Chili - Norte Grande

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Ce chapitre Norte Grande est issu du guide consacré à la destination Chili et Ile de Pâques.
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Publié le : jeudi 28 janvier 2016
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EAN13 : 9782816158106
Nombre de pages : 177
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Sommaire

PRÉPARER SON VOYAGE

 

 

 

SUR LA ROUTE

 

 

 

 

 

NORTE GRANDE

 

San Pedro de Atacama

Le top des restaurants

Le top des hébergements

Pourquoi y aller

Avec ses étonnantes formations rocheuses, ses lacs de montagne semblables à des lagons, ses volcans aux sommets enneigés, ses salares à perte de vue et son littoral magnifiquement découpé, le Norte Grande a de quoi vous éblouir. Célèbre pour son éternel ciel bleu – dont la pureté a favorisé l’implantation d’observatoires astronomiques d’envergure –, et pour son sol riche en cuivre, cette région allie authenticité et mystère. Situé à une journée du plus haut champ de geysers du monde et d’un désert époustouflant, le petit village en adobe de San Pedro de Atacama est la destination phare du Norte Grande.

D’autres paysages à couper le souffle vous attendent autour du village de montagne de Putre, dans le Parque Nacional Lauca, ou plus loin encore dans le Salar de Surire. Vous pourrez lézarder une semaine sur les plages d’Iquique ou d’Arica, à moins que vous ne préfériez visiter l’une des nombreuses villes fantômes de l’époque du nitrate qui font de cette région un endroit unique.

Quand partir

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Jan-fév Les vacanciers investissent la côte ; certains coins de montagne sont inaccessibles.

 

Sept-oct Il ne pleut pas dans l’Altiplano et les touristes européens ont déserté les lieux.

 

Juil-août Meilleure période en montagne (malgré le froid nocturne) et pour le surf pur et dur.

Histoire

En dépit de sa distance avec Santiago, la région a toujours joué un rôle important au Chili sur les plans politique et économique, grâce notamment à sa richesse en minerais. Et malgré l’extrême aridité de son désert, elle a permis à des peuples d’y vivre durant des milliers d’années.

Parmi les premières populations ayant vécu ici figurent les Chinchorros, connus pour leurs pratiques funéraires hors du commun, les Changos, installés sur la côte, et les Atacameños. Établis dans des oasis près de Calama et de San Pedro de Atacama, ces derniers utilisaient des techniques d’irrigation importées de la culture tiahuanaca présente dans l’actuelle Bolivie.

Les populations autochtones furent en grande partie soumises lors de la conquête espagnole, à la fin du XVIe siècle, mais des poches de territoire chango indépendant subsistèrent cependant. La zone ne fut pas véritablement repeuplée avant les années 1810 et le premier boom économique de la région, consécutif à la découverte d’importants gisements de nitrate.

Cette partie du pays ne devint chilienne qu’à la fin du XIXe siècle. Avant la guerre du Pacifique (1879-1884), la région appartenait au Pérou et à la Bolivie, mais à la fin du conflit, le Chili avait accru son territoire d’un tiers.

Les Chiliens ne furent pas les seuls bénéficiaires de cette issue favorable. Les prospecteurs étrangers affluèrent pour tirer profit des acquis territoriaux chiliens, et le boom du nitrate fut particulièrement spectaculaire. Oasis de dynamisme et de profit, les villes minières prospérèrent au début du XXe siècle, qui vit se développer aussi de grandes villes portuaires comme Antofagasta et Iquique.

Cet essor fut toutefois de courte durée. La production d’engrais chimiques dérivés du pétrole sonna le glas de l’industrie du nitrate et la crise qui s’ensuivit amena le pays au bord de la faillite, laissant d’innombrables villes fantômes le long de la Panaméricaine.

C’est l’exploitation minière qui vint une nouvelle fois au secours de l’économie chilienne, avec la hausse des prix du cuivre et l’essor de l’extraction du précieux métal. D’immenses exploitations virent le jour – dont l’une des plus grandes mines à ciel ouvert de la planète, à Chuquicamata –, lesquelles permirent de maintenir l’économie à flot – tout en entraînant une série de problèmes sans précédent : dégradation de l’environnement, hausse des prix, surpopulation et pollution, notamment.

8Désagréments et dangers

Le nord du Chili est dans l’ensemble un endroit sûr. Dans les villes minières comme Calama, toutefois, les femmes devront éviter de se promener seules la nuit. Les hôtels bon marché des environs hébergent pour la plupart une clientèle essentiellement masculine, ce qui peut mettre mal à l’aise les femmes seules.

Les courants sur les plages peuvent être forts, ce qui est bon pour le surf, mais moins pour la nage. Dans ce cas, des panneaux indiquant no apta para bañarse (ne convient pas à la baignade) sont plantés sur la majorité des plages concernées.

