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Asie centrale 4 - Ouzbékistan

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197 pages

Ce chapitre Ouzbékistan est issu du guide consacré à la destination Asie centrale.
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Pourquoi y aller

Berceau d’une culture vieille de plus de deux millénaires, l’Ouzbékistan possède un fabuleux patrimoine artistique et architectural, héritage de l’histoire rude et fascinante de la route de la Soie. En termes de sites, le pays se classe largement devant ses voisins d’Asie centrale.

Si les mosquées, madrasa et mausolées éblouissants de Samarcande, de Boukhara et de Khiva impressionnent à coup sûr, il existe des destinations pour tous les goûts : la mer d’Aral en péril, les forteresses du lointain Karakalpakstan, Tachkent, la capitale en plein essor, et les monts Nourataou où se développe l’écotourisme.

Bien que sous le joug d’un régime autoritaire, le peuple ouzbek conserve une gentillesse et un sens profond de l’hospitalité qui contribuent grandement à l’attrait du voyage.



Quand partir

Avr-juin Le ciel dégagé, le soleil et l’air frais créent des conditions climatiques parfaites.

Juil Pendant la canicule estivale, nombre d’hôtels acceptent de revoir leurs tarifs à la baisse.

Sept-oct Les journées restent douces avant l’arrivée du froid.



Formalités et visas

Les ressortissants de presque tous les pays ont besoin d’un visa ouzbek. Celui-ci s’obtient assez facilement et la lettre d’invitation n’est plus obligatoire pour tous (voir (Cliquez ici)). Une fois en Ouzbékistan, les voyageurs étrangers doivent se faire enregistrer dans un hôtel et renouveler l’opération au moins toutes les trois nuits (idéalement chaque nuit). Conservez bien les fiches d’enregistrement, car elles seront contrôlées au moment où vous quitterez le pays. Pour plus d’informations sur les visas, voir (Cliquez ici).



BUDGET

Coûts relatifs

Moins cher que le Kazakhstan, mais plus que le Tadjikistan.

Budget quotidien

Chambre double dans un hôtel basique 25 $US

Chambre double dans un hôtel confortable 40 $US

En-cas acheté dans la rue 3 000 S, repas dans un bon restaurant 20 000 S

Train à grande vitesse pour Boukhara en classe économique/affaires 37 000/57 000 S, bus 30 000 S, vol 50 $US

Gammes de prix

Se loger (pour 2 pers) $ < 40 $US, $$ 40–80 $US, $$$ > 80 $US

Se restaurer (plat principal) $ < 6 000 S, $$ 6 000–15 000 S, $$$ >15 000 S



Itinéraires

Une semaine Cette durée permet de partir à la découverte des trois villes phares du pays : Samarcande et les perles de l’architecture, timouride, Boukhara et le Liab-i-Haouz, l’Ark, le minaret Kalon et la madrasa Mir-i-Arab, puis Khiva.

Deux semaines Vous pourrez explorer les cinq fleurons de l’Ouzbékistan à un rythme tranquille. Prenez un vol pour Noukous, à l’ouest, où vous passerez une demi-journée devant la plus grande collection d’art d’Asie centrale. Rejoignez Khiva en passant par les forteresses en ruine d’Elliq-Qala, puis passez plusieurs jours à Boukhara et Samarcande. Terminez par une nuit ou deux à Tachkent.

Un mois Tous les sites mentionnés plus haut peuvent être couverts en un mois sans se presser, de même que Termez et la vallée de Fergana. Vous aurez également du temps pour les merveilles naturelles de l’Ouzbékistan, notamment le parc national d’Ougam-TTchatkal, propice à la randonnée, au rafting et au ski, et les monts Nourataou, riches en projets d’écotourisme.



NOTRE CONSEIL

L’Ouzbékistan possède des hébergements charmants, mais il faut réserver en haute saison, surtout à Boukhara, à Khiva et à Samarcande, où les meilleures adresses affichent généralement complet. Les autres se classent, hélas, nettement en dessous côté confort et cachet.



