Afrique du Sud - Johannesburg et Gauteng

De
Publié par

Ce chapitre Johannesburg et Gauteng est issu du guide consacré à la destination Afrique du Sud.
Tous les chapitres sont disponibles et vendus séparément. Vous pouvez également acheter le guide complet.



Publié le : jeudi 21 avril 2016
Lecture(s) : 0
Tags :
Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782816159578
Nombre de pages : 120
Voir plus Voir moins
Cette publication est uniquement disponible à l'achat

redarrOasis Signature Hotel

redarrMotel Mipichi

redarrSatyagraha House

redarrForeigners Friends Guesthouse

Pourquoi y aller

Le Gauteng ravira ceux qui sont en quête d’ambiances citadines. Cette petite province, cœur battant de la nation sud-africaine, est aussi le moteur économique du continent africain. Elle a pour épicentre Johannesburg, dont le centre connaît une étonnante renaissance, avec une vie culturelle qui n’a jamais été aussi dynamique. Autrefois considérée comme étant à éviter, Jo’burg est aujourd’hui une métropole passionnante et branchée.

Cap au nord, à Pretoria, pour un changement de cadre. La capitale administrative du pays est résolument moins policée, mais en impose plus avec ses édifices majestueux, ses musées intéressants et ses rues bordées de jacarandas.

Le Gauteng s’enorgueillit également d’une histoire géologique unique, comme en témoigne le Cradle of Humankind (Berceau de l’humanité), classé au Patrimoine mondial. Cette vaste vallée constellée de grottes et de fossiles est l’un des plus importants sites archéologiques d’Afrique.


Quand partir

332-2

Mars La rentrée scolaire et le retour de l’animation à Jo’burg. La haute couture s’invite à Sandton.

Août La saison des festivals avec Joy of Jazz, le Dance Umbrella et un riche calendrier théâtral.

Fin nov-mars Des orages presque tous les jours, une circulation plus fluide et un carnaval au Nouvel An.


Histoire

Le coin nord-ouest du Gauteng (prononcez “how-teng”), surnommé le Cradle of Humankind (Berceau de l’humanité), a sans doute joué un rôle clé dans l’évolution de l’humanité. Les restes de quelque 850 hominidés ont été trouvés dans la région. En 1947, le Dr Robert Broom fit une découverte majeure dans les grottes de Sterkfontein quand il mit au jour le crâne fossilisé, vieux de 2,5 millions d’années, de celle qu’il appela affectueusement Mrs Ples.

Plusieurs tribus différentes vivaient dans la région, où des preuves d’activités minières remontent à l’âge du fer. Ce n’est qu’en 1886, quand de l’or fut trouvé, que le Gauteng fut propulsé dans l’ère moderne.

Des Boers, fuyant la domination britannique dans la colonie du Cap, s’étaient installés au Gauteng depuis le milieu du XIXe siècle, fondant la Zuid-Afrikaansche Republiek (ZAR ; République sud-africaine) indépendante avec pour capitale Pretoria, alors un village. Lorsque les Britanniques découvrirent les bénéfices colossaux tirés des mines d’or, ce ne fut qu’une question de temps avant les événements qui provoquèrent la guerre des Boers (1899-1902).

Après avoir subi des pertes sévères, notamment dans les camps de concentration britanniques, les Boers reconnurent leur défaite. Le traité de Vereeniging mit fin au conflit en 1902 et conduisit à la création de l’Union d’Afrique du Sud en 1910. Si la nouvelle cité de Johannesburg (Jo’burg) prospéra, la situation des milliers de mineurs noirs ne changea guère, un problème qui allait perdurer tout au long du siècle. Pretoria devint le siège du régime de l’apartheid et les townships qui entouraient Jo’burg, dont Soweto, allaient subir les pires abus du système et engendrer ses plus farouches opposants. Le Gauteng, alors appelé Transvaal, fut une scène centrale des drames du XXe siècle en Afrique du Sud.

