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Australie - Darwin et ses environs

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Sommaire

PRÉPARER SON VOYAGE

SUR LA ROUTE

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le top des restaurants

Le top des hébergements

Pourquoi y aller

Le Top End (extrême Nord) – de la lointaine Terre d’Arnhem à la Mitchell St de Darwin, très appréciée des routards – est une terre d’aventure qui séduit par son aspect brute et sauvage ; le temps passé à explorer les confins de cette région frontalière estompera à coup sûr la grisaille urbaine.

La culture aborigène, intemporelle, et le legs d’une présence plusieurs fois millénaire offrent de sensationnelles occasions de découverte. Tel un très ancien carnet de bord de l’existence humaine sur lequel les assauts du climat n’auraient pas de prise, l’art rupestre aborigène a marqué durablement le paysage.

Passerelle australienne vers l’Asie, Darwin la cosmopolite célèbre son multiculturalisme avec une délicieuse cuisine fusion et une ambiance tropicale très détendue. Cette capitale a le charme d’une ville de province et, lorsqu’un soleil écarlate descend sur l’horizon, le spectacle est tout sauf banal.

Quand partir

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Avril-août La haute saison, avec moins d’humidité dans le Nord.

 

Juin-juillet Musique, attractions et battage culturel : le Fringe Festival enflamme Darwin.

 

Septembre-mars La pêche au barramundi bat son plein ; le Wet (saison humide) transforme le Top End en un paradis aquatique.

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À ne pas manquer

1Les yeux luisant des crocodiles à travers les eaux de l’enchanteur Kakadu National Park (Cliquez ici)

2La dégustation d’un satay et d’autres mets exotiques au Mindil Beach Sunset Market (Cliquez ici) à Darwin

3Une plongée dans un bassin rocheux aux eaux cristallines dans le Litchfield National Park (Cliquez ici)

4Un barra à hameçonner sur la Daly River ou la Mary River (Cliquez ici), deux des meilleures rivières pour la pêche au barramundi (Cliquez ici)

5La beauté hypnotique de la lointaine Terre d’Arnhem (Cliquez ici), et la découverte de la culture aborigène

6La culture aborigène singulière des îles Tiwi (Cliquez ici), et d’excellents souvenirs à rapporter

7Les créatures du Territory Wildlife Park (Cliquez ici), qui vous émerveilleront

Histoire

Les premières tentatives d’établissement des Européens dans le Top End furent principalement provoquées par la crainte des Britanniques d’une éventuelle installation des Français et des Hollandais. Les Britanniques construisirent trois forts entre 1824 et 1838, mais aucun ne perdura. Puis, l’attrait de pâturages et de routes commerciales supplémentaires poussa les spéculateurs du Queensland et d’Australie du Sud à explorer le vaste Nord indompté. En 1863, à des fins de développement, les gouverneurs d’Australie du Sud annexèrent le Territoire du Nord – qui ne recouvra son autonomie qu’en 1978.

Du milieu des années 1860 à 1895, des centaines de milliers de moutons, bovins et chevaux furent amenées par voie terrestre jusqu’à d’immenses domaines d’élevage. Bouleversements et épreuves accompagnèrent le développement de cette activité ; les Aborigènes, les habitants traditionnels, furent chassés de leurs terres et les éleveurs durent affronter maintes difficultés. Certains Aborigènes devinrent gardiens de bétail ou domestiques dans les fermes d’élevage ; d’autres partirent pour tenter de conserver leur mode de vie traditionnel.

Au début des années 1870, lors du creusement d’une tranchée pour la ligne de l’Overland Telegraph (d’Adélaïde à Darwin), de l’or fut découvert, provoquant une ruée mineure et un afflux de prospecteurs chinois. Si les filons d’or se révélèrent relativement insignifiants, les recherches mirent au jour d’importantes richesses naturelles, qui allaient faire de l’industrie minière une ressource économique majeure.

