Andalousie 7 - Séville

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Publié le : jeudi 4 avril 2013
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EAN13 : 9782816136579
Nombre de pages : 107
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Séville

703 000 HABITANTS / ALTITUDE 30 M


Le top des restaurants

Vinería San Telmo

Los Coloniales

Bar-Restaurante Eslava

Restaurante Egaña Oriza

Le top des hébergements

Hotel Casa 1800

Hotel Amadeus

Hotel San Gil

Hotel Sacristía de Santa Ana


Pourquoi y aller

Certaines villes ont de l’allure, d’autres, de la personnalité. La flamboyante et charismatique métropole andalouse fondée, d’après la légende, il y a quelque 3 000 ans par le dieu Hercule, possède les deux. La beauté de Séville (Sevilla en espagnol), constamment baignée de soleil, se découvre assez facilement, et les jolies filles en robes à pois sur les chars de la Feria de Abril en sont l’une des images les plus typiques. Cependant, son âme cache une force plus sombre et plus complexe. L’histoire du flamenco est partiellement enracinée dans les tavernes poussiéreuses de Triana, et autrefois, les conquistadors parcouraient les rues sinueuses d’El Arenal en comptant leur or colonial. Dans cette ville comme tiraillée entre ces deux forces, c’est l’imprévisibilité qui marque le plus. En avril, vous y verrez l’envoûtante Semana Santa (Semaine sainte) se métamorphoser en tumultueuse Feria de Abril (la fête du printemps), et vous vous demanderez si la Carmen dont s’inspira Bizet n’était pas bien réelle.

Quand partir

La meilleure période pour visiter Séville court de mars à mai, lorsque ses deux fêtes principales – la Semana Santa et la Feria de Abril – se suivent. Enveloppée d’une douce chaleur et du parfum des orangers en fleur, la ville dévoile alors toute sa personnalité. Au printemps, toutefois, la foule dense et les prix élevés (les tarifs des chambres peuvent tripler) sont des inconvénients inévitables pour les visiteurs. Septembre et octobre sont des mois tout aussi agréables et plus tranquilles, après la chaleur extrême de l’été.

Comment circuler

Marcher est la meilleure façon de se déplacer à Séville, notamment dans le centre. Le système de vélos en libre-service facilite aussi les déplacements et l’on compte aujourd’hui presque autant de pistes cyclables que de trottoirs. Le tramway a récemment été étendu jusqu’à la station de San Bernardo (les lignes sont encore peu nombreuses), et les bus sont plus pratiques que le métro pour rejoindre les principaux sites touristiques. Les déplacements en voiture sont rendus difficiles, toutes les artères du centre-ville étant désormais fermées à la circulation ; garez-vous en périphérie.


TROIS JOURS IDYLLIQUES

Jour 1 : La découverte de la ville

Découvrez les petites places et d’étroites ruelles du Barrio de Santa Cruz. Prenez l’air dans El Centro et pénétrez dans un bar à tapas près de la Plaza de la Alfalfa. Appréciez (ou non) le Metropol Parasol et le chaos des boutiques de la Calle Sierpes. Puis rejoignez l’Alameda de Hércules à l’heure de l’apéritif.

Jour 2 : Les grands sites

Après un petit-déjeuner près de la Plaza Nueva, consacrez au moins 2-3 heures à la cathédrale, Giralda (l’ancien minaret) comprise. Déjeunez dans le barrio (quartier) d’El Arenal et flânez sur les berges du Río Guadalquivir jusqu’au Parque de María Luisa, où deux excellents musées vous retiendront. De retour à Santa Cruz, faites une pause thé aux Baños Árabes-Aire de Sevilla et mettez le cap sur le Museo del Baile Flamenco. Là, réservez une place pour le spectacle de flamenco (à 19h) et parcourez le musée en attendant.

