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Bas Saint-Laurent

De
70 pages

Ce chapitre sur le Bas-Saint-Laurent est extrait du guide Ulysse Gaspésie et Bas-St-Laurent. Il propose des circuits incluant les attraits, l'hébergement, les restaurants et les sorties.
Ce chapitre est extrait du guide Ulysse Gaspésie et Bas-Saint-Laurent. Ce chapitre vous apporte une vue générale des attractions et des parcs de la région du Bas-Saint-Laurent comme le parc national du Bic, le village de Kamouraska ou l'Île verte, ainsi que des informations sur les possibilités d'hébergement en hôtels, gîtes et auberges du passant, les restaurants et les activités de plein air.



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Bas-Saint-Laurent

Très pittoresque, le Bas-Saint-Laurent s’étire le long du fleuve depuis la petite ville de La Pocatière jusqu’à Sainte-Luce et pénètre dans les terres sur une centaine de kilomètres en certains endroits. Comme le littoral s’allonge sur près de 320 km dans cette région, la population locale vit au rythme de l’eau. On y trouve par ailleurs les plus importantes marées au Québec, qui remodèlent constamment le paysage.

S’étendant sur quelque 22 185 km2, la région du « Bas-du-Fleuve », comme on l’appelle parfois, est bordée par le Nouveau-Brunswick et l’État américain du Maine au sud, par la région de Chaudière-Appalaches à l’ouest et par la Gaspésie à l’est. En plus de sa zone riveraine, aux terres très propices à l’agriculture, le Bas-Saint-Laurent comprend également une grande région agroforestière, aux paysages légèrement vallonnés et riches de nombreux lacs et cours d’eau. Ce petit territoire, qui couvre seulement 1,7% de la superficie du Québec, compte environ 200 000 habitants.

Son grand nombre de parcs et de réserves fait de cette région un lieu de prédilection pour les amateurs d’écotourisme, de kayak de mer, de vélo ou de ski de randonnée. De plus, la plupart des lacs sont facilement accessibles et très peu pollués.

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Le peuplement permanent des terres du Bas-Saint-Laurent débuta dès les origines de la Nouvelle-France, puis se fit par étapes selon la succession des différents modes de mise en valeur du territoire. La traite des fourrures y attira les premiers colons qui fondèrent, avant la fin du XVIIe siècle, les postes de Rivière-du-Loup, du Bic, de Cabano et de Notre-Dame-du-Lac.

Les riches terres bordant le fleuve Saint-Laurent furent défrichées puis cultivées dès le siècle suivant. Le paysage de ces plaines reste d’ailleurs structuré selon le mode de division du sol hérité de l’époque seigneuriale. Les terres de l’intérieur furent colonisées un peu plus tard, vers 1850, alors que l’exploitation des richesses forestières se faisait de pair avec la culture du sol.

Il y eut finalement une dernière vague de peuplement au cours de la crise économique des années 1930, alors que la campagne devenait le refuge des ouvriers sans travail des villes. Ces différentes étapes de colonisation du Bas-Saint-Laurent se reflètent d’ailleurs dans son riche patrimoine architectural. Au XIXe siècle, le Bas-Saint-Laurent est aussi devenu l’un des principaux lieux de villégiature des riches familles montréalaises, qui s’y sont fait construire de belles résidences secondaires.

Le présent chapitre vous propose trois circuits pour partir à la découverte du Bas-Saint-Laurent. Le premier circuit, Au gré du Saint-Laurent Etoile UlysseEtoile Ulysse, longe le fleuve de La Pocatière à Sainte-Luce, en offrant de très belles vues sur les vastes étendues d’eau du Saint-Laurent ainsi que sur les montagnes de Charlevoix. Le deuxième circuit, Entre mer et montagnes Etoile Ulysse, permet une petite promenade dans les terres entre Saint-Pacôme et Trois-Pistoles. Enfin, le troisième circuit, Le Témiscouata Etoile Ulysse, parcourt le sud de la région, parsemé de lacs et de villages où l’industrie forestière domine.

Accès et déplacements

En avion

Situé aux portes du Bas-Saint-Laurent, en Gaspésie, l’aéroport régional de Mont-Joli est le principal aéroport pour la région, car il se trouve à une quarantaine de kilomètres à l’est de Rimouski. À Sainte-Flavie, il faut prendre la route 132 en direction sud pour atteindre Mont-Joli.

