Bamako 2012 Petit Futé

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Résolument pratique, ce guide est écrit par un auteur du cru qui a déniché toutes les bonnes adresses indispensables à un week-end ou des vacances réussies. Vous y retrouverez également des informations culturelles et de découverte pour profiter de manière futée des incontournables de la ville, mais aussi sortir des sentiers battus.
Publié le : samedi 31 mars 2012
Lecture(s) : 39
EAN13 : 9782746960459
Nombre de pages : 214
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couverture
Table des matières

INVITATION AU VOYAGE

Bienvenue à Bamako !

Fiche technique

Argent

Le Mali en bref

Téléphone

Décalage horaire

Formalités

Saisonnalité

DÉCOUVERTE DU MALI

Le Mali en 40 mots-clés

Arachide

Banabana et tabliers

Basin

Baya

Bissap

Bogolan

Boubou

Calebasse

Case à palabres

Cauris

Chasseur

Concession

Cousinage (senenkounia)

Diamou (nom)

Diatiguiya

Djoliba

Dolo

Doni doni

Dourouni

Esclavage

Fétiches

Gaou

Goudron et carré

Grin

Griots (ou djelis)

Kola

Latérite

Maquis

Marabout

Pagne

Réducteur de sexe

Salutations

Sotrama

Tantie

Tchatcho

Tiga dégué

Toubab(ou)

Tradition orale

Tresses

Turban

Tyiwara

Zébu

Survol du Mali

GÉOGRAPHIE

CLIMAT

Environnement / Écologie

PARCS NATIONAUX

FAUNE ET FLORE

Histoire

L’Empire du Ghana

L’Empire du Mali

L’Empire songhaï

Le royaume de Ségou

L’Empire peul du Macina

L’Empire toucouleur

Influences arabes et européennes

La période coloniale

La décolonisation

L’histoire récente

Politique et économie

Politique

Économie

Population et langues

Ethnies

Langues

Mode de vie

Vie sociale

Mœurs et faits de société

Religion

Arts et culture

Architecture

Artisanat

Cinéma

Danse

Littérature

Médias

Musique

Peinture et arts graphiques

Sculptures et masques

Théâtre et koteba

Festivités

Janvier

Février

Mars

Avril

Mai

Juin

Septembre

Octobre

Novembre

Décembre

Cuisine locale

Produits caractéristiques

Habitudes alimentaires

Recettes

Jeux, loisirs et sports

Disciplines nationales

Activités à faire sur place

Enfants du pays

Lexique

Bambara

Peul

Songhaï

Dogon

Tamasheq (langue des Touareg)

