Petite menace

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Un village paisible comme il en existe dans notre belle France. Paisible jusqu'au jour où apparaît, sur l'écran de l'ordinateur de la mairie, cet e-mail inquiétant : « J'ai dû quitter la commune. Une personne m'a fait beaucoup de mal. Je vais revenir la TUER. Maintenant, je sais qui c'est. » Qui sont l'assassin et la victime présumés ? Chacun s'interroge sur son présent, fouille son passé, celui de sa famille et même celui de ses voisins. Le village devient un magma à la surface duquel éclatent les bulles des noises et querelles d'autrefois, les histoires et conflits, les éternels commérages … Une farce qui fourmille d'anecdotes croustillantes ou désopilantes, dans laquelle l'auteur met son humour au service d'une imagination débordante.
Publié le : lundi 1 septembre 2008
Lecture(s) : 254
EAN13 : 9782304000702
Nombre de pages : 147
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Titre
Petite menace
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DU MÊME AUTEURAUXÉDITIONSLEMANUSCRIT
Poésies de chant, Texte à chanson, 2005. C'est les vacances pépé, Roman humoristique, 2006. Flambée d'automne, Roman, 2006. Pauvre gosse,Roman, 2007.
Titre Antony Eberle
Petite menace
Roman
5 Éditions Le Manuscrit
© Éditions Le Manuscrit, 2007 www.manuscrit.com ISBN : 978-2-304-00070-2 (livre imprimé) ISBN 13 : 9782304000702 (livre imprimé) ISBN : 978-2-304-00071-9 (livre numérique) ISBN 13 : 9782304000719 (livre numérique)
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Chapitre 1
CHAPITRE1
Dés l’aube, trois hommes parcourent la campagne. Le temps est clair une lumière orange éclaire l’horizon d’un ciel encore sombre. Peu de nuages, mais ils annoncent une belle journée en absorbant les premiers rayons d’un soleil qui ne tardera pas à inonder la campagne. La température est douce, la rosée matinale flotte, une petite brume imperceptible flotte avant de se déposer. Les arbres dans ce pâle contre-jour se dessinent comme des gardes sans armes. Les trois hommes venus à l’aube braconnent. Des oiseaux dérangés s’envolent en froissant le silence dans un fracas de battements d’ailes. – Regarde, la nature est splendide. – Il va falloir rentrer au village avant que tout le monde ne soit debout. Ils seront capables de dire n’importe quoi. Et puis après il y a le travail. – Une sortie productive comme celle-là, le matin, ça réveille et ça met en forme. – Qu’as-tu attrapé ce matin ?
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Petite menace
– Un faisan et un lièvre. – Moi, j’ai un colvert et un lapin. – Cela suffit pour aujourd’hui. Il faut cacher tout cela pour ne pas se faire prendre. (La phrase est dite en patois) – Vous ne pouvez pas parler en français ? – Toi le Parisien tu es venu pour la première fois. C’est juste pour voir. On t’expliquera quand tu auras appris à braconner. Les enfants du pays n’ont pas besoin de leçons pour remplir leurs besaces. Il ne faut pas éveiller les jalousies de certains, ils pourraient nous dénoncer en amplifiant les prises uniquement pour se faire valoir. Malgré une entrée discrète dans le village certains les remarquent. Le boulanger ayant terminé sa fournée ouvre sa boutique. – Alors les hommes vous êtes matinaux aujourd’hui ? – Je veux faire plaisir à ma femme, je me suis levé de bonne heure pour son petit déjeuner, donne-moi un pain et deux croissants. Lentement le village ouvre les paupières en même temps que le cafetier qui lève son rideau de fer. Chacun part à ses occupations, le cafetier Paul installe sa terrasse, nous sommes au printemps et cet endroit attire du monde. Les trois hommes s’installent et commandent des cafés. Son commerce est diversifié, il fait tabac, un peu de presse locale, les paris sur les courses
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