En voiture

Au gré du Saint-Laurent

Pour accéder à la région, quittez l’autoroute 20 à La Pocatière et prenez la route 132 Est qui longe le fleuve. Vous n’aurez qu’à suivre cette route tout au long du circuit.

Entre mer et montagnes

Ce circuit débute à Saint-Pacôme sur la route 230, que vous suivrez jusqu’à Saint-Pascal et Saint-Alexandre-de-Kamouraska. Pour vous rendre à Saint-Antonin, prenez le rang Saint-Clovis, sur le même axe que la route 230, puis tournez à droite dans le chemin du Lac et finalement à gauche dans la rue Principale. À l’est de Saint-Antonin, empruntez la route 185 Sud vers Saint-Louis-du-Ha! Ha!. En revenant sur vos pas vers Saint-Honoré-de-Témiscouata, vous croiserez la route 291, que vous suivrez jusqu’au village de Saint-Hubert-de-Rivière-du-Loup. De là, vous devrez emprunter un petit rang qui vous conduira jusqu’à Saint-Cyprien. Vous pourrez ensuite prendre la route 293, qui vous mènera jusqu’à Trois-Pistoles, en bordure du fleuve.

Le Témiscouata

Ce circuit débute à Saint-Alexandre-de-Kamouraska, où vous emprunterez la route 289 en direction sud. Continuez sur cette route jusqu’à Rivière-Bleue, où vous bifurquerez sur la route 232 pour vous rendre à Témiscouata-sur-le-Lac (qui regroupe les villages de Notre-Dame-du-Lac et de Cabano). De là, prenez la route 185 en direction sud jusqu’à Dégelis, où vous pourrez traverser la magnifique rivière Madawaska sur le petit pont de la route 295, que vous suivrez ensuite jusqu’à Saint-Michel-du-Squatec. Peu après le village, bifurquez à gauche sur la route 232, que vous emprunterez jusqu’à Rimouski, sur les berges du fleuve Saint-Laurent. L’immensité de la forêt revêt un tout autre aspect lors de la saison automnale. Un spectacle à ne pas manquer!

Location de voitures

Discount: 262 rue Témiscouata, Rivière-du-Loup, 418-863-6821 ou 844-562-2886, www.discountquebec.com

National: 374 boul. Arthur-Buies E., Rimouski, 418-723-9191 ou 888-657-3031, www.national-rimouski.com

En autocar (gares routières)

Rivière-du-Loup: Station-service Pétro-
Canada, 83 boul. Cartier, 418-862-4884

Rimouski: Terminus Orléans Express, 90 av. Léonidas, 418-723-4923

En train (gares ferroviaires)

Dans le Bas-Saint-Laurent, VIA Rail(888-842-7245, www.viarail.ca) dessert les gares suivantes sur la ligne Montréal-Halifax.

La Pocatière : 95 av. de la Gare, 418-856-2424 ou 888-842-7245

Rivière-du-Loup: 615 rue Lafontaine, 418-867-1525 ou 888-842-7245

Trois-Pistoles: 231 rue de la Gare, 418-851-2881 ou 888-842-7245

Rimouski: 57 de l’Évêché E., 418-722-4737 ou 888-842-7245

En traversier

Saint-Siméon à Rivière-du-Loup

adultes 17,30$, vélos 6,60$, voitures 43,70$; avr à jan; durée : 1h

418-862-5094 (de Rivière-du-Loup)

418-638-2856 (de Saint-Siméon)

www.traverserdl.com

Le traversier relie Saint-Siméon, dans la région de Charlevoix, à Rivière-du-Loup.

Forestville à Rimouski

adultes 25$, voitures 45$; mai à sept; durée : 1h; 418-725-2725 ou 800-973-2725, https://ssl.pqm.net/cnmevolution

Le traversier CNM Évolution relie Forestville, sur la Haute-Côte-Nord, à Rimouski.

Les Escoumins à Trois-Pistoles

adultes 19,35$, voitures 43,25$; fin mai à oct;
418-851-4676 ou 877-851-4677, www.traversiercnb.ca

Ce traversier relie Les Escoumins, sur la Haute-Côte-Nord, à la ville de Trois-Pistoles, en 1h30.

L’Isle-Verte à Notre-Dame-des-Sept-Douleurs

adultes 6,50$, vélos 1$, voitures 39$; avr à nov; durée : 30 min; 418-898-2843, www.inter-rives.qc.ca

Le traversier Peter Fraser quitte la municipalité de L’Isle-Verte, sur la rive du Saint-Laurent, pour se rendre à Notre-Dame-des-Sept-Douleurs, sur l’île Verte. Si vous n’avez pas de voiture, vous pouvez aussi monter à bord d’un bateau-taxi, comme le Jacques Fraser I(8$; 418-898-2199).