BAMAKO

Histoire

La ville aujourd'hui

Quartiers

Quartier du fleuve, Niaréla

Hippodrome, Quinzambougou

Medina Koura, Missira

Hamdallaye, ACI 2000

Badalabougou, Baco Djicoroni, Sogoniko

Se déplacer

L'arrivée

En ville

Pratique

Tourisme / Culture

Représentations – Présence française

Argent

Postes et télécommunications

Santé – Urgences

Adresses utiles

Se loger

Quartier du fleuve, Niaréla

Hippodrome, Quinzambougou

Medina Koura, Missira

Hamdallaye, ACI 2000

Badalabougou, Baco Djicoroni, Sogoniko

Se restaurer

Quartier du fleuve, Niaréla

Hippodrome, Quinzambougou

Medina Koura, Missira

Badalabougou, Baco Djicoroni, Sogoniko

Sortir

Cafés – Bars

Clubs et discothèques

Spectacles

Activités entre amis

À voir – À faire

Quartier du fleuve, Niaréla

Hippodrome, Quinzambougou

Medina Koura, Missira

Hamdallaye, ACI 2000

Badalabougou, Baco Djicoroni, Sogoniko

Shopping

Quartier du fleuve, Niaréla

Hippodrome, Quinzambougou

Medina Koura, Missira

Hamdallaye, ACI 2000

Badalabougou, Baco Djicoroni, Sogoniko

Sports – Détente – Loisirs

LES ENVIRONS DE BAMAKO

LE MANDÉ

SAMAYA

SAMANYANA

KIRINA

KANGABA

KELA

SIBY

MONTS MANDINGUES

SÉLINGUÉ

NORD DE BAMAKO

KOULIKORO

KATI

PARC NATIONAL DE LA BOUCLE DE BAOULÉ

ORGANISER SON SÉJOUR

Pense futé

Argent

Assurances

Bagages

Décalage horaire

Électricité, poids et mesures

Formalités, visa et douanes

Horaires d'ouverture

Internet

Jours fériés

Langues parlées

Photo

Poste

Quand partir ?

Santé

Sécurité et accessibilité

Téléphone

S'informer

À voir – À lire

Avant son départ

Sur place

Magazines et émissions

Comment partir ?

Partir en voyage organisé

Partir seul

Séjourner

Rester

Être solidaire

Étudier

Travailler – Trouver un stage

INVITATION AU VOYAGE
Bienvenue à Bamako !

Bamako ne laisse personne indifférent. On aime ou on n’aime pas. C’est la capitale d’un pays pauvre, mais la ville regorge d’activités et possède beaucoup de charme. En outre, elle a su préserver sa culture : on retrouve partout un peu de la vie traditionnelle du reste du pays. Le visiteur en quête d’Afrique sera heureux à Bamako en particulier et au Mali en général. Les gens y sont actifs, vaquent à leurs occupations, mais auront toujours le temps de s’arrêter, pour discuter avec vous ou simplement pour vous sourire. Signe de la bonne santé de la société bamakoise, la capitale ne connaît pas jusqu’à présent les graves problèmes d’insécurité de ses voisines côtières. Tout comme sa voisine Ouagadougou, Bamako est une des seules capitales africaines à ne pas être une mégapole : c’est un grand village africain.
L'équipe de rédaction

Fiche technique
Argent

Monnaie : le franc CFA (FCFA), partagé par la majorité des pays francophones de l’Afrique occidentale.

Taux de change : 1 € = 655,96 FCFA. Pour faciliter les conversions, nous nous permettrons une légère entorse à l’euro en faisant référence à feu le franc français : 1 franc français = 100 francs CFA.

Idées de budget

Comparativement à d’autres pays en voie de développement, un voyage au Mali n’est pas très économique. Pour peu qu’on souhaite un minimum de confort, le voyage peut vite devenir dispendieux. Néanmoins, on peut trouver des chambres sommaires à 4 000 FCFA et manger pour 1 000 FCFA. Les tarifs ci-dessous sont indiqués par jour et par personne.

Petit budget : 10 000 FCFA par jour (camping ou terrasse, gargote, déplacements en bus).

Budget moyen : de 25 000 FCFA à 30 000 FCFA par jour (chambre d’hôtel standard, restaurant, déplacements 
en bus).

Gros budget : à partir de 40 000 FCFA par jour (chambre d’hôtel tout confort, bonne table, location de voiture ou 4x4).

Le Mali en bref

Capitale : Bamako.

Chef de l’Etat : Amadou Toumani Touré (depuis juin 2002).

Nature de l’Etat : démocratie présidentielle.

Superficie : 1 240 000 km2.

Langues : français, bambara, sénoufo, dogon, peul, songhaï, tamachaq, arabe…

Religions : musulmans (90 %), chrétiens (1 %), animistes (9 %).

Ethnies : Bambara, Malinké, Soninké (les 3 représentent 50 %), Peuls (17 %), Sarakolé, Sénoufo, Songhaï (6 %), Bobo, Dogon, Bozo, Minianka, Somono, Khassonkhé, Touareg et Maures (10 %)...

Population : 14,5 millions d’habitants.

Densité de population : 9 hab/km2.

Population rurale : 64 %.

Population urbaine : 36 %.

Nombre d’enfants par femme : 6,4.

Espérance de vie : 52,6 ans.

Analphabétisme : 54,6 %.

PIB : 9,2 milliards de $.

