Le Guide du respect dans le football

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Pour « l’équipe du Respect », une nouvelle saison de football va débuter. Ce sera l’occasion pour Alex, Grégory, Pierre, Lucas, Abdel, Éric, Djibril, Jérémie, Patrick, Mamadou, Samir ou encore Maeva de disputer des matches très instructifs…

Rejoins-les, et gagne toi aussi le seul match qui compte : celui du respect !

Publié le : mercredi 3 septembre 2008
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Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782702146231
Nombre de pages : 96
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RESPECT N° 1
Je respecte mon entraîneur
Notre entraîneur s’appelle Bernard Legrand. Nous, on l’appelle juste Bernard. Son métier, c’est professeur d’éducation physique et il porte toujours un survêtement vert. Bernard est super sympa, il ne crie jamais. Il nous donne des conseils pour qu’on progresse en foot. Il nous dit toujours que même si on veut devenir footballeurs professionnels lorsque l’on sera grands, il faut bien travailler à l’école.
Avant les matches, il écrit toujours en grosses lettres sur un tableau noir: «AMUSEZ-VOUS ! » Parce que le football, c’est un jeu super et que même si on perd, ce n’est pas grave puisqu’on s’est bien amusés.
Une fois, on a joué une finale de Coupe contre les Fanabulles. Bernard nous avait promis que si on gagnait la finale, il nous emmènerait voir jouer l’équipe de France au Stade de France. Avant le match, il nous a donné des petits conseils: «Faites bien attention au numéro 9 des Fanabulles ! Il marque beaucoup de buts de la tête sur les corners!» Ce n’était pas un match facile. Le score était de 0-0, et à la fin les Fanabulles ont eu un corner. Malheureusement, on n’avait pas bien écouté les conseils de Bernard ! On a laissé le numéro 9 des Fanabulles tout seul et il marqué de la tête. On a perdu 1-0 et on s’en voulait beaucoup de ne pas avoir bien écouté Bernard. En plus, comme on avait perdu la finale, on n’irait pas voir l’équipe de France…
On était tristes mais Bernard ne nous a rien reproché, il nous a même félicités parce qu’on avait mieux joué que les Fanabulles. À la fin, il nous a dit qu’il nous emmènerait quand même voir l’équipe de France au Stade de France! Bernard, il est super !
"Je me souviens de mes différents coaches et de tout ce qu'ils faisaient pour nous. Ça allait au-delà du football et de l’entraînement. Ils remplaçaient bien souvent nos parents. Pour moi, l’éducateur était un second père. Quand il nous parlait, nous étions vraiment à l’écoute, nous avions beaucoup de respect pour lui parce qu’il savait nous parler, qu’il trouvait toujours les mots justes. Et quand nous étions énervés, tout de suite, il nous calmait. Il était là quand il fallait pour nous rassurer, nous éveiller, nous transmettre des choses, et là encore, je ne parle pas de football, mais d’éducation. À partir de là, de mon expérience, tu comprends quel respect tu te dois d’avoir pour ces hommes et femmes qui vont se bouger, s’impliquer pour toi. Très tôt, on m’a inculqué la notion de respect à l’encontre des plus anciens, des adultes, et donc, bien évidemment, des entraîneurs. Si j’en suis là aujourd’hui, je le dois à tous ces bénévoles, ces entraîneurs qui ont donné de leur temps pour que je réussisse.
Thierry Henry
(Foot citoyen, octobre 2005)
RESPECT N° 1
Ton entraîneur est un éducateur : comme ton instituteur ou comme tes profs, il peut t’apprendre beaucoup de choses, sache l’écouter.
À la fin du match, tu serres la main de tes adversaires, mais tu peux aussi serrer celle du coach adverse !
RESPECT N° 2
Je respecte mes coéquipiers
Dimanche dernier, on a perdu le match 1-0 contre les Zébulons. On a pris un but parce que notre gardien Greg n’a pas arrêté un tir facile. Du coup, on était un peu fâchés après Greg. Alors Bernard nous a demandé : « Est-ce que ce n’est que de sa faute, à Grégory, si on a perdu? Le tir n’était pas si facile à stopper et puis Greg a fait plein de beaux arrêts difficiles, non ? »
Alors Abdel a dit que Greg avait fait ce qu’il avait pu et que nous autres, ses coéquipiers, on avait aussi raté des balles faciles. Mamadou a dit: « C'est vrai que j’ai raté un but tout fait et que j’ai tiré à côté. Alors, moi aussi je suis un peu responsable si on a perdu. » Pierre a dit à son frère Lucas : « C'est bête! On n’est pas venus à l’entraînement mercredi et dimanche, donc on n'était pas en forme. C'est aussi pour ça qu'on n’a pas bien joué en défense. »
Alors, on est tous allés voir Greg pour lui dire que ce n’était pas de sa faute si on avait perdu et qu’on comptait toujours sur lui pour les matches d’après. Greg, ça lui a fait drôlement plaisir!
"Quel que soit le niveau auquel tu joues, tu dépends de tes coéquipiers. Marquer un but, ce n'est pas un travail solitaire, c’est une œuvre collective. Gagner un match, c’est pareil, tu ne peux le gagner à toi tout seul. Sans gardien, sans défenseurs, sans quelqu’un qui récupère le ballon, te fait des passes, court pour te mettre dans les meilleures conditions, tu n’es rien. Même si tu as des partenaires qui te semblent moins bons que toi, tu te dois de les respecter. Parce qu’ils vont jouer avec toi, pour toi, parce qu’ils vont donner le meilleur d’eux-mêmes pour te permettre, par exemple, d’inscrire des buts. Aujourd’hui, la notion de jeu a, parfois, tendance à disparaître… Pourtant, ce devrait être encore et toujours la priorité. Que tu gagnes ou que tu perdes, ce n’est vraiment pas grave, parce que tu as eu la chance de jouer avec tes copains et de t’amuser.
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