Rimouski à Blanc-Sablon

avr à mi-jan; 418-723-8787 ou 800-463-0680,

www.relaisnordik.com

Pour ceux qui désirent quitter le Bas-Saint-Laurent pour aller explorer la Basse-Côte-Nord, vaste région éloignée qui n’est pas couverte par ce guide (voir le guide Ulysse Le Québec), il est possible de prendre le N/M Bella Desgagnés de Rimouski jusqu’à Blanc-Sablon.

En transports en commun

Taxibus – Rimouski (3,50$; 418-723-5555, www.taxibus.qc.ca) offre un service de navette pour aller en périphérie de la ville (Le Bic, Rimouski-Est, Pointe-au-Père et Sainte-Blandine/Mont-Lebel). Réservations requises au moins 1h à l’avance.

Citébus – Rimouski(3,50$; 418-723-5555, www.taxibus.qc.ca) offre quant à lui un service de minibus à heure fixe dans la ville.

En covoiturage

La coopérative de covoiturage Amigo Express(877-264-4697, www.amigoexpress.com) propose des départs vers le Bas-Saint-Laurent à partir de Québec et de Montréal, entre autres jusqu’à Rimouski ou Rivière-du-Loup.

En taxi

Taxi Beaulieu: Rivière-du-Loup, 418-862-3111

Taxis 800 de Rimouski: Rimouski, 418-723-3344

À vélo

Dans le Bas-Saint-Laurent, la Route verte(www.routeverte.com) s’étend presque sans interruption de La Pocatière à Sainte-Luce et offre plusieurs haltes et points de vue intéressants sur le fleuve. Tantôt en bordure de la route 132, tantôt sur une piste aménagée, le parcours révèle les charmes de la région aux amateurs de cyclotourisme.

Renseignements utiles

Médias

Accessible également sur le Web, Le Mouton Noir (www.moutonnoir.com), journal d’opinion et d’information, est publié huit fois par année à Rimouski. Il est distribué gratuitement dans le Bas-Saint-Laurent et la Gaspésie et est vendu ailleurs au Québec.

Les hebdos du Bas-Saint-Laurent : L’Avantage, L’Information, Le Saint-Laurent – Portage, Le Placoteux.

Les mensuels du Bas-Saint-Laurent : Businest et Vision Terre et Forêt, et le magazine bi-mensuel Vitalité Économique.

La radio communautaire de Rimouski : CKMN-FM 96,5; la radio de Radio-Canada : 89,1 FM; NRJ Est-du-Québec : 98,7 FM; Rouge FM Rimouski : 102,9 FM.

Santé

Au gré du Saint-Laurent

Hôpital Notre-Dame-de-Fatima: 1201
6e Avenue, La Pocatière, 418-856-7000

Centre hospitalier régional du Grand-Portage: 75 rue St-Henri, Rivière-du-Loup, 418-868-1000

Hôpital régional de Rimouski: 150 av. Rouleau, Rimouski, 418-724-3000

Le Témiscouata

Hôpital de Notre-Dame-du-Lac: 58 rue de l’Église, Notre-Dame-du-Lac, 418-899-6751

Attraits touristiques

Tourisme Bas-Saint-Laurent :148 rue Fraser, Rivière-du-Loup, 418-867-1272 ou 800-563-5268, www.tourismebas-st-laurent.com

Au gré du Saint-Laurent Etoile UlysseEtoile Ulysse

Durée Trois jours

À ne pas manquer

Les bonnes adresses

Restaurants

Achats

Ce premier circuit longe le fleuve depuis La Pocatière jusqu’à Sainte-Luce, aux portes de la Gaspésie. On traverse successivement le pays de Kamouraska, qui a acquis sa notoriété grâce au célèbre roman Kamouraska d’Anne Hébert, et les villes de Rivière-du-Loup, de Trois-Pistoles et de Rimouski, la plus grande agglomération de l’est du Québec.

Tout au long du circuit, vous contemplerez de magnifiques paysages, des maisons ancestrales ayant appartenu à de riches vacanciers et surtout des couchers de soleil à couper le souffle, qui seraient d’ailleurs parmi les plus impressionnants au monde. Le Saint-Laurent occupe ici une place immense, et la vue des montagnes de Charlevoix, de l’autre côté du fleuve, ajoute à l’unicité de cette région peu peuplée mais ô combien charmante. Sachez que le parcours du prochain circuit, « Entre mer et montagnes », est facilement accessible de la côte, particulièrement jusqu’à Rivière-du-Loup – rien ne vous empêche donc de combiner les deux circuits.