La Seconde Guerre mondiale eut un impact majeur sur le Territoire du Nord. Quelques semaines après le bombardement de Darwin par les Japonais, qui fit 243 morts, tout le secteur au nord d’Alice Springs fut placé sous contrôle militaire, et 32 000 hommes furent stationnés dans le Top End.

Le matin de Noël 1974, Darwin fut de nouveau dévastée, cette fois par le cyclone Tracy, qui tua 71 personnes.

Aborigènes du Territoire du Nord

Si les Aborigènes occupent certaines parties du Territoire du Nord depuis quelque 60 000 ans, les régions centrales ne sont habitées que depuis 24 000 ans. Le premier contact significatif avec des étrangers se produisit au XVIIe siècle, quand des marchands macassans de l’actuelle Sulawesi, en Indonésie, vinrent ramasser des trepang (concombres de mer) dans le Top End.

Le processus de colonisation des Blancs fut plus lent dans le Nord que dans le reste du pays, mais tout aussi injuste et violent. Au début du XXe siècle, la plupart des Aborigènes étaient confinés dans des réserves gouvernementales ou des missions chrétiennes. Ils ne commencèrent à réclamer plus de droits que dans les années 1960.

En 1966, un groupe de gardiens de troupeaux aborigènes, mené par Vincent Lingiari, se mit en grève à la Wave Hill Station, pour protester contre les bas salaires et les mauvaises conditions de travail, comparativement aux gardiens blancs. Cette action donna naissance au mouvement des droits fonciers des Aborigènes.

L’Aboriginal Land Rights (Northern Territory) Act (loi sur les droits fonciers des Aborigènes dans le Territoire du Nord) fut voté en 1976 à Canberra. Ce texte restitua aux Aborigènes toutes les terres des réserves et des missions du Territoire du Nord, et les autorisa à réclamer les terres gouvernementales vacantes, à condition de pouvoir prouver une occupation continue – et que ces terres ne soient pas louées, dans une ville ou réservées pour un projet spécifique.

Aujourd’hui, les Aborigènes détiennent près de la moitié du Territoire du Nord, dont les parcs nationaux de Kakadu et d’Uluru-Kata Tjuta, qu’ils louent au gouvernement fédéral. Les minerais des terres aborigènes restent la propriété du gouvernement, mais la permission des propriétaires est habituellement requise pour prospecter et exploiter, et les Aborigènes sont rémunérés.

Environ 30 % des 200 000 habitants du Territoire du Nord sont aborigènes. Si la nécessité d’une réconciliation est récemment devenue plus évidente pour les Australiens non-Aborigènes, un énorme fossé subsiste entre les cultures. La misère, l’alcool et la toxicomanie engendrent de graves problèmes sociaux dans certaines communautés aborigènes.

Il est souvent difficile pour les visiteurs de passage d’entrer en relation avec les Aborigènes australiens, qui préfèrent généralement rester entre eux. Dans les rues d’Alice Springs, de Katherine et de Darwin, vous croiserez peut-être des individus à la dérive, qui ne sont en aucun cas représentatifs de l’ensemble de la population.

Les circuits dans les territoires aborigènes (pour la plupart organisés par les communautés) et les visites de centres artistiques sont en progression. Les avantages sont nombreux : gain financier grâce à un travail choisi, introduction des coutumes et de la culture traditionnelles aux non-Aborigènes, en vue de surmonter les problèmes dûs à l’ignorance et à l’incompréhension.

Parcs nationaux

Abstraction faite de Darwin, le Top End n’est qu’une succession de parcs nationaux, avec certains espaces naturels parmi les plus grands et les plus réputés d’Australie, dont le Kakadu National Park et le Litchfield National Park. La gestion du Kakadu revient à Parks Australia (www.environment.gov.au/parks) et celle des autres parcs, à la Parks and Wildlife Commission of the Northern Territory, dont les fiches techniques sont disponibles en ligne ou auprès des bureaux.

