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Bretagne Nord 2 - Brest et la presqu'île de Plougastel

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FINISTÈRE NORD

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Brest et la presqu’île de Plougastel


Le top des hébergements

Le Continental

Hôtel de la Paix

Le Moulin Mer

Le top des restaurants

Le Ruffé

Le Potager de Mémé

Le Crabe Marteau

Le Chevalier de l’Auberlac’h


Pourquoi y aller

Ce territoire a pour premier atout de faire face à l’une des plus belles et des plus vastes rades du monde : 150 km2 ouverts à l’ouest sur la mer d’Iroise par un goulet large de 1,8 km. Un majestueux amphithéâtre marin, tout en méandres et en recoins, où joue une lumière capricieuse. C’est aussi un emplacement hautement stratégique, qui a déterminé l’implantation de Brest, aujourd’hui la plus grande agglomération du Finistère.

Ville portuaire, militaire, reconstruite à la hâte après la guerre, battue par les vents et souvent peu gâtée par le climat, Brest rebute au premier abord. Corsetée dans ses remparts et nichée au fond de sa rade, elle a longtemps snobé l’océan. Si elle conserve son image martiale, la communauté urbaine de Brest, rebaptisée “métropole océane”, appareille aujourd’hui pour un nouveau destin, largement ouvert à la mer… et au tourisme. Vous aurez tôt fait de vous attacher à cette ville dynamique, qui change à vue d’œil et qui se trouve au cœur d’une région aux nombreux attraits.

Au sud-est, à seulement quelques kilomètres de la ville blanche, la riante presqu’île de Plougastel-Daoulas montre un visage bien différent. Cette avancée de terre au cœur de la rade, face à Crozon, est parcourue d’un lacis de routes bucoliques qui vous conduiront à la découverte de chapelles, de petits ports, de charmants hameaux et de fabuleux panoramas.

Quand partir

Avril à octobre Pour profiter de la rade, pratiquer la voile ou la plongée. Récolte des fraises sur la presqu’île de Plougastel : la gariguette au printemps, la mara des bois et la cirafine en été.

Juillet-août Bien sûr, ne serait-ce que pour assister aux réjouissants festivals brestois comme les Jeudis du port, les Petites Lessives ou Astropolis.

Ar misioù du C’est-à-dire les “mois noirs”, froids et sombres (novembre-janvier)… Si vous êtes amateur de tempête et d’ambiances chaleureuses dans les bars (Cliquez ici).


À ne pas manquer

1 Une sortie en mer, à bord d’un vieux gréement, dans l’une des plus belles rades du monde

2 Le château de Brest, qui s’élève fièrement à l’embouchure de la Penfeld, abrite un passionnant musée de la Marine

3Océanopolis, formidable musée de la mer aménagé dans un bâtiment futuriste en forme de crabe, est l’attraction-phare de la métropole océane

4 Le quartier de Recouvrance, en pleine métamorphose, conserve pourtant toujours la mémoire du vieux Brest. Et il fait bon s’y promener

5 Élevé au XVIIe siècle, le grand calvaire de Plougastel est un prodigieux évangile de pierre composé de 181 personnages

6 Dans un site préservé et apaisant, l’abbaye de Daoulas accueille des expositions où s’invitent les civilisations du monde entier


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BREST

Rayée de la carte en 1944, puis reconstruite dans l’urgence, Brest, forte de 145 000 habitants, ne peut se prévaloir du titre de cité de caractère. Il est vrai que la succession d’immeubles en forme de cubes blancs ou gris et les larges artères à angle droit du centre-ville n’emportent pas l’adhésion immédiate. Les architectes (sur les plans de Jean-Baptiste Mathon) ont donné la priorité au fonctionnel, car il s’agissait de reloger rapidement une population qui venait de voir disparaître sa mémoire sous les bombes.

D’un abord difficile, marquée par le travail ouvrier et les arsenaux, Brest réserve cependant bien des surprises à qui l’approche sans préjugés. Métropole maritime transfigurée par une rade magnifique, la ville est actuellement en pleine métamorphose. Outre ses animations d’envergure, ses festivals, sa scène nationale et l’attraction majeure que constitue Océanopolis, Brest apparaît de plus en plus comme une ville branchée, festive et bouillonnant d’une véritable effervescence artistique.

Histoire

Les Romains édifient un camp sur le site de l’actuel château au IIIe siècle. À la fin du XIe siècle, un comte léonard bâtit une forteresse au même endroit pour résister aux assauts des Normands. En 1342, les Anglais débarquent à Brest et s’emparent du château, qui ne revient dans le giron du duc de Bretagne qu’à la fin du siècle. Avec le rattachement de la Bretagne à la France en 1532, Brest devient une forteresse royale, dotée d’un gouverneur. Elle acquiert son statut de ville en 1593, sous Henri IV. Grâce à sa position stratégique, elle connaît son apogée sous Louis XIV, qui décide d’en faire l’un des quatre ports militaires du royaume. La construction du port et de l’arsenal, décidée par Richelieu, date de 1631. Depuis cette époque, le sort de la ville est intimement lié à la Marine et à la construction navale. La Seconde Guerre mondiale est une période noire pour la ville, qui est une base militaire stratégique pour l’occupant allemand. En septembre 1944, Brest est libérée après de terribles bombardements qui la détruisent presque entièrement.