L’Afrique du Sud post-apartheid a connu de rapides changements. Le Transvaal a été rebaptisé Gauteng, un président noir dirige le pays de Pretoria (ou Tshwaane) et la Cour constitutionnelle a été construite sur le site de la pire prison de l’apartheid, l’Old Fort. Toutefois, il reste à voir si le XXIe siècle apportera aux déshérités du Gauteng leur part de prospérité.

JOHANNESBURG

5,7 MILLIONS D’HABITANTS

Johannesburg, plus communément appelée Jo’burg ou Jozi, est une cité qui se transforme rapidement et le cœur battant de l’Afrique du Sud. Après presque 20 ans de déclin, la ville envisage l’avenir avec optimisme. Son centre s’embellit et de nouveaux immeubles d’habitation et de bureaux sont construits à un rythme soutenu. Les quartiers culturels de Newtown et Braamfontein, avec des théâtres, des restaurants, des cafés et des musées, débordent d’énergie et de créativité. L’Inner City (centre-ville) elle-même, autrefois une zone interdite, se transforme en un joyau touristique avec nombre d’agréables surprises. Enfin Maboneng, à la lisière est de l’Inner City, est devenu un quartier branché, considéré comme l’un des projets de réhabilitation urbaine les plus réussis au monde – nul doute que vous tomberez sous le charme.


JOHANNESBURG EN…

Deux jours

Flânez dans les espaces publics réhabilités de Newtown et Constitution Hill, découvrez ensuite l’ambiance créative de Braamfontein, puis l’énergie trépidante de Maboneng.

Le lendemain, appréhendez l’histoire récente du pays à l’Apartheid Museum, consacrez une demi-journée à la visite guidée de Soweto, puis rejoignez Melville pour dîner dans un restaurant branché.

Quatre jours

Allez jusqu’au Cradle of Humankind à l’ouest, où vous pouvez explorer les grottes de Sterkfontein, vous détendre dans le parc de sculptures de la Nirox Foundation et savourer un succulent déjeuner au Cradle. Passez la nuit au Maropeng Hotel.

Le dernier jour, visitez le Freedom Park et le Voortrekker Monument aux alentours de Pretoria. Revenez dans les verdoyants faubourgs nord pour une séance de shopping à Sandton, puis un dîner à Parkmore.


map334-1

Plan rapproché sur les pages suivantes

map334-1

map334-1


À ne pas manquer

r1 Le centre culturel du pays dans les quartiers rénovés de Johannesburg : Newtown, Braamfontein et Maboneng.

r2 L’Apartheid Museum et Constitution Hill à Jo’burg pour un rappel de la sombre histoire de l’Afrique du Sud.

r3 Un saut dans le vide du haut des Orlando Towers à Soweto.

r4 Les cafés et les bars des rues verdoyantes de Melville, à Jo’burg.

r5 L’exploration des grottes et des sites de fossiles au Cradle of Humankind.

r6 Le Freedom Park à Pretoria, hommage à ceux qui ont sacrifié leur vie pour leur pays.

r7 La visite guidée de l’Inner City de Jo’burg et la découverte de ses merveilles architecturales.


Cependant les inégalités restent fortes, et la criminalité et la pauvreté n’ont pas été éradiquées. La richesse de Rosebank et de Sandton nourrit le mécontentement dans les townships voisins désespérément pauvres, comme Alexandra.

Jo’burg reste néanmoins une ville particulièrement accueillante et sans prétention, avec une multitude de choses à voir, des sombres souvenirs d’un passé récent à l’Apartheid Museum, en passsant par les rues bohèmes de Melville. Aussi, n’hésitez pas à explorer cette cité animée, en pleine renaissance.

Histoire

Tout commença en 1886, lorsque le prospecteur australien George Harrison découvrit des traces d’or sur le Witwatersrand. L’exploitation minière devint rapidement le privilège de riches magnats, ou randlords, qui avaient fait fortune dans les mines de diamants de Kimberley.

