Bretagne Nord 2 - Rennes et ses environs

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Publié le : jeudi 2 août 2012
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EAN13 : 9782816128000
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ILLE-ET-VILAINE

Rennes et ses environs


dans ce chapitre

Rennes


Le top des restaurants

La Saint-Georges

Le Café du Port

L’Arsouille

Le top des hébergements

La Maison de Bertrand

Hôtel de Nemours

Lecoq-Gadby


Pourquoi y aller

La capitale historique et administrative de la Bretagne arbore un riant visage, auquel les milliers d’étudiants qui arpentent ses rues (et font vivre ses nombreux bars!) ne sont pas étrangers. Rennes, de fait, n’est pas marquée par les rides que supposerait son âge vénérable.

Le vieux Rennes capte d’abord l’attention : pimpantes façades à colombages des XVe et XVIIe siècles, grandeur imposante des hôtels particuliers de la ville classique, rues pavées bordées de petits restaurants et de cafés ou rues commerçantes aux belles boutiques. Le cœur battant en est la place des Lices le week-end et la place du Parlement en semaine. De l’autre côté de la Vilaine s’étend la facette plus moderne de la ville, mais non moins délurée : autour des halles centrales se déploie une activité qui fleure bon la vie de quartier; des tables originales font honneur à la gastronomie rennaise; de grandes institutions rythment la vie culturelle locale, tandis que des bars alternatifs voient le jour. Ces deux visages du centre-ville se complètent avec bonheur!

À une trentaine de kilomètres à l’ouest, c’est vers des temps immémoriaux que nous mène la forêt de Brocéliande. Pays de la fée Morgane et de Merlin l’enchanteur, elle recèlerait les secrets des chevaliers de la Table ronde et du roi Arthur…

Vers le sud, la vallée de la Vilaine offre un autre changement de décor : ponctué de bourgs dont l’histoire s’est souvent écrite en parallèle de celle de la batellerie, le cours d’eau mène le visiteur jusqu’à Redon, l’ancien port de Rennes, et sa remarquable abbaye.

Quand partir

Juillet Rues, places et parcs de Rennes deviennent, lors du festival des Tombées de la nuit, des scènes d’art à part entière.

Automne La forêt de Brocéliande se pare de chaudes couleurs qui invitent à la promenade, pour cueillir bolets et cèpes par exemple.

Décembre Les TransMusicales de Rennes drainent les passionnés de musiques actuelles et les noctambules.


À ne pas manquer

1 Se balader dans le vieux Rennes et poser son regard sur les maisons à colombages

2 Admirer les remarquables décorations intérieures du parlement de Bretagne

3 Faire ses courses au marché des Lices, l’un des plus grands de France

4 Visiter le vaste centre culturel des Champs libres, où logent l’Espace des sciences et le musée de Bretagne

5 Découvrir l’abbaye de Paimpont, au cœur du pays légendaire de Brocéliande

6 Se recueillir dans la chapelle Sainte-Agathe à Langon, un trésor hérité de l’époque romaine

7 S’extasier devant l’abbaye bénédictine Saint-Sauveur de Redon et son clocher carré roman identifiable entre tous

8 Pique-niquer en pleine nature le long de la Vilaine, à Port-de-Roche

9 Arpenter la lande de Cojoux sur les sentiers balisés, pour découvrir des monuments mégalithiques insoupçonnés

10 Rêver en trois dimensions devant des mécaniques de légende au manoir de l’Automobile, à Lohéac


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RENNES (ROAZHON)

Histoire

Le peuple gaulois des Redones (ou Riédons) aurait donné son nom à la ville de Condate (“confluence”), implantée au confluent de l’Ille et de la Vilaine, dont l’existence est attestée au Ier siècle.

Depuis le milieu du Ve siècle, si les Bretons dominent en Armorique, la ville appartient au royaume franc et parle le gallo, non le breton. C’est l’une des villes d’importance du duché de Bretagne.

Après le rattachement de la Bretagne au royaume de France (1532), le parlement de Bretagne (Cliquez ici) s’installe à Rennes en 1561. Cette institution judiciaire et administrative va devenir le relais de la monarchie en Bretagne tout en assurant la fortune de la ville. Une nouvelle aristocratie voit le jour qui change la physionomie de Rennes en se faisant construire des hôtels particuliers. En 1720, la ville haute brûle pendant 6 jours et la reconstruction qui s’ensuit donne naissance à la ville classique.


