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Mon Jésus christ à moi

De
119 pages
A l’automne de ma vie, après quatre romans non publiés et un chômage qui dure. Pour être à la mode j’ai écris un petit trash. Je me suis bien amusé à disserter sur les femmes, la vie, le sexe et la mort qui nous attend tous, immanquablement. C’est court, bref et tonique et ça ne parle que de l’essentiel en se moquant de tout. Aucun message, aucune alerte, juste un récit pour tenter de comprendre, d’analyser ma vie à travers les femmes qui sont passées et de celles qui jalonneront mon avenir qui s’annonce certain. S’il vous a plû tant mieux, sinon torchez vous avec, au moins aura-t-il servi à quelque chose.Amis lecteurs, lis, digère, déguste sans peine et sans reproche et bande encore s’il te plait, jusqu’à la mort mon frère, compagnon de misère et de solitude.
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Mon JØsus christ à moiChristian Correc
Mon JØsus christ à moi
La damnation
PENS ES /APHORISMES/MAXIMES' manuscrit.com, 2002
ISBN: 2-7481-2055-8 (pourle fichiernumØrique)
ISBN: 2-7481-2054-X (pourlelivreimprimØ)Avertissement de l Øditeur
DØcouvertparnotrerØseaudeGrands Lecteurs(libraires,revues,critiques
littØraires etde chercheurs),ce manuscritestimprimØ telunlivre.
D Øventuelles fautesdemeurentpossibles;manuscrit.com,respectueuse de
lamiseenformeadoptØeparchacundesesauteurs,conserve,àcestadedu
traitement de l ouvrage, le texte en l Øtat.
Nous remercions le lecteur de tenir compte de ce contexte.
manuscrit.com
5bis, rue de lA’ sile Popincourt
75011 Paris
TØlØphone:0148075000
TØlØcopie : 01 48 07 50 10
www.manuscrit.com
contact@manuscrit.comLA DAMNATION
J ai longtemps pensØ que le bonheur se nommait
clitoris, j Øtais sur elle ou à cotØ, je fouinais un peu
danstoutcequ elleadeplusprofond,depluscachØ.
Jecherchaislapetitebiteàplaisir,lanouillededes-
sert. AforcedetripatouillersouslabarriŁredepoils,
le point G se rØvØlait au bout d un doigt, au hasard
de la dØcouverte.
C est l imprØgnation de son sexe qui aggravait
mondØsir. Jesavaisquej avaistrouvØouquej avais
perdu. Et puis aprŁs de longs soupirs presque tus,
elle ouvrait grand les cuisses d un coup attendant
le glaive salutaire. Je sortais ma bite tendue par le
dØmon et je la crucifiais avec un plaisir de romain,
de gladiateur vainqueur.
Comme Ben-Hur poussant son char.
A ce moment l , j Øtais l archange Gabriel avec
sa lance qui tue le dragon, j Øtais le vainqueur de
sa petite vertu, de sa morale Øvanescente. Son ange
pur et immaculØ s Øtait enfui devant la turgescence
satanique dressØe par sa fatale beautØ.
AvØ CØsar ceux qui veulent jouir te salue.
SuivantlaposturequiseprØsentaitj ØtaislehØros
heureux ou malheureux.
Dans celle du missionnaire, j Øtais HØrode cru-
cifiant JØsus Christ, Elle Øtait ma croix ainsi, les
7Mon JØsus christ à moi
jambes ouvertes, les bras pendants. Je la ressusci-
tais à chaque assaut, à chaque cri.
En levrette, agenouillØ derriŁres ses fesses of-
fertes, j Øtais Judas, cherchant son salut dans je ne
sais quelle trahison, la chair ou l esprit.
Un cri plaintif me ramenait toujours à sa rØalitØ,
nous n Øtions que deux Œtres en train de copuler.
Maintenant je pouvais rechercher le plaisir des
sens, enfin juste celui qui devrait nous faire fuir à
jamais et qu on recherche à tout prix.
