Chili et île de Pâques 3 - Terre de Feu

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Publié le : jeudi 3 janvier 2013
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EAN13 : 9782816135107
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Le top des restaurants

Kalma Restó (Cliquez ici)

Kaupé (Cliquez ici)

La Picada de los Veleros

María Lola Restó (Cliquez ici)

Club Croata

Le top des hébergements

Hostería Yendegaia

Residencial Pusaki

Hotel Lakutaia

Lodge Deseado

Antarctica Hostel


Pourquoi y aller

À l’extrémité sud du continent américain s’étend cette terre partagée entre le Chili et l’Argentine, une immensité sauvage d’eaux couleur ardoise, de marais et de forêts battues par les vents. Le côté chilien, guère peuplé, tient en de chétifs avant-postes et des ranchs isolés au milieu d’étendues infinies de forêts, lacs et montagnes sans nom.

Côté argentin, au contraire, l’animation bat son plein. À Ushuaia, une scène gastronomique bien vivante et des dizaines de prestataires attendent les passagers débarqués de navires en route vers l’Antarctique. Dans la station touristique du “bout du monde”, vous pourrez vous essayer à une balade en traîneau à chiens, explorer le canal de Beagle, slalomer sur vos skis, puis traverser le canal de Beagle pour un repos bien mérité sur l’Isla Navarino, la solitaire.

Une succession d’îles inhabitées s’étirent en chapelet jusqu’au Cabo de Hornos (cap Horn). Et si la Terre de Feu ne vous semble pas assez lointaine encore, vous pouvez continuer en bateau jusqu’en Antarctique.

Quand partir


Nov-mars Idéal pour la randonnée, l’observation des manchots et la visite d’estancias.

Mi-nov à mi-avril Saison de la pêche sur la côte atlantique et au Lago Blanco, côté chilien.

Juil-sept La meilleure période pour le ski, le snowboard et les balades en traîneau à Ushuaia.


Plan rapproché sur les pages suivantes


À ne pas manquer

Un trek de cinq jours dans les paysages ciselés autour des sommets déchiquetés des Dientes de Navarino

Les très anciennes forêts fuégiennes du Parque Nacional Tierra del Fuego

Un festin de poisson et fruits de mer dans l’un des meilleurs restaurants d’Argentine

Les belles falaises de la Bahía Inútil, au fil des routes désertes des environs de Porvenir

Une balade en traîneau à chiens dans les vallées enneigées d’Ushuaia

Visite dans un passé de triste mémoire au Museo Marítimo et Museo del Presidio, l’ancien bagne d’Ushuaia

Ski et snowboard avec vue dans la station la plus australe du monde, Cerro Castor


Histoire

En 1520, lorsque Magellan franchit le détroit qui porte aujourd’hui son nom, ni lui ni aucun autre explorateur ne s’intéressaient vraiment à cette terre ou à ses habitants. À la recherche d’un passage qui les mènerait jusqu’aux îles aux épices d’Asie, les premiers navigateurs craignaient les vents d’ouest, les courants dangereux et les mers violentes qui les ralentissaient. Par conséquent, les Onas, les Haushs, les Yahgans et les Alakalufes qui habitaient la région n’eurent pas à défendre tout de suite leurs terres et leurs ressources.

Ces groupes étaient des chasseurs-cueilleurs. Les Onas, appelés aussi Selk’nams, et les Haush subsistaient essentiellement grâce à la chasse au guanaco dont ils portaient les peaux, et les Yahgans et les Alakalufes, appelés de façon collective “peuple des canoës” vivaient de poisson, de crustacés et de mammifères marins. Les Yahgans (appelés aussi Yamanás) consommaient le “pain indien”, un champignon qui pousse sur le ñire, espèce de hêtre austral. Malgré un temps rarement clément, ils étaient peu vêtus, mais des feux constamment entretenus les réchauffaient. Les Européens surnommèrent la région “Terre de Feu” à cause des feux de camp des Yagans qu’ils apercevaient sur le rivage.

