Une blessure légèrement mortelle

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Ce livre raconte plusieurs histoires qui se croisent ou se téléscopent entre humour noir, résignation, rebellion, amour, passion, fiction, poésie, écriture automatique, références musicales rock ou littéraires, aphorismes ... L'auteur joue avec les mots, les consonances, les situations et les sentiments. Il faut s'immerger dans le texte et se laisser porter par son imaginaire pour arriver transformé au bout du voyage. De réflexions en poèmes, de nouvelles en parodie de dissertation philosophique, en passant par des fictions futuristes ou des listes de mots, Alain Maire nous entraîne dans un tourbillon de pensées dont on ne sort pas forcément indemne.
Publié le : jeudi 16 juin 2011
Lecture(s) : 271
EAN13 : 9782748197884
Nombre de pages : 139
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Une blessure légèrement mortelle
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Alain Maire
Une blessure légèrement mortelle
Pensées/Aphorismes
5 Éditions Le Manuscrit
© Éditions Le Manuscrit, 2007 www.manuscrit.com ISBN : 2-7481-9788-7 (livre imprimé) ISBN 13 : 9782748197884 (livre imprimé) ISBN : 2-7481-9789-5 (livre numérique) ISBN 13 : 9782748197891 (livre numérique)
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À Axel, Axia et Aloys Ce livre est dédié à tous ceux qui y reconnaîtront leur présence ou leur inspiration, même s’ils n’aiment pas la bière.
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« J’en ai assez des gens qui prennent les Noirs pour des singes » pensai-je dans l’obscurité de la salle de cinéma. J’étais en train d’apprécierAutour de minuitet quelques spectateurs appartenant à la majorité dite bien pensante, se croyaient fins de rire là où malheureusement il fallait comprendre. Curieusement et même si j’osais, coïncidement, je me rendis compte qu’on était le 20 octobre 1986, soit neuf ans après la disparition de Ronnie et Steve. Je rentrai chez moi en sifflant fauxHey Judeet en donnant des coups de parapluie dans les barrières. Une fois dans l’unique pièce qui me servait de décor nocturne je ne pus m’empêcher, tradition anniversaire oblige, de mettre un disque de Lynyrd Skynyrd sur la platine. Puis j’ouvris mon frigo, constatai qu’il ne me restait que deux bières, et même si ça ne me faisait pas particulièrement rêver, j’en bus une.
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Une blessure légèrement mortelle
Le lendemain matin au bureau, le café avait un mauvais goût de réutilisation et de brûlé. Ce n’était pas ça qui allait ébranler mon moral. Cette journée-là fleurissait dans ma tête du côté mauvaise herbe et printanier, chaleur et papillons, optimisme et vacances. Qu’on soit au mois d’octobre et que le café soir brûlé ne la ferait certainement pas passer du côté rosiers taillés au sécateur et bordures de pierres, vent glacé et oisillons morts ou autre réalisme et routine déstabilisante. Je n’eus qu’une seule occasion de réflexion dans la journée. C’était à midi. Assis sur un pas de porte, un homme sans âge tendait la main. Une voiture venait de se garer, pas très loin. Une petite fille en sortit en courant et se dirigea vers l’homme pour s’arrêter un mètre avant et balancer une pièce dans un horodateur. J’ai passé mon chemin comme tout le monde, je n’avais pas de thune, ça ne m’a pas empêché d’être honteux. Depuis quelques temps, dès que j’ai de la monnaie, je la mets dans une cagnotte pour économiser suffisamment jusqu’au 7 novembre et pouvoir appeler Cristel aux États-Unis pour lui souhaiter un bon anniversaire et lui parler un peu. J’ai connu Cristel il y a plus de quatre ans à San Diego. J’y étais allé avec Ghislaine, ma meilleure amie du moment. Le ciel était bleu dans nos cœurs et le soleil habitait nos peaux bronzées de play boys
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