En bref

Superficie : 447 400 km2

Capitale : Tachkent

Indicatif téléphonique du pays :998

Langues : ouzbek, russe, tadjik, karakalpak

Population : 29,3 millions d’habitants

Connu pour : le plov, les tapis, le coton, les savoureuses grenades, Timur Lang (Tamerlan)



Taux de change



Sites Web

www.advantour.com

www.arostr.uz

www.caravanistan.com

www.stantours.com

www.uznews.net


Plan rapproché sur les pages suivantes


À ne pas manquer

Le fabuleux Registan de Samarcande qui domine un ensemble de joyaux de l’architecture timouride.

Ville sainte merveilleusement préservée, avec de splendides madrasa du XVe siècle, Boukhara, à l’histoire fascinante, dispose d’excellents B&B.

Khiva, le dernier khanat indépendant d’Asie centrale, comme figé dans le temps derrière ses murs de terre crue au milieu du désert du Kyzylkoum.

La remarquable collection d’art de l’incontournable musée Savitsky à Noukous.

La soie de Marguilan, les céramiques à Richtan et les beaux tapis tissés main exposés un peu partout.


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TACHKENT (TOSHKENT)

71 / 2,2 MILLIONS D’HABITANTS

Carrefour de l’Asie centrale, Tachkent est une ville étendue et insolite. Capitale récente abritant les sièges du pouvoir, elle conserve ailleurs une allure soviétique émaillée d’espaces verts. Dans sa partie ouzbèke somnolente, des paysans en tenue traditionnelle poussent des charrettes à travers un dédale de maisons en pisé vers un bazar bourdonnant d’activité. Bref, autant de contrastes qui justifient de s’y attarder quelques jours.

Comme la plupart des villes où les voyageurs se contentent de transiter, Tachkent ne charme pas d’emblée. Cependant, en cherchant un peu au-delà des apparences, on découvre des attraits insoupçonnés, en particulier les meilleurs restaurants et musées du pays ainsi que la vie nocturne la plus animée. Elle se trouve par ailleurs à 1 heure 30 de voiture du parc national d’Ugam-Tchatkal, idéal pour la randonnée, le rafting et le ski.

Histoire

La première localité sur ce site fut peut-être le village de Ming-Uruk (Mille Abricotiers), au IIe ou Ier siècle av. J.-C. Lorsque les Arabes s’en emparèrent en 751, c’était déjà une importante étape caravanière. Elle prit le nom de Tochkent (Tachkent, “ville de pierre” en turc) vers le XIe siècle.

Les Kharezmiens, l’une des dynasties qui régna sur l’Asie centrale et la Perse de la fin du XIe siècle au début du XIIIe siècle, rasèrent la ville, tout comme le fit, après eux, Gengis Khan. Elle reprit lentement vie sous les Mongols, puis sous Tamerlan, et prospéra sous les Chaïbanides, fondateurs de l’Ouzbékistan moderne, qui exercèrent leur pouvoir du milieu du XVe siècle au début du XVIIe siècle.

Le khan de Kokand l’annexa en 1809. En 1865, alors que l’émir de Boukhara s’apprêtait à s’en emparer, les Russes, commandés par le général Tcherniaïev, le devancèrent contrairement aux ordres du tsar et malgré un rapport de force défavorable de quinze contre un. Ils découvrirent une ville fière, entourée d’un rempart de 25 km de long avec 11 portes (dont il ne reste aucune trace aujourd’hui).

Le nouveau gouverneur général Konstantin Kaufman élargit progressivement l’influence impériale aux autres khanats d’Asie centrale. Durant la longue période de rivalité avec la Grande-Bretagne surnommée le Grand Jeu, la ville fut le centre de l’espionnage tsariste (et plus tard soviétique) en Asie.