AVEC DES ENFANTS


Rennes reste modérée durant l’époque révolutionnaire, acquise aux idées républicaines mais sans excès. La disparition du parlement signe pourtant son déclin. À l’orée du XIXe siècle, elle devient une ville de garnison. La révolution industrielle la marque plutôt mollement. La gare est édifiée en 1857 et les liaisons ferroviaires établies. De larges boulevards sont percés alentour, dans la ville nouvelle, ce qui est rendu possible par la “canalisation” de la Vilaine. Un tramway électrique est inauguré en 1897. Mais l’essor économique n’est pas au rendez-vous. Rennes, cantonnée à son statut de cité administrative, va également devenir une grande ville universitaire.

Durant la Seconde Guerre mondiale, la ville est occupée dès 1940 et lourdement bombardée, avant d’être libérée par les troupes américaines le 4 août 1944. Avec le nouveau découpage administratif décidé en 1941 et laissé plus ou moins en l’état par la suite, l’influence de Rennes s’étend sur trois départements : l’Ille-et-Vilaine, les Côtes-d’Armor et le Morbihan.

Après guerre, le principal secteur industriel de la ville est la construction automobile – PSA Peugeot Citroën, dont une usine est encore installée sur le site de La Janais, au sud de la ville, demeure l’un des premiers employeurs de la métropole.

Aujourd’hui, la capitale de la région Bretagne compte environ 210 000 habitants (dont près de 60 000 étudiants). Réputée pour sa vie universitaire, sa politique culturelle (qui se traduit notamment dans le paysage urbain, ponctué d’œuvres d’art, ou les expositions à ciel ouvert), son activité dans les secteurs de la recherche et les technologies de pointe (télécommunications, image et transmissions), elle voit loin.

Orientation

La Vilaine, en partie souterraine, coupe le centre-ville en deux. Au nord : le vieux Rennes et la ville classique, avec les fameuses places des Lices et Sainte-Anne, les rues piétonnes bordées de maisons à pans de bois, la place de la Mairie et la place du Parlement-de-Bretagne; au sud, la ville plus moderne, avec le musée des Beaux-Arts, les places de Bretagne et de la République, les halles centrales et la gare. La ligne de métro, orientée nord-sud, relie ces hauts lieux rennais. Une deuxième ligne, orientée est-ouest, doit voir le jour à l’horizon 2018.

Renseignements

Office du tourisme (02 99 67 11 11; www.tourisme-rennes.com; 11 rue Saint-Yves; sept-juin lun 13h-18h, mar-sam 10h-18h, dim et jours fériés 11h-13h et 14h-18h, juil-août lun-sam 9h-19h, dim et jours fériés 11h-13h et 14h-18h; République). Propose des visites guidées (billetterie 02 99 67 11 66; tarif plein/réduit 6,80/4 €, gratuit moins de 7 ans) – le départ se fait en général de la chapelle Saint-Yves (Cliquez ici). Il est possible de louer sur place un audioguide (tarif plein/réduit 6,90/4,10 €) et d’acheter un pass touristique, le City Pass (13 €). Valable 48 heures, il permet un accès gratuit aux musées de la ville et des alentours, donne droit à une visite guidée et accorde des réductions sur les transports en commun. L’office du tourisme dispose aussi d’un service de consigne pour les bagages.

Rennes Lan (08 77 82 54 63; www.rennes-lan.fr; rue Saint-Malo, 16 square de la Rance; Sainte-Anne). Accès Internet.

Kennedy Photocopie (02 99 59 44 02; 12 cours Kennedy; www.kennedy-photocopie.com; Villejean). Accès Internet.

Poste principale (pl. de la République; République)

Bureau de poste (pl. Sainte-Anne; Sainte-Anne)

Fêtes et festivals

Mythos (avril; 02 99 79 00 05; www.festival-mythos.com). Depuis une quinzaine d’années, la puissance des mots prend toute sa mesure lors de ce festival de théâtre où histoires, contes, chansons et poésies ont libre cours en divers lieux de la ville : jardin du Thabor, TNB, Péniche Spectacle, etc.

Rock’n’Solex (mai; 02 23 23 84 12; www.rocknsolex.fr). Le plus ancien festival étudiant de France (1967) qui consistait à sa création en une simple course de solex (à présent la plus importante d’Europe), s’ouvre aujourd’hui par un Fest Noz, et se poursuit par des concerts de musiques actuelles. Belle programmation qui ne se résume pas à des grands noms du rock comme son nom aurait pu le laisser entendre : Abd al Malik, Asian Dub Foundation, Mass Hysteria et Blur sont notamment passés par là. Sur le campus de Beaulieu, à l’Insa.