Des haltes marines

Tout au long de ce circuit qui longe le Saint-Laurent, vous pourrez en apprendre plus sur le littoral et ses habitants en vous arrêtant à l’une des 11 haltes (La Pocatière, Rivière-du-Loup, L’Isle-Verte - deux sites, Saint-André, Notre-Dame-du-Portage, Cacouna, Trois-Pistoles, Rimouski, Rimouski-Est et Sainte-Luce) qui font partie du réseau des Haltes marines de la Route des Navigateurs (www.haltesmarinesbsl.ca). Idéales pour pique-niquer, elles se révèlent aussi très instructives. De plus, certaines servent de point d’accès à de belles randonnées pédestres et à des lieux magnifiques, comme le Site ornithologique du marais de Gros-Cacouna (voir Cliquez ici) et les sentiers du Littoral et de la rivière Rimouski (voir Cliquez ici). D’autres haltes marines (La Pocatière, Rivière-du-Loup et L’Isle-Verte) proposent des activités interprétatives animées par des guides naturalistes. Si vous êtes à vélo, sachez que la piste cyclable de la Route verte (voir Cliquez ici) passe généralement par ces haltes.

La Pocatière

Maison touristique régionale du Bas-Saint-Laurent : 10 rue du Quai, 418-856-5040 ou 888-856-5040, www.tourismekamouraska.com

L’ancienne seigneurie de La Pocatière fut concédée en 1672 à Marie-Anne Juchereau, veuve d’un officier du régiment de Carignan-Salières. L’ouverture d’un collège classique en 1829, puis de la première école d’agriculture au Canada en 1852, devait faire de son bourg une ville d’études supérieures, vocation qu’elle conserve encore de nos jours.

On y trouve également l’une des usines québécoises de la multinationale Bombardier, spécialisée dans le matériel de transport en commun et l’avionnerie.

Direction Tournez à gauche dans la 4e avenue Painchaud, qui mène à la cathédrale et à l’ancien séminaire, imposant édifice Beaux-Arts de 1922 devenu le Cégep de La Pocatière.

Siège d’un évêché, La Pocatière abrite une cathédrale moderne, la cathédrale Sainte-Anne(203 4e avenue Painchaud), achevée en 1970.

Le Musée François-Pilote Etoile Ulysse(6$; mi-mai à mi-oct tlj 10h à 17h, mi-oct à début jan jeu-dim 10h à 17h; 100 4e avenue Painchaud, 418-856-3145, www.museefrancoispilote.ca) porte le nom du fondateur de l’École d’agriculture de La Pocatière. On y présente, dans l’ancien couvent des sœurs de la Sainte-Famille, différentes collections thématiques qui racontent la vie rurale au Québec au tournant du XXe siècle (bureau de médecin, instruments aratoires, intérieur bourgeois, histoire des sucres, etc.).

Sur la 4e avenue Painchaud se trouvent également quelques boutiques et cafés agréables.

Direction Empruntez la 4e avenue Painchaud pour rejoindre la route 132 Est en direction de Rivière-Ouelle.

Rivière-Ouelle

Charmant village situé de part et d’autre de la rivière qui lui a donné son nom, Rivière-Ouelle fut fondé dès 1672 par le seigneur François de La Bouteillerie. En 1690, un détachement de l’amiral britannique William Phips tenta un débarquement à Rivière-Ouelle, qui fut aussitôt repoussé par l’abbé Pierre de Francheville, à la tête d’une quarantaine de colons.

Construite en 1931, l’école Delisle(3$; juil à fin août mar-sam 10h à 16h; 214A route 132, 418-371-1929, www.ecoledelisle.com) rappelle l’époque des écoles de rang.

L’église Notre-Dame-de-Liesse Etoile Ulysse(début juil à mi-août; 100 rue de l’Église, 418-856-2603) fut reconstruite entre 1877 et 1880 sur les fondations de celle érigée en 1792. L’intérieur recèle quelques trésors dont le maître-autel importé de France (1716) et sept tableaux de Louis Dulongpré. Au moment de mettre sous presse, le presbytère voisin, construit par l’architecte David Ouellet en 1881, était en vente.

