Andalousie 7 - Province d'Almeria

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Publié le : jeudi 4 avril 2013
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EAN13 : 9782816136647
Nombre de pages : 110
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Province d’Almería

695 560 HABITANTS


Le top des restaurants

Casa Joaquín

Casa Puga

Restaurante La Villa

La Cantina

Mesón El Molino

Le top des hébergements

Plaza Vieja Alejandro

Hotel Nuevo Torrelux

MiKasa

Hotel Velad Al-Abyadh


Pourquoi y aller

La première qualité de la province d’Almería est son climat, synonyme de 3 000 heures d’ensoleillement par an. Elle est aussi réputée pour être le jardin de l’Europe, une région de premier plan pour la production de fruits et légumes, vendus dans toute l’UE. Les serres en plastique disgracieuses constituent le revers de cette prospérité agricole, dans une province qui souffre déjà d’une forte rivalité avec Grenade et Séville. Toutefois, pour les initiés, Almería ne manque pas d’atouts : ses étonnants paysages désertiques se parent d’une subtile palette de couleurs et de spectaculaires formations rocheuses. Les plages immaculées et les bassins volcaniques du Parque Natural de Cabo de Gata-Níjar constituent d’autres destinations de choix, de même que les grottes de Sorbas et la région reculée de Los Vélez. Pour autant, ne manquez pas la ville d’Almería, un port méditerranéen bien vivant, qui mérite le détour pour ses sites monumentaux, tels que la cathédrale et l’Alcazaba, ses délicieux bars à tapas et ses fabuleux hammams.

Distances routières (km)

Comment circuler

Difficile d’explorer cette province de fond en comble sans voiture. Exception à la règle, la ville d’Almería se visite aisément à pied ou au moyen de brefs trajets en taxi. En outre, des lignes de bus directes relient la capitale à diverses villes et stations balnéaires, comme Níjar, Sorbas, Vera, Vélez Blanco et Mojácar. Se rendre dans les villages ruraux plus modestes exige au moins un changement. La voiture reste le meilleur moyen de visiter la région désertique aux environs de Tabernas, permettant de sortir des sentiers battus et de jouir pleinement du paysage spectaculaire.


TROIS JOURS IDYLLIQUES

Jour 1 : Balade en ville

Prenez le petit-déjeuner à l’Habana Cristal, un café animé d’Almería, admirez les couleurs du Mercado Central, puis faites des emplettes dans la Calle de las Tiendas, une rue piétonne. Déjeunez de tapas à l’historique Casa Puga avant de rejoindre l’Alcazaba. En chemin, arrêtez-vous à la Tetería Almedina pour un thé à la menthe. Terminez par un hammam, suivi d’un repas de fruits de mer à la Casa Joaquín.

Jour 2 : Désert et montagnes

Le matin, découvrez un décor de western installé dans les canyons du Desierto de Tabernas, puis déjeunez à Los Albardinales, restaurant aménagé dans un moulin à huile d’olive. L’après-midi, rendez-vous sur les hauteurs des Alpujarras, un peu plus fraîches, pour déguster du vin, partir en randonnée dans les montagnes, ou prendre le soleil près des cascades d’El Nacimiento – où se trouvent des barbecues fort pratiques pour griller la viande que l’on a pris soin d’emporter.

Jour 3 : Petit tour sur la côte

Remontez la côte vers San José et découvrez des criques reculées au sud-ouest de la ville. Déjeunez de fruits de mer au Casa Miguel, puis prenez la direction du nord. Faites une halte au Mirador de la Amatista pour la vue. Une autre à Rodalquilar pour visiter le jardin botanique et les vestiges des mines d’or. Baignez-vous à la Playa del Playazo voisine puis, selon vos envies, allez dîner à Mojácar ou retournez à Almería pour une soirée tapas.


Hébergement

La province d’Almería compte un bon nombre d’hôtels, bien qu’ils soient plus rares dans la catégorie haut de gamme. Vous peinerez rarement à trouver une chambre dans la capitale. En revanche, les hôtels des principales stations balnéaires, comme Mojácar et San José, ont tendance à suivre une logique plus saisonnière.


À NE PAS MANQUER

Les bars à tapas d’Almería, parmi les meilleurs de la province, servent de généreuses portions dans d’exquises petites assiettes. Deux de ces assiettes équivalent aisément à un déjeuner. Au dîner, commandez-en une troisième.


Playa San Pedro

Cala de Enmedio

Le top des sites historiques

Alcazaba, Almería

Ancienne médina, Almería

Refugios de la Guerra Civil

Los Millares

Sites Internet

Andalucia.com (www.andalucia.com). Plusieurs pages dédiées à Almería.

Turismo de Almería (www.turismodealmeria.org). Office du tourisme municipal.

Los Vélez (www.losvelezturismo.org). Office du tourisme local.

Editorial Alpina (www.editorialalpina.com). La meilleure carte du Cabo de Gata.


ALMERÍA

190 349 HABITANTS

Almería est la vitrine d’une Andalousie en plein essor et ressemble un peu à Marseille. Cette ville surtout connue pour la province qui l’entoure, a bien du mal à rivaliser avec Grenade et Séville, et rares sont les touristes qui lui consacrent une journée. Ses immeubles arborent pour la plupart un style caractéristique des années 1960. Des palmiers poussiéreux bordent ses boulevards, et ses vestiges industriels rouillent dans l’atmosphère salée de la ville. Capitale d’une province qui, depuis les années 1980, a été complètement remodelée par l’agriculture intensive, Almería connaît aujourd’hui un regain d’énergie et d’optimisme.