Les Tombées de la nuit (juillet et décembre; 02 99 32 56 56; www.lestombeesdelanuit.com). Festival pluridisciplinaire (théâtre, cirque, musiques, art vocal, performances) qui se caractérise par une forte interactivité avec le public et se déroule en deux moments, “Sons publics” début juillet et “Réveillons-nous” en décembre. Manifestations et spectacles se produisent à même la rue ou dans de grands lieux rennais tels que le parc du Thabor ou l’Opéra.

Le Grand Soufflet (octobre; 02 99 41 33 71; www.legrandsoufflet.fr). Ce festival fait la part belle à l’accordéon avec des représentants venant des quatre coins du monde. Café-concert, cabaret, cirque et théâtre se succèdent sous le chapiteau érigé place du Parlement pour l’occasion, dans certains bars de la ville comme le Bar’Hic et le Café des Bricoles, et à travers tout le département. Un régal pour les enfants.

Mettre en scène (novembre; www.t-n-b.fr). Vitrine de la création contemporaine en théâtre et en danse, organisée par le TNB, en collaboration avec d’autres grandes scènes bretonnes.

Les TransMusicales (décembre; 02 99 31 12 10; www.lestrans.com). Festival de musiques actuelles né en 1978 qui propose chaque année 3 jours de concerts (8-29 € selon les soirs et les sites, pass 47-90 € selon les sites et le nombre de jours). Gérées par une association, Les Trans ont derrière elles une réputation justifiée de dénicheurs de jeunes pousses musicales (Nirvana, Keziah Jones, Björk, The Ting Tings, Ben Harper, etc.). Durant tout le festival, de nombreux bars se transforment en salles de concerts (plus d’infos sur le site www.barsentrans.com). Tous les après-midi du festival, le Jeu de l’ouïe permet au public, lors d’une conférence d’une heure, d’évoquer les ressorts d’une musique qu’il découvre ensuite en concert.


UNE RÉVISION QUI FIT DU BRUIT

En 1899 a lieu, devant le conseil de guerre réuni à Rennes, le second procès de Louis Dreyfus, 5 ans après sa première condamnation pour espionnage au profit de l’Allemagne. Ce premier jugement a été cassé, les preuves de son innocence ayant été apportées. Cette révision intervient aussi après le célèbre J’accuse d’Émile Zola (1898), qui veut réhabiliter Dreyfus contre ses supérieurs, coupables au mieux d’une erreur judiciaire, au pire d’antisémitisme à l’égard d’un officier d’origine alsacienne et de religion juive. En 1899, Dreyfus est donc rapatrié de l’île du Diable. Mais ce second procès, qui se déroule dans l’actuel lycée Émile-Zola, à Rennes, rend un verdict paradoxal : culpabilité avec circonstances atténuantes. Il faudra encore batailler jusqu’en 1906 pour que Dreyfus soit réhabilité et le second jugement, cassé. Une exposition permanente sur l’affaire Dreyfus occupe une salle du musée de Bretagne(Cliquez ici), qui conserve plus de 10 000 documents sur ces procès qui ont divisé l’opinion durant près d’une génération.


À voir et à faire

RIVE NORD

Rennes demeure une “ville de bois” jusqu’au XVIIIe siècle. L’absence de carrières de pierre dure aux alentours et la présence de forêts touffues expliquent l’emploi du bois et du torchis dans son architecture. Mais, en 1720, un grand incendie ravage la cité et l’usage de la pierre est alors privilégié pour la reconstruction. Au vieux Rennes, partie rescapée de l’incendie, s’adjoint dorénavant la ville dite classique. La restauration entamée dans les années 1980 a remis en valeur le patrimoine du vieux Rennes : les façades sont nettoyées, débarrassées des enduits et le bois repeint de couleurs soutenues. La promenade (Cliquez ici) en donne un bon aperçu.

Mais la rive nord ne se limite pas à ses demeures anciennes. Elle recèle quelques belles initiatives dédiées à l’art contemporain. Ne manquez pas la Galerie Oniris (02 99 36 46 06 ou 06 61 76 46 06; www.galerie-oniris.fr; 38 rue d’Antrain; mar-sam 14h-19h, dim 15h-19h pendant les expositions seulement; Sainte-Anne) ouverte depuis 1986 et située face au cinéma d’art et d’essai l’Arvor. Le Bon Accueil (09 53 84 45 42; http://bon-accueil.org; 74 canal Saint-Martin; mar-sam 14h-18h30; Sainte-Anne ou Anatole-France), au nord du vieux Rennes, se consacre aux arts sonores. À la fois espace d’exposition et de production, café et librairie spécialisée Sound-art, il propose des ateliers pour les enfants à partir de 5 ans. L’école des Beaux-Arts (02 23 62 22 60; www.erba-rennes.fr; 34 rue Hoche; entrée libre; exposition lun-ven 15h-19h; Sainte-Anne) et sa “Galerie du cloître” présentent également des expositions tout au long de l’année. Au moment de notre passage, le Land Art était à l’honneur et donnait lieu à des conférences passionnantes.

