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Barthélémy Courmont
Avant Eden Sur les routes d’Europe et d’Asie
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Avant Eden
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DU MÊME AUTEUR CHEZ SEPTENTRION
La Tentation de l’Orient. Une nouvelle politique américaine en AsiePacifique, 2010.
Barthélémy Courtmont
A va nt Eden Sur les routes d’Europe et d’Asie
h a m a c ca r n e t s
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Les éditions du Septentrion remercient le Conseil des Arts du Canada et la Société de développement des entreprises culturelles du Québec (SODEC) pour le soutien accordé à leur programme d’édition, ainsi h a m a c ca r n e t s que le gouvernement du Québec pour son Programme de crédit d’impôt pour l’édition de livres. Nous reconnaissons également l’aide financière du gouvernement du Canada par l’entremise du Fonds du livre du Canada (FLC) pour nos activités d’édition.
Chargé de projet : Éric Simard Révision: Fleur Neesham Correction d’épreuves : MarieMichèle Rheault Illustration de la couverture: Chemin de fer menant à Auschwitz, Barthélémy Courmont. Mise en pages et maquette de la couverture: PierreLouis Cauchon
Si vous désirez être tenu au courant des publications de la collection HAMAC vous pouvez nous écrire par courrier, par courriel à info@hamac.qc.ca, par télécopieur au 418 5274978 ou consulter notre catalogue sur Internet: www.hamac.qc.ca
© Les éditions du Septentrion 1300, av. Maguire Québec (Québec) G1T 1Z3 Dépôt légal : Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 2013 ISBN papier : 9782894486979 ISBN PDF: 9782896647026 ISBN EPUB: 9782896647095
Diffusion au Canada: Diffusion Dimedia 539, boul. Lebeau SaintLaurent (Québec) H4N 1S2
Ventes en Europe: Distribution du Nouveau Monde 30, rue GayLussac 75005 Paris, France
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À Mia Eden, en attendant de pouvoir voyager avec toidans ce vaste jardin qu’est le monde.
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Introduction
Pourquoi un professeur prend-il le bus pour voyager ? Voilà une question pour le moins incongrue à laquelle je fus pourtant un jour obligé de répondre. Obligé, je le précise, car elle me fut posée par un doua-nier peu commode, à la fois impatient et indiscret (ce qui à première vue pourrait être une qualité pour un métier de ce type), à la frontière entre le Canada et les États-Unis, sur la route Montréal-New York. Dans ce type de situation, toute question fait partie de l’inter-rogatoire de routine auquel on ne peut se soustraire, et qui suppose par ailleurs une réponse à la fois rapide et mesurée. Qui voudrait en effet se risquer à mesurer les conséquences du moindre écart de conduite, face à des sentinelles dont le métier consiste à regarder passer les voyageurs, et qui pourtant, sans doute effrayées par les formalités contraignantes des passages de frontières – qu’elles ne connaissent que trop bien –, ne voyagent de leur côté généralement jamais ? Un comble donc de se faire poser ce type de ques-tion par quelqu’un qui n’a peut-être jamais pris l’avion, puisqu’à défaut de bus, c’est de cela, j’imagine, dont il s’agit.
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Mon bon Monsieur, ou devrais-je dire Officier, puisque vous semblez accorder tant d’importance au port de l’uniforme, je vous répondrai de manière rapide, afin de ne pas faire attendre ceux que l’Amé-rique attire encore et sont sagement alignés derrière moi, que c’est en voyageant qu’on apprend à voyager. Ou plus exactement à mieux voyager. Or, j’ai beaucoup voyagé, même si cela ne signifie pas grand-cose en soi, certains y voyant une collection de destinations, et d’autres l’alimentation d’une carte de miles de récom-pense d’une quelconque compagnie aérienne leur permettant de planifier leurs trajets. Certains n’ont en tête que la destination, d’autres prennent un plaisir fou à profiter de ce qu’il reste de confort dans les avions (et ils repartent en général déçus). Certains veulent aller là où le soleil ne se couce jamais, d’autres préfèrent les rytmes endiablés des nuits de ces lieux où l’astre n’a pas le droit de se lever, au risque de briser les rêves que les ombres majestueuses – et trompeuses – des éclairages aux néons et un trop-plein d’alcool mal distillé suscitent. Mon rêve s’apparente plus à un tour du monde en quatre-vingts ans – et plus si affinité, et si la santé me le permet –, qu’à des déplacements éclair dans des villes et des contrées dont je ne saurais rien retenir, sinon le nom de l’aéroport, le modèle de voiture utilisé par les taxis, et bien entendu le confort de l’ôtel. Ce
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