Fourrer sa bite dans une terre inconnue, à priori
accueillante, mais combien de rivages, combien
d lesattirantes ont noyØ desmarins aventureux?
Nul ne le saura jamais, qu importe j Øtais son
aventurieretelleØtaitmonvendredi,jenefaisaispas
shabbat,cen’Øtaitpasl heuredelapriŁreetjedØtes-
taislepoisson. Alorsilnemerestaitqu’àlaprendre
et trouver en elle le plaisir d Œtre un homme.
Jelabesognaissanshâteetsansespoir,cherchant
àmeperdre,àmesaoulerdesonplaisir,àmefondre
enellepourcomprendresonbonheur,àtenterdeper-
cerlemystŁrequem’avaitfaitdesdieuxdemedon-
ner un petit bout de chair d asticot entre les cuisses
qui octroyait tant de plaisir au sexe opposØ.
Et pendant tout ce temps, elle geignait sous
chaque coup, heureuse de chaque assaut, rØpondant
à mes reins par son ventre qui se creuse, qui houle
telunemerfurieuseetdØchanØe,î sesseinssontdurs
etgriffentmapoitrined uninsoutenablebonheurde
possession.
A cet instant, elle a tout oubliØ ou presque.
SonpŁre,samŁre,parfoisseschŁrestŒtesblondes
qui dorment quelque part, à quelques mŁtres de ses
mØfaits. EnvolØe la mŁre attentive et fiŁre de ses
poussins, elle glousse à qui mieux-mieux empalØe
par le coq du village et fiŁre de l’Œtre.
Sa morale s est envolØe au milieu de son lit,
Øparse parmi les draps qui sentent et retiennent les
8Christian Correc
odeurs d Ømotions libØrØes. Elle est heureuse la
salope,etfiŁredel Œtre. Ellenedonneraitsaplaceà
personne,ellel agagnØsanslutte,justeparl artifice
desabeautØqu ellenefaitqu entretenir decidel .
ElleregretterapeutŒtreunjour,peutŒtrepas,pas
assez, trop, trop peu ?
Qu importeletempspasse,jelutte,jemeretiens,
j’attends l instant bref et court oø un peu de ma vie,
de mon âme va partir vers un improbable avenir, un
futur incertain. J’attends cet orgasme qui me fera
tout oublier pendant un si court instant.
EtpatiemmentminuteaprŁsminute,instantaprŁs
instant, j attends ce moment qui sera bref, miteux,
incroyablement court, terriblement ridicule, humain
en somme. Si bref que l on oubliera si peu pour
mieux s en souvenir la prochaine fois.
Elle gØmirait un peu plus en sentant la derniŁre
contraction, attendant le sperme chaud inondant et
noyant son sexe rouge de plaisir, un r le de fond de
gorge achŁverait de me disculper tout à fait :
C Øtait bien une salope comme les autres.
Elle Øtait mon jØsus christ à moi.
Je l avais condamnØ avant mŒme de la prendre.
Reine des salopes, et elle s Øtait rØvØlØe comme les
autres, comme toutes les autres, sauf maman, peut
Œtre que pas maman ?
Mon dieu, faites que pas maman !
Il ne me restait qu attendre un peu, pas trop
quand mŒme. Elle se rel chait complŁtement, et
je sortais bien vite de son ventre ce sexe qui rede-
venait une chose bŒte et inutile. La laissant ainsi,
heureuse, repue et satisfaite de cette courte Øtreinte,
fuyant avant qu elle n’en redemande la mante reli-
gieuse.
Vite, fuir dans la salle de bains regagner une di-
gnitØ et une propretØ masculine, l abandonner avec
9Mon JØsus christ à moi
sa progØniture ou pas, à elle de choisir, de dØci-
der. De toute fa on cela ferait encore quelques mil-
lions de spermatozo des nageant dans les conduits
des salles de bains en cherchant dØsespØrØment les
trompes de Phaloppe et en s Øtonnant de l immen-
sitØ du monde.
