Afrique du Sud 8 - Le Cap (Cape Town)

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Publié le : jeudi 14 mars 2013
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EAN13 : 9782816135695
Nombre de pages : 216
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Pourquoi y aller

Appelée la cité-mère en raison de son rôle historique dans le développement de l’Afrique du Sud moderne, Le Cap s’étend au pied de l’envoûtante Table Mountain, avec son sommet drapé de nuages, ses flancs couverts de vignobles et d’une flore unique, et la frange de plages dorées à ses pieds. Peu de villes peuvent s’enorgueillir d’offrir à la fois un parc national aussi majestueux et un choix d’activités de plein air aussi vaste.

La Capitale mondiale du design 2014 s’est engagée dans la transformation de la ville et de la qualité de vie de ses habitants. Et de fait, des façades aux tons éclatants de Bo-Kaap aux cabines de bain de Muizenberg, en passant par les audaces du street art et les décors afro chic des innombrables guesthouses, la métropole est en passe de remporter son pari esthétique. Mais, par-dessus tout, c’est une cité multiculturelle où chaque habitant possède une histoire, parfois déchirante, à raconter. Quand sonne l’heure du départ, bien des voyageurs éprouvent une véritable nostalgie.

Quand partir


Janvier La haute saison touristique, marquée par le Minstrel Carnival.

Mars Événements artistiques comme Infecting the City et l’International Jazz Festival.

Novembre Le printemps, ses fleurs et ses concerts dans les jardins de Kirstenbosch au coucher du soleil.


Histoire

Respectivement baptisés Bochimans (Bushmen) et Hottentots par les Européens, les San et les Khoikhoi – tribus réunies sous la dénomination de Khoisan (Khoe-San) – vivaient dans la région du Cap bien avant que la Compagnie des Indes orientales (Vereenigde Oost-Indische Compagnie, ou VOC) ne s’y implante, en 1652. De manière géné rale, les peuples natifs refusèrent de commer-cer avec les Hollandais, ce qui incita la VOC à faire venir des esclaves de Madagascar, d’Inde, de Ceylan, de Malaisie et d’Indonésie pour compenser la pénurie de main-d’œuvre. La colonie manquant également de femmes, les esclaves et les femmes khoisan subirent, de plus, une exploitation sexuelle. De leur côté, les esclaves se mêlèrent aux Khoisan ; les enfants issus de ces unions sont les ancêtres de la population métisse actuelle, dont fait partie le groupe des musulmans du Cap.

Pendant les 150 ans de domination hollandaise, la colonie prospéra sous le nom de Kaapstad. Surnommée la “Taverne des Sept Mers”, elle constituait un port très fréquenté, où faisaient escale les marins qui naviguaient entre l’Europe et l’Orient. En 1806, la victoire des Britanniques à Bloubergstrand, à 25 km au nord de la ville, sonna le glas de la suprématie des Hollandais, qui cédèrent définitivement Le Cap et son territoire à la Grande-Bretagne le 13 août 1814. Malgré l’abolition de l’esclavage en 1808, la colonie continua à prospérer et les esclaves ne furent affranchis qu’en 1833.

Dans les années 1870-1880, la découverte et l’exploitation de gisements de diamants et d’or dans le centre de l’Afrique du Sud entraînèrent de rapides changements. Le Cap cessa d’être la seule métropole dominante du pays, mais sa position majeure en tant que port lui permit de profiter des richesses minières, puis de l’industrialisation. Cette prospérité suscita les rêves impérialistes de Cecil John Rhodes (Premier ministre de la colonie du Cap en 1890), qui avait fait fortune à la tête de la De Beers Consolidated Mines Company.

En 1901, le gouvernement saisit l’occasion d’un début d’épidémie de peste bubonique – attribuée aux travailleurs africains noirs, alors qu’elle venait des bateaux en provenance d’Argentine – pour introduire la ségrégation raciale : les Africains noirs furent relégués près des docks et à Ndabeni, sur le flanc est de la Table Mountain. Cette décision préluda au développement ultérieur des townships des “Cape Flats” (espaces plats et poussiéreux).


LE CAP EN…

Deux jours

Commencez par prendre le téléphérique jusqu’au sommet de la Table Mountain. Revenez ensuite en ville, flânez dans les Company’s Gardens et faites un saut à la South Africa National Gallery pour admirer la dernière exposition. Achetez quelques souvenirs au Greenmarket Square avant d’aller prendre un verre dans Long Street.

Le deuxième jour, partez explorer l’extrémité sud de la péninsule du Cap, en commençant par le superbe cap de Bonne-Espérance. Allez ensuite saluer l’aimable colonie de manchots de Boulders, et visitez la charmante Simon’s Town, ainsi que Kalk Bay, renommée pour son port de pêche et ses boutiques pittoresques. Là, vous pourrez déjeuner à l’Olympia Café & Deli ou au Live Bait près du port. Revenez vers la ville par la côte atlantique et Chapman’s Peak Drive.