PIB par habitant : 1 200 $ (2010).

Indice de Développement Humain (IDH) : 0,309 (rang 160 sur 169).

Partenaires commerciaux : France, Allemagne, Italie, Chine et Afrique du Sud.

Téléphone

Le code pays du Mali est le 223. Tous les numéros ont 8 chiffres.
Deux opérateurs (Orange et Malitel) se partagent le marché de la téléphonie mobile. Les principales villes du pays sont couvertes. Grâce au roaming, vous pourrez utiliser votre téléphone portable, mais prenez garde aux mauvaises surprises car les tarifs pratiqués sont exorbitants. Si vous avez besoin de demeurer joignable, préférez plutôt l'achat d'une puce prépayée d'un des deux opérateurs. On trouve une puce pour environ 1 000 FCFA ; le prix varie au gré des promotions. On trouve des recharges de cartes Malitel ou Orange partout.
Dans les télécentres, l’unité coûte 125 FCFA.

Pour appeler de France au Mali  : 00 + 223 (code pays) + numéro local.

Pour appeler la France : 00 + 33 (code pays) + numéro local sans le 0.

Pour appeler du Mali au Mali : les numéros de téléphone sont passés de 7 chiffres à 8 en 2008. Les numéros de portables Malitel commencent par le chiffre 6, les numéros Orange par le 7. Concernant les téléphones fixes, chez Malitel ils commencent par 20 à Bamako et 21 en région, chez Orange les numéros commencent par 44 dans tout le pays.

Décalage horaire

Bamako – Paris : moins 1 heure en hiver et moins 2 heures en été.

Formalités

Un passeport valide, un visa et un certificat de vaccination contre la fièvre jaune sont obligatoires pour vous rendre au Mali.

Saisonnalité

Haute saison touristique pendant la saison sèche, d’octobre à février.

Le drapeau malien

Indépendant depuis le 22 septembre 1960, le Mali doit son nom à l’un des grands empires qui marquèrent le passé historique de cette partie de l’Afrique. Son drapeau est composé de trois bandes verticales de même taille et de couleur verte, jaune et rouge. Cette bannière, officiellement adoptée le 1er mars 1961, s’inspire pour la forme de celle de la France, mais les coloris sont ceux de l’Afrique ; ce choix fut en outre déterminé par le fait que ces couleurs étaient celles du mouvement politique dont l’action fut déterminante dans l’accession du Mali à l’indépendance. Sur la bande jaune centrale figurait à l’origine la représentation stylisée d’un danseur africain, image symbolique très répandue dans le pays. Sa suppression fut ensuite décidée, sous la pression des musulmans, qui constituent la majorité de la population locale et pour lesquels la représentation d’un être humain est frappée d’interdit.

DÉCOUVERTE DU MALI
Le Mali en 40 mots-clés
Arachide

Très riche en calcium, en protéines et en vitamine E, l’arachide constitue un élément de base de la cuisine africaine. Elle est principalement utilisée pour accompagner les viandes, les poissons et les sauces pimentées.

Banabana et tabliers

Ce terme plutôt péjoratif désigne ce qui a peu de valeur, qui est « bricolé » , informel. A chaque coin de rue, vous trouverez des tabliers. Ces éventaires proposent cigarettes, chewing-gums, mouchoirs en papier, voire préservatifs, etc. Ce symbole du commerce de détail malien est aussi celui de l’économie informelle, des banabanas, vendeurs et artisans aussi précaires qu’inventifs.

Basin

Le basin est un tissu damassé, souvent teint, qui est fortement amidonné grâce au trempage dans un bain de gomme arabique. Les motifs incrustés dans le tissu sont obtenus en le frappant avec une sorte de maillet contre une planche de bois gravée. Les couleurs et les motifs sont infinis. Ce tissu est le plus noble au Mali. Il en existe trois qualités. Il n’est pas rare de payer 10 000 FCFA pour un mètre de basin de première qualité. Sachant qu’il faut environ 7 m pour faire un grand boubou, cela en fait un habit de luxe, une tenue d’apparat.

