Afrique du Sud - Kwazulu-Natal

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Publié le : jeudi 21 avril 2016
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EAN13 : 9782816159554
Nombre de pages : 161
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redarrNapier House

redarrHilltop Camp

redarrGeorge Hotel

redarrKosi Forest Lodge

redarrHlalanathi

Pourquoi y aller

À la fois rude et décontracté, rural et urbain, rustique et sophistiqué, le KwaZulu-Natal (KZN) séduit par son éclectisme. Des centres commerciaux étincelants jouxtent des faubourgs misérables, des villes colorées bouillonnantes se révèlent aux antipodes de la tranquilité des villages tribaux, et des reliefs montagneux contrastent avec la savane aride. Puis, il y a les Zoulous, un peuple extrêmement fier de sa culture.

Les atouts de la région reflètent cette diversité : une vie sauvage exceptionnelle, notamment la possibilité de voir les Big Five (lion, léopard, buffle, éléphant et rhinocéros) et des espèces marines rares, une histoire riche (avec la présence d’importants sites de batailles), de fabuleuses possibilités de randonnée et de séduisantes stations balnéaires où s’adonner au surf ou au farniente.


Quand partir

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Mai-octobre La saison sèche apporte la fraîcheur et des conditions idéales pour observer la vie sauvage dans la savane.

Octobre-novembre Un climat propice aux activités de plage et l’éclosion des fleurs sauvages dans l’uKhahlamba-Drakensberg.

Novembre-février Le retour de la chaleur et, après la saison des amours, la naissance des petits chez les animaux.


Histoire

Revendiqué par les Boers, les Britanniques et les Zoulous, le Natal doit son nom à l’explorateur portugais Vasco de Gama, qui l’appela ainsi en découvrant son littoral le jour de Noël 1497. En 1839, après la victoire de Blood River sur les Zoulous, les Boers y fondèrent la république de Natalia. Sa puissance finit par inquiéter l’Empire britannique qui l’annexa en 1843. Brièvement intégré à la colonie du Cap en 1845, le Natal redevint une colonie séparée en 1856, alors qu’il comptait moins de 5 000 colons européens.

L’arrivée d’une main-d’œuvre indienne dans les années 1860 (certaines parties de la province conservent l’ambiance du sous-continent) favorisa le développement d’une agriculture commerciale, essentiellement consacrée à la canne à sucre. La colonie prospéra à partir de 1895, lorsque le chemin de fer relia le port de Durban (dragué pour accueillir les gros navires) au Witwatersrand en plein essor.

Les conflits dominèrent l’histoire du Natal jusqu’à la fondation de l’Union sud-africaine : la difaqane (ou mfeqane, la migration forcée des tribus sud-africaines ; “écrasement” en zoulou), les guerres boer-zouloue et anglo-zouloue, qui entraînèrent l’anéantissement du royaume zoulou, et les deux guerres anglo-boers.

Juste après les élections de 1994, le Natal fut rebaptisé KwaZulu-Natal, reconnaissant l’importance du KwaZulu, le territoire zoulou, au sein de la province. À partir de cette date, Ulundi (l’ancienne capitale du KwaZulu) et Pietermaritzburg (l’ancienne capitale du Natal) ont bénéficié conjointement du statut de capitales du KwaZulu-Natal. En 2005, cependant, Pietermaritzburg est devenue la capitale officielle de la province.

Climat

Les températures (de l’air comme de l’eau, grâce au courant des Agulhas) restent élevées toute l’année sur la majeure partie de la côte. Durban s’enorgueillit de profiter de 230 jours de soleil par an ! En été, la chaleur et l’humidité, combinées aux foules qui se pressent sur les plages, peuvent être éprouvantes avec un thermomètre montant aux alentours de 35°C. La majeure partie de l’arrière-pays bénéficie d’un même ensoleillement, mais de violents orages peuvent éclater l’après-midi, en particulier dans le Drakensberg et le nord du KwaZulu-Natal. L’hiver apporte une fine couche de neige sur les plus hauts sommets.

