Chili et île de Pâques 3 - Norte Grande

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Publié le : jeudi 3 janvier 2013
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EAN13 : 9782816135046
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Le top des restaurants

El Tercer Ojito

La Casona

Mata-Rangi

Blanco

Le top des hébergements

Mirador El Buey

Terrace Lodge & Cafe

Tierra Atacama Hotel & Spa

La Casona 1920 (Cliquez ici)


Pourquoi y aller

Avec ses étonnantes formations rocheuses, ses lacs de montagne semblables à des lagons, ses volcans aux sommets enneigés, ses salares à perte de vue et son littoral magnifiquement découpé, le Norte Grande a de quoi vous éblouir. Célèbre pour son éternel ciel bleu – dont la pureté a favorisé l’implantation d’observatoires astronomiques d’envergure –, et pour son sol riche en cuivre, cette région allie authenticité et mystère. Situé à une journée du plus haut champ de geysers au monde et d’un désert époustouflant, le petit village en adobe de San Pedro de Atacama est la destination phare du Norte Grande.

D’autres paysages à couper le souffle vous attendent autour du village de montagne de Putre, dans le Parque Nacional Lauca, ou plus loin encore dans le Salar de Surire. Vous pourrez lézarder une semaine sur les plages d’Iquique ou d’Arica, à moins que vous ne préfériez visiter l’une des nombreuses villes fantômes de l’époque du nitrate qui font de cette région un endroit unique.

Quand partir


Jan-fév Les vacanciers investissent la côte et des coins de montagne sont inaccessibles.

Sept-oct Il ne pleut pas dans l’Altiplano et les visiteurs européens sont rentrés chez eux.

Juil-août Meilleure période en montagne (malgré le froid nocturne) et pour le surf pur et dur.


Plan rapproché sur les pages suivantes


À ne pas manquer

Les plus vieilles momies du monde au Museo Arqueológico San Miguel de Azapa

Les villages andins et les lacs de haute altitude du Parque Nacional Lauca

Les plages de surf et la vie nocturne de la charmante Iquique, ancien port d’exportation du nitrate.

Les contreforts des Andes à l’écart des axes touristiques au nord de Putre (encadré (Cliquez ici))

Les lamas et les vigognes sur la route d’El Tatio, le plus haut champ de geysers du monde

La descente des dunes en sandboard dans la vallée de la Mort, près de San Pedro de Atacama

Les sinistres villes fantômes de Humberstone et de Santa Laura


Désagrément et dangers

Le nord du Chili est dans l’ensemble un endroit sûr. Dans les villes minières comme Calama, toutefois, les femmes devront éviter de se promener seules la nuit. Les hôtels bon marché des environs hébergent souvent à temps plein une clientèle masculine, ce qui peut mettre mal à l’aise les femmes seules.

Les courants sur les plages peuvent être assez forts, ce qui est bon pour le surf, mais moins pour la nage. Dans ce cas, des panneaux indiquant no apta para bañarse (ne convient pas à la baignade) sont plantés sur la plupart des plages concernées.

Il est obligatoire de conduire les phares allumés jour et nuit. Sur la route, attention aussi aux panneaux zona de derrumbes (chute de pierres).

Il reste encore des mines dans le désert autour de San Pedro, y compris dans le touristique Valle de la Luna et surtout à proximité du Pérou. Elles furent installées sous le régime de Pinochet dans les années 1970, lors de conflits entre les deux pays. En février 2012, des pluies torrentielles ayant charrié des mines jusque sur la Panaméricaine, la frontière fut fermée pendant plusieurs jours. Les risques de marcher sur ce genre d’engin sont faibles, mais évitez de vous aventurer seul dans une zone frontalière isolée.

Si vous comptez vous rendre en voiture au Pérou ou en Bolivie, vérifiez auprès des consulats les formalités administratives en vigueur. La frontière à Chacalluta est ouverte de 8h à minuit (heure chilienne) et 24h/24 du vendredi au dimanche. N’oubliez pas d’emporter des réserves d’essence, d’eau et d’antigel. Si vous allez vers le Pérou, au nord, vous passerez par le Complejo Fronterizo Santa Rosa à Tacna, ouvert de 7h à 23h (heure péruvienne) et 24h/24 du vendredi au samedi.

