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Sportissimo !

De
268 pages
Journaliste pendant près de quarante ans, Bernard Delattre a toujours été un passionné de sport. Journaliste sportif, il n'a jamais lâché ce domaine durant toute sa carrière, ce qui lui a permis de rencontrer les plus grands champions, notamment de football. Observateur privilégié, il a pu aller dans les coulisses de nombreux sports. Dans ce livre, il met en valeur l'éthique et les valeurs du sport, mais dénonce certaines dérives, comme la loi de l'argent et la montée de la violence.
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La Boudeuse
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 ce qui l Franceschi  (sur la photographie, l’auteur, à gauche, en discussion avec Patrice Franceschi, sur le pont deLa Boudeuse, sur la Seine à Paris,photographie © Bruno Chenevière).
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Delattre
Bernard DELATTRE
Sportissimo ! Courir, marcher, naviguer… C’est vivre plus fort !
Préface de PatriceFRANCESCHI
Sportissimo !
Bernard DELATTRESportissimo !
Courir, marcher, naviguer… C’est vivre plus fort !
Préface de Patrice Franceschi
© L’Harmattan, 2015 5-7, rue de l’Ecole-Polytechnique, 75005 Paris http://www.harmattan.fr diffusion.harmattan@wanadoo.fr ISBN : 978-2-343-06639-4 EAN : 9782343066394
« Le sport est une culture, cǯest lǯart par lequel lǯhomme se libère de lui-même. » Jean Giraudoux, DzSans Pouvoirsdz
PRÉFACE
Par Patrice Franceschi, écrivain, Prix Goncourt de lanouvelle 2015, capitaine du célèbre trois-mâts d’exploration “La Boudeuse” et grand sportif, avec le sens de l’effort et de l’équipe :
« Lecteur, si les livres sont ta seconde patrie, entre sans crainte et avec joie dans lǯunivers de Bernard Delattre. Nǯhésite-pas à pénétrer au cœur de son quotidien et des souvenirs qui jalonnent sa vie. Si tu aimes le sport et que tu as lǯintuition que par-delà son esthétique, sa technique ou son exigence du dépassement de soi, cette vaste discipline porte une signification supérieure, alors ouvre les pages qui suivent. Derrière les anecdotes, tu trouveras une évocation, modeste mais sûre, de la conscience philosophique offerte aux hommes par le sport. Ce nǯest pas un mince avantage. En ces temps de confusion idéologique et de marchandisation généralisée, il nǯétait pas inutile de rappeler cette conscience philosophique parce quǯelle renvoie à une chose toute simple : le but du sport est – aussi – de proposer une éthique de vie. Sinon, à quoi bon… )l ne serait que vanité. Pour les penseurs de lǯAntiquité grecque, ce but était une évidence. )l allait de pair avec lǯéducation de lǯesprit. On ne concevait pas lǯun sans lǯautre. Platon nous lǯa assez dit – comme tous ceux qui lǯavaient précédé et tous ceux qui lǯont suivi dans ce monde gréco-romain qui nous a façonnés : lǯhomme complet pense et agit. )l nǯest pas lǯun OU lǯautre. )l est lǯun ET lǯautre. Au cœur de cette vision unitaire et réconciliée de lǯhomme, le sport se trouve être lǯ« entraînement » par excellence pour celui qui veut sǯengager dans lǯaction, de même que la lecture et lǯétude représentent son « entraînement » obligatoire pour parvenir à penser par lui-même. De surcroît, les Jeux olympiques dǯalors, dont ces Grecs étaient les inventeurs, ne comportaient aucune dimension financière. )ls étaient ainsi lǯexpression la plus aboutie de la pensée désintéressée qui doit animer lǯhomme – laquelle
chez Aristote se traduisait par lǯamour de la connaissance pure, détachée de tout utilitarisme. Dès lors, la gloire recueillie par lǯathlète pouvait être considérée comme une vertu. Cǯest cet esprit quǯa voulu faire renaître Pierre de Coubertin il y a plus dǯun siècle. Avec, hélas, le succès mitigé que lǯon sait. Lǯargent, le dopage et les combines ont peu à peu gâté bien plus de choses que la gloire non désintéressée nǯen pouvait abîmer. Jusquǯà contaminer le public lui-même et obliger les États à faire du milieu sportif un monde de surveillance. Certains hausseront les épaules à ces lignes, dǯautres se désoleront de cette forme de décadence, les faits nǯen resteront pas moins ce quǯils sont. Jǯai rencontré Bernard Delattre il y a bien longtemps. Très jeune reporter dans le journal de la région o‘ je séjournais alors, il avait été chargé de faire le récit de lǯexpédition lointaine dont je revenais – lǯAmazonie si ma mémoire est bonne. )l aimait déjà le sport, autant pour le pratiquer que pour lǯobserver ou le commenter. Jǯétais à peine moins âgé que lui et ce fut le début dǯun étrange compagnonnage. Non par le sport mais par lǯécriture. La sienne. Avec une régularité de métronome, il a rendu compte pendant près de quatre décennies de la succession dǯaventures, dǯengagements et de livres dont ma propre vie était ponctuée. Au point que jǯai pu lui lancer un jour quǯil nǯaurait décidément aucune recherche à faire pour établir ma nécrologie lorsque ce temps serait venu… À vrai dire, je plaisantais à peine tant il avait été infatigable au cours de cette longue période. )l est juste quǯà mon tour je lui rende hommage, puisque lǯoccasion mǯen est donnée. Que dire alors de Bernard Delattre par-delà son livre ? Ceci sans doute : il est dǯusage que le caractère des hommes refroidisse avec lǯâge, entraînant un émiettement de leurs convictions, une lassitude de leur être et une funeste érosion de leur esprit dǯémerveillement. Ainsi vont les choses habituellement. Aussi, quand cet effet du temps ne se produit pas chez un homme – chose rare en vérité – on peut parler dǯéternelle jeunesse chez lui. )l se trouve que Bernard Delattre appartient à cette invraisemblable catégorie de personnages dont jǯai peu croisé dǯexemplaires au cours de mon existence. )l ne sǯest jamais « refroidi ». Journaliste spécialisé dans les faits quotidiens des hommes – là o‘ souvent se révèle leur vraie nature -, il en a « vu de toutes les couleurs » en la matière et aurait pu finir amer et
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désabusé comme tout un chacun. )l a évité cet écueil et observe toujours le monde avec des yeux adolescents. Étonnant caractère que rien nǯentame vraiment et surtout pas lǯaigreur de la nature humaine. )nutile, donc, de regarder lǯétat civil de Bernard Delattre pour connaître son âge, cela ne servirait à rien, on ferait fausse route. )l a eu vingt ans un jour, les a conservés jusquǯau moment de sa retraite, et, à mon avis, il va continuer ainsi, toujours plus loin mais toujours identique. On appelle cela la fidélité à soi-même. Dǯo‘ lǯintérêt de son livre : un récit personnel doublé dǯun regard qui nǯappartient quǯà lui sur cette discipline de vie quǯest le sport, o‘ se juxtaposent la jeunesse du tempérament et la maturité de lǯesprit. Lecteur, donc, entre dans ce livre avec le même esprit que son auteur. Tu en retireras des fruits qui seront à lǯexacte mesure de tes efforts pour le lire. »
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Patrice Franceschi