Andalousie 7 - Province de Cordoue

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Publié le : jeudi 4 avril 2013
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EAN13 : 9782816136616
Nombre de pages : 98
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Province de Cordoue


Le top des restaurants

Casa Mazal

Bar Santos

Bodegas Campos

Las Camachas

Restaurante Zahorí

Le top des hébergements

Hotel Zuhayra

Casa Baños de la Villa

Hotel Caserío de Iznájar

Hospedería Alma Andalusí

Parador Nacional Arruzafa


Pourquoi y aller

Jadis joyau d’Al-Andalus, la ville de Cordoue arrive en tête des destinations touristiques de la province éponyme. Les glorieux vestiges du califat, comme la Mezquita (Grande Mosquée) et la cité-palais de la Medina Azahara, ont certes un immense intérêt historique et architectural, mais en dehors du chef-lieu de la province, quantité d’autres sites, moins fréquentés, attendent aussi le visiteur. Le Guadalquivir sépare Cordoue et sa province en deux. Au nord se dresse la Sierra Morena, un massif montagneux émaillé de zones forestières protégées et de châteaux en ruine. Au sud, le terrain vallonné est recouvert de précieux oliviers qui donnent une huile veloutée, tandis que les vins typiquement andalous coulent autour de Montilla et de Moriles. Plus au sud encore, grottes et canyons façonnent le relief calcaire des Sierras Subbéticas, ponctuées par l’animation inattendue de Priego de Cordoue et la splendeur isolée de Zuheros, camp de base idéal pour des balades en montagne et des dégustations de fromage.

Distances routières (km)

Comment circuler

Important carrefour routier et ferroviaire, Cordoue est reliée aux principales métropoles espagnoles et, par bus, à la plupart des villes de la province. Les voyageurs motorisés optent souvent pour la touristique N 432 qui de l’Estrémadure traverse la Sierra Morena puis les Sierras Subbéticas en direction de Grenade, ou bien l’A 431 qui épouse le cours du Guadalquivir en direction de Séville à l’ouest.


TROIS JOURS IDYLLIQUES

Jour 1 : Cordoue, un creuset de cultures

Commencez votre découverte de Cordoue par la Torre de la Calahorra, une tour sur la rive sud du Guadalquivir qui abrite une exposition sur la fusion des civilisations arabe, juive et chrétienne. Traversez le pont romain pour aller flâner sous les arcades de la Mezquita et dans les rues de la Judería, avant de vous arrêter au restaurant séfarade Casa Mazal. Baladez-vous ensuite sous les palmiers de l’Alcázar de los Reyes Cristianos. Le soir, bars à tapas puis spectacles de flamenco à La Pataita de Antonio.

Jour 2 : palais, forteresses et oliviers

Consacrez la matinée à la Medina Azahara, le palais-cité d’Abd ar-Rahman III, et à son nouveau musée sur l’héritage musulman en Andalousie. Contournez ensuite le Guadalquivir par l’ouest en direction du château. Les neuf tours du Castillo de Almodóvar veillent sur le fleuve. Poussez plus à l’ouest jusqu’à Hornachuelos, pour une ransonnée dans un parc naturel boisé. De retour à Cordoue, trinquez au fino (xérès) à la Bodega Guzmán.

Jour 3 : Plaisirs terrestres

Prenez le temps de découvrir les spécialités du sud de la province. Direction tout d’abord Montilla et son vignoble avec dégustation de vins dans les bodegas de la région puis Baena dont l’huile d’olive issue des moulins alentour a obtenu son appellation d’origine contrôlée. On peut en suivre la fabrication au moulin Núñez de Prado. Plus au sud, le village de Zuheros aux maisons chaulées se niche dans les falaises de La Subbética. De là, allez vous balader sur les hauteurs spectaculaires ou sous terre dans le réseau de galeries de la Cueva de los Murciélagos.


Hébergement

Dotée d’un large choix d’hébergements, Cordoue constitue une bonne base pour rayonner alentour. Les tarifs, compétitifs, augmentent cependant durant la saison des fiestas (avril-mai). Pensez à Zuheros, où se trouve l’Hotel Zuhayra, idéalement situé pour visiter les Sierras Subbéticas, au sud. Le massif d’Hornachuelos, à l’ouest, compte quantité de casas rurales (gîtes ruraux).


À NE PAS MANQUER

La fraîcheur des patios cordobeses(Cliquez ici) avec leurs fleurs, leurs fontaines et leurs pavements en mosaïques offre un délicieux refuge pour échapper à la canicule estivale de Cordoue. En mai, un festival met ces patios à l’honneur.


Le top des balades

Cañon de Bailón

Sendero Botánico

Cueva de los Murciélagos

Puente Romano

Sites Internet

Córdoba 24 (www.cordoba24.info). L’actualité de Cordoue.

Office du tourisme de Cordoue (www.turismodecordoba.org). Portail officiel avec une sélection de promenades thématiques.

Cordobapedia (http://cordobapedia.wikianda.es). Site wikipédia sur la culture et l’histoire de la province de Cordoue.


CORDOUE (CÓRDOBA)

328 659 HABITANTS / ALTITUDE 110 M

Cordoue (Córdoba en espagnol) est une destination de prédilection pour les amateurs de bonne chère, de vieilles bodegas (caves à vins) et de merveilles architecturales. Mondialement connue, la Mezquita (Grande Mosquée), symbole d’une culture musulmane raffinée, domine le centre-ville et attire chaque jour sous ses arcades des milliers de touristes. Les rues de la Judería (quartier juif) forment un dense labyrinthe autour de la Mezquita débouchant comme par surprise sur des places paisibles, même si les ruelles les plus proches de la mosquée fourmillent de boutiques touristiques. Le centre-ville, compact et animé, compte d’excellents bars et restaurants, devenus parfois des monuments à part entière. À l’ouest de la ville, les splendides ruines maures de la Medina Azahara enchantent l’imagination.