La jolie maison Jean-Charles-Chapais(on ne visite pas; 204 route 132), qui date de 1821, comporte une toiture à larmiers cintrés, typique du pays de Kamouraska. Il semble que cet élément architectural ait été emprunté à la construction navale des goélettes. Fort répandu dans la région au cours de la première moitié du XIXe siècle, le toit « Kamouraska » arrondi rappelle la carène des navires. Jean-Charles Chapais (1811-1885), l’un des pères de la Confédération canadienne, y a habité avant d’emménager dans une demeure plus luxueuse à Saint-Denis-De La Bouteillerie (voir plus loin).

On retrouvait autrefois deux manoirs seigneuriaux à Rivière-Ouelle. Le manoir D’Airvault, situé en bordure de la rivière, a malencontreusement été démoli vers 1910. Seul le manoir Casgrain(on ne visite pas; 13 rue Casgrain), construit en 1834, subsiste. Plus modeste que le premier, il présente l’aspect d’une longue maison de bois aux ouvertures symétriques dont la haute toiture recouvre une galerie. Il est visible entre les maisons.

Direction Suivez la route 132 Est en direction de Saint-Denis-De La Bouteillerie.

Saint-Denis-De La Bouteillerie

Au cœur du pays de Kamouraska, Saint-Denis est un bourg typique, dominé par son église. En face de celle-ci se dresse le monument à l’abbé Édouard Quertier (1796-1872), fondateur de la « Croix noire de la Tempérance », qui fit campagne contre l’alcoolisme. À chaque personne qui s’engageait à ne plus boire d’alcool, il remettait solennellement une croix noire...

Construite en 1833, la Maison Chapais Etoile Ulysse(6$; fin mai à mi-oct tlj 10h à 17h; 2 route 132 E., 418-498-2353, www.maisonchapais.com) fut la résidence de Jean-Charles Chapais (1811-1885), premier maire de Saint-Denis-De La Bouteillerie et l’un des pères de la Confédération canadienne. La maison abrita également un magasin général. Son fils, Sir Thomas Chapais (1858-1946), ministre dans le gouvernement Duplessis, y est né et y a vécu la majeure partie de son existence. L’intérieur de la maison a conservé son apparence d’origine. On peut notamment voir les splendides meubles de la famille Chapais, et une visite guidée d’une durée de 45 min y est aussi offerte. De magnifiques jardins entourent la propriété

Kamouraska Etoile UlysseEtoile Ulysse

Le 31 janvier 1839, le jeune seigneur de Kamouraska, Achille Taché, est assassiné par un « ami », le docteur Holmes de Sorel. L’épouse du seigneur, Joséphine-Éléonore d’Estimauville, est soupçonnée d’avoir comploté avec son amant médecin afin de supprimer un mari devenu gênant, pour ensuite s’enfuir vers de lointaines contrées. Elle n’a jamais été accusée. Elle était la tante du célèbre journaliste Arthur Buies. Ce fait divers a inspiré Anne Hébert pour son roman Kamouraska, porté à l’écran par Claude Jutra.

Le village de Kamouraska où s’est déroulé le drame qui devait le rendre célèbre fut pendant longtemps le poste le plus avancé de la Côte-du-Sud (région historique située entre Beaumont, dans la région de Chaudière-Appalaches, et Saint-André, dans le Bas-Saint-Laurent). Son nom d’origine algonquine, qui signifie « il y a des joncs au bord de l’eau », est depuis toujours associé au pittoresque de la campagne québécoise. À l’arrivée, une plaine côtière sert de préambule au spectacle étonnant de l’agglomération, répartie sur une série de monticules rocailleux, témoins des forces telluriques qui ont façonné la région.

Le charme cinématographique
du pays de Kamouraska

De nombreux réalisateurs de films et de séries télévisées ont capté le charme du pays de Kamouraska sur pellicule. Les maisons ancestrales, la splendeur du fleuve Saint-Laurent et l’histoire de la région fascinent depuis toujours. On pense évidemment tout de suite au classique Kamouraska (1973) de Claude Jutra et à la télésérie Cormoran dans les années 1990, mais encore aujourd’hui les tournages sont fréquents dans la région : Denys Arcand a tourné quelques scènes de L’Âge des ténèbres en 2007 à Rivière-Ouelle, Catherine Martin a réalisé Trois temps après la mort d’Anna à Kamouraska en 2008 et Louis Bélanger a immortalisé la région dans le film Route 132, sorti en 2010. Les magnifiques paysages de la télésérie Nos étés, qui relate l’histoire de plusieurs générations dans une maison d’été de Kamouraska, ont pour leur part été filmés entre Saint-Denis-De La Bouteillerie et Kamouraska.

