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En 1987, c’est sous la pression des ONG que le développe-Le saviez-vous ? ment soutenable a vu le jour. La Au lieu de développement durable, il faudrait plutôt par-Commission mondiale sur l’envi-ler de développement soutenable, traduction de l’anglais ronnement et le développement sustainable development,concept qui a cependant a proposé la définition suivante perdu une partie de son sens en français. C’est le terme dans lerapport Brundtland : que nous utiliserons dans cet ouvrage. « Un développement qui répondCar dire que le développement doit être durable (ce qui aux besoins des générations duest contradictoire avec le fait que les ressources natu-relles sont limitées) n’est pas dire que le développement présent sans compromettre la doit être soutenable, soit un développement qui ne capacité des générations futures sacrifie pas les générations futures sur l’autel de notre à répondre aux leurs. » bien-être immédiat. Deux concepts importants sont introduits dans cette définition : La première estla notion de besoin,très différente de celle de PIB. Elle met l’accent sur les droits fondamentaux de chaque personne, et notamment des plus démunis. Ces droits sont censés être non monnayables, c’est-à-dire qu’un développement qui se fait au détriment de ces droits n’est pas soutenable et ne peut pas être considéré comme un réel développement. La seconde notion est celle decapacité des générations futures. S’il y a développement aujourd’hui, mais qu’il empêche toute possibilité de développement à l’avenir, ce n’est évidemment pas soutenable. Cela s’apparente d’ailleurs à du pillage. Et pourtant, c’est trop souvent le visage de la mondialisa-tion (avec pour conséquences de fortes inégalités sociales et l’épuisement des ressources naturelles). Le dévelop-pement soutenable n’est pas opposé à la mondialisation – même s’il prône la relocalisation de certaines produc-tions, comme on le verra plus loin. Il est simplement opposé au fait que la croissance se fasse au détriment des plus pauvres et des générations futures. Défendre le développement soutenable signifie que l’on partage le point de vue suivant : Tous les habitants de cette planète, dans l’espace (où qu’ils soient nés) et dans le temps (générations actuelles et futures), ont les mêmes droits fondamentaux (travail et rémunération décente, éducation, santé, culture… que nous pouvons appeler développement) et le même droit
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Balançoire vietnamienne en bambou, Hanoi. Question d’équilibre…
Les enjeux du développement durable
Fleuriste vietnamienne, avec panier et chapeau en bambou.
d’accès aux ressources naturelles (eau, nourri-ture, énergies…).Pour en savoir plus Ces ressources étant limitées et pouvant http://encyclopedie-dd.org s’épuiser, il est nécessaire pour chacun d’entre www.amisdelaterre.org nous de les partager et les préserver. Un exemple : si la Chine consommait par habitant autant de papier, de pétrole et de viande que les États-Unis, les stocks de pétrole seraient immédiatement épuisés, toutes les forêts de la Terre devraient être rasées et l’intégralité du bétail abattu. Les pays occidentaux doivent donc diminuer quantitativement et réorienter qualitative-ment leur niveau de consommation. Et il n’y a rien de dramatique à cela, au contraire :
Du développement durable au commerce équitable
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cela va nous obliger à adopter une attitude plus positive vis-à-vis des autres, de la nature et donc de nous-mêmes. Le développement soutenable n’a rien de rébarbatif ou de coercitif ; au contraire il représente un fabuleux message porteur d’espoir. C’est l’occasion de créer une mon-dialisation positive, c’est-à-dire une conscience et une responsabilité collective plané-taires, pour les générations d’aujourd’hui et celles à venir. Ce livre cherche à contribuer à cette prise de conscience certes, mais aussi à vous don-ner certains éléments de réflexion, outils pour prendre une part active aux change-ments, que nous pouvons rendre positifs.
Définition du commerce équitable
Le commerce équitable met l’humain au cœur du système économique, par opposition à la mondialisation libérale, qui est fondée sur un critère dominant et presque exclusif : le profit à court terme. Dans ce modèle, le bien-être (et le sourire) d’un producteur n’ont aucune valeur. Le commerce Étal à Hanoi. équitable est au contraire un partena-riat commercial à long terme fondé sur la transparence et le respect, qui vise à garantir aux producteurs marginali-sés des droits sociaux et économiques (juste rémunération, non-exploitation notamment des enfants, préservation de l’environnement, de la culture…). L’objectif des entreprises et des élus, grâce à la sensibilisation du public, est de parvenir à changer les pratiques du commerce international pour que les échanges ne se développent pas au détriment des droits fondamentaux des personnes. La Déclaration universelle des droits de l’homme contient d’ailleurs la plupart des principes du commerce équitable. Peut-on décemment être contre ? Mais comment s’y retrouver parmi tous ces acteurs économiques qui se réclament du commerce équitable tout en en ayant une approche différente ?
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