Assoupie en hiver, la ville s’éveille de mi-avril à mi-juin, et organise alors la plupart de ses grandes festivités. À cette époque de l’année, le ciel est bleu et la chaleur supportable, les nombreux arbres et patios croulent sous le feuillage et les fleurs.

La cité médiévale, immédiatement au nord du Guadalquivir, forme un labyrinthe de rues étroites autour de la Mezquita. À l’intérieur de la vieille ville, la zone nord-ouest de la mosquée constituait la Judería, tandis que le quartier musulman s’étendait au nord et à l’est de l’édifice ; quant au quartier mozarabe (chrétien), il se trouvait plus loin, au nord-est. Depuis la Plaza de las Tendillas, la place principale de Cordoue, rayonnent, au nord et à l’ouest, les artères commerçantes majeures.

Histoire

Fondée en 152 av. J.-C. en tant que point de ravitaillement stratégique, la colonie romaine de Cordoue devint, après les guerres civiles entre Pompée et César, la capitale de la province de Bétique. Elle connut alors une période de prospérité et de rayonnement culturel, et vit naître les écrivains Sénèque et Lucain. C’est à cette époque que l’on construisit un pont sur le Guadalquivir et un temple dédié à l’empereur dont les vestiges subsistent à l’est de la Plaza de las Tendillas. Au IIIe siècle, le christianisme en expansion atteignit la cité romaine sur le déclin. Les Wisigoths en prirent le contrôle au Ve siècle mais ne parvinrent pas à rétablir la stabilité. En 711, après une période de rébellion continue, les musulmans s’emparèrent de Cordoue et en firent la capitale de la péninsule Ibérique.

C’est ici, en 756, qu’Abd al-Rahman Ier s’imposa comme l’émir indépendant d’Al-Andalus et fonda la dynastie omeyyade. Cependant, la ville et la région ne connurent leur âge d’or que sous Abd al-Rahman III (912 à 961), qui, en 929, se proclama calife (titre donné aux successeurs de Mahomet), inaugurant la longue indépendance de facto d’Al-Andalus vis-à-vis de Bagdad.

Cordoue était alors la plus grande ville d’Europe de l’Ouest, jouissant d’une économie florissante fondée sur l’agriculture et une production artisanale de qualité ; on estime qu’elle comptait entre 100 000 et 500 000 habitants. Mosquées, bains publics, patios, jardins et fontaines constellaient alors la ville. La cour d’Abd al-Rahman III était fréquentée par des érudits juifs, arabes et chrétiens, et l’université de Cordoue, sa bibliothèque et ses observatoires en firent un centre intellectuel qui conserva une influence sur l’Europe chrétienne encore bien des siècles plus tard. Cordoue devint également un lieu de pèlerinage pour les musulmans qui ne pouvaient se rendre à La Mecque ou à Jérusalem.

Vers la fin du Xe siècle, Al-Mansour (Almanzor pour les chrétiens), général impitoyable dont les raids vers le nord terrorisaient l’Espagne chrétienne, reprit le pouvoir aux califes. Cependant, après la mort de son fils Abd al-Malik en 1008, le califat sombra dans l’anarchie. Les divers prétendants au titre, les troupes berbères et les armées chrétiennes venues de Castille et de Catalogne s’affrontèrent pour le partage des restes. Les Berbères semèrent la terreur à Cordoue et pillèrent la ville. En 1031, le califat omeyyade s’effondra. Cordoue fut annexée en 1069 au taifa (petit royaume) de Séville, et ne devait plus jamais sortir de l’ombre de l’actuelle capitale andalouse.

Au XIIe siècle, la ville vit naître les deux plus grands savants d’Al-Andalus, le philosophe musulman Averroès (1126-1198) et le philosophe juif Moshe ben Maimon (Maïmonide ; 1135-1204). Leurs efforts pour concilier la foi avec la raison se heurtèrent à l’ignorance et à l’intolérance : les Almohades confièrent de hautes fonctions à Averroès et persécutèrent Maïmonide, qui s’enfuit en Égypte.

Plan rapproché sur les pages suivantes


À ne pas manquer

Cordoue, ville brillante au carrefour de trois grandes civilisations, classée au patrimoine mondial de l’humanité

Le dédale des arcades de la Mezquita, prodigieux témoignage de la grandeur du califat

Une promenade au milieu des chênes-lièges du Parque Natural Sierra de Hornachuelos

Les vestiges de la Medina Azahara, palais-cité du calife, et l’excellent nouveau musée

Les grottes souterraines du Parque Natural Sierras Subbéticas

L’architecture baroque de Priego de Córdoba

La monumentale forteresse d’Almodóvar del Río dominant toute la campagne


Lorsque la Castille de Ferdinand III s’empara de Cordoue en 1236, une grande partie de sa population prit la fuite. Reléguée au rang de cité provinciale, Cordoue ne sortit de sa torpeur qu’à la fin du XIXe siècle et ne dut son salut qu’à l’industrialisation. Toutefois, elle conserva toujours un peu de sa splendeur passée – un des plus grands poètes espagnols, Luis de Góngora (1561-1627), y vit le jour.

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