Cathédrale Saint-Pierre     NÉOGOTHIQUE

(pl. de la Cathédrale; tlj 9h30-12h et 15h-18h; Sainte-Anne). De style néogothique (essentiellement), elle s’élève dans le quartier le plus ancien de Rennes. Commencée en 1780 (une partie de la façade a été édifiée dès le milieu du XVIe siècle), arrêtée durant la Révolution, reprise en 1812, consacrée en 1844, elle a été érigée à l’emplacement d’une cathédrale gothique, attestée au XIVe siècle. À l’intérieur, ne manquez pas le retable du XVIe siècle réalisé à Anvers qui évoque des épisodes de la vie de la Vierge, et la fresque de la seconde moitié du XIXe siècle retraçant le Tro Breizh (pèlerinage dans toute la Bretagne).

Le lacis de petites rues autour de la cathédrale, bordées de maisons à colombages, est l’occasion d’une courte balade évocatrice de la ville du XVIe siècle (Cliquez ici).

Portes Mordelaises et tour Duschesne     ARCHITECTURE MÉDIÉVALE

Vestiges des trois enceintes qui assuraient la protection de la ville au XVe siècle, les portes mordelaises sont situées dans une ruelle face à la cathédrale tandis que la tour Duschesne continue de veiller en contrebas, entre la rue de la Monnaie et la rue Nantaise. Après être entrés dans leur bonne ville de Rennes par les portes Mordelaises, les ducs de Bretagne venaient se faire couronner dans la cathédrale.

Chapelle Saint-Yves     ARCHITECTURE ET MUSÉE

(11 rue Saint-Yves; entrée libre; lun 13h-18h, mar-sam 10h-18h). C’est un bel exemple d’édifice gothique. Bâtie en 1494, elle faisait alors partie d’un hôpital, chargé de soigner les malades et les indigents. Aujourd’hui restaurée, elle accueille une exposition permanente sur le patrimoine et l’architecture de Rennes – on y accède aux horaires d’ouverture de l’office du tourisme (Cliquez ici) qui fait aussi fonction de porte d’entrée.


LE PALAIS EN FEU

Miraculeusement épargné lors de l’incendie de 1720 qui a ravagé le quartier alentour durant 6 jours, le palais du parlement a en revanche été victime d’un incendie accidentel en 1994. Alors que des marins-pêcheurs manifestent dans les rues de Rennes, des fusées de détresse, utilisées habituellement en mer, mettent le feu au toit et l’incendie gagne l’étage inférieur. La très vaste salle des pas perdus (ou salle des procureurs) a été la plus endommagée. Aujourd’hui parfaitement restauré, le parlement a repris depuis 1999 son rôle de cour de justice – c’est un tribunal d’appel qui juge pour toute la Bretagne.


Parlement de Bretagne     ARCHITECTURE CLASSIQUE

(www.parlement-bretagne.com; pl. du Parlement-de-Bretagne; visites guidées uniquement; République/Sainte-Anne). L’actuel palais de justice est emblématique du rôle de capitale provinciale joué par Rennes à partir de 1561 – le parlement est alors une institution civile, dotée de pouvoirs judiciaires, administratifs et politiques. Ce n’est qu’en 1618 que les magistrats, riches représentants de la nouvelle noblesse de robe, entament les travaux de construction du palais qui doit symboliser leur puissance. Ils confient l’entreprise à Salomon de Brosse, maître d’œuvre du palais du Luxembourg à Paris. Le parlement, terminé en 1655, est de granit au rez-de-chaussée, de tuffeau (pierre calcaire blanche) à l’étage, et coiffé d’un toit d’ardoise. Après l’incendie de 1720, le palais est légèrement modifié : le grand escalier qui menait directement à la salle des pas perdus (ou salle des procureurs, l’étage actuel) est supprimé et l’on entre dans le palais par le rez-de-chaussée. La décoration intérieure est remarquable pour ses plafonds suspendus, à caissons, ses peintures (dont certaines du XVIIe

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