Baya

Vous ne le verrez pas si vous ne savez pas qu’il existe… Le baya est un grand collier de perles fines que les femmes portent posé sur leurs hanches sous leur boubou. C’est un accessoire de séduction très présent au Mali. Il suffit de secouer son derrière pour en faire sonner les perles, et le mari sait alors que sa femme est entièrement disposée !

Bissap

Le bissap ou dabléni, est une boisson faite à partir des calices des fleurs séchées d’un arbuste, le dah, que l’on appelle aussi « hibiscus » ou oseille rouge. Une fois secs, les calices sont bouillis dans de l’eau avec du sucre pour atténuer le petit goût amer. On trouve le bissap dans tout le pays. Vendue glacée dans de petits sachets, cette boisson est délicieuse et rafraîchissante si elle n’est pas trop sucrée. Le dabléni se trouve sur les marchés, dans les gargotes et dans certains bars-restaurants.

Bogolan

Ce tissu traditionnel est issu d’une technique ancestrale propre aux peuples originaires du groupe mandé. Bogolan signifie littéralement en bambara « le résultat que donne l’argile sur le tissu » . Cette technique consiste à appliquer des teintures provenant d’infusions d’écorces, de racines de plantes et de terre argileuse sur un support d’étoffe tissée à la main. En séchant, les motifs réalisés impriment le tissu. Les tons varient entre le blanc et le noir en passant par des nuances de marron et d’ocre. Traditionnellement, on revêtait ces tissus dans des cas particuliers, liés à la perte de sang : accouchement, chasse… Grâce à la finesse et à la symbolique des motifs et des dessins, le styliste malien Chris Seydou a fait connaître le bogolan à travers le monde.

Boubou

Il est roi en Afrique de l’Ouest. Chez les messieurs, le boubou est un ensemble chemise et pantalon, chez les femmes, il recouvre un pantalon et un chemisier.
Chaque pays, chaque ethnie a sa tradition. Les textiles tellem maliens sont reconnaissables à leurs motifs en spirales, vieux de 900 ans. Le peuple songhaï, originaire de Djenné ou de Tombouctou, est, quant à lui, reconnaissable grâce à son boubou tilbi, fin et délicat. Il s’agit de broderies en soie écrue sur un tissu de coton clair. Le travail est minutieux, précis et toujours magnifique. Certains boubous tilbi nécessitent parfois trois années de confection.

Calebasse

On trouve des calebasses de toutes les formes. Ces courges, une fois séchées et vidées, servent de cuillères, de récipients, d’instruments de musique. A Djenné notamment, on trouve des calebasses finement décorées à la pyrogravure sur lesquelles on a accroché des cauris et qui servent d’instruments de musique. Ces derniers sont très prisés pendant les fêtes de mariage.

Case à palabres

Tout un symbole. C’est ici qu’on se regroupe pour discuter de la vie du village et traiter des sujets sensibles. Appelée aussi toguna dans le pays Dogon, c’est une sorte de hangar fait en bois sculpté ou en pierre et en terre. La palabre est une joute oratoire : les conseils des sages peuvent durer des heures avant que ne soit prise une décision.

Cauris

Ces petits coquillages ont longtemps servi de monnaie dans toute l’Afrique noire et en Asie. Leur utilisation a disparu avec la généralisation des pièces et des billets. Néanmoins, ils restent un symbole essentiel de l’Afrique en général et du panafricanisme en particulier. En effet, ils rappellent une Afrique prospère, où s’échangeaient les marchandises et voyageaient les hommes. Ils sont aussi utilisés pour la divination. On jette alors une poignée de cauris et en interprétant la façon dont ils sont agencés, on tente de prédire l’avenir.