La maison Langlais(on ne visite pas; 376 rang du Cap), construite en 1754, fut réparée à la suite de la Conquête, ce qui en fait l’un des plus anciens bâtiments encore debout dans le Bas-Saint-Laurent. Isolée dans un champ, cette grande demeure a servi pour le tournage des scènes extérieures du film de Jutra.

L’ancien palais de justice de Kamouraska a été érigé en 1888 sur l’emplacement du premier palais de justice de la Cour supérieure. Son architecture d’inspiration médiévale se démarque de l’habituelle tournure néoclassique de ce type d’édifice en Amérique du Nord. Il abrite aujourd’hui le Centre d’art de Kamouraska(5$; fin juin à août tlj 10h à 17h, jeu jusqu’à 20h, mai à fin juin, sept et oct, jeu-dim 10h à 17h; 111 av. Morel, 418-492-9458, www.kamouraska.org), qui présente des expositions d’arts visuels et d’artisanat, des ateliers et des événements culturels. En été, des visites guidées permettent de se familiariser avec l’histoire du bâtiment. L’archipel de Kamouraska est visible dans le lointain depuis le parvis du centre.

Direction Descendez la rue Massé un peu passé le palais de justice, puis promenez-vous sur l’étroite avenue Chassé, qui devient ensuite l’avenue Leblanc, pour vous rendre au quai et bien saisir les attraits de Kamouraska.

Large de plusieurs mètres, la plage de Kamouraska Etoile Ulysse s’étend près du quai. Il fait bon y flâner et s’y tremper les pieds. À marée basse, on peut même marcher très loin avant d’atteindre l’eau, et ainsi profiter d’une superbe vue sur les îles situées au large.

Le Musée régional de Kamouraska(5$; mi-mai à fin juin lun-ven 9h à 17h, fin juin à début sept tlj 9h à 17h, début sept à mi-déc mar-ven 9h à 17h, sam-dim 13h30 à 16h30; 69 av. Morel, 418-492-9783, www.museekamouraska.com), centre d’ethnologie, d’histoire et de traditions populaires, est installé dans ce qui était autrefois le couvent de Kamouraska, bâti en 1851. Ses collections sont du même ordre que celles du Musée François-Pilote de La Pocatière (voir Cliquez ici), quoique moins élaborées. On peut y voir des objets glanés dans la région, dont un beau retable de François-Noël Levasseur (1734) qui ornait l’ancienne église de Kamouraska. À noter que l’église actuelle, derrière laquelle est situé le musée, fut construite en 1914. L’ancien couvent abrite aussi le bureau d’accueil touristique.

La maison Amable-Dionne(on ne visite pas; à l’est de l’église). Le marchand Amable Dionne a fait l’acquisition de plusieurs seigneuries de la Côte-du-Sud dans la première moitié du XIXe siècle. Son manoir de La Pocatière est aujourd’hui disparu, mais sa maison de Kamouraska est encore en place. Il s’agit d’un long bâtiment, érigé en 1802 à l’est de l’église, auquel on a ajouté un décor néoclassique vers 1820.

La famille Taché acquiert la seigneurie de Kamouraska en 1790. En 1886, à la suite de l’incendie du manoir Taché, elle fait construire la demeure aujourd’hui connue comme étant la Maison du domaine seigneurial Taché (4 Av. Morel), où l’on tourna la télésérie Cormoran. On y loue aujourd’hui des résidences de tourisme.

Le Site d’interprétation de l’anguille Etoile Ulysse(8$; mi-mai à mi-oct tlj 9h à 17h; 205 av. Morel, 418-492-3935) propose des visites guidées de 30 min. La pêche à l’anguille représentait autrefois une activité économique importante dans la MRC de Kamouraska, jusqu’à ce que la population d’anguilles baisse dramatiquement au cours des dernières décennies. Aujourd’hui, la pêche est plutôt artisanale, quoique plusieurs cargaisons continuent d’être exportées chaque année vers le Japon, où cette denrée est très prisée. La saison de pêche s’étend de septembre à la fin d’octobre.

Le berceau de Kamouraska(route 132 E., 3 km à l’est du village). Une petite chapelle marque l’emplacement du premier village de Kamouraska, fondé en 1674 par le sieur Morel de La Durantaye. En 1790, un violent séisme anéantit le village, que l’on décide alors de déplacer en des lieux moins vulnérables, donnant ainsi naissance à l’agglomération actuelle.