Suivez la ligne jaune

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Deux Chinois qui veulent me faire cracher le morceau, un Mexicain qui se contenterait de mes boyaux, surprenant quand on est un gars peinard comme moi ! Bien sûr il s'agit d'un malentendu mais les mal-comprenants de la pègre internationale ne veulent rien savoir et je dois me sortir du bouillon avec l'aide d'un clochard savant et d'un évadé de l'asile psychiatrique. Vous êtes sceptiques ? Alors plongez dans cette histoire où vous croiserez des femmes, dont une à barbe, du fric, des nains chauds lapins, des choix cornéliens, un Thénardier stalinien et proxénète, un Sino-zaïrois, des peuplades inconnues des spécialistes et des cascades coïtales (sans filet) à vous couper le souffle. Plus quelques pains dans la gueule pour le réalisme…
Publié le : vendredi 2 février 2007
Lecture(s) : 265
EAN13 : 9782748185263
Nombre de pages : 289
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Titre
Suivez la ligne jaune
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Titre KOGH
Suivez la ligne jaune
Polar
Éditions Le Manuscrit
© Éditions Le Manuscrit, 2007 www.manuscrit.com ISBN : 2-7481-8526-9 livre imprimé ISBN 13 : 9782748185263 livre imprimé ISBN : 2-7481-8526-9 livre numérique ISBN 13 : 9782748185263 livre numérique
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J’arrive à pieds par la Chine
J’ARRIVE À PIED PAR LACHINE
La situation n’est pas des plus enthousiasmante : chômeur radié des cadres, pas de femme dans mon entourage proche, vautré dans le canapé devant une émission de télévision débilitante… Un vrai cliché de la jeunesse en détresse. Et la météo qui s’est mise de la partie. Sur Paname l’orage donne dans l’apocalyptique façon fin du monde. Fin de mon monde. Il paraît que par un temps pareil, non seulement il ne faut pas mettre un chien dehors, mais en plus il serait préférable d’éteindre les appareils électriques. Vous voudriez que je coupe la télé ? ! Juste au moment ou douze cons enfermés dans une pièce sont en train de débattre assidûment pour démasquer celui qui a pété, c’est trop passionnant ! Quand on est con, on n’a pas le choix, soit on est jeune, soit on est vieux. Là, en l’occurrence, ce sont des jeunes. Comme moi. A la recherche de la gloire. Comme moi. Un psy dirait que je m’identifie à eux, que c’est pour ça que je reste scotché
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comme un crétin devant l’écran. Mais ce serait la vraie misère que de m’identifier à ces navets ! Ils veulent la gloire mais se couvrent de honte, quel triomphe ! Moi la gloire je ne la rencontrerai sans doute jamais parce que j’ai un minimum d’amour-propre. Et puis je ne suis pas scotché par ce spectacle de fonds de latrines. La preuve, je change de chaîne alors que l’expert en flatulences n’est toujours pas connu. Ah, des vieux ! Le niveau va monter, jugez plutôt : une mégère qui ne supporte que le bleu, cheveux et toison pubienne inclus, sans en référer à Yves Klein mais parce que c’est son choix, vit avec un adepte du piercing troué à soixante-quinze endroits divers et variés, toujours parce que c’est son choix. Formidable, non ? J’ai le réflexe d’appuyer sur le bouton stop au moment où l’homme baisse son pantalon pour nous faire admirer ses seize anneaux anaux. J’en ai des sueurs froides. Tant de misère concentrée dans une si petite lucarne… Un coup de tonnerre plus violent que les autres me fait tressaillir. Je m’approche de la fenêtre dont j’aurais volontiers écarté le rideau s’il y en avait un. Vous comprendrez que dans ma situation j’évite le superflu. La vitre est sale mais je distingue tout de même parfaitement les trombes d’eau qui dégringolent. Un éclair à trois branches, style candélabre inversé, déchire
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