Il est obligatoire de conduire les phares allumés de jour comme de nuit. Sur la route, attention aussi aux panneaux zona de derrumbes (chutes de pierres).

Il reste encore des mines antipersonnel dans le désert autour de San Pedro, y compris dans le touristique Valle de la Luna et surtout à proximité du Pérou. Elles y furent placées sous le régime de Pinochet dans les années 1970, en raison du conflit frontalier entre les deux pays. Les risques de marcher sur ce genre d’engin sont faibles, mais évitez de vous aventurer seul dans une zone frontalière isolée.

8Comment s’y rendre et circuler

Si vous comptez vous rendre en voiture au Pérou ou en Bolivie, vérifiez auprès des consulats les formalités administratives en vigueur. La frontière à Chacalluta est ouverte de 8h à minuit (heure chilienne) et 24h/24 du vendredi au dimanche. N’oubliez pas d’emporter des réserves d’essence, d’eau et d’antigel. Si vous allez vers le Pérou, au nord, vous passerez par le Complejo Fronterizo Santa Rosa à Tacna, ouvert de 7h à 23h (heure péruvienne) et 24h/24 du vendredi au samedi.

Le moyen le plus simple pour se déplacer dans le Norte Grande est de louer une voiture, ce qui peut se faire facilement dans les grandes villes. Les bus sont fréquents et assurent de très bons services vers quasiment toutes les destinations prisées. De même, les agences touristiques proposent des circuits vers les parcs nationaux difficiles d’accès. Enfin, si vous en avez les moyens, vous pouvez toujours prendre l’avion vers toutes les grandes villes du Norte Grande, mais c’est une solution onéreuse.

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À ne pas manquer

1Les plus vieilles momies du monde au Museo Arqueológico San Miguel de Azapa (Cliquez ici).

2Les villages andins et les lacs de haute altitude du Parque Nacional Lauca (Cliquez ici).

3Les plages de surf et la vie nocturne de la charmante Iquique (Cliquez ici), ancien port d’exportation du nitrate.

4Les contreforts des Andes à l’écart des axes touristiques au nord de Putre (Cliquez ici).

5Les lamas et les vigognes sur la route d’El Tatio (Cliquez ici), le plus haut champ de geysers du monde.

6La descente des dunes en sandboard dans la vallée de la Mort, près de San Pedro de Atacama (Cliquez ici).

7Les étranges villes fantômes de Humberstone et de Santa Laura (Cliquez ici).

San Pedro de Atacama

%055 / 3 899 HABITANTS / ALTITUDE 2 438 M

San Pedro de Atacama (altitude 2 438 m) est un délicieux village-oasis de la precordillera. Situé au cœur d’une des plus belles régions du nord du Chili, à quelques encablures du plus vaste salar du pays et entouré de volcans, il est devenu une destination touristique incontournable. Le Licancábur (5 916 m) est le volcan le plus proche du village. On peut y admirer des champs de geysers, d’insolites formations rocheuses et de magnifiques paysages lunaires.

Le village, à 106 km au sud-est de Calama par la Chile 23 goudronnée, semble trop petit pour absorber les foules de touristes qui s’y pressent. Il se résume en effet à une poignée de rues pittoresques en adobe autour d’une jolie place plantée d’arbres et d’une église ravissante. Ces dix dernières années, maisons d’hôtes, hôtels haut de gamme, restaurants, cybercafés et agences de voyages ont cependant fleuri et transformé quelque peu la bourgade, qui peut prendre l’allure d’un Disneyland en adobe.

Le village souffre de tous les symptômes du tourisme : prix élevés, rabatteurs aux abords des restaurants et agents de voyages peu amènes. Malgré tout, l’endroit conserve une magie propice à la détente. Les nombreux circuits organisés retiennent les visiteurs plusieurs semaines. Le soir en rentrant à San Pedro, il est toujours possible de reprendre des forces devant un bon cappuccino ou un excellent repas, à moins que ce ne soit dans un bon lit moelleux.

Histoire

À l’époque précolombienne, San Pedro était une halte sur la route reliant les hauts plateaux à la côte. En 1540, Pedro de Valdivia s’y arrêta et en fit un village colonial. Aux XIXe et XXe siècles, la ville devint une étape importante pour les troupeaux argentins que l’on conduisait jusqu’aux oficinas dans le désert.

Les fermiers atacameños continuent à irriguer et à cultiver leurs terres comme autrefois au sein des ayllus (petites communautés indiennes) et perpétuent la tradition agricole millénaire des terrasses.

1À voir

Le village en lui-même est tout petit et très ramassé : vous aurez peu de risques de vous perdre. Beaucoup de bâtiments ont maintenant des numéros, mais pas tous.