Le nom “Almería” viendrait de l’arabe al-mariyya (le mirador), en référence au gigantesque Alcazaba, dernier vestige du passé mauresque de la ville. Durant l’âge d’or du califat andalou, les rues fourmillaient de marchands venus d’Orient, de France et d’Italie, son port, point d’attache de la flotte des Omeyyades, étant le plus grand et le plus riche de l’Espagne mauresque. Après la Reconquête, la ville entama un long et douloureux déclin, les ports de l’Atlantique et des Amériques lui volant la vedette. Un séisme et d’incessantes incursions de pirates barbaresques expliquent qu’on n’y dénombrait plus, en 1658, que 500 habitants. Almería s’est relevée récemment, avec l’apparition de la florissante et controversée plasticultura (culture sous serres plastiques) qui s’étend à la périphérie de la ville.

À voir

Les deux sites principaux d’Almería sont l’Alcazaba et la cathédrale, que l’on peut visiter dans la même matinée. Néanmoins, les rues sinueuses de la ville offrent quantité d’autres sites intéressants, notamment dans la partie haute de la ville, qui a conservé une atmosphère mauresque.

Alcazaba FORTERESSE

(Calle Almanzor ; adulte/ressortissant UE 1,50 €/gratuit ; 9h-20h30 mar-dim avr-oct, 9h-18h30 mar-dim nov-mars). L’Alcazaba fut construite au Xe siècle par Abd ar-Rahman III, le calife le plus puissant d’Al-Andalus. Cette impressionnante forteresse maure, dont les murailles plantées sur les falaises ont des allures de palissade, était la plus puissante d’Espagne. Son ornementation est plus sobre que celle de l’Alhambra de Grenade, mais c’est un monument imposant. Comptez 2 heures pour une visite complète.

Au-delà d’une arche en fer à cheval, on découvre trois enceintes. Dans la plus basse, le Primer Recinto (première enceinte), étaient concentrés des demeures, des bains et autres installations, aujourd’hui remplacés par des jardins luxuriants parcourus par des canaux. Depuis les remparts, on aperçoit la Muralla de Jayrán, une muraille du XIe siècle offrant une vue stupéfiante sur la ville et la côte.

Le Segundo Recinto (seconde enceinte) abrite les vestiges du palais des souverains musulmans, bâti par Almotacín (1051-1091), sous le règne duquel la ville médiévale connut son apogée. Un miroir d’eau, construit au XXe siècle, laisse imaginer sa splendeur passée. L’enceinte abrite aussi l’Ermita de San Juan, une ancienne mosquée. La partie la plus haute, le Tercer Recinto (troisième enceinte), est une forteresse ajoutée par les Rois Catholiques. Son donjon, transformé en galerie, accueille notamment des expositions de peinture et de photographie.

Cathédrale d’Almería      CATHÉDRALE

(Plaza de la Catedral ; 3 € ; 10h-14h et 16h-17h lun-ven, 10h-14h sam). La cathédrale d’Almería, à l’allure de forteresse, fut bâtie sur le site d’une ancienne mosquée, détruite par un séisme. Fortifiée pour résister aux attaques des pirates, à l’ombre de hauts palmiers, elle donne sur une place tranquille. Le vaste intérieur, tout de jaspe, marbre et noyer sculpté, est impressionnant. Sur le mur est, on distingue à peine l’indalo, le symbole de la province d’Almería, qui fut découvert dans une grotte en 1868 et date de 2 500 av. J-C.

L’élément le plus remarquable, le superbe Sol de Portocarrero, un soleil du XVIe siècle gravé dans la pierre (aujourd’hui symbole de la ville), se trouve à l’extérieur, sur le côté est de l’édifice (Calle del Cubo).

Des visites guidées en espagnol sont proposées.

Refugios de la Guerra Civil      SITE HISTORIQUE

(réservations 950 280 207 ; Plaza de Manuel Pérez García ; entrée 2 € ; visite guidée 9h-15h mar-jeu, 9h-15h et 17h-19h ven, 10h-14h et 17h-19h sam, 10h-14h dim). Durant la guerre civile, la province d’Almería abrita le dernier bastion des républicains d’Andalousie. Elle fut bombardée à plusieurs reprises et, lors d’une attaque, les Allemands tuèrent 40 civils. Un groupe d’ingénieurs créa alors les Refugios, réseau d’abris en béton de 4,5 km de long situé sous la ville, comprenant des réserves et un théâtre.

Plan rapproché sur les pages suivantes


À ne pas manquer

Les plages sablonneuses et accidentées le long du Parque Natural de Cabo de Gata-Níjar

Les plateaux de tournage des westerns du Desierto de Tabernas

Le plus grand édifice musulman d’Almería, l’Alcazaba

La détente dans les luxueux hammams d’Almería

La spéléologie dans les Cuevas de Sorbas, un ensemble de grottes fascinant

La vue majestueuse depuis Mojácar Pueblo

Les fabuleuses tapas de la célèbre Casa Puga à Almería


Plan rapproché sur les pages suivantes

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