Tachkent devint la capitale de la RSS autonome du Turkestan, proclamée en 1918. Lorsque cette dernière fut divisée, la capitale de la nouvelle RSS ouzbèke autonome fut établie à Samarcande. En 1930, Tachkent récupéra ce statut.

Tachkent a définitivement changé d’aspect le 25 avril 1966, quand un séisme a rasé des quartiers entiers et laissé 300 000 habitants sans abri. Son allure actuelle doit essentiellement aux reconstructions des années 1970, bien qu’un grand nombre bâtiments aient été érigés depuis l’indépendance pour héberger les nouvelles instances de l’État.

La sécurité dans la ville, notamment dans les stations de métro, a été considérablement renforcée depuis les attentats de février 1999, qui ont fait 16 morts et plus de 120 blessés. Ils ont été attribués aux extrémistes islamiques, mais les responsabilités exactes en demeureront sans doute toujours ignorées.

À voir

La Tachkent moderne est une grande ville tentaculaire, plus plaisante dans son ensemble que par quartiers. Si vous manquez de temps, choisissez les endroits qui vous intéressent et rejoignez-les en voiture. Visitez au moins le Khast Imam, le bazar Tchorsou et quelques musées. Si vous disposez de plusieurs jours, flânez à pied autant que possible pour découvrir des aspects de la vie quotidienne. La vieille ville se prête particulièrement à la promenade.

Ensemble de Cheikhantaur      MAUSOLÉES

(Navoï ko’tchasi ; Alisher Navoï). En face du musée Navoï se dressent trois mausolées du XVe siècle. Le plus grand, dans le campus de l’université islamique de Tachkent, porte le nom de Younous Khan, le grand-père de l’empereur moghol Babur, né à Andijan. Le mausolée est fermé, mais on peut admirer son beau pichtak (portail monumental) de style timouride. Pour y accéder, empruntez Abdulla Kodiri. Deux plus petits mausolées se situent à l’est de l’université, le Kaldirgachbi, au toit pointu, et le Cheikh Hovendi Tahur, surmonté de deux dômes ; tous deux sont accessibles par une petite rue qui court vers le nord de Navoï. Près du second, une mosquée possède des portes en bois superbement sculptées et de splendides faïences.

Musée d’Histoire du peuple d’Ouzbékistan      MUSÉE

(239 48 39 ; Rashidov 30 ; 6 000 S, appareil photo 20 000 S, visite guidée en anglais 4 000 S ; 9h30-18h mar-dim ; Mustaqillik Maïdoni). Ce musée passionnera tous ceux que l’histoire du Turkestan intéresse. Le 1er étage contient des artefacts zoroastriens et bouddhiques, dont plusieurs bouddhas et fragments de bouddhas du Ier au IVe siècle provenant de la région de Fayoz-Tepe, près de Termez. Au 2e étage, des panneaux en anglais relatent les conquêtes russes des khanats et des émirats ; quelques coupures de presse décrivent des révoltes à Andijan et ailleurs, brutalement réprimées par les Russes au début du XXe siècle. Au même étage, une section consacrée à Karimov comprend des panneaux avec des citations du président.

Musée des Beaux-Arts d’Ouzbékistan      MUSÉE

(236 47 73 ; Amir Timur 16 ; 10 000 S, caméra 50 000 S ; 11h-17h mar-sam ; Ming Oriq/Oïbek). Les quatre niveaux de ce musée couvrent 1 500 ans d’art en Ouzbékistan, des vestiges bouddhiques du VIIe siècle à l’art du Turkestan prérusse et du réalisme soviétique aux œuvres contemporaines. Le musée possède également des œuvres d’art d’Asie du Sud et de l’Est, ainsi que quelques peintures d’artistes russes et européens du XIXe siècle. Les maîtres d’Asie centrale des XIXe et XXe siècles sont bien représentés. Une section consacrée aux arts décoratifs ouzbeks comprend notamment de superbes ghanch (plâtres sculptés) anciens et des suzani (tentures brodées en soie et coton).

Musée des Arts décoratifs      MUSÉE