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Purins & macérations

De
64 pages

Réaliser soi-même des traitements à base de végétaux se révèle être un choix judicieux, tant pour le porte-monnaie que pour le jardin : ils renforcent la résistance des plantes et permettent de lutter contre les maladies et parasites, tout cela sans produits chimiques.
L'auteur vous explique d'abord comment réaliser et utiliser les macérations, décoctions, infusions et purins à l'aide de dessins en pas à pas. Elle vous présente ensuite 45 plantes que vous pouvez utiliser pour réaliser ces préparations : pour chacune, vous trouverez une fiche de culture, les recettes possible ainsi que leurs effets sur les végétaux.

Des tableaux récapitulatifs en fin d'ouvrage vous donnent pour chaque problème la plante adaptée.

Au sommaire :

  • Les principes de base : Les éléments indispensables ; Les préparations.
  • Les préparations plante par plante : Absinthe, Achillée millefeuille, Ail, Algues marines, Bardane, Bégonia, Betterave, Bouleau verruqueux, Camomille, Capucine, Cataire, Chêne, Chou, Ciboulette, Consoude, Fougère, Genêt, Lavande, Lierre grimpant, Mélisse, Menthe, Navet, Noyer, Oignon, Origan, Ortie, Oseille, Piment, Pissenlit, Prêle, Raifort, Reine-des-prés, Rhubarbe, Rue, Santoline, Saponaire, Sarriette, Sauge, Serpolet, Souci des jardins, Sureau, Tagète, Tanaisie, Tomate, Valériane.
  • Tableaux récapitulatifs : Les maladies, parasites et ravageurs ; Les plantes aux vertus stimulantes ; Les plantes soignantes ; Les plantes aux vertus répulsives et insecticides.
  • Bibliographie.