Langues

Parmi les 11 langues parlées en Afrique du Sud, l’anglais, le zoulou, le xhosa et l’afrikaans sont les plus usitées au KwaZulu-Natal.

info4 Comment s’y rendre et circuler

Avec des avions, des bus et des trains la reliant aux quatre coins du pays, Durban est le carrefour des transports du KwaZulu-Natal. Si la ville est bien desservie au niveau national, se déplacer dans la province se révèle moins facile. Des bus longue distance rallient Port Shepstone, Margate et Kokstad dans le Sud, Richard’s Bay et Vryheid dans le Nord, ainsi que diverses localités, dont Estcourt, Ladysmith et Newcastle, à l’Ouest. Rejoindre des destinations plus reculées par les transports publics relève souvent du casse-tête. Les taxis collectifs constituent une alternative utile, mais privilégier ce mode de transport implique généralement de longues heures à l’arrière d’un minibus bondé.

Le Baz Bus (www.bazbus.com) dessert de nombreuses auberges de jeunesse de la province.

DURBAN

660 000 HABITANTS

Faire l’impasse sur Durban (eThekweni, en zoulou), troisième ville du pays et centre urbain cosmopolite, au profit du Cap, sa consœur réputée plus “détendue”, serait une erreur. En effet, “Durbs”, comme on la surnomme, recèle davantage de charme qu’il n’y paraît au premier coup d’œil.

La ville a été largement réhabilitée à l’occasion de la Coupe du monde de football de 2010, avec la construction d’un stade ultramoderne et le réaménagement du front de mer. Ce renouveau ayant provoqué un véritable élan, la municipalité projette maintenant d’étendre vers le sud la promenade qui borde les plages.

Le centre-ville animé, marqué par de majestueux édifices coloniaux ou Art déco, vit à un rythme typiquement africain, mais perd de son attrait au coucher du soleil. Dans la journée, le front de mer reste le rendez-vous des inconditionnels des plaisirs balnéaires.

Accueillant la plus forte concentration d’habitants d’origine indienne en dehors de l’Inde, Durban possède aussi une saveur résolument orientale : les couleurs, les bruits et les parfums du sous-continent se retrouvent dans les marchés et les rues du quartier indien.

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Plan rapproché sur les pages suivantes

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À ne pas manquer

r1 L’observation de la faune sur le territoire des Big Five dans l’Hluhluwe-iMfolozi Park ou à l’aube, près d’un point d’eau, dans l’uMkhuze Game Reserve.

r2 L’exploration du remarquable iSimangaliso Wetland Park.

r3 Une randonnée dans les sublimes montagnes de l’uKhahlamba-Drakensberg.

r4 Un trajet à travers les nuages au Sani Pass (col du Sani ;) pour rejoindre le Lesotho.

r5 Les souvenirs de la guerre anglo-zouloue à Isandlwana et Rorke’s Drift.

r6 La découverte des nouveaux cafés et restaurants de Durban, une ville en pleine mutation.

r7 Les bains de soleil, le surf et la plongée sur la côte Sud et la côte Nord.


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Histoire

Durban ne vit le jour qu’au début du XIXe siècle. Natal Bay, autour de laquelle la ville est construite, servit de refuge aux marins dès 1685, et Vasco de Gama y aurait jeté l’ancre en 1497. En 1690, les Hollandais achetèrent un vaste territoire autour de la baie à un chef local, mais leurs vaisseaux ne purent franchir le banc de sable qui en fermait l’entrée jusqu’en 1705. Or à cette époque, le chef local étant mort, son fils dénonça l’accord.

Natal Bay ne commença à intéresser les Européens qu’en 1824, lorsque les Britanniques Henry Fynn et Francis Farewell y établirent un comptoir pour le commerce de l’ivoire avec les Zoulous. Shaka, un puissant chef zoulou, céda la terre autour de la baie à la compagnie de négoce, qui l’accepta au nom du roi George IV.

La colonie prospéra lentement, en partie à cause des troubles provoqués par Shaka dans la région. En 1835, la petite ville, dans laquelle s’était installée une mission, prit le nom du gouverneur de la colonie du Cap, D’Urban.