2Activités

Baignade

Les cascades, trous d’eau et bassins thermaux disséminés dans le Top End sont parfaits pour un plongeon. Le Litchfield National Park, en est particulièrement bien pourvu.

Les crocodiles marins habitent les eaux douces et salées du Top End. Il existe cependant des bassins naturels parfaitement sûrs. Avant de piquer une tête, lisez les panneaux et renseignez-vous localement. En cas de doute, abstenez-vous.

La méduse-boîte infeste périodiquement la mer autour de Darwin ; il est plus sûr de se baigner sur les plages de la ville de mai à septembre.

Observation de la faune

Le Territory Wildlife Park, à la périphérie de Darwin, est le meilleur endroit pour observer les animaux, des bilbies (petits marsupiaux) aux émeus.

Voir la faune dans son habitat naturel est plus hasardeux, car nombre d’espèces de la région sont nocturnes. Le Kakadu fait exception : vous y apercevrez certainement des crocodiles à Cahill’s Crossing ou à Yellow Waters, et nombre d’oiseaux dans les marais.

Pêche

Aucun permis n’est requis pour pêcher dans les cours d’eau du Territoire du Nord, mais la taille des poissons est réglementée, tout comme le nombre de prises par personne. Travel NT fournit des renseignements en ligne (www.travelnt.com). L’Amateur Fish-ermen’s Association of the Northern Territory (www.afant.com.au) propose aussi des informations sur son site.

Poisson star, le barramundi attire la plupart des pêcheurs dans le Top End, notamment à Borroloola, à Daly River et à Mary River. Les associations de pêche récréative encouragent à relâcher les prises afin de ne pas décimer les populations. D’innombrables sorties organisées, à partir de 275 $ par personne, incluent transport et équipement.

Randonnée dans le bush

Les parcs nationaux du Territoire du Nord sont sillonnés de chemins bien entretenus, de longueur et de difficulté variables, qui permettent de découvrir divers environnements et habitats. Emportez beaucoup d’eau, ne laissez aucun détritus et ne vous écartez pas des sentiers.

Parmi les plus belles randonnées figurent celles de la Barrk Sandstone Bushwalk (Kakadu National Park).

8Renseignements

PERMIS POUR LES TERRITOIRES ABORIGÈNES

Des permis peuvent être nécessaires pour pénétrer sur des terres aborigènes, sauf si l’on emprunte les routes publiques qui les traversent. La délivrance du permis peut prendre de 4 à 6 semaines, sauf pour l’Injalak Arts Centre à Gunbalanya (Oenpelli), où il est préparé sur-le-champ à Jabiru (%08-8938 3000 ; Flinders St, Jabiru ; h8h-16h30 lun-ven). Northern Land Council (www.nlc.org.au). En charge du territoire au nord d’une ligne entre Kununurra (Australie-Occidentale) et Mt Isa (Queensland). Annexe à Katherine (carte  ; % 08-8971 9802 ; 5 Katherine Tce). Tiwi Land Council (carte Cliquez ici ; %08-8970 9373 ; www.tiwilandcouncil.com). Permis pour les Tiwis.

SITES INTERNET

Parks & Wildlife Commission of the Northern Territory (% 08-8999 4555 ; www.parksandwildlife.nt.gov.au). Renseignements sur les parcs et les réserves du Territoire du Nord et fiches d’information.

Road Report (%1800 246 199 ; www.roadreport.nt.gov.au). État des routes du Territoire du Nord.

Tourism Top End (www.tourismtopend.com.au). Organisme touristique de Darwin.

Travel NT (www.travelnt.com). Le site officiel du tourisme dans le Territoire du Nord.

8Comment s’y rendre et circuler

AVION

Des vols internationaux et nationaux arrivent et partent de l’aéroport international de Darwin (carte Cliquez ici ; www.darwinairport.com.au ; Henry Wrigley Dr, Marrara). Des vols relient également Darwin à Alice Springs et Uluru.

