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Parallel reality IV
PENSÉES/ APHORISMES/ MAXIMES
© manuscrit.com, 2002 ISBN: 2-7481-2169-4 (pour le fichier numérique) ISBN: 2-7481-2168-6 (pour le livre imprimé)
Avertissement de léditeur
Découvert par notre réseau de Grands Lecteurs (libraires, revues, critiques littéraires et de chercheurs), ce manuscrit est imprimé tel un livre. Déventuelles fautes demeurent possibles ; manuscrit.com, respectueuse de la mise en forme adoptée par chacun de ses auteurs, conserve, à ce stade du traitement de louvrage, le texte en létat. Nous remercions le lecteur de tenir compte de ce contexte.
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DOMAINEROSÆ
Veille de Noël, jeudi 24 décembre 2099, fin daprès-midi.
Latmosphère est bien saisonnière. Elle est plu-tôt agréable pour un mois de décembre. De gros nuages de blancheur nacrée se baladent au-dessus dune contrée où, aussi bien la flore que la faune, règnent en Seigneur.
De temps en temps, les branches des arbres, dénu-dées et touffues, se font écarter par de petites pattes pour laisser apercevoir quelques écureuils, à qui la température ambiante na pas compromis de petites et furtives randonnées.
Une route, visiblement délabrée mais propre, se faufile en plein milieu de la forêt, enveloppée dans le baume naturel quon reconnaisse à une boiserie vivante.
Ce chemin a pris son départ depuis Montargis pour se diriger soit vers Paris, à Courtenay et les régions sud du Pays. Celui-ci traverse une forêt claire-semée, puis se divise plus loin en trois artères : la première tourne à gauche vers Paris, la seconde bi-furque légèrement à droite vers Courtenay et la troi-sième se dirige franchement vers le sud.
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Parallel reality IV
Cette route navait ni été entretenue ni utilisée depuis un peu moins dun siècle, cest à dire à partir de linvention et de la mise en service du Mobilejet, véhicule utilitaire qui emprunte selon la distance à parcourir, des couloirs aériens spécifiques, au lieu des routes et des pavés.
En plein silence et quiétude de ce bel environne-ment, deux jeunes cavaliers, un garçon et une fille, habillés en jockeys, chevauchent paisiblement sur un sentier de part et dautre de la route. Les montures sont un pur-sang anglo-arabe : lun blanc tacheté de noir, celui de la jeune fille, lautre châtain tirant vers le rouge.
Tous deux se tiennent sur la selle, léchine droite, le corps se balançant adroitement à la cadence des sa-bots. Apparemment détendus, ils tiennent entre des doigts relaxés des brides tressées de couleur blanche.
Toujours sans mot dire, ils arrivent au carrefour puis font tourner leur monture à droite, en direction du chemin qui mène à Courtenay. Ils se mettent cote à cote sur la piste à la droite du pavé en continuant de chevaucher à la même cadence.
Six kilomètres plus loin, les deux cavaliers tournent encore à droite. Ils prennent cette fois une piste carrossable en terre battue mesurant plus de trois mètres de large. Au pas tranquille, ils se dandinent hautainement sur les dos de pur-sang entre deux rangées darbustes.
Le jeune cavalier sappelle Fabien Hakim, vingt-cinq ans, fils des Professeurs Hakim et Hichka.
Fabien est un jeune homme calme, timide à la li-mite du pathologique. En paradoxe à limpression
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Abdellatif Chlih
première, il a des yeux noirs de brillance profonde, le postulant à être dune intelligence très au-dessus de la moyenne ainsi que dune mémoire exquise. En juillet dernier, à son âge, il venait dobtenir son doc-torat en Robotique Bio-ionique.
Quant à la jeune cavalière, elle sappelle Moo-nye Nadime. Elle est âgée deux années de plus que son compagnon Fabien. Elle est la fille de Maître Maria et de Claudin dit "le cloné". Ce dernier est le fils biologique du Professeur Nadime. Enfant posthume, Moonye avait fait partie dune genèse de quatre jumelles dont elle était lunique survivante.
Moonye est une jeune fille perpétuellement sur le qui-vive. Son comportement est exactement le contraire de celui de Fabien : Toujours Leader de son groupe, dintelligence sans partage, de mémoire ma-thématique surprenante, de tempérament très actif, constamment à loffensive en plus davide de ques-tions-réponses.
Elle vient de terminer des études académiques complexes et est en cours délaborer une thèse pour lobtention dun doctorat en Physique des Particules.
En revanche, les deux jeunes gens ont plusieurs points de rencontre : mémoire infaillible, immensité de lesprit, bonté du cur, sensibilité à lextrême les rendant tous deux à sentiments à fleur de peau.
Ces deux jeunes ne se séparaient pratiquement ja-mais, à la lUniversité comme dans la vie de famille. Ils choisissaient le même campus, avaient les mêmes armoires personnelles. Même encore : ils sétaient arrangés afin davoir le même Mobilejet, étaient les adeptes du même Collège et du même Courant de
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Parallel reality IV
Pensées. Ils étaient tellement liés, que là où lon trouvait lun, il fut certain dapercevoir lautre.
Après avoir traversé la longue piste carrossable au rythme cadencé des sabots, les deux jeunes gens arrivent devant un portail dont une des deux grandes portes est laissée ouverte : cest le portail dentrée dun grand domaine dont lapparence extérieure est celle dune ferme à activités agricoles.
De part et dautre du portail dentrée, se dressent deux hauts piliers en maçonnerie. Sur lun deux, revêtu de marbre blanc, un écriteau, tracé en grosses lettres gothiques bleues, fait apparaître linscription : "Domaine Rosæ".
Du même pas tranquille, ils traversent le seuil du Domaine Rosæ, tournent à droite en laissant les es-paces couverts à gauche. Ils dépassent lallée sud qui mène à la Grande Maison située à une cinquan-taine de mètres face au portail, chevauchent le long de soixante-dix mètres vers le bout de lallée Nord qui, elle, mène aux locaux annexes de ce Domaine.
Arrivés, ils longent un très grand hangar pour machines-outils. Ces engins paraissent archaïques, mais en vérité, celles-là ne différent des anciennes que par le carburant utilisé : jadis on utilisait les hy-drocarbures, actuellement, à linstar des Mobilejets, il sagit dun carburant chimio-photo-solaire.
Contigu au hangar, il y a une porte métallique as-sez large qui livre accès aux écuries et aux étables. En y pénétrant, au premier abord, il y a les écuries, plus loin se dressent les étables pour bovidés. Cet élevage, cheptel et autres, devrait assurer de sûr, une assez confortable auto-suffisance : Il y en a trois in-dividus pour les bovins, vingt-quatre ovins, tandis
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