Pas perdu pour tout le monde les fistons qui n en
seront pas.
Revenir avec une serviette autour des reins, la
contempler comme un tableau de Courbet, chercher
encoreunefoisladØcouvertedumondeets habiller
avant qu il ne naisse tout à fait, chasser par l odeur
de dØcomposition de la semence abandonnØe et par
la vue de l amour accompli.
J Øtais jeune, j Øtais con et je collectionnais les
femmes pour me sentir un homme. Un dur, un vrai,
un àquion ne lafaitpas,un costaud. J allaisŒtrele
nouveau Don Juan de service, le Casanova de mon
siŁcle,le nouveauRomØoavecunenuØe deJuliette.
J allaistoutexplorer,toutapprendre,refairel amour
de A à Z, rØØcrire le Kama sutra avec des formes
diffØrentes, entiŁrementnouvelles. Jemarchais vers
Dieu avec toute la confiance de mes vingt ans. Il
les avait crØØes avec une de nos c tes, j allais les
inventer à mes cotØs, dans mon ombre, dans mon
moi immensØment ego et incroyablement dØmesurØ
quifaitquechacundenousestuniqueetnombriliste
de son destin.
Je me l Øtais promis, mon sort serait glorieux, et
au fil des jours le quotidien m a irrØsistiblement as-
pirØversunehypothØtiquemØdiocritØjournaliŁrequi
n appartient qu aux bonnes gens.
Et puis j ai dØcouvert le cul. Pardon, le sexe des
femmes.
Elles en avaient aussi un, les bonnes. C Øtait la
vraie surprise de ma vie sexuelle. L horizon dØgagØ
par cette dØcouverte Øtait immensØment grand. Un
10Christian Correc
universcommeleciels ouvrantdevantmabraguette
entreb illØe.
Un sexe pourquoi faire ?
Jen eusdecessedel exploreretdetrouverlarØ-
ponse,maisaucoursdutemps,ilmefallutconcØder
nombredebatailles,toujourslivrØes,jamaisperdues.
Lalanceaurepos,l espritclairautantfairesepeutet
chercher, fureter dans toute leur âme à scruter leurs
moindres dØsirs, leurs moindres faiblesses pour ten-
ter de comprendre et d expliquer.
Me disculper de leurs fautes, de leur impardon-
nable pØchØ. Elles avaient ØtØ chassØes du paradis
et nous avec. Elles Øtaient bien des gueuses et nous
avions raison de les baiser n importe oø comme des
chiennes trop souvent en chaleur, pour autant.
Etions nous encore dignes de ce paraclet ?
Nous Øtions sans cesse ØcartelØs entre ces deux
Øtendards et nous choisissions bien trop souvent de
baisser pavillon.
L’Eden Øtait reprØsentØ par maman. Mais ma
mŁre, la tienne, les n tres sont elles encore dignes
de ce lieu parce qu elles ont fait un enfant. Avant
cesneufmoisdesouffrance,devieetd espoir,cefil
tØnu de l existence qui na t, cro t et sort si fragile et
sifort,n avaient-elles pas acceptØ l irrØparable ?
Se faire dØchirer le ventre, les entrailles. Ce re-
coin si fragile et si prØcieux, berceau de l humanitØ.
par ce serpent vicieux et lubrique reprØsentØ par ce
sexe d homme ceint de pauvres pommes à sa base,
turgescentetmonstrueuxquiloindelesdØgoßterles
attirent irrØmØdiablement.
Pourquoin avaient-ellespasattenduescefameux
saint esprit, ce souffle vivant, sacrØ, si puissant qui
incarne dieu, sa vie, son uvre et son amour ?
Non, elles avaient choisies la luxure, le pØchØ,
l’abominableaffront,levioldeleurplusintimefØmi-
nitØpoursatisfairenosfantasmesgraveleuxetvouØs
au mal Øternel.
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