Airnorth (www.airnorth.com.au). Depuis/vers le Timor-Oriental, la Terre d’Arnhem, Broome, Perth, Kununurra et la Gold Coast.

Jetstar (www.jetstar.com.au). Dessert la plupart des grandes villes australiennes et plusieurs villes d’Asie du Sud-Est.

Qantas (www.qantas.com.au). Depuis/vers l’Asie et l’Europe, et toutes les grandes villes australiennes.

Virgin Australia (www.virginaustralia.com). Vols directs de Darwin à Brisbane, Melbourne, Perth et Sydney.

BUS

Greyhound Australia (www.greyhound.com.au) dessert les principaux itinéraires routiers à travers le Territoire, ainsi que le Kakadu.

Les compagnies de bus touristiques (AAT Kings, bus pour routards, etc.) sont une autre possibilité : ils parcourent de longues distances et permettent d’admirer les sites en chemin.

TRAIN

Le Ghan, le train inter-États géré par Great Southern Rail (www.gsr.com.au), relie Darwin et Adélaïde, via Katherine et Alice Springs. À Port Augusta (Australie du Sud), il offre la correspondance avec l’Indian Pacific, qui circule entre Sydney et Perth ; à Adélaïde, il permet de changer pour l’Overland, qui dessert Melbourne.

Le Ghan comprend trois classes de couchettes et une classe de places assises.

VOITURE

Pour explorer le Top End, vous aurez besoin d’un 4×4 en bon état et d’un minimum de connaissance de l’outback. L’Automobile Association of the Northern Territory (AANT ; %08-8925 5901 ; www.aant.com.au ; 2/14 Knuckey St, Darwin ; h9h-17h lun-ven, 9h-12h30 sam) vous donnera de judicieux conseils.

De nombreuses routes sont accessibles aux voitures classiques et aux camping-cars, que l’on peut louer à Darwin et à Alice Springs ; cette solution peut être économique pour les groupes.

Certaines conditions de circulation sont spécifiques au Territoire du Nord. Si le trafic est généralement très fluide avec des routes rectilignes, les distances sont longues. Quatre principaux dangers guettent le conducteur : la vitesse (limitée à 130 km/h sur les nationales), la fatigue, les road trains (gigantesques camions à plusieurs remorques) et les animaux ; conduire la nuit est particulièrement dangereux. Certaines routes sont régulièrement fermées pendant le Wet à cause des inondations ; renseignez-vous sur www.ntlis.nt.gov.au/roadreport/.

DARWIN

%08 / 127 500 HABITANTS

Seule capitale tropicale d’Australie, Darwin fait face à la mer de Timor. Elle est plus proche de Bali que de Bondi, d’où cette impression d’éloignement du reste du pays.

Darwin ne manque pas d’attraits pour le voyageur. Les restaurants et bars s’agrémentent de terrasses, des musées innovants retracent le passé de la ville et des galeries exposent l’art aborigène de la région. Aussi cosmopolites que la population (composée de plus de 50 nationalités), des marchés font la joie des habitants durant la saison sèche.

La nature fait partie du paysage de Darwin. Les parcs nationaux de Kakadu et de Litchfield ne sont qu’à quelques heures de route et les Tiwis se rejoignent facilement en bateau. Pour bien des habitants, le week-end idéal consiste à pêcher le “barra” (barramundi) à bord d’une yole (petit bateau), avec une glacière (esky) remplie de bières !

Histoire

Le peuple Larrakia vécut ici pendant des milliers d’années, pratiquant la chasse, la pêche et la cueillette. Puis, en 1869, des Blancs établirent une colonie permanente et tracèrent le plan d’une nouvelle ville. Appelée Palmerston à l’origine, puis Darwin en 1911, la cité se développa rapidement, transformant le paysage naturel et social.