À mesure que les Espagnols perdaient le contrôle de leur empire américain, la zone s’ouvrit à la colonisation avec d’autres Européens, assurant le déclin rapide des Fuégiens, que les Européens ne parvenaient pas à comprendre. Darwin, en visitant la région en 1834, écrivit que la différence entre les Fuégiens et les Européens était plus grande qu’entre les animaux sauvages et domestiques. Lors d’un voyage antérieur, pourtant, le capitaine Robert Fitzroy, du Beagle, avait enlevé des Yahgans, qu’il renvoya chez eux après quelques années d’éducation missionnaire en Angleterre.

Aucune puissance européenne ne ressentit le besoin de s’installer dans la région jusqu’à ce que la Grande-Bretagne occupe les îles Falkland (Malouines) dans les années 1770. Mais les gouvernements qui suivirent en Argentine et au Chili considérèrent les choses sous un autre angle. La présence chilienne dans le détroit de Magellan, qui débuta en 1843, ainsi que l’entreprise d’évangélisation croissante de la Grande-Bretagne, poussèrent l’Argentine à entériner son autorité à Ushuaia en 1884. En 1978, le Chili et l’Argentine faillirent se déclarer la guerre au sujet de trois petites îles du canal Beagle. Les problèmes de frontières internationales ne furent pas résolus avant 1984 et font toujours l’objet de discussions.

Parcs nationaux, réserves et parcs privés

L’Isla Grande abrite le Parque Nacional Tierra del Fuego, premier parc national côtier argentin. Le Parque Nacional Cabo de Hornos se visite dans le cadre d’une excursion en avion ou d’une croisière. Plusieurs parcs privés se sont créés côté chilien, notamment l’Estancia Yendegaia, un domaine isolé difficile d’accès.

Le ferry de Punta Delgada est le moyen le plus simple de circuler entre la Terre de Feu et la Patagonie. Côté chilien, les routes sont plutôt mauvaises et non asphaltées. Le Chili a entrepris la construction d’une route desservant l’extrémité sud de l’île. Elle permet pour l’instant de rallier (en 4x4 uniquement) le Lago Fagnano, côté argentin. Pour louer un véhicule, des documents spéciaux sont requis, ainsi qu’une assurance spécifique pour passer en Argentine. La plupart des loueurs de voitures peuvent vous procurer ces documents s’ils sont prévenus à l’avance.

Il est possible de venir en avion de Punta Arenas à Porvenir. La plupart des visiteurs passent par Ushuaia (Argentine), plate-forme importante où l’on trouve avions, ferries et bus permettant de rallier de nombreuses destinations dans la région, dont Punta Arenas et l’île chilienne Isla Navarino.

La moitié de l’île appartenant à l’Argentine, ayez votre passeport sur vous pour passer la frontière. Si vous voyagez en bus, vous pouvez prendre une correspondance pour la Terre de Feu à Punta Arenas ou d’autres villes du sud de l’Argentine.

TERRE DE FEU CHILIENNE

Noyée dans la brume, fouettée par le vent et la pluie, la Terre de Feu chilienne comprend la moitié de l’Isla Grande, l’Isla Navarino et un chapelet d’îles plus petites, dont beaucoup sont inhabitées. Avec seulement 7 000 habitants, c’est la région la moins peuplée du Chili. Porvenir étant la ville la plus “importante”. Le charme brut et rude qui émane de cette région séduit les aventuriers épris de solitude. Ils sont toutefois de plus en plus nombreux à gagner les terres sauvages de l’Estancia Yendegaia, tandis que les pêcheurs affluent vers les lacs peu connus. Le tourisme devrait gagner l’île avec l’achèvement de la route entre l’Estancia Vicuña et l’Estancia Yendegaia et la création d’un aéroport civil.

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Porvenir

061 / 5 465 habitants

Le vrai goût de la Terre de Feu, c’est ici que vous l’aurez. La plupart des visiteurs viennent pour la journée et arrivent de Punta Arenas. Mais en passant la nuit dans ce vieux village aux maisons victoriennes couvertes de tôle, vous pourrez explorer les baies et l’arrière-pays et goûter un peu à la vie locale ; les amateurs d’oiseaux pourront observer manchots royaux, cormorans, ouettes et oiseaux marins. Porvenir est difficile d’accès (elle n’est pas desservie en bus), mais les efforts du gouvernement pour prolonger les routes jusqu’à l’extrémité sud de la Terre de Feu chilienne vont ouvrir aux visiteurs de nouvelles étendues totalement vierges.

