possède, qui est, tout le monde le sait, hors du commun.

Lorsque j’avais encore la foi, tout me semblait facile.

Un fait-divers dans le journal, une notice de médicament… J’utilisais tout ce qui me tombait sous la main, sous les yeux.

Ce bon vieux Jim réagissait...