Chili - Santiago

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Publié le : jeudi 28 janvier 2016
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EAN13 : 9782816158083
Nombre de pages : 166
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Le top des restaurants

Le top des hébergements

Pourquoi y aller

Tout à la fois cosmopolite, sophistiquée et mondaine, Santiago conjugue vie culturelle effervescente, esprit festif, musées dynamiques et restaurants haut de gamme. Guère étonnant, donc, que 40 % des Chiliens aient élu domicile dans cette capitale verdoyante.

Dans cette ville où il fait bon flâner à pied, chaque quartier a son caractère. Le matin, partez à la découverte des musées, des bâtiments et des zones piétonnes du Centro, puis fendez-vous, dans l’après-midi, d’un pique-nique dans l’un des splendides parcs à flanc de colline. En soirée, l’animation se concentre dans les restaurants, cafés et bars à bières du Barