Le handball féminin au Congo-Brazzaville

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Bien qu'apparu tardivement sur l'échiquier du sport congolais, le handball a connu, en l'espace d'un demi-siècle, une ascension spectaculaire au Congo, une réussite belle et insolente, un exploit historique dont la palme d'or revient incontestablement aux dames qui, pendant des années, ont dominé ce sport au niveau continental. Telle est l'aventure, le morceau d'histoire sportive congolaise, que nous conte Ghislain Joseph Gabio - ancien reporter de la Radio-Tv - dans ce livre.
Publié le : jeudi 15 octobre 2015
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EAN13 : 9782336393018
Nombre de pages : 100
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Ghîslàîn JOseph Gabio
Le handball féminin au CongoBrazzaville
Les gràndes dàmes des Dîàles rOuges
Préfàce de Màrc Tàlànsî
Le handball féminin au Congo-Brazzaville
Les grandes dames des Diables rouges
Ghislain Joseph GABIO
Le handball féminin au Congo-Brazzaville
Les grandes dames des Diables rouges Préface de Marc Talansi
-Congo
Du même auteur :
La véritable histoire du football Harmattan-Congo, octobre 2012 ;
congolais,
Bahamboula MbembaTostao”, la perle du football congolais,Harmattan-Congo, Mars 2014
© L’Harmattan, 2015 5-7, rue de l’Ecole-Polytechnique, 75005 Paris
http://www.harmattan.fr diffusion.harmattan@wanadoo.fr
ISBN : ͻ͹ͺ-ʹ-͵Ͷ͵-Ͳ͸͹ͳ͹-ͻ EAN : ͻ͹ͺʹ͵Ͷ͵Ͳ͸͹ͳ͹ͻ
Préface
Le handball, porte-drapeau du sport congolais
Bien qu'apparu plus tardivement sur l'échiquier du sport congolais, le handball a connu, en l'espace d'un demi-siècle, une ascension spectaculaire au Congo, une réussite à la fois belle et insolente, un exploit historique dont la palme d'or revient incontestablement aux dames qui, pendant des années, ont dominé ce sport au niveau continental ; des dames qui n'ont jamais été ridicules, même devant les plus grandes équipes du monde.
Telle est l'aventure que nous conte Ghislain Joseph Gabio dans ce livre L'ancien reporter de la Radio-Tv, journaliste complet, sait depuis longtemps que « les paroles s'envolent et les écrits restent ».Alors, au fur et à mesure qu'il couvre un match à la Radio ou à la Tv, il remplit son calepin de notes qu'il exploitera plus tard.
Témoin de son temps et auteur de plusieurs livres sur le football congolais, Ghislain Joseph Gabio « milite » pour que l'écriture de notre Histoire (sportive, politique, culturelle…) devienne un devoir pour les spécialistes se trouvant au cœur de l'événement. C'est la raison pour laquelle il nous fait revivre ces années du handball congolais. Encore un morceau de notre histoire sportive, pour ne pas oublier !
Marc Talansi
1) Contexte historique
Quand le Congo obtient l’organisation des premiers Jeux africains de 1965, le handball se pratique timidement au niveau scolaire. Tout semble commencer à Brazzaville, au Collège Nganga Edouard où un professeur d’éducation physique initie au handball des jeunes élèves en classe de ème ème 5 et de 4 . Nicolas, ce professeur en question, organise des matchs interclasses. Ces rencontres qui se déroulent dans l'établissement connaissent un réel succès. Dans les années 1961 et 1962, nous sommes un certain nombre à nous intéresser au handball. Quelques noms me reviennent à l'esprit : Kanza Jean Bernard, Mienandy Antoine, Mouninguissa Rémi, Kongo Michel et moi-même. Nous nous sommes contentés du handball qui n'organisait pas de championnat. Une équipe du collège ème formée plus tard par les élèves de la classe de 3 défiera même le Centre d’enseignement supérieur de Brazzaville. D’autres établissements secondaires comme le Lycée Savorgnan De Brazza, l’Ecole Général Leclerc… suivront le pas. A Pointe-Noire Eta Emmanuel, Ngouata Jacques et moi-même, au Lycée Victor Augagneur, nous avons continué à pratiquer le handball en sport collectif, sous la houlette de Michel, professeur d'éducation physique, l'homme à la petite moustache blanche. Revenu à Brazzaville, au Lycée Savorgnan de Brazza, je fus heureux de constater que Brazzaville était dans la fièvre des préparatifs des premiers Jeux africains. Cependant, dans le programme des jeux, le Congo était absent au handball, c’était compréhensible. Engagé par la voix de la Révolution congolaise comme reporter-pigiste, je trouvais là une occasion de vivre des sports comme le football, le basket-ball, l’athlétisme que j’aimais bien et d’autres comme le volley-ball et le handball que je découvrais.
