Chili - Île de Pâques (Rapa Nui)

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Ce chapitre Ile de Pâques est issu du guide consacré à la destination Chili et Ile de Pâques.
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Publié le : jeudi 28 janvier 2016
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EAN13 : 9782816158175
Nombre de pages : 114
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Sommaire

PRÉPARER SON VOYAGE

 

 

 

SUR LA ROUTE

 

 

 

 

 

 

 

 

Sur la route

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Île de Pâques (Rapa Nui)

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Le top des restaurants

Le top des hébergements

Pourquoi y aller

Peu d’endroits au monde sont aussi empreints de mystère que ce confetti de terre, l’un des lieux les plus isolés de la planète. Difficile ici de se sentir connecté au Chili, à plus de 3 700 km à l’est de là, et, a fortiori, au reste du globe. Connue pour ses statues géantes, les énigmatiques moaïs, l’île de Pâques (Rapa Nui pour ses habitants d’origine polynésienne) a ce quelque chose de magnétique et de mystique.

Plus qu’un musée à ciel ouvert, l’île de Pâques est aussi un endroit fabuleux pour pratiquer la plongée, le snorkeling et le surf. Sur terre, c’est à pied, à vélo ou à cheval que l’on découvre le mieux la beauté sauvage des lieux. Et si le farniente a votre préférence, ce ne sont rien de moins que de superbes étendues de sable blanc qui vous attendent.

Malgré une renommée mondiale et une fréquentation touristique en hausse, tout ici reste simple, accueillant, à taille humaine et propice à un tourisme durable.

Quand partir

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Jan-mars Hébergements pris d’assaut et prix au plus haut lors du festival Tapati Rapa Nui.

 

Juil-août Temps un peu frais pour la baignade, mais agréable pour la randonnée et les balades à cheval.

 

Avr-juin et oct-déc Saisons intermédiaires aux conditions climatiques agréables.

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À ne pas manquer

1Une balade à cheval sur les versants du Maunga Terevaka (Cliquez ici).

2La beauté sauvage de la côte nord (Cliquez ici), à parcourir à pied.

3L’ambiance apaisante de la mystérieuse Península Poike (Cliquez ici).

4Snorkeling ou plongée dans les eaux limpides de Motu Nui (Cliquez ici).

5Une leçon d’archéologie à Rano Raraku (Cliquez ici), la “nurserie” des moaïs.

6Le village cérémoniel d’Orongo (Cliquez ici), perché au bord du cratère du Rano Kau, un site où méditer sur le mystérieux passé de l’île.

7Le lever du soleil devant les statues énigmatiques de l’Ahu Tongariki (Cliquez ici), à contempler en dégustant un petit-déjeuner.

8Un petit somme sous les palmiers à Anakena (Cliquez ici).

Histoire

Les premiers habitants sont arrivés entre le IVe et le VIIIe siècle des Marquises, de Mangareva, des îles Cook et Pitcairn.

Les Rapa Nui ont établi une civilisation unique, marquée par la construction des plateformes cérémonielles de pierre appelées ahus et l’érection des fameuses statues désignées sous le nom de moaïs. Au XVIIe siècle, l’île comptait quelque 15 000 habitants, mais la population commença à décliner par la suite. Des conflits sur l’appropriation des terres et des ressources éclatèrent en guerres tribales à la fin du siècle, juste avant l’arrivée des Européens. Plus récemment, de nouvelles querelles claniques ont également donné lieu à des guerres sanglantes et à des faits de cannibalisme. Un grand nombre de moaïs ont ainsi été renversés de leur ahu. Des catastrophes naturelles (tremblements de terre et tsunamis notamment) ont sans doute aussi été à l’origine de la destruction d’un certain nombre d’entre eux. Tous les moaïs aujourd’hui debout ont été restaurés au XXe siècle.

Il s’en fallut de peu que le contact avec le monde extérieur n’anéantisse totalement les Rapa Nui. En 1862, des négriers péruviens débarquèrent sur l’île et enlevèrent un millier d’habitants pour les réduire au travail forcé dans les mines de guano des îles Chincha. À la suite d’intenses pressions de l’Église catholique, un certain nombre furent rapatriés sur l’île de Pâques, mais environ 90 % des captifs avaient déjà succombé à la maladie et à l’épuisement.

Dans les années 1860, des missionnaires français évangélisèrent la plupart des insulaires restants.

Mû par une dynamique expansionniste, le Chili prit officiellement possession de l’île en 1888, après avoir fait plier le Pérou et la Bolivie lors de la guerre du Pacifique (1879-1884).

Le Chili céda, en 1897, l’île à une grande compagnie anglaise spécialisée dans la laine, qui fit office de gouvernement de facto jusqu’au milieu du XXe siècle. L’île de Pâques devint une immense ferme vouée à l’élevage du mouton.

