Chili et île de Pâques 3 - Le Centre

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Publié le : jeudi 3 janvier 2013
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EAN13 : 9782816135039
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Pourquoi y aller ?

Le 27 février 2010, la région, proche de l’épicentre du tremblement de terre qui frappa le pays, fut durement éprouvée. À l’heure où nous écrivons, Concepción, Talca et Curicó, villes les plus touchées, n’ont pas fini de se remettre du séisme. Mais malgré quelques églises écroulées et places interdites d’accès, ainsi qu’une réduction du nombre des hôtels et restaurants, la vie continue. Les touristes sont plus que jamais les bienvenus, leur présence jouant un rôle vital dans la poursuite du développement local. Par chance, la plupart des sites phares, comme la pittoresque cité portuaire de Valparaíso, le haut lieu du surf de Pichilemu, les superbes parcs nationaux, les pistes de ski et la principale zone de production vinicole du pays, ont bien rebondi après le désastre. Il reste certes des quartiers en cours de reconstruction et les caves de certains vignobles ont perdu des milliers de bouteilles. Néanmoins, le centre du Chili a encore beaucoup à offrir.


Quand partir

Juin-sept Les chutes de neige fréquentes attirent en masse sur les pistes skieurs et adeptes du snowboard.

Oct-déc Avant la ruée estivale, les stations balnéaires sont encore calmes et les hôtels moins chers.

Jan-mai Les amateurs de vin convergent vers les vignobles pour les vendanges et les fêtes qui les entourent.


Plan rapproché sur les pages suivantes


À ne pas manquer

Les rues labyrinthiques qui serpentent dans les collines de Valparaíso

Les vignobles et les vins de la vallée de Colchagua

Le surf sur les fameuses déferlantes de Pichilemu

La vue panoramique du haut d’El Enladrillado dans la Reserva Nacional Altos de Lircay

Un pique-nique d’empanadas aux fruits de mer sur une plage tranquille de Buchupureo au soleil couchant

Un bain de soleil en compagnie des vacanciers de la capitale sur le sable de Viña del Mar

Le ski au milieu des arbres de la plus longue piste d’Amérique du Sud aux Nevados de Chillán

La dégustation du cabernet franc et les soins corporels à base de vin de la Viña Gillmore

L’aventure à la Robinson Crusoé dans l’Archipiélago Juan Fernández


La Panaméricaine traverse ou côtoie la plupart des zones couvertes dans ce chapitre, qui sont toutes à moins d’une nuit de voyage de Santiago. Les excellents services de bus longue distance qui sillonnent cette autoroute constituent la façon la plus rapide et la moins chère d’y arriver, que l’on vienne de la région des Lacs au sud, de Santiago ou du nord, ou de l’étranger par Mendoza, en Argentine.

Des bus locaux et longue distance desservent fréquemment les principales villes de la région, notamment Santiago, qui s’étend au centre de la région. Le train permet de rallier les villes de la Panaméricaine entre Santiago et Chillán – les trajets sont aussi longs qu’en bus, et bien plus chers, ils n’ont donc que l’attrait de l’originalité.

Il est parfois plus difficile de se rendre dans les parcs nationaux et les plus petites villes : la neige condamne certaines zones en hiver, d’autres sont rarement desservies en dehors de l’été, et d’autres encore ne le sont pas du tout.

Il est utile de disposer d’un véhicule pour se rendre rapidement dans des parcs éloignés et pour visiter les établissements vinicoles.

VALPARAÍSO ET LA CÔTE

À seulement 120 km au nord-ouest de Santiago s’étend la deuxième plus grande ville du Chili, Valparaíso : capitale culturelle, siège du Congrès et port d’importance vitale. Au nord de la ville, Viña del Mar et le chapelet de villes côtières sont des destinations où les Santiaguinos adorent venir en villégiature. Une grande région vinicole (la vallée de Casablanca) et un parc national peu connu (La Campana) s’étendent entre la côte et Santiago.

