Parallel reality IV

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[...] Encore une fois, ses pensées s'envolent, l’autocritique recommence : "Il évite de s'arrêter à son âge. Il dépasse de peu quatre-vingt-dix ans, mais cela n'a pas d'importance, il est vivant, il n'est pas malade, son système nerveux est intact, sa personne physique est bien conservée entre les siens, son nom moral est en bonne place parmi aussi bien les confrères que les disciples et chez même certains chefs d'Etats qui le consultent par moments, 'que veux-je de plus ?', se demande t-il avec satisfaction. "Ses pensées reviennent à la Planète dont il est citoyen : la Terre. Elle est propre, dorénavant plus rien à craindre du soleil. Les Hommes peuvent s'y bronzer tant qu'ils veulent.
Publié le : mercredi 15 juin 2011
Lecture(s) : 259
EAN13 : 9782748121681
Nombre de pages : 197
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Parallel reality IV
Abdellatif Chlih
Parallel reality IV
PENSÉES/ APHORISMES/ MAXIMES
© manuscrit.com, 2002 ISBN: 2-7481-2169-4 (pour le fichier numérique) ISBN: 2-7481-2168-6 (pour le livre imprimé)
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DOMAINEROSÆ
Veille de Noël, jeudi 24 décembre 2099, fin daprès-midi.
Latmosphère est bien saisonnière. Elle est plu-tôt agréable pour un mois de décembre. De gros nuages de blancheur nacrée se baladent au-dessus dune contrée où, aussi bien la flore que la faune, règnent en Seigneur.
De temps en temps, les branches des arbres, dénu-dées et touffues, se font écarter par de petites pattes pour laisser apercevoir quelques écureuils, à qui la température ambiante na pas compromis de petites et furtives randonnées.
Une route, visiblement délabrée mais propre, se faufile en plein milieu de la forêt, enveloppée dans le baume naturel quon reconnaisse à une boiserie vivante.
Ce chemin a pris son départ depuis Montargis pour se diriger soit vers Paris, à Courtenay et les régions sud du Pays. Celui-ci traverse une forêt claire-semée, puis se divise plus loin en trois artères : la première tourne à gauche vers Paris, la seconde bi-furque légèrement à droite vers Courtenay et la troi-sième se dirige franchement vers le sud.
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Cette route navait ni été entretenue ni utilisée depuis un peu moins dun siècle, cest à dire à partir de linvention et de la mise en service du Mobilejet, véhicule utilitaire qui emprunte selon la distance à parcourir, des couloirs aériens spécifiques, au lieu des routes et des pavés.
En plein silence et quiétude de ce bel environne-ment, deux jeunes cavaliers, un garçon et une fille, habillés en jockeys, chevauchent paisiblement sur un sentier de part et dautre de la route. Les montures sont un pur-sang anglo-arabe : lun blanc tacheté de noir, celui de la jeune fille, lautre châtain tirant vers le rouge.
Tous deux se tiennent sur la selle, léchine droite, le corps se balançant adroitement à la cadence des sa-bots. Apparemment détendus, ils tiennent entre des doigts relaxés des brides tressées de couleur blanche.
Toujours sans mot dire, ils arrivent au carrefour puis font tourner leur monture à droite, en direction du chemin qui mène à Courtenay. Ils se mettent cote à cote sur la piste à la droite du pavé en continuant de chevaucher à la même cadence.
Six kilomètres plus loin, les deux cavaliers tournent encore à droite. Ils prennent cette fois une piste carrossable en terre battue mesurant plus de trois mètres de large. Au pas tranquille, ils se dandinent hautainement sur les dos de pur-sang entre deux rangées darbustes.
Le jeune cavalier sappelle Fabien Hakim, vingt-cinq ans, fils des Professeurs Hakim et Hichka.
Fabien est un jeune homme calme, timide à la li-mite du pathologique. En paradoxe à limpression
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première, il a des yeux noirs de brillance profonde, le postulant à être dune intelligence très au-dessus de la moyenne ainsi que dune mémoire exquise. En juillet dernier, à son âge, il venait dobtenir son doc-torat en Robotique Bio-ionique.
Quant à la jeune cavalière, elle sappelle Moo-nye Nadime. Elle est âgée deux années de plus que son compagnon Fabien. Elle est la fille de Maître Maria et de Claudin dit "le cloné". Ce dernier est le fils biologique du Professeur Nadime. Enfant posthume, Moonye avait fait partie dune genèse de quatre jumelles dont elle était lunique survivante.
Moonye est une jeune fille perpétuellement sur le qui-vive. Son comportement est exactement le contraire de celui de Fabien : Toujours Leader de son groupe, dintelligence sans partage, de mémoire ma-thématique surprenante, de tempérament très actif, constamment à loffensive en plus davide de ques-tions-réponses.
Elle vient de terminer des études académiques complexes et est en cours délaborer une thèse pour lobtention dun doctorat en Physique des Particules.
En revanche, les deux jeunes gens ont plusieurs points de rencontre : mémoire infaillible, immensité de lesprit, bonté du cur, sensibilité à lextrême les rendant tous deux à sentiments à fleur de peau.
Ces deux jeunes ne se séparaient pratiquement ja-mais, à la lUniversité comme dans la vie de famille. Ils choisissaient le même campus, avaient les mêmes armoires personnelles. Même encore : ils sétaient arrangés afin davoir le même Mobilejet, étaient les adeptes du même Collège et du même Courant de
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Pensées. Ils étaient tellement liés, que là où lon trouvait lun, il fut certain dapercevoir lautre.
Après avoir traversé la longue piste carrossable au rythme cadencé des sabots, les deux jeunes gens arrivent devant un portail dont une des deux grandes portes est laissée ouverte : cest le portail dentrée dun grand domaine dont lapparence extérieure est celle dune ferme à activités agricoles.
De part et dautre du portail dentrée, se dressent deux hauts piliers en maçonnerie. Sur lun deux, revêtu de marbre blanc, un écriteau, tracé en grosses lettres gothiques bleues, fait apparaître linscription : "Domaine Rosæ".
Du même pas tranquille, ils traversent le seuil du Domaine Rosæ, tournent à droite en laissant les es-paces couverts à gauche. Ils dépassent lallée sud qui mène à la Grande Maison située à une cinquan-taine de mètres face au portail, chevauchent le long de soixante-dix mètres vers le bout de lallée Nord qui, elle, mène aux locaux annexes de ce Domaine.
Arrivés, ils longent un très grand hangar pour machines-outils. Ces engins paraissent archaïques, mais en vérité, celles-là ne différent des anciennes que par le carburant utilisé : jadis on utilisait les hy-drocarbures, actuellement, à linstar des Mobilejets, il sagit dun carburant chimio-photo-solaire.
Contigu au hangar, il y a une porte métallique as-sez large qui livre accès aux écuries et aux étables. En y pénétrant, au premier abord, il y a les écuries, plus loin se dressent les étables pour bovidés. Cet élevage, cheptel et autres, devrait assurer de sûr, une assez confortable auto-suffisance : Il y en a trois in-dividus pour les bovins, vingt-quatre ovins, tandis
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