La reprise en main par le gouvernement chilien date de 1953. Pour les insulaires, rien n’avait vraiment changé depuis presque un siècle : ne bénéficiant que de droits réduits (ils n’avaient notamment pas le droit de vote et étaient soumis à des restrictions pour les voyages), ils se sentaient comme des citoyens de seconde zone. Cependant, 1967 fut une année charnière dans l’histoire de l’île : l’inauguration de la ligne aérienne régulière entre Santiago et Tahiti, via l’île de Pâques (tenue pour point de ravitaillement), contribua au désenclavement de l’île et bénéficia aux Pascuans.

L’île de Pâques aujourd’hui

En 2008, l’île de Pâques a reçu le statut particulier de territorio especial à l’intérieur du Chili, ce qui signifie que ses habitants bénéficient d’une plus grande autonomie. Mais l’indépendance n’est pas à l’ordre du jour, compte tenu de la forte sujétion économique de l’île envers le continent.

Les revendications sont surtout d’ordre foncier. Les Pascuans de souche ne contrôlent aucun territoire en dehors de Hanga Roa. Un parc national (depuis 1935) géré par la Conaf englobe plus d’un tiers de l’île, dont le reste appartient au Chili. Des groupes indigènes ont demandé au gouvernement chilien et aux Nations unies la rétrocession du territoire correspondant au parc. Depuis 2010, un conflit oppose un clan rapa nui aux propriétaires d’un hôtel de Hanga Roa.

TOURISΜE DURABLE

La fréquentation touristique croissante fait peser un danger sur le magnifique musée à ciel ouvert qu’est l’île de Pâques. Voici quelques règles à respecter :

  • ¨Ne foulez pas les ahus (plateformes cérémonielles de pierre), des sites funéraires révérés par les habitants.
  • ¨Il est interdit de déplacer les rochers des vestiges archéologiques.
  • ¨Ne touchez pas les pétroglyphes.
  • ¨Restez sur les sentiers balisés.
  • ¨Les véhicules à moteur sont interdits sur la Península Poike ou à Terevaka.
  • ¨Ne plantez pas votre tente dans le parc.

Une autre question taraude les Rapa Nui : jusqu’où peut-on miser sur le développement touristique de l’île, sans risquer de bouleverser les délicats équilibres architecturaux et humains ? Certes, on ne peut pas encore parler de tourisme de masse mais le nombre croissant de visiteurs, passés de 30 000 il y a 10 ans à 95 000 en 2014, n’a pas été sans conséquence sur l’environnement.

L’arrivée récente de nombreux Chiliens du continent (surtout des ouvriers du bâtiment) a créé des tensions avec certains habitants de l’île, qui les voient comme des “fauteurs de troubles”. On envisage de contrôler plus strictement l’immigration sur l’île, un projet similaire à celui mis en place par l’Équateur aux Galápagos.

Arts et société

La société rapa nui est assez conservatrice. La vie de famille, le mariage et les enfants occupent toujours une place centrale au quotidien, tout comme la religion. Plus d’un tiers de la population est originaire du Chili ou d’Europe. La superposition des traditions polynésiennes et chiliennes apporte son lot de surprises. Un pied dans le monde sud-américain, l’autre dans l’univers polynésien : voici, résumée à grands traits, l’identité pascuane, même si les insulaires s’estiment avant tout polynésiens. Malgré la spécificité de son histoire et de sa langue, l’île de Pâques d’aujourd’hui n’est pas une société “traditionnelle” : sa continuité a été ébranlée avec la quasi-extinction de la population au XIXe siècle. Mais même s’ils se sont adaptés au mode de vie occidental, les Rapa Nui restent attachés à leur histoire, à leur culture et à leurs traditions.

Comme à Tahiti, la danse traditionnelle est l’une des formes d’expression les plus vivantes de la culture polynésienne. Quelques groupes talentueux se produisent dans des hôtels. Autre composante de cette même culture, l’art du tatouage connaît depuis la fin des années 1980 un renouveau au sein des jeunes générations. Il existe également une tradition bien ancrée de gravure.

Environnement

Vue du ciel, l’île de Pâques dessine un triangle dont chaque angle accueille un volcan éteint. Le Terevaka, au nord-ouest, est le point culminant (507 m). L’île s’étend sur 24 km de long et 12 km de large seulement en ses points les plus extrêmes. À l’intérieur des terres, des étendues herbeuses et des sols cultivables alternent avec des champs de lave. La plus grande partie du littoral est bordée de hautes falaises façonnées par l’érosion marine. Anakena, sur la côte nord, est la seule grande plage de l’île.

L’érosion, accentuée par le surpâturage et la déforestation, est le problème le plus grave de l’île. Pour lutter contre ses effets, un modeste programme de plantation a été mis en place dans la Península Poike.

8Renseignements

ACCÈS INTERNET

Il y a des cybercafés à Hanga Roa. La plupart des hôtels et pensions disposent d’un accès Wi-Fi, mais la connexion est parfois très lente.

ALIMENTATION

Les fourchettes de prix qui suivent s’entendent pour un plat standard.

$moins de 8 000 $CH
$$8 000-15 000 $CH
$$$plus de 15 000 $CH

PETIT LEXIQUE RAPA NUI

Nul besoin d’un diplôme de troisième cycle pour apprécier les vestiges archéologiques de l’île de Pâques. Les explications qui suivent devraient suffire.