Quatre jours

Flânez un peu dans le District Six Museum, puis consacrez la matinée à un circuit des townships. Dans l’après-midi, prenez un ferry pour Robben Island. Au retour, attardez-vous dans Waterfront pour un verre au coucher du soleil.

Le quatrième jour, prenez la route de Groot Constantia pour une dégustation de vins, suivie d’une promenade dans les Kirstenbosch Botanical Gardens, avec pause thé dans les jardins ou le Rhodes Memorial voisin, qui offre un panorama impressionnant sur les Cape Flats. Terminez votre séjour au Cap par un repas mémorable au Roundhouse ou à la Bombay Brasserie.


À voir

021 / 3,1 millions d’habitants

Le cœur commerçant du Cap, City Bowl, est enserré entre la Table Mountain et les faubourgs de Bo-Kaap à l’ouest, le quartier de Gardens au sud et ceux de Fringe, District Six et Woodstock à l’est. Si l’on en fait le tour à l’ouest par la côte Atlantique, on découvre d’abord Waterfront, puis Green Point, Sea Point, Camps Bay et Hout Bay.

Plan rapproché sur les pages suivantes


À ne pas manquer

Une rencontre avec le passé et le présent de l’Afrique du Sud à Robben Island, une prison de sinistre mémoire

L’ascension de la Table Mountain en téléphérique pour admirer la vue sur la ville

Le quartier de City Bowl, pour les musées, les Company’s Gardens, ainsi que l’architecture victorienne et Art déco

La réserve naturelle Cape of Good Hope, autour du cap de Bonne-Espérance : grands espaces, faune, plages désertes et paysages accidentés

Une promenade dans les Kirstenbosch Botanical Gardens pour découvrir la splendide flore du Cap

Les boutiques, les restaurants, les croisières dans le port et l’atmosphère de carnaval du V&A Waterfront

Des photos des superstars de la plage : les manchots du Cap à Boulders


La ville s’étale sur une grande distance vers le nord et à l’est à travers les Cape Flats. Au sud, les Southern Suburbs, quartiers verdoyants et prospères, suivent le flanc est des montagnes. Outre la large section du Table Mountain National Park constituée par la réserve Cape of Good Hope, la pointe sud de la péninsule comprend les petites villes de Muizenberg, Kalk Bay et Simon’s Town.

City Bowl et alentour

Castle of Good Hope      MUSÉE

(carte (Cliquez ici) ; www.castleofgoodhope.co.za ; entrée dans Buitenkant St ; adulte/enfant 28/12 R, dim adulte/enfant 20/5 R ; 9h-16h ; ; St George’s). Érigé en 1666-1679 par les Hollandais pour défendre la ville, le château de Bonne-Espérance, un fort de forme pentagonale, abrite encore aujourd’hui le quartier général du commandement militaire du Cap occidental. Essayez de faire coïncider votre visite avec l’une des visites guidées gratuites (11h, 12h et 14h, du lun au sam). Le Musée militaire est intéressant, ainsi que la collection William Fehr at the Castle of Good Hope (www.iziko.org.za/static/page/william-fehr-collection), qui présente des objets anciens et des pièces d’art décoratif. Ne manquez pas de grimper sur les bastions pour la vue d’ensemble sur la forteresse et Grand Parade.

Company’s Gardens      JARDINS

(carte (Cliquez ici) ; 7h-19h ; Dorp). Ces jardins ombragés, propices à la détente, étaient à l’origine le potager de la VOC. Au XIXe siècle, le potager fut transformé en jardin d’agrément. Vous y admirerez des espèces botaniques du monde entier (frangipaniers, tulipiers du Gabon, aloès, roses, etc.). Les écureuils furent importés d’Amérique du Nord par Cecil Rhodes, dont la statue trône au centre des jardins.

District Six Museum      MUSÉE

(carte (Cliquez ici) ; 021-466 7200 ; www.districtsix.co.za ; 25A Buitenkant St ; adulte/enfant 20/5 R, avec le Sacks Futeran Building 25/10 R ; 9h-14h lun, 9h-16h mar-sam). Ce musée poignant est un hommage aux 50 000 personnes de toutes les “races” qui furent expulsées de ce quartier dans les années 1960-1970. De nombreux circuits organisés dans les townships débutent ici pour expliquer la réglementation qui restreignait la libre circulation. Il présente une immense carte du District Six avant sa destruction, sur laquelle les résidents ont indiqué l’emplacement de leurs maisons démolies et les caractéristiques de leur quartier. Il abrite aussi des reconstitutions d’intérieurs, des photos et des enregistrements. Les gardiens, pour la plupart d’anciens habitants, ont des histoires déchirantes à raconter. L’annexe du musée, dans le Sacks Futeran Building (15 Buitenkant St), abrite d’intéressantes expositions permanentes sur l’essor du football au Cap, des années 1800 à aujourd’hui.

Bo-Kaap QUARTIER

(carte (Cliquez ici) ; Dorp). Bo-Kaap, dont le nom signifie “au-dessus du Cap” en afrikaans, est un des quartiers les plus pittoresques de la ville. Ses longues et étroites rues pavées sont bordées de maisons basses aux toits plats peintes de couleurs éclatantes, dont beaucoup sont des monuments historiques. Garnison de soldats au milieu du XVIIIe siècle, le quartier fut habité par les esclaves libérés, dans les années 1830. Son histoire est détaillée dans le Bo-Kaap Museum (www.iziko.org.za/museums/bo-kaap-museum ; 71 Wale St, Bo-Kaap ; adulte/enfant 10 R/gratuit ; 10h-17h lun-sam), un attachant petit musée.

Michaelis Collection at the Old Town House      MUSÉE

(carte (Cliquez ici) ; http://www.iziko.org.za/museums/michaelis-collection-at-the-old-town-house ; Greenmarket Sq ; 10 R ; 10h-17h lun-sam ; Longmarket). Sur le côté sud de Greenmarket Sq, une place pavée, s’élève l’Old Town House, l’ancien hôtel de ville, magnifiquement restaurée. Le bâtiment de 1755, dans le style rococo du Cap, abrite aujourd’hui l’impressionnante collection d’art de Sir Max Michaelis. Des peintures et des gravures des maîtres hollandais et flamands des XVIe et XVIIe siècles (dont Rembrandt, Frans Hals et Van Dyck) sont exposées aux côtés d’œuvres contemporaines, créant un contraste fascinant entre l’ancien et le moderne.

Greenmarket Square, bordée de belles façades Art déco, est la plus ancienne place du Cap après Grand Parade. Elle accueille tous les jours un marché très coloré d’artisanat et de souvenirs.

Long Street      QUARTIER

(carte (Cliquez ici) ; Castle). Pour chiner chez les antiquaires, flâner dans les librairies et les boutiques de mode, ou pour faire la fête le soir dans les bars et les discothèques, Long Street est incontournable. De superbes immeubles victoriens aux balcons en fer forgé la longent, de son croisement avec Buitensingle St jusqu’à Strand St au nord.


LES MUSULMANS DU CAP

Les musulmans du Cap descendent des esclaves amenés par les Hollandais à partir du sous-continent indien et de l’Indonésie. Ils sont surnommés “Malais du Cap” (Cape Malays), bien que peu d’entre eux soient originaires de l’actuelle Malaisie. Il y avait parmi eux des dissidents politiques érudits, tel Tuan Guru, leader musulman originaire de Tidore (Indonésie), qui arriva au Cap en 1780. Pendant les treize années qu’il passa à Robben Island, il retranscrivit le Coran de mémoire et sans faute. En 1789, il participa à la fondation de la mosquée Auwal (43 Dorp St), la première de la ville, à Bo-Kaap, devenu le quartier musulman du Cap depuis.

Tuan Guru repose au cimetière Tana Baru, l’un des plus anciens du pays, à l’extrémité ouest de Longmarket St. Sa tombe fait partie de la vingtaine de karamat (tombeaux de saints musulmans) du Cap et des fidèles y viennent toujours en pèlerinage. Il existe toujours un grand nombre de musulmans au Cap, majoritairement dans la population métisse.


Signal Hill et Noon Gun      POINT DE VUE

La vue est splendide du sommet de la colline (350 m) séparant Sea Point de City Bowl. À 12h, du lundi au samedi, le tir du Noon Gun, canon installé au bas de Signal Hill, résonne dans toute la ville. Cela permettait aux burghers (les premiers fermiers hollandais) de vérifier l’exactitude de leur montre. Une montée mène au canon en passant par Bo-Kaap. Suivez Longmarket St jusqu’au bout : la porte menant au canon s’ouvre généralement à 11h30. Le Noon Gun Tearoom & Restaurant (hors carte (Cliquez ici) ) est un bon endroit pour reprendre son souffle. Pour grimper au sommet en voiture à partir du centre-ville, prenez Kloof Nek Rd et tournez dans la première rue à droite jusqu’en haut.

Slave Lodge      MUSÉE

(carte (Cliquez ici) ; www.iziko.org.za/museums/slave-lodge ; 49 Adderley St ; adulte/enfant 20/10 R ; 10h-17h lun-sam ; Dorp). Ce musée, principalement consacré à l’histoire des esclaves et de leurs descendants au Cap, accueille aussi au 1er étage des collections antiques (Égypte, Grèce, Rome, Extrême-Orient).

Datant de 1660, ce “quartier des esclaves” figure parmi les plus vieux édifices d’Afrique du Sud. Jusqu’en 1811, c’est là que vivaient près d’un millier d’esclaves, entassés dans une totale insalubrité. Près d’un quart d’entre eux mourait chaque année. Le marché aux esclaves se tenait au coin de la rue, dans Spin St. Sur les murs d’origine de la cour intérieure, on peut voir les pierres tombales du fondateur de la ville, Jan Van Riebeeck, et de son épouse.

Prestwich Memorial et parc      MÉMORIAL

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