La découverte d’or en 1879 a amené des vagues d’immigrants à Porvenir, en particulier des Croates. Des Chilotes (Chiliens de Chiloé) vinrent eux aussi, pour travailler dans les estancias et dans la pêche. La population d’aujourd’hui est le résultat de ce métissage.

À voir

Museo de Tierra del Fuego      MUSÉE

(580-094/8 ; Padre Mario Zavattaro 402 ; 500 $CH ; 8h-17h lun-jeu, 8h-16h ven). Sur la place, ce singulier musée présente quelques pièces surprenantes, dont des squelettes et des momies onas, des instruments de musique utilisés par les Indiens de la mission de l’Isla Dawson et une exposition sur les débuts du cinéma chilien.

Activités

Méconnue des amateurs de vie sauvage, la Terre de Feu chilienne est pourtant riche en oiseaux et animaux marins. On peut notamment y voir des dauphins de Peale dans la Bahía Chilota et des manchots royaux dans la Bahía Inútil (à certaines saisons). La découverte récente de cette colonie de manchots a fait sensation, mais peu de mesures ont encore été prises pour les protéger des humains. Allez sur place avec une bonne agence, ne vous approchez pas des animaux et respectez la saison de la reproduction.

Far South Expeditions      OBSERVATION DES OISEAUX

(ecouve@fantasticosur.com ; excursions 4 pers 60 000 $CH). Tenue par l’un des ornithologues chiliens les plus réputés, Far South propose un transport jusqu’à la colonie de manchots royaux ainsi que des circuits en compagnie d’un naturaliste. Il existe des formules à partir de Punta Arenas. Grâce à l’office du tourisme de Porvenir, vous pourrez visiter les sites aurifères, faire des randonnées à cheval ou des virées en 4x4.

Où se loger et se restaurer

Hostería Yendegaia      PENSION $

(581-919, 68256521 ; www.hosteriayendegaia.com ; Croacia 702 ; s/d/tr 18 000/30 000/40 000 $CH ; ). Une pension idéale dans ce qui fut la première auberge de la ville, une demeure ancienne restaurée avec amour : beaucoup de livres sur la nature (certains signés du maître des lieux), un petit-déjeuner copieux, la vue sur le détroit, des chambres spacieuses aux édredons bien épais et une famille aimable et efficace. L’agence Far South Expeditions (voir ci-dessus) se trouvent sur place.

Hotel Rosas      PENSION $

(580-088 ; hotelrosas@chile.com ; Philippi 296 ; s/d 20 000/28 000 $CH). Onze chambres propres, avec chauffage, TV câblée et jolie vue pour certaines. Alberto, le propriétaire, connaît bien la région et organise des excursions jusqu’au Circuito del Loro, une mine désaffectée. Le restaurant est réputé pour ses produits de la mer (plato del día 4 600 $CH).

Hotel Central      PENSION $$

(580-077 ; Philippi 298 ; s/d 15 000/25 000 $CH ; ). En face de l’Hotel Rosas, un établissement sans prétention. Chambres douillettes avec parquet et bons lits. Beau salon.

Hotel España      HÔTEL $$

(580-160 ; Croacia 698 ; s/d/tr 15 000/25 000/ 36 000 $CH ; ). Hôtel paisible aux chambres spacieuses et très propres, avec vue sur la baie. Chauffage central et TV. Café au rez-de-chaussée et parking à l’arrière.

La Chispa      CAFÉ $

(580-054 ; Señoret 202 ; plato del día 4 000 $CH). Les gens du coin apprécient ce café installé dans le bâtiment bleu-vert d’une caserne de pompiers centenaire, qui propose saumon, agneau, purée et autres plats maison. À deux rues de la mer en montant.

Club Croata      POISSON ET FRUITS DE MER $$

(580053 ; Señoret 542 ; plats 4 000-8 000 $CH ; 11h-16h et 19h-22h30 jeu-dim). Nappes blanches et service guindé dans ce restaurant ancré dans la tradition qui allie spécialités croates (côte de porc et choucroute par exemple) et produits de la mer délicatement préparés, le tout à des prix raisonnables. Le pub est ouvert jusqu’à 3h du matin.

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