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rusticaéditions
Depuis des millénaires, les humains utilisent les plantes sous formes d’emplâtres ou en préparations liquides (infusions, décoctions ou macérations) pour se soigner. Avec bien souvent les mêmes plantes, et à peu près les mêmes procédés très simples, il est possible de maintenir la beauté des végétaux cultivés et d’entretenir tout le jardin, des massifs floraux aux arbres fruitiers, en passant par le nourricier potager. Aux éventuels problèmes rencontrés dans le jardin — démarrage difficile de quelques végétaux, attaques d’insectes prédateurs pouvant compromettre une récolte, légumes gourmands longtemps en place… — correspondent des « supers potions » (stimulantes, insecticides, nourrissantes…). Facilement mises en œuvre (de l’eau, des plantes et quelques récipients), ces efficaces préparations naturelles et écologiques vous permettent de prendre soin de tout votre paradis végétal. Elles sont l’avenir en ce qui concerne les traitements du jardin, car outre le grand intérêt d’être à la portée de tous les budgets, la matière première végétale en est naturellement renouvelable, tout comme l’eau de pluie. De plus, ces actifs purins et macérations ne polluent pas l’environnement, ni n’empoisonnent pour des décennies la terre et les nappes phréatiques... Ces efficaces préparations écologiques offrent en outre le grand intérêt d’être à la portée de tous les budgets : la matière première (les végétaux) peut être récoltée gratuitement dans la nature lors d’agréables promenades, et l’eau de pluie… tombe du ciel ! Le petit côté « mixture magique » — c’est l’impression que j’ai lorsque je touille avec un grand bâton mes diverses préparations — ajoute un intérêt ludique non négligeable à ces breuvages de sorcière moderne destinés à garder les plantes en pleine forme. Pouvoir faire efficacement face aux divers besoins et petits bobos du jardin, le tout avec un grand respect de Dame nature et sans faire rougir le compte en banque, c’est naturellement inestimable ! Floradiane
chapitre 1
Les préparations à base de plantes et d’eau, faciles à réaliser, permettent de soigner, traiter et nourrir efficacement le jardin. Très économiques, elles ne demandent que des plantes, qui peuvent être en général récoltées dans la nature, quelques récipients, du matériel souvent présent dans une cuisine ou un jardin ainsi que des matériaux de récupération pour filtrer.
Les plantes Les plantes sont très nombreuses à posséder des vertus utiles au jardin et certaines ont des vertus similaires : il n’est donc pas nécessaire d’avoir toutes les plantes présentées dans cet ouvrage ! Faites en fonction de votre région : les algues, si faciles à obtenir lorsque l’on habite à quelques kilomètres d’une côte, ne sont guère évidentes à trouver si l’on habite à la montagne… Généralement, dans un rayon de quelques dizaines de kilomètres, vous trouvez déjà un large choix de végétaux sauvages, suffisant pour diversifier vos préparations. Vous pouvez aussi cultiver certaines plantes au jardin, en veillant toutefois à vous approcher de leur mode de vie au naturel : des plantes méditerranéennes trop arrosées et poussant dans une terre de jardin sont beaucoup moins riches en principes actifs que les végétaux luttant pour leur survie dans la nature, tels l’achillée, la sarriette, l’origan…
Un peu de variété
La variété facilite aussi la réussite : il est préférable d’alterner différents modes de préparations et de varier les plantes utilisées, l’équilibre se fait ainsi naturellement. Mais rassurez-vous, vous n’avez pas besoin de trouver toutes les plantes présentées dans cet ouvrage, car il n’y a pas d’accoutumance aux traitements avec des végétaux : la variété est plutôt conseillée pour les préparations nutritives afin de ne pas faire toujours les mêmes apports (azote/ortie et potasse/consoude, par exemple) ou pour faire fuir différents insectes. Ceux-ci n’étant pas sensibles à la même plante, alternez afin de brouiller les pistes, en masquant l’odeur de leurs plantes préférées.
L’eau Utilisez, autant que possible, de l’eau de pluie ou de source. Si vous utilisez de l’eau de ville, donc chlorée, laissez-la reposer 2 ou 3 jours dans un seau largement ouvert et agitez-la une fois par jour, afin d’évacuer le chlore. Si vous avez un puits, assurez-vous que l’eau n’est pas trop calcaire, ni très riche en nitrate, car cela pourrait compromettre la réussite de vos préparations végétales. Le matériel Peser et couper Pour peser, une simple balance de cuisine suffit.
Pour couper, prévoyez des ciseaux de cuisine ou une cisaille, ainsi qu’une planche et un grand couteau.
La cuisson Cette étape concerne les décoctions et infusions. Suivant le volume, utilisez un faitout ou une casserole en verre ou en inox, mais jamais en aluminium ou en fer. En effet, le fer est incompatible avec certaines plantes et l’aluminium s’oxyde très vite : cette oxydation produit des sels d’aluminium, considérés nocifs pour la santé humaine. La macération Dans le cadre des macérations et des purins, l’idéal serait d’utiliser des récipients en inox, mais ils coûtent assez cher : plus de 30 euros le seau de 15 litres. Restent les tonneaux en bois, bien que ceux-ci soient très lourds et difficiles à nettoyer. Les poubelles et les contenants en plastique (de 30 à 80 litres et plus) sont certes très pratiques et souvent fournis avec des couvercles, mais leur innocuité totale n’est pas certaine : d’éventuelles réactions chimiques entre les purins et les matières plastiques pourraient être nocives. Cependant, c’est la solution la plus pratique (récipients légers et faciles à nettoyer) et économique. Filtrer Conservez des bas et des collants usagés, des tee-shirts fins hors d’âge, du voilage…, qui sont tous très pratiques pour filtrer les préparations. Le filtre à café ne convient pas pour les purins, car les particules décomposées le bouchent aussitôt. Pour les purins, vous pouvez également mettre les plantes dans un filet de pommes de terre ou d’agrumes. L’essentiel des végétaux se retire ainsi facilement et la préparation peut servir pour les arrosages. Toutefois, pour les pulvérisations, il est absolument nécessaire de filtrer finement pour ne pas boucher les buses du pulvérisateur.
Doser Une éprouvette (de 5 à 200 ml) ainsi qu’un gobelet doseur (au rayon articles de cuisine), peu onéreux, permettent de mesurer précisément les quantités nécessaires en cas de
dilution en petite quantité (1 ou 2 litres pour arroser les jardinières, par exemple). La conservation Prévoyez un entonnoir à large ouverture pour le remplissage des contenants (voir dessin ci-dessus). Un porte-bouteilles s’avère très utile pour cette manipulation, car, ainsi, les bouteilles restent stables… Les contenants doivent être opaques de préférence : vous pouvez utiliser des cubitainers ayant servi à du vin, par exemple. Et n’oubliez pas de les étiqueter, car, au nez, l’identification est difficile 3 mois plus tard ! Les utilisations Pour les arrosages, utilisez des casseroles usagées de contenance 1 et 2 litres associées à des arrosoirs de 13 litres, ce qui évite de les remplir à ras bord… Les vêtements Lors des récoltes de plantes Portez un tee-shirt à manches longues, un pantalon, des bottes et des gants, car, outre les orties qui se dissimulent parfois parmi d’autres plantes, il y a aussi de jeunes ronces aux épines acérées qui peuvent vous blesser et certains feuillages de plantes qui peuvent irriter la peau. Lors de l’utilisation des traitements Lorsque vous utilisez des traitements quelque peu odorants, prévoyez des vêtements usagés, ne servant qu’en ces occasions, ainsi que des gants. Lorsque vous traitez des arbres, mettez un chapeau ou une charlotte pour protéger vos cheveux (voir dessin ci-dessous) : en effet, certaines odeurs sont tenaces et nettement moins flatteuses que le parfum d’un jasmin en fleur !