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Valparaíso

032 / 282 500 habitants

C’est Pablo Neruda qui en parle le mieux : “Valparaíso, comme tu es inconséquente… tu n’as pas peigné tes cheveux, tu n’as jamais le temps de t’habiller, tu t’es toujours laissé surprendre par la vie.” Neruda ne fut pas le seul artiste à tomber sous le charme de Valparaíso. Poètes, peintres et candidats-philosophes ont de tout temps été attirés par la ville la plus inattendue du Chili – voire d’Amérique latine. Cette communauté côtoie la population du port, constituée de marins, dockers et prostituées, conférant à “Valpo” (comme la nomment ses habitants) une ambiance où tout semble possible. Ajoutez-y la beauté spectaculaire de ses collines (cerros), un labyrinthe de rues abruptes et sinueuses, d’allées et d’escaliers où s’échelonnent des demeures branlantes, et vous comprendrez pourquoi certains visiteurs passent plus de temps ici qu’à Santiago.


S’ORIENTER À VALPARAÍSO

Valparaíso est composée de deux parties : El Plan, la zone plane et très dense la plus proche de la mer, et les 42 cerros (collines) qui se dressent à l’arrière. La plupart des grandes artères d’El Plan sont orientées est-ouest, parallèlement au rivage : la plus proche est l’Avenida Errázuriz, qui devient l’Avenida España et mène à Viña del Mar. La plus ancienne partie de la ville, Barrio El Puerto (quartier du port), s’étend à l’ouest d’El Plan. Les deux principales rues à l’est sont Independencia et l’Avenida Pedro Montt, où vous trouverez la gare routière.

Les collines de Valparaíso défient les cartographes les plus chevronnés. L’Avenida Almirante Montt et l’Avenida Urriola partent d’El Plan vers Cerros Concepción et Alegre. Depuis la Plaza Aníbal Pinto, Cumming vous emmène à Cerro Cárcel. Depuis l’Avenida Ecuador proche, Yerbas Buenas serpente le long de Cerro Bellavista, accessible de l’autre côté par Ferrari. L’Avenida Alemania s’enroule au sommet des collines plus centrales.

Le plan de Valparaíso (www.valparaisomap.cl) est de loin le meilleur de cette ville où l’on se repère difficilement. Ascensores de Valparaíso (www.ascensoresvalparaiso.org) indique en ligne l’emplacement des vieux funiculaires urbains. Regardez aussi les cartes des quartiers sur le site Ciudad de Valparaíso (www.ciudaddevalparaiso.cl). Enfin, les hôtels et les kiosques d’information touristique fournissent des plans imprimés.


Histoire

L’histoire de Valparaíso et de sa région est intimement liée à la mer. Les premiers habitants, les Changos, vivaient de la pêche, et dès l’arrivée des conquistadors espagnols, Valparaíso devint une étape pour les bateaux qui emportaient or et autres produits latino-américains en Espagne. D’autres marins ne tardèrent pas à suivre : pirates hollandais et anglais, dont sir Francis Drake, qui pillèrent plusieurs fois Valparaíso à la recherche d’or.

La ville portuaire s’étendit lentement dans un premier temps, pour ensuite connaître une explosion lors de la flambée de la demande de blé chilien provoquée par la ruée vers l’or en Californie. Première halte pour les bateaux qui avaient contourné le cap Horn, Valparaíso devint un centre commercial pour toute la côte pacifique et le noyau de l’industrie bancaire chilienne naissante.

Après cet âge d’or, Valparaíso connut au XXe siècle des temps difficiles. Le séisme de 1906 détruisit la majorité des bâtiments de la ville, et l’ouverture du canal de Panama eut le même effet cataclysmique sur l’économie. Seule la marine chilienne resta présente de façon constante.

Aujourd’hui, Valparaíso est une étape importante pour les navires de croisière, et les exportations florissantes de fruits chiliens ont également dynamisé le port. La ville, capitale législative du Chili depuis 1990, a été élue capitale culturelle en 2003. L’Unesco lui a accordé le statut de patrimoine de l’humanité, provoquant une flambée touristique.