Chasseur

Selon la tradition populaire, chaque animal détient des pouvoirs magiques. Ainsi, un animal n’est pas forcément abattu pour sa chair, mais peut l’être pour ses pouvoirs, recherchés par les chefs de village, les féticheurs, les marabouts et les guérisseurs traditionnels. Au Mali, la valeur culturelle de la faune est incontestable. Le chasseur est donc très respecté dans le village. Il est à la fois un protecteur, un guérisseur, un prédicateur, un magicien et un sorcier. Sa qualité de chasseur lui confère la puissance, la force et le courage.

Concession

La concession est l’élément essentiel de l’habitat traditionnel malien : plusieurs générations y cohabitent. Cet enclos privé abrite à la fois hommes et animaux. Différents types de cases se trouvent sur sa surface. Les plus grandes servent de chambres pour les couples et leurs enfants. Les célibataires dorment ensemble dans une autre case qui sert également souvent d’étable. D’autres ont une fonction de cuisine. Chaque femme a en effet droit à sa cuisine. Le grenier, qui peut prendre différentes formes selon les régions, est l’autre construction habituelle. Tout le bâti est réalisé en banco, une brique crue d’argile mélangée à de la paille et à du sable. Les greniers sont couverts de roseaux, de chaume ou de palmes séchées qui ralentissent les effets dévastateurs de la pluie sur le banco. Au bout d’une dizaine d’années, les concessions, tombées en ruine, sont abandonnées au profit d’une nouvelle.

Cousinage (senenkounia)

Le senenkounia, ou cousinage, est une sorte de pacte d’alliance et d’assistance mutuelle entre les membres de castes ou d’ethnies différentes dont l’origine est généralement mythique. Dès lors, deux individus liés par un tel pacte ne doivent jamais se faire volontairement du mal ni se refuser quoi que ce soit dans la limite de leurs moyens ou de leurs possibilités. C’est grâce au diamou (nom de famille) que deux individus liés par un senenkoun se reconnaissent. Ainsi, les Diarra sont senenkoun des Traoré. S’il arrive à une personne de se blesser devant son senenkoun, celui-ci doit plonger son doigt dans le sang du blessé et le porter à son front pour lui manifester son désir de partager sa souffrance. De même, ils peuvent copieusement s’injurier en public, ce qui est ordinairement très grave au Mali. Le senenkounia est pratiqué par toutes les ethnies du pays. Les Maliens aiment affubler les étrangers qu’ils rencontrent d’un nom malien. Dans la plupart des cas, c’est le nom de Coulibaly qu’ils leur attribuent. En effet, les Coulibaly sont ceux qui ont le plus grand nombre de relations de cousinage avec les autres ethnies (peut-être plus de soixante). C’est une façon mi-hospitalière, mi-moqueuse de vous intégrer dans le jeu social malien.

Diamou (nom)

Les Maliens s’appellent plus par leur nom que par leur prénom. Les noms de famille ne sont pas très nombreux. On peut donc connaître facilement, par le diamou, l’ethnie et la caste d’un individu. Ainsi, un Diallo est peul, un Camara est malinké, un Coulibaly est bambara. Un Tamoura est un captif peul, un Kouyaté est un griot, un Kanté est un forgeron…

Diatiguiya

Au Mali, l’hospitalité, ou diatiguiya, est légendaire. Les Européens qui ont longtemps vécu dans différents pays d’Afrique et les voyagistes spécialisés sur ce continent vous diront tous la même chose : « Pour observer la faune, allez en Afrique de l’Est ou en Afrique australe ; pour découvrir les coutumes, la culture, la gentillesse et l’hospitalité africaine, préférez l’Afrique occidentale. » De nombreux visiteurs ont des souvenirs inoubliables de leur séjour au Mali. Certains racontent qu’un village a organisé une fête en leur honneur, d’autres ont reçu des cadeaux de personnes qui pourtant ont très peu pour vivre. Les invitations dans les familles sont fréquentes et vous aurez certainement l’occasion de partager un repas, de boire le thé ou de jouer à la belote. Il faut toutefois signaler que les Maliens sincères ne seront pas ceux qui viendront directement vers vous. Il faudra veiller à faire la différence entre les amis et les parasites. Ce n’est pas évident et il vous faudra un peu de temps pour cerner les individus. Si vous évitez les rapports avec la population locale, vous passerez à côté de grands moments !