Le moyen le plus simple pour se déplacer dans le Norte Grande est de louer une voiture, ce qui peut se faire dans les grandes villes. Les bus sont fréquents et assurent de très bons services vers quasiment toutes les destinations prisées. De même, les agences touristiques proposent des circuits vers les parcs nationaux difficiles d’accès. Enfin, si vous en avez les moyens, vous pouvez toujours prendre l’avion vers toutes les grandes villes du Norte Grande, mais c’est une solution onéreuse.

Arica

058 / 185 268 habitants

Il fait bon vivre à Arica. Le climat y est chaud et ensoleillé toute l’année. Vous pourrez y flâner le long d’une agréable rue piétonne ou bien rejoindre la plage, à quelques pas du centre-ville. Ajoutez à cela quelques bonnes vagues pour les amateurs de surf et une visite sur le champ de bataille historique d’El Morro au sommet de la falaise, et vous en serez quitte pour passer un jour ou deux de plus avant de rejoindre le Parque Nacional Lauca ou de visiter la vallée d’Azapa où reposent des momies comptant parmi les plus anciennes du monde.

Histoire

Les peuples indigènes parcouraient cette région des millénaires avant l’arrivée des Européens. Arica était l’aboutissement d’une importante voie commerciale où les habitants des côtes échangeaient poisson, coton et maïs contre pommes de terre, laine et charqui (viande fumée) qu’apportaient les habitants de la precordillera et de l’Altiplano.

Après l’arrivée des Espagnols au début du XVIe siècle, Arica devint le port d’où partait l’argent extrait de la très riche mine de Potosí, aujourd’hui en Bolivie. Rattachée au Pérou indépendant au XIXe siècle, la cité connut un ralentissement par rapport à l’intense activité liée à l’exploitation du nitrate plus au sud. Après la décisive bataille d’El Morro lors de la guerre du Pacifique, la ville fut annexée par le Chili, une situation entérinée par un accord en 1929.

À voir

Que ce soit l’église de Gustave Eiffel, les jolis jardins de la Plaza Vicuña Mackenna au pied d’El Morro ou l’un des lieux historiques de la guerre du Pacifique, Arica ne manque pas de sites à visiter.

Museo de Sitio Colón 10      MUSÉE

(Colón 10 ; adulte/enfant 2 000/1 000 $CH ; 10h-19h mar-dim jan-fév, 10h-18h mar-dim mars-déc). Les 32 momies chinchorras exposées dans ce petit musée au pied du Morro ont été découvertes lors des travaux effectués pour transformer une maison en hôtel. Protégées par des vitres, elles ont été laissées in situ, dans le sable, parées de leurs bandelettes, peaux et plumes d’oiseaux marins. Parmi elles figurent plusieurs bébés au visage recouvert d’un masque d’argile peint en rouge. Une rampe en bois offre une vue d’ensemble du site et une terrasse couverte domine la ville.

El Morro de Arica      COLLINE

Ce gros rocher domine la cité du haut de ses 110 m et permet ainsi de balayer du regard la ville, son port et l’océan Pacifique. Pour les Chiliens, il est le site d’une victoire éclatante lors de la guerre du Pacifique. En 1880, après un an de conflit, l’armée chilienne donna l’assaut et prit El Morro aux forces péruviennes en moins d’une heure. Vous en saurez plus en visitant le très patriote Museo Histórico y de Armas (600 $CH ; 9h-17h) qui fournit des explications en espagnol et en anglais.