TOURISME RESPONSABLE

En haute saison, des milliers de touristes déferlent sur la petite localité de San Pedro de Atacama. Les habitants, et notamment les Indiens atacameños, ne vivent pas toujours très bien cette invasion. Restez toujours correct et faites-vous aussi discret que possible, en évitant en particulier de porter des vêtements trop légers en ville (réservez le bikini aux sources chaudes). Dans les églises, portez un pantalon ou une jupe longue et ôtez votre couvre-chef. Abstenez-vous aussi de photographier les gens sans demander leur permission.

L’eau étant précieuse ici, ne vous attardez pas trop longtemps sous la douche.

oMuseo Gustavo Le Paige

MUSÉE

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(Le Paige 380 ; adulte/enfant 2 500/1 000 $CH ; h9h-18h lun-ven, 10h-18h sam-dim). Même si les musées ne vous passionnent pas, faites une exception pour le magnifique Museo Gustavo Le Paige.

L’Atacama est un véritable paradis pour les archéologues. L’extrême aridité du milieu conserve les objets pendant des millénaires. Le bâtiment expose des céramiques et des textiles bien conservés, ainsi qu’une extraordinaire collection d’objets utilisés par les chamans pour préparer, ingérer ou fumer des plantes hallucinogènes.

Des explications très complètes en anglais et en espagnol racontent l’essor de la région, des premières cultures à la conquête inca et à l’invasion espagnole. Lorsque c’est possible, les informations données renvoient aux sites archéologiques voisins, dont la Pukará de Quitor et l’Aldea de Tulor.

On doit cet excellent musée à un missionnaire belge féru d’archéologie, Gustavo Le Paige, nommé curé de San Pedro en 1955. Il rassembla pendant 25 années une quantité phénoménale d’objets anciens qu’il rapportait au gré de ses découvertes dans la région. Une statue le représente devant le musée et, à l’intérieur, une petite exposition retrace sa vie. Des visites guidées de 45 minutes en plusieurs langues sont organisées dans la journée du mardi au dimanche (1 800 $CH). Le fond du bâtiment abrite des expositions temporaires.

Iglesia San Pedro

ÉGLISE

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(Le Paige s/n). FL’Iglesia San Pedro est une adorable petite église coloniale d’un blanc immaculé, construite avec des matériaux locaux et des techniques artisanales : murs épais et toit en adobe, plafond en cardón (bois de cactus) et, en guise de clous, de solides bandelettes de cuir. Elle date du XVIIe siècle, mais les murs actuels furent construits en 1745, et le clocher ajouté en 1890.

TCircuits organisés

Des plus faciles aux plus sportifs, les circuits proposés sont variés. Malheureusement, la qualité se relâche et les clients se plaignent des annulations de dernière minute ou du mauvais état des véhicules. Les accompagnateurs sont souvent des chauffeurs n’ayant aucune qualification de guide qui travaillent parfois pour plusieurs agences. Avoir un chauffeur compétent est donc un coup de chance. Cela dit, il n’est pas interdit de faire confiance à un chauffeur local ne parlant qu’espagnol. La plupart sont très courtois, connaissent bien la région et expriment le point de vue des gens vivant sur place.

Il peut arriver que l’agence qui vienne vous chercher ne soit pas la même que celle que vous avez payée. Plusieurs agences proposent des circuits en anglais, mais il faut parfois réserver, voire payer un supplément. La concurrence assure des prix bas et les prestataires changent souvent.

La lecture du cahier de doléances ouvert par l’office du tourisme peut vous amuser, mais aussi vous inquiéter. Aucune agence n’échappe aux critiques, et les récits de chauffeurs sans permis ou ivres qui franchissent allègrement les cols pourraient vous pousser à vous retrancher dans votre petite auberge, ce qui serait dommage. Avant de choisir un circuit, posez beaucoup de questions et parlez avec ceux qui en reviennent. Ne vous laissez pas embobiner par des gens qui veulent vous vendre une excursion au coin d’une rue : tout prestataire digne de ce nom dispose d’un bureau. Au dernier recensement, il existait plus de 50 agences à San Pedro, aussi vous conseillons-nous d’en voir plusieurs.

Circuits organisés classiques

Parmi les circuits classiques proposés, les suivants sont les plus populaires de San Pedro. Notez que les droits d’entrée ne sont pas inclus dans les prix.

Desert Adventure

CIRCUITS GUIDÉS

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(%055-285-1067 ; www.desertadventure.cl ; angle Caracoles et Tocopilla ; h9h-13h et 15h-19h lun-sam, 9h-13h dim). Fait appel à des guides anglophones.

Terra Extreme

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