Pour abriter les compétitions des premiers Jeux africains, un nouveau stade avait été construit dans la forêt de la patte d’oie. Il disposait d’un terrain de football et d’une piste d’athlétisme. A ses côtés une piscine olympique, un stade annexe avec un terrain de tennis, de basket-ball, volley-ball et de handball. Le centre sportif de Bacongo avait été innové et devait recevoir le basket-ball, la boxe, le handball, le volley-ball. Les Lycées Chaminade, Anne-Marie Javouhey et Technique étaient équipés en stade de handball et de volley-ball pour les entraînements des équipes qui y logeaient ou pour la compétition, C'était le cas du Lycée Javouhey.
Les premiers Jeux africains firent découvrir les délices du handball au public et aux sportifs congolais. Leur passion pour ce sport, auquel il venait de se familiariser, fut totale. La nombreuse assistance dans les différents stades où se disputèrent les matchs du tournoi des premiers Jeux africains témoigne de l’intérêt des congolais pour ce sport.
2) Naissance des clubs dans les quartiers.
Six mois après les Jeux africains, le handball scolaire et militaire fait son entrée dans les quartiers à Brazzaville et Pointe-Noire. En février 1966 naît Amicale club des jeunes de Bacongo, à Brazzaville. Whisky club regroupe des expatriés, Harlem et Bataillon (club militaire) complètent l’effectif. Le handball féminin fait également sa rentrée avec les Diables noirs « choisis », l’Etoile du Congo, Patronage, à Brazzaville. Télémanou Innocent et Matsima Maxime ont appris le handball auprès de Nicolas le professeur d’éducation physique du C.E.G Nganga Edouard chez qui ils étaient en stage comme maître d’éducation physique. Après stage Matsima Maxime est affecté au C.E.G de Nganga Lingolo, tandis que
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Télémanou Innocent prend en charge l’éducation physique au C.E.G ST Joseph de Bacongo. Dans ces deux Etablissements ils sélectionneront des filles pour créer le club Diables noirs « choisis ». Les filles suivantes constituent la formation des Diables noirs : Mabiala Colette (gardienne de but) Mayouma Hélène « An dromaque », Kayi Nicole, Bitsindou Gilberte « Pélé » Nsenda Antoinette, Nzaba Françoise, Dirissa Véronique, Mbilampassi, Bavoutikila Véronique (gardienne de but), Julienne « Canada ». La grande rivale des Diables noirs « choisis » sera l’Etoile du Congo où l’on retrouvera des jeunes filles, du Lycée Savorgnan De Brazza et d'Anne Marie Javouhey, parmi lesquelles nous noterons Itsa Rachel et Itsa Mélanie, Okamango Adrienne, Émilienne Charlotte Ilondo, Adrienne, Zambila... Ndinga est leur entraîneur. Ces deux équipes se battront souvent en duel au championnat. C’est le stade annexe de la Révolution qui reçoit la plupart de leurs matchs, les dimanches matins. Un public nombreux est au rendez-vous. Je me souviens encore d’une scène d’avant match où, quinze bonnes minutes avant le coup d’envoi, les supporters piqués je ne sais par quelle mouche se jettent tout ce qui pouvait leur tomber dans les mains. C’est une voix, sortie de la meute, qui crie « la guerre est finie », qui met fin au désordre. Aucun blessé n’est enregistré. « Bizarre de bizarre » comme dirait notre professeur de français. Le calme revenu, le match a pu commencer puis se dérouler sans problème jusqu’à la fin Toujours au stade annexe de la Révolution, un autre match des garçons qui opposait Blague-à-part (Police) à l’Inter club. Matsiona « La Rouille » le célèbre arbitre ne réussit pas à tenir les quatorze acteurs. C’est l’arrivée de Ange Diawara, le Commissaire politique à l’armée, qui ramène l’ordre dans les rangs à la mi-temps. Par la suite, le public eut droit à un bon match.
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