À voir et à faire

L’Unesco le confirme : tout Valparaíso mérite le coup d’œil. Bâtiments exquis et musées ne manquent pas, mais le plus passionnant consiste à simplement déambuler dans ses rues. Les 15 ascensores (funiculaires) brinquebalants provoquent une poussée d’adrénaline : construits entre 1883 et 1916, ils vous hisseront sur les collines et dans des allées sinueuses. Où que vous alliez, ayez votre appareil photo sous la main : Valpo interpelle le photographe qui sommeille en chacun de nous.

CERROS CONCEPCIÓN ET ALEGRE

Vous vous habituerez rapidement à avoir le souffle court en arpentant ces deux collines. Leurs rues pavées, très raides, sont bordées de maisons traditionnelles du XIXe siècle dont les façades couvertes de plaques de zinc peintes forment un patchwork de couleurs vives. On y trouve certains des meilleurs cafés et restaurants de la ville (pas de clubs, la musique tardive y est proscrite), et hôtels et auberges ne cessent d’y ouvrir. Le bas de Cerro Concepción est plus touristique, tandis que Cerro Alegre a gardé un petit air bohème.

Ascensor Concepción      FUNICULAIRE

(250 $CH ; 7h-22h). Plus ancien funiculaire de la ville, l’Ascensor Concepción conduit au Paseo Gervasoni, en bas de Cerro Concepción. Il date de 1883 et fonctionnait à l’origine à la vapeur.

Palacio Baburizza      MONUMENT HISTORIQUE

(Paseo Yugoslavo s/n, Cerro Alegre). Ce bâtiment Art nouveau biscornu, à l’extrémité ouest de Cerro Alegre, abrite le Museo de Bellas Artes (musée des Beaux-Arts). Lors de nos recherches, sa réouverture était prévue fin 2012. L’Ascensor El Peral (100 $CH ; 7h-20h) le dessert depuis la place Sotomayor. Pour gravir rapidement le flanc est de Cerro Alegre, l’Ascensor Reina Victoria (250 $CH ; 7h-23h) relie l’Avenida Elias au Paseo Dimalow.

Museo Lukas      MUSÉE

(222-1344 ; www.lukas.cl ; Paseo Gervasoni 448, Cerro Concepción ; adulte/enfant et senior 1 000/500 $CH ; 10h30-14h et 15h-18h mar-dim). Le caricaturiste local Lukas (1934-1988) avait l’œil pour dépeindre les particularités de Valparaíso. S’il faut parler espagnol pour comprendre ses dessins politiques sardoniques, les dessins à l’encre de la ville parlent d’eux-mêmes.


VALPARAÍSO EN BUS

On peut certes emprunter les vieux funiculaires grinçants ou gravir les pentes à pied, mais il existe une autre façon inoubliable de goûter le charme de Valparaíso. Le bus O (marqué micro O ou parfois micro 612) transporte habitants et touristes à travers les ruelles étroites et certaines collines abruptes. Les passagers montent à bord devant le Congreso Nacional, au sommet de Cerro Alegre et en divers autres points de la ville. Pour plus de détails sur le réseau de bus, voir (Cliquez ici).


CERRO CÁRCEL

Parque cultural de Valparaíso (Parque Cultural Ex-Cárcel)      SITE HISTORIQUE

(Parc culturel ex-prison ; http://pcdv.cl ; Castro s/n, Cerro Cárcel ; tlj 10h-19h). La prison qui a donné son nom à cette colline a fermé en 1999, mais les cellules et les cours délabrées, couvertes d’énormes graffitis, ont hébergé pendant des années un centre culturel populaire. Par la suite, le projet de créer dans cet espace un immense centre artistique conçu par l’architecte brésilien Oscar Niemeyer a déclenché une vague de protestations, avant d’être abandonné. Le nouveau Parque cultural de Valparaíso réutilise les bâtiments carcéraux et comprend un théâtre et des ateliers d’artistes. On l’atteint en allant jusqu’en haut de Subida Cumming.

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