Jour 3 : L’art à Séville

Partez tôt pour l’Alcázar, où passer quelques heures à admirer les palais et les jardins. Vous pouvez déjeuner au Catalina ou à la Vinería San Telmo voisine. Enfourchez un vélo Sevici et suivez les pistes jusqu’au Museo de Bellas Artes, riche en œuvres de Murillo et de Zurbarán. De l’autre côté du fleuve, à Triana, les boutiques de céramiques vous attendent. Terminez cette journée en prenant un verre et quelques tapas dans la Calle del Betis, fort animée, en bord de fleuve.


Hébergement

Il y a à Séville une multitude d’hébergements. Mieux vaut cependant réserver bien à l’avance pour la Semana Santa et la Feria de Abril, car les prix peuvent alors tripler. Parmi les nouveaux établissements de luxe figurent l’EME Catedral Hotel, l’Hotel Casa 1800 et l’Hotel Palacio Alcázar. Côté bonnes affaires, dans le centre, citons la Pensión San Pancracio et l’Hotel Simón.


À NE PAS MANQUER

Rouvert en 2012, dans un nouveau lieu, El Pabellon de la Navegación (Cliquez ici) explore la relation étroite entre Séville et la mer. Ce musée de la navigation est le dernier emblème architectural d’une ville qui refuse obstinément de vivre dans le passé.



Les meilleurs lieux où voir du flamenco

Museo del Baile Flamenco

Casa de la Memoria de Al-Andalus

Tablao El Arenal

Casa Anselma

Les meilleurs points de vue

Giralda

Torre del Oro

Tour Schindler d’El Pabellon de la Navegación

Passerelle panoramique du Metropol Parasol

Sites Internet

Explore Seville (www.exploreseville.com). Traite de tout, des bonnes manières à table à la sécurité.

Turismo de Sevilla (www.visitasevilla.es). Le site officiel du tourisme à Séville ; comporte des renseignements s’adressant aux voyageurs à mobilité réduite.

Guía Flama (www.guiaflama.com). Site spécialisé sur le flamenco (adresses, calendrier, etc.).



À ne pas manquer

Le sublime Alcázar, autant pour ses somptueux intérieurs que ses patios et jardins

Les bars branchés de l’Alameda de Hércules, à l’heure de l’apéritif

Un moment de détente au hamman, puis au salon de thé des magnifiques Baños Árabes-Aire de Sevilla, les seuls bains arabes de la ville

Un spectacle au Museo del Baile Flamenco

La tournée des bars à tapas des environs de la Plaza de la Alfalfa

La passerelle panoramique du nouveau Metropol Parasol

La splendeur gothique de la cathédrale de Séville depuis le sommet de la Giralda

Une balade à vélo dans le Parque de María Luisa, ponctué d’orangers odorants


Histoire

Fondée par les Romains, la cité de Séville ne commença véritablement à prospérer qu’à l’époque des Almoravides, à partir de 1085. Ceux-ci furent supplantés au XIIe siècle par les Almohades. Le calife Yacoub Youssouf fit alors de Séville la capitale du royaume almohade et construisit une grande mosquée, à l’emplacement actuel de la cathédrale. La puissance almohade s’affaiblit après la défaite cinglante de Las Navas de Tolosa, en 1212. Le roi castillan Ferdinand III (El Santo ; le Saint) s’empara ensuite de Séville en 1248.

Ferdinand installa 24 000 Castillans dans la cité qui, au XIVe siècle, était devenue la plus importante du royaume de Castille. La découverte des Amériques par Christophe Colomb, en 1492, valut à Séville ses heures les plus glorieuses. En 1503, elle se vit accorder le monopole officiel sur le commerce espagnol avec le nouveau continent, et devint rapidement l’une des villes les plus importantes, les plus riches et les plus cosmopolites du monde. Une telle félicité ne pouvait durer. En 1649 s’abattit une épidémie de peste à laquelle succomba la moitié de la population. Au cours du XVIIe siècle, le Río Guadalquivir, toujours plus ensablé, devint moins navigable. En 1717, la Casa de la Contratación (organe officiel contrôlant le négoce avec les Amériques) fut transférée à Cadix.