En trois ans, Jo’burg devint la métropole d’Afrique du Sud, une cité turbulente où des chercheurs d’or de toute origine fréquentaient les bars et les maisons closes. Les Boers, le gouvernement du Transvaal et son président Paul Kruger voyaient d’un mauvais œil cette population. Ils instaurèrent des lois limitant le droit de vote aux Boers et restreignant la circulation des Noirs. Les tensions entre randlords et uitlanders (étrangers) d’un côté et le gouvernement du Transvaal de l’autre eurent un rôle crucial dans les événements qui conduisirent à la guerre des Boers de 1899-1902.

Soumis à une pression croissante dans les campagnes, des milliers de Noirs vinrent en ville à la recherche de travail. La ségrégation raciale mise en place entre les guerres provoqua l’apparition de vastes bidonvilles autour de Jo’burg à partir des années 1930. Dirigés par des Noirs, ils devinrent bien organisés.

Officialisé dans les années 1960, l’apartheid n’empêcha pas l’arrivée de milliers de squatteurs noirs, ni l’expansion de la ville. La violence à grande échelle éclata en 1976, quand le Soweto Students’ Representative Council (Conseil représentatif des étudiants de Soweto) organisa des manifestations contre l’emploi de l’afrikaans dans les écoles noires.

Le changement le plus important dans l’histoire de la ville fut la suppression de l’apartheid et les premières élections démocratiques en 1994. Depuis, les townships noirs font partie de la municipalité, les marchands ambulants et les stands de rue animent le centre-ville et les banlieues deviennent de plus en plus multiethniques.

redeye4 À voir et à faire

Après le départ massif des entrepreneurs blancs dans les années 1990, des acteurs du secteur créatif et des promoteurs immobiliers avisés ont participé à la renaissance de la ville. Des œuvres d’art embellissent les rues et d’anciens entrepôts, tandis que les bâtiments Art déco ont fait l’objet d’un véritable engouement.

Quels que soient vos goûts, les nombreux édifices et sites historiques de Jo’burg vous ébahiront.

redeye4a Inner City et Newtown

Si vous demandez aux Sud-Africains ce qu’ils pensent du centre de Johannesburg, ils répondront sans doute “dangereux” et “délabré”. Rares sont ceux au courant de l’extraordinaire transformation en cours. De vastes secteurs de l’Inner City sont en effet revitalisés, rénovés et modernisés. S’il reste plusieurs enclaves sordides, ce qui était autrefois une zone interdite est en train de retrouver son attrait.

Marshalltown, le vieux quartier financier et d’affaires de Jo’burg, est l’un des plus séduisants et sûrs. Il abrite nombre de sièges de compagnies minières et de banques et, parmi les imposants gratte-ciel, vous dénicherez d’excellents cafés, de nombreuses curiosités et quelques parcs plaisants.

Plus au nord, le quartier de Newtown est également lancé dans une grande rénovation.

Dans la journée, vous pouvez vous promener assez tranquillement dans le secteur à l’ouest du Carlton Centre et au sud de Jeppe St, mais restez vigilant, surtout aux alentours de Park Station. N’exhibez pas d’objets de valeur tels qu’appareils photo et montres, et évitez de porter un sac.

Gandhi SquarePLACE

(carte (Cliquez ici) ; Inner City). Mohandas Gandhi (surnommé le Mahatma) arriva en Afrique du Sud en 1893 et vécut à Johannesburg, où il travailla comme avocat de 1903 à 1914. La place a été rebaptisée Gandhi Sq en son honneur et une statue en bronze le représentant jeune avocat se dresse au milieu.

Poste de Rissik StreetÉDIFICE HISTORIQUE

(carte (Cliquez ici) ; Rissik St, Inner City). Cette poste majestueuse de 1897 est l’un des plus remarquables édifices historiques de Jozi. Malheureusement, ce superbe bâtiment de l’époque coloniale a été déserté et laissé à l’abandon depuis les années 1990. Il est toutefois prévu de le restaurer pour lui redonner sa splendeur d’antan.