En 1837, les Voortrekkers traversèrent le Drakensberg et, en 1838, fondèrent Pietermaritzburg, à 80 km au nord-ouest de Durban. L’année suivante, profitant de l’évacuation de Durban en raison d’un raid des Zoulous, les Boers s’en emparèrent. La ville fut reprise par les forces britanniques quelques mois plus tard, mais les Boers maintinrent leurs prétentions. Les Britanniques envoyèrent des troupes pour défendre leurs positions, mais furent défaits par les Boers à la bataille de Congella en 1842.

Les Boers occupèrent la ville un mois durant, avant d’être délogés par les marins d’une frégate britannique, appelés en renfort par Dick King ; pour ce faire, ce colon anglais franchit, en 10 jours, près de 1 000 km séparant Durban de Grahamstown (Cap oriental). L’année suivante, la Grande-Bretagne annexa le Natal, et Durban commença à s’imposer comme cité portuaire majeure. En 1860, les premiers ouvriers indiens sous contrat arrivèrent pour travailler dans les plantations de canne à sucre. Malgré un système inique – un esclavage déguisé –, de nombreux colons indiens libres, dont Mohandas Gandhi, débarquèrent en 1893.

redeye4 À voir

redeye4a Centre-ville

Hôtel de villeÉDIFICE HISTORIQUE

(carte (Cliquez ici) ; Anton Lembede St (Smith St), centre-ville). Dominant le centre-ville, l’opulent hôtel de ville de style néobaroque édouardien date de 1910. Il fait face à la Francis Farewell Square, où Fynn et Farewell installèrent leur campement en 1824.

Art GalleryMUSÉE

(carte (Cliquez ici) ; phone031-311 2262 ; Anton Lembede St (Smith St), centre-ville ; h8h30-16h lun-sam, 11h-16h dim). F Sous l’imposante coupole de l’hôtel de ville, ce musée rassemble une collection petite mais intéressante d’art contemporain d’Afrique du Sud, notamment des peintures, des céramiques et des œuvres utilisant des supports et des techniques mixtes. Elle accueille également des expositions temporaires et tournantes.

Natural Science MuseumMUSÉE

(carte (Cliquez ici) ; phone031-311 2256 ; Anton Lembede St (Smith St), centre-ville ; h8h30-16h lun-sam, 11h-16h dim). F Ce musée situé dans l’hôtel de ville possède une impressionnante collection d’oiseaux et d’insectes naturalisés, ainsi que d’animaux africains. Ne manquez pas la collection de cafards et de bousiers, la reconstitution d’un dodo et la maquette de dinosaure grandeur nature.

Old Courthouse MuseumMUSÉE

(carte (Cliquez ici) ; phone031-311 2229 ; 77 Samora Machel St (Aliwal St), centre-ville ; h8h30-16h lun-sam, 11h-16h dim et vacances, fermé Noël et vendredi saint). F Installé dans le superbe palais de justice (1866), derrière l’hôtel de ville, ce musée offre un bon aperçu de la vie coloniale, évoquée notamment à travers de 4 reconstitutions : la pharmacie de David Anderson, l’habitation de Henry Fynn, la sucrerie Clairmont et le dépôt-vente de Fann Fancy. À noter : la collection de maquettes de bateaux qui enchantera petits et grands.

KwaMuhle MuseumMUSÉE

(carte (Cliquez ici) ; phone031-311 2233 ; 130 Bram Fischer Rd (Ordnance Rd), centre-ville ; h8h30-16h lun-sam). F Il occupe l’ancien siège de l’administration bantoue, où les autorités coloniales de Durban établirent les structures de la ségrégation raciale (le “Durban System”) ; elles servirent de base à la politique d’apartheid en Afrique du Sud.

St Paul’s ChurchÉGLISE

(carte (Cliquez ici) ; Dr Pixley KaSeme St (West St), centre-ville). Du côté est de la poste principale, une place abrite un vieux presbytère et l’église St Paul, datant de 1909.

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