Aujourd’hui, confrontée à la restructuration des armées et à la difficile évolution de ses activités traditionnelles, Brest amorce une véritable mutation. Symbole de cette reconversion, la Marine a cédé à la ville les ateliers désaffectés du plateau des Capucins (voir l’encadré (Cliquez ici)) pour faire place à un nouveau quartier, qui devrait voir le jour bientôt. L’ouverture d’un port de plaisance en contrebas du château, en 2009, confirme cette réorientation de la ville vers des activités civiles et touristiques.


AVEC DES ENFANTS


Orientation

La ville est structurée de part et d’autre de la Penfeld. Le centre-ville et les principales infrastructures se trouvent à l’est du fleuve. La vie commerçante s’organise autour de la rue de Siam et de la rue Jean-Jaurès, axes principaux que sépare la vaste place de la Liberté. Le port de commerce se situe au sud du centre-ville. La marina du Château a été récemment aménagée au pied de la préfecture maritime. Elle vient s’ajouter à celle du Moulin-Blanc, à la périphérie est de la ville. L’arsenal et le quartier de Recouvrance, sur la rive ouest de la Penfeld, sont reliés au centre par un pont levant.

Renseignements

Office du tourisme

Office du tourisme de Brest métropole océane (02 98 44 24 96; www.brest-metropole-tourisme.fr; pl. de la Liberté; juil-août lun-sam 9h30-19h, dim 10h-13h, jours fériés 10h-18h, le reste de l’année lun-sam 9h30-18h). Il propose en été des visites guidées (adulte/enfant 5/3 €; mer 15h-17h, mar et jeu 10h-12h) de la ville et diverses sorties en groupe. Billetterie pour les spectacles, sorties en mer, entrées dans les musées… à des tarifs souvent plus intéressants.

Capitaineries

Port du Moulin-Blanc (02 98 02 20 02; www.portmoulinblanc.com)

Marina du Château (02 98 33 12 50)

Accès Internet

Vous n’aurez aucun mal à trouver une connexion à Brest, où la plupart des hôtels sont équipés et où la ville a mis en place une centaine de “papi” (points d’accès public à Internet) dans des lieux publics et associatifs. Vous pourrez notamment consulter le web chez Access Cibles (02 98 46 76 10; 31 av. Georges-Clemenceau; lun-sam 11h-1h, dim 14h-23h; ), près de l’office du tourisme et vous connecter en Wi-Fi dans des bars ou cafés comme le Il Caffé (02 98 80 21 27; 3 pl. de la Liberté; lun-sam 7h30-21h) ou The Dubliners.

Fêtes et festivals

Le Quartz (www.lequartz.com). Surveillez la programmation de cette scène nationale et de ses différents festivals : Anticodes (fév-mars), rendez-vous européen des arts “indisciplinaires”, Fanfares! (mai), consacré aux musiques populaires, le Festival européen du film court (nov) et l’Atelier contemporain Brest (nov), dédié au théâtre et à la danse.

Les Petites Lessives (mi-avril à début juil et fin août à mi-sept; www.vivrelarue.net). “Les Beaux Dimanches” sont devenus “Les Petites Lessives”, car ce sympathique festival alternatif, organisé par l’association Vivre la rue, se déroule désormais au lavoir de la rue Saint-Malo, à Recouvrance. Mais c’est toujours le dimanche (de 16h à 21h) et le programme reste aussi varié : rock, chanson française, jazz manouche, spectacles de rue, cirque, théâtre, films, fanfares, expositions, vente de produits équitables…

Armada de Brest (juillet). Tous les 4 ans depuis 1992, la rade de Brest accueille un formidable rassemblement de voiliers traditionnels. C’est l’une des rares fêtes où le public peut approcher ce type de vaisseaux. Diverses manifestations et animations agrémentent ces journées. L’édition 2012, baptisée Les Tonnerres de Brest (http://lestonnerresdebrest2012.fr), a lieu du 13 au 19 juillet.

Les Jeudis du Port (fin juil-août; www.brest.fr et www.lefourneau.com). Ne manquez pas ces soirées, organisées par la ville et le Centre national des arts de la rue Le Fourneau, au cours desquelles les quais du port de commerce s’animent de concerts en tout genre, de fanfares, de théâtre de rue… de 19h30 à 0h30. La fête, réputée pour sa convivialité, est gratuite.

Astropolis (août; www.astropolis.org). Les amateurs de musique techno apprécieront ce festival qui se tient pendant 5 jours dans plusieurs salles (la Carène, le Vauban, l’Astroclub…) et se termine en rave géante dans le bois de Keroual, à Guilers (sortie nord-ouest de la ville).

Atlantique Jazz Festival (octobre; www.penn-ar-jazz.com). Ce festival de jazz, qui prend un peu plus d’ampleur chaque année, programme des stars internationales comme de jeunes talents, notamment au Vauban et désormais dans une quinzaine de villes de la pointe bretonne.

À voir

CENTRE-VILLE

Il s’organise autour de la rue de Siam, ainsi nommée en souvenir des ambassadeurs du royaume de Siam venus rendre visite à Louis XIV en 1686 et qui firent forte impression sur les habitants quand ils débarquèrent à Brest. La grande artère commerçante n’a plus grand-chose à voir avec la rue que pleure Prévert, après les bombardements de 1945, dans son célèbre poème Barbara. Elle conduit à la place de la Liberté et à l’hôtel de ville, un ensemble aux proportions et à l’allure toutes staliniennes. La rue de Lyon, perpendiculaire, dessert les halles Saint-Louis et l’église Saint-Louis. L’immense vaisseau au clocher de béton armé, bardé de pierre de Logonna, serait la plus grande église reconstruite en France (entre 1953 et 1958).