Hôtel de villeÉDIFICE HISTORIQUE

(carte (Cliquez ici) ; angle Rissik St et Market St, Inner City). L’hôtel de ville (City Hall) compte parmi les plus beaux bâtiments coloniaux du centre-ville ; sa façade a été rénovée en 2012.

Chancellor HouseBÂTIMENT, MUSÉE

(carte (Cliquez ici) ; 25 Fox St, Inner City). C’est dans ce bâtiment de 3 étages que Nelson Mandela et Oliver Tambo fondèrent, dans les années 1950, le premier cabinet d’avocats sud-africain appartenant à des Noirs. Rénové en 2012, il abrite un “musée extérieur” que l’on peut visiter à toute heure du jour et de la nuit. Les photos et les panneaux exposés en vitrine offrent un aperçu des vies de Mandela et de Tambo.

Johannesburg Art GalleryMUSÉE D’ART

(carte (Cliquez ici) ; phone011-725 3130 ; Joubert Park ; h10h-17h mar-dim). F La JAG possède la plus importante collection d’art d’Afrique. Le musée fait régulièrement tourner sa fabuleuse collection de peintures européennes des XVIIe et XVIIIe siècles, d’œuvres de peintres sud-africains majeurs et d’objets africains traditionnels. Il présente également des rétrospectives d’artistes noirs. Il se situe sur le côté Noord St du Joubert Park (un parc à éviter).

Standard Bank Art GalleryGALERIE D’ART

(carte (Cliquez ici) ; phone011-631 1889 ; angle Simmonds St et Frederick St, Inner City ; h8h-16h30 lun-ven, 9h-13h sam). F Ce bâtiment très lumineux accueille régulièrement des expositions temporaires d’artistes sud-africains reconnus. La galerie possède également une collection permanente d’art africain, en partie exposée à la Wits University.

Top of AfricaPOINT DE VUE

(carte (Cliquez ici) ; 50e ét., Carlton Centre, 152 Commissioner St, Inner City ; adulte/enfant 15/10 R ; h9h-18h lun-mer, 9h-2h jeu-ven). L’emblématique Carlton Centre (223 m) est le plus haut bâtiment d’Afrique depuis plus de 40 ans. Le sous-sol abrite une galerie marchande animée. Pour une vue époustouflante sur la ville, montez jusqu’à la plateforme d’observation au sommet (entrée par un ascenseur spécial, au premier sous-sol).


FÊTES ET FESTIVALS DE JO’BURG

Nouvel An chinois. À Wemmer Pan, au sud du centre-ville, en janvier ou février.

Dance Umbrella (www.danceforumsouthafrica.co.za). La plus grande démonstration de danses sud-africaines, en février-mars.

Rand Easter Show (www.randshow.co.za). En avril, une grande foire commerciale dans le Johannesburg Expo Centre.

Joy of Jazz Festival (www.joyofjazz.co.za). Fin août et septembre, dans diverses salles de Newtown.

Arts Alive Festival (www.arts-alive.co.za). En septembre, ce festival permet d’écouter de l’excellente musique dans le cadre du programme officiel ou des concerts “off”, essentiellement à Newtown.

City of Gold (www.cityofgoldfestival.co.za). Présentation des meilleurs graffeurs et artistes de rue locaux et internationaux. Le festival comprend des circuits à découverte de l’art de rue, une exposition et la réalisation de peintures murales à grande échelle. Il a lieu début octobre dans divers endroits de l’Inner City.

Gay Pride March (www.johannesburgpride.co.za). Le dernier samedi d’octobre.

Carnaval de Johannesburg À la Saint-Sylvestre. Organisé depuis 2010, ce carnaval est un défilé de chorales, d’acteurs, de musiciens et de chars, de Hillbrow à Newtown, et s’achève par une fête à Mary Fitzgerald Sq.


map338-1

Soyez le premier à déposer un commentaire !

17/1000 caractères maximum.

Diffusez cette publication

Vous aimerez aussi