Avec le développement industriel au milieu du XIXe siècle, le premier pont enjambant le Guadalquivir, le Puente de Triana (ou Puente de Isabel II), fut construit en 1852, et l’ancienne muraille almohade fut démolie en 1869, afin que la cité puisse s’étendre. En 1936, Séville tomba aux mains des nationalistes dès le début de la guerre civile, malgré la résistance de la classe ouvrière – qui donna lieu à de sauvages représailles.

Dans les années 1980, la situation s’est améliorée. Séville est devenue capitale de la nouvelle région autonome de l’Andalousie (ces 25 dernières années, plusieurs provinces espagnoles se sont vu accorder une certaine autonomie par Madrid). Au début des années 2000, l’économie de Séville a connu une progression constante, grâce au dynamisme conjugué du tourisme, du commerce, de la technologie et de l’industrie. Depuis 2008, la crise financière touche la ville, comme le reste de l’Andalousie, de manière brutale. Bien que de gros projets urbains, comme le Metropol Parasol, aient été poursuivis, la situation économique est désastreuse, le chômage touchant une personne sur quatre en 2012. Malgré tout cela, les Sevillanos (habitants de Séville) font preuve d’une remarquable cohésion sociale en coopérant pour contrer la crise.

À voir et à faire

Cathédrale et Giralda      ÉGLISE

(carte (Cliquez ici) ; adulte/enfant 8 €/gratuit ; 11h-17h30 lun-sam, 14h30-18h30 dim sept-juin, 9h30-16h30 lun-sam, 14h30-18h30 dim juil-août). L’immense cathédrale de Séville, l’une des plus grandes au monde (en volume), occupe l’emplacement de la grande mosquée almohade du XIIe siècle, dont le minaret (la Giralda) se dresse aujourd’hui encore à ses côtés.

Lorsque la ville passa aux mains des chrétiens, en 1248, la mosquée fit office d’église jusqu’en 1401 ; elle était alors dans un tel état de délabrement que les autorités religieuses entreprirent de tout démolir et de repartir de zéro. “Nous allons édifier une église si grande que les générations futures nous traiteront de fous”, auraient déclaré les bâtisseurs. Avec 126 m de long et 83 m de large, le résultat fut à la hauteur de leurs ambitions. La cathédrale, de style gothique, fut achevée en 1507, mais après l’effondrement du dôme central en 1511, les travaux de réfection s’inspirèrent davantage du style Renaissance.

Le système des entrées et les horaires de visite de la cathédrale changent fréquemment. Les règles en vigueur sont en général affichées de façon claire.

L’extérieur

La façade de la cathédrale ne donne qu’un faible aperçu des trésors qu’elle renferme. On remarquera quand même la Puerta del Perdón, dans la Calle Alemanes, héritage de la mosquée d’origine.

La Giralda, tour en brique haute de 104 m située sur le flanc nord-est de la cathédrale, tenait lieu de minaret à la mosquée construite entre 1184 et 1198, à l’apogée du califat almohade. Elle est, notamment par ses proportions et ses motifs ornementaux, l’un des joyaux de l’architecture musulmane en Espagne. Le beffroi fut ajouté au XVIe siècle, époque où les chrétiens espagnols “améliorèrent” les édifices islamiques encore existants. La girouette en bronze, connue sous le nom d’El Giraldillo, représente la Foi ; elle est devenue le symbole de Séville (l’entrée de la Giralda se trouve à l’intérieur de la cathédrale).

Sala del Pabellón

Située juste après la billetterie, cette salle présente une sélection d’œuvres d’art provenant de la collection de la cathédrale. La plupart des chefs-d’œuvre exposés ici, comme ailleurs dans la cathédrale, ont été réalisés par des artistes du XVIIe siècle, durant l’âge d’or de Séville.

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