Iglesia San Marcos      ÉGLISE

(Plaza Colón ; entrée libre ; messe 8h30 lun-ven, 20h sam, 10h-12h et 20h dim). Cette étonnante église de style gothique fut commandée par le président péruvien José Balta à l’ingénieur Gustave Eiffel. Fondus dans le célèbre atelier parisien en 1870, ses éléments furent expédiés par la mer afin d’être assemblés sur le site. La structure est entièrement en fer moulé peint : depuis les murs jusqu’aux piliers, aux poutrelles et aux voûtes pointues.

Ex-Aduana de Arica      MONUMENT HISTORIQUE

(8h30-20h tlj jan et fév, 8h30-17h30 lun-jeu et 20h30-16h30 ven mars-déc). Eiffel a également conçu cet ancien bâtiment des douanes. Fabriqués à Paris, ses éléments furent montés sur le site en 1874. Entre les poutrelles métalliques, les murs sont en briques cimentées. Devenu le centre culturel de la ville après restauration, il accueille de nombreuses expositions. Notez l’escalier en colimaçon avec ses 32 marches en fer forgé.

Activités

Plages

Les belles plages d’Arica font le bonheur des surfeurs, nageurs et amateurs de bronzette. Les eaux, réchauffées par des courants, sont agréables. Attention, certains de ces courants peuvent rendre la baignade dangereuse. Avec des enfants, préférez la Playa de La Lisera

Les plages les plus fréquentées sont au sud, le long de l’Avenida Comandante San Martín, où l’on trouve des criques abritées et des restaurants. La Playa El Laucho, la plus proche, est à vingt minutes de marche. La Playa La Lisera, à 2 km plus au sud, plus jolie et plus propice à la baignade, est équipée de douches et de cabines de plage. Tout près, la Playa Brava est à réserver à la bronzette, les vagues y sont violentes. Prendre le bus 8 Calle 18 de Septiembre ou à l’angle nord-est de General Velásquez et de Chacabuco.

Environ 9 km au sud de la ville, après la conserverie de poisson, on atteint la Playa Corazones, où le camping sauvage est autorisé. Un kiosque touristique y est installé. Après la plage, un sentier conduit à des grottes et à des colonies de cormorans et d’otaries. On y accède en taxi ou à vélo.

Le long de la Panaméricaine nord, sur les 19 km séparant Arica de la frontière péruvienne, les plages sont plus longues et plus propres mais l’océan est moins calme. Longue bande de sable, la Playa Chinchorro, à 2 km au nord du centre est bordée de restaurants chers, de glaciers et, en saison, de loueurs de jet-skis. L’océan est agité mais les bons nageurs s’en donneront à cœur joie. En février, l’eau est un peu troublée par la vase.

Les surfeurs se retrouvent sur la Playa Las Machas, à quelques kilomètres au nord. Prenez le bus n°12 ou 14 sur 18 de Septiembre et descendez au croisement des avenues Antarctica et España.

Surf

Réputée mondialement pour ses tubes, Arica attire championnats de haut niveau et tournages de films sur le surf. C’est en juillet qu’il y a les plus gros breaks. Les pros du surf fréquentent la Playa Las Machas, et taquinent les immenses vagues d’El Gringo et d’El Buey sur l’Isla de Alacrán, point breaks de renom au sud du yacht-club.

Solari Surf Shop (233-773 ; 21 de Mayo 160). Vêtements de sport et notamment de surf.

Cours

Academia de Artes y Lenguas      ESPAGNOL

(258-645 ; www.spanishinchile.blogspot.com ; 21 de Mayo 483, 2e étage). Cours d’espagnol (6 000 $CH/h ou 162 000 $CH pour 30 heures) et des cours de musique occasionnels.

Circuits organisés

Les agences sont nombreuses et les offres variées, allant de virées shopping à Tacna aux excursions d’une journée dans la vallée d’Azapa. Les plus prisées englobent le Parque Nacional Lauca (une journée 20 000 $CH, 2 jours avec hébergement 70 000-100 000 $CH). Nombre de tour-opérateurs ne vont pas à Lauca le lundi. Si la plupart des gens font l’aller-retour dans la journée, mieux vaut y consacrer deux jours pour s’acclimater à l’altitude.

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