Djoliba

Djoliba est le nom donné par les Maliens à la partie supérieure du fleuve Niger, située dans le Mandé (pays Malinké), entre la Guinée et Bamako. Djoliba signifie « fleuve rouge » . Selon la légende, la couleur sang du fleuve aurait pour origine la célèbre bataille de Kirina, au cours de laquelle s’affrontèrent Soumangourou Kanté et Soundjata Keita. La couleur rouge proviendrait du sang de Soundjata Keita, fondateur de l’empire du Mali, noyé dans le fleuve. En fait, le fleuve traverse dans cette région des zones de latérite, sol rougeâtre contenant de l’oxyde de fer.

Dolo

Le dolo est une bière fabriquée à base de mil. Cette bière ressemble au cidre et mérite d’être goûtée. Le dolo était beaucoup plus consommé avant l’avènement de l’islam. On en trouve encore dans les contrées à majorité animiste et chrétienne, essentiellement chez les Dogon, les Sénoufo, les Bobo et les Bambara. Le dolo fabriqué par les Bobo, appelé tiapalo, a la réputation d’être le plus fameux (et le plus fort).

Doni doni

Un peu, un peu. Expression très courante au Mali. Si aux questions « Est-ce que c’est loin ?  » , « Es-tu fatigué ?  » , on vous répond « Doni » , comprenez : « oui, c’est assez loin » ou « oui, je suis très fatigué » . Une façon d’atténuer la plainte en quelque sorte. Un Malien ne dit jamais qu’il ne va pas bien. Il préfère dire : « Oui, ça va un peu » .

Dourouni

Le moyen de transport le plus populaire est le dourouni. Il s’agit initialement de Peugeot 504 bâchées, et dourouni signifie « 25 francs » , soit le coût, il y a une vingtaine d’années, d’une course en ville. Le prix a augmenté depuis et varie en moyenne entre 125 FCFA et 250 FCFA selon la ligne et selon la distance parcourue. Les dourounis s’identifient par la couleur verte des véhicules. Moyen de transport le moins cher, il n’est pas forcément le plus sûr ni le plus rapide. Néanmoins, il faut prendre au moins une fois ce moyen de transport typique.

Esclavage

L’esclavage n’existe plus au Mali de manière officielle, mais de nombreuses ethnies possèdent encore des esclaves que l’on nomme ici « les captifs » . La société malienne est très hiérarchisée et le respect des castes est encore vivace. Les esclaves se trouvent en bas de l’échelle. Certains Peuls et Touareg ont gardé leurs captifs. Ceux-ci se nomment « matchioudo » chez les Peuls et « bella » chez les Touareg. Si vous rencontrez des captifs, ne vous attendez pas à voir des hommes et des femmes enchaînées, travaillant sous la contrainte. Il s’agit plutôt d’employés qui travaillent pour une famille de maîtres depuis de nombreuses générations. Les captifs assurent les travaux ménagers et champêtres. En échange, ils sont logés, nourris et habillés par leurs maîtres.

Fétiches

Les fétiches sont des assemblages faits à partir de matériaux bruts : boue, sang, dents, griffes, cheveux... Ces objets de culte traditionnels, à l’aspect un peu inquiétant, peuvent revêtir diverses formes et font l’objet de sacrifices. « Chargés » en énergie, ils peuvent apporter le bon ou le mauvais sort à ceux qui le possèdent : avoir des enfants, guérir les maladies, posséder un pouvoir de nuisance... La plupart des fétiches sont confinés dans des cases et placés à l’abri des regards.

Gaou

Le gaou, c’est le broussard, celui qui sort de la brousse, c’est-à-dire celui qui ne connaît rien et, par extension, l’idiot. On entend souvent dans la rue ce mot ironique, surtout depuis qu’un tube du groupe ivoirien Magic System, sorti sur les ondes, l’emploie comme refrain.

Goudron et carré
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