Ahu

Les ahus étaient les sépultures et les centres cérémoniels des villages. On pense qu’ils trouvent leur origine dans les autels présents en Polynésie française. Environ 350 de ces plateformes de pierre sont présentes le long du littoral. Les ahus sont recouverts sur leur partie supérieure de pierres plus ou moins plates ; ils comportent un mur vertical à chaque extrémité et sur le côté donnant sur la mer.

Moaï

Image emblématique de l’île de Pâques, les énigmatiques moaïs sont des sculptures massives de personnages représentant probablement les ancêtres du clan. Ces statues au visage impassible étaient dressées dos à l’océan Pacifique. Elles font entre 2 et 10 m de haut. Certains moaïs ont été entièrement restaurés, d’autres ont été remis sur pied mais sont érodés. Beaucoup sont renversés à terre.

Depuis plusieurs siècles, on s’interroge sur les techniques qui furent employées pour déplacer ces statues et les mettre debout. Pendant de longues décennies, la plupart des spécialistes ont soutenu l’idée qu’elles étaient traînées sur des sortes de luges ou poussées sur des rouleaux. Puis, au début des années 2000, des archéologues sont arrivés à la conclusion qu’elles n’étaient pas déplacées horizontalement, mais verticalement, à l’aide de cordes. Cette théorie concorderait avec les récits oraux selon lesquels les moaïs “marchaient” jusqu’à leur ahu. Le débat est cependant loin d’être clos.

Pukao

Selon les archéologues, les coiffes cylindriques rouges qui ornent la tête de certains moaïs représentent une coiffure masculine répandue dans les temps anciens à Rapa Nui.

ARGENT

La monnaie locale est le peso chilien ($CH). Plusieurs entreprises de Rapa Nui, surtout les residenciales, les hôtels et les agences de location acceptent les dollars US (parfois les euros). Pour les voyageurs en provenance de Tahiti, sachez que le franc Pacifique n’est pas accepté.

Cartes bancaires Beaucoup de residenciales, hôtels, restaurants et agences de voyages les acceptent.

Change Il y a deux banques et un bureau de change à Hanga Roa. Les dollars US sont la devise la plus répandue, suivie par l’euro. Les taux de change sont un peu moins élevés que ceux du Chili continental.

DAB Il n’y a que cinq DAB sur l’île – dont deux n’acceptent que les MasterCard. Emportez donc du liquide.

Pourboires et marchandage Ils ne font pas partie de la culture polynésienne.

Taxes Tous les prix indiqués s’entendent taxes comprises.

HÉBERGEMENT

Malgré une l’offre (quelque 150 établissements lors de notre séjour), l’hébergement sur l’île est plutôt cher au regard du service fourni. À l’exception d’un hôtel de luxe, toutes les adresses se situent à Hanga Roa. L’essentiel de l’offre consiste en residenciales (pensions), mais il y a un nombre croissant d’établissements de luxe. À l’autre extrémité de l’offre, vous trouverez aussi deux campings à Hanga Roa. Il est interdit de camper dans le parc national.

Les fourchettes de prix indiquées dans ce guide valent pour une chambre double avec sdb et petit-déjeuner.

$moins de 40 000 $CH
$$40 000-80 000 $CH
$$$plus de 80 000 $CH

HEURES D’OUVERTURE

Les horaires suivants sont ceux habituellement en vigueur sur l’île.

Bureaux 9h-17h lun-ven

Restaurants 11h-22h lun-sam

SITES INTERNET

Easter Island Foundation (www.islandheritage.org). Informations générales sur l’île (en anglais).

Lonely Planet (www.lonelyplanet.com/chile/rapa-nui-easter-island). Renseignements et conseils pour les voyageurs (en anglais).

TÉLÉPHONE

L’indicatif international de l’île de Pâques est le même que celui du Chili (% 56), l’indicatif régional (% 032) vaut pour toute l’île. Vous trouverez des taxiphones dans le centre. Le réseau de téléphonie mobile Entel est disponible et des cartes SIM prépayées sont en vente. Renseignez-vous auprès de votre opérateur sur les accords d’itinérance et les frais occasionnés.

EN BREF

  • ¨Le Mercurio, le quotidien national chilien, est en vente dans plusieurs boutiques d’Hanga Roa.
  • ¨Électricité : 240 V/50 Hz.
  • ¨Système métrique.

8Depuis/vers l’île de Pâques

AVION

LAN (% 032-210-0279 ; www.lan.com ; Av Atamu Tekena s/n ; h9h-16h30 lun-ven, 9h-12h30 sam) est la seule compagnie desservant l’île. Elle assure un aller-retour quotidien pour Santiago, un aller-retour hebdomadaire pour Papeete (Tahiti) et deux vols par semaine depuis/vers Lima (Pérou). Comptez de 600 à 900 $US l’aller-retour en classe économique depuis Santiago.

BATEAU

Les liaisons passagers sont rares. Quelques bateaux de plaisance font escale ici, généralement entre janvier et mars. Les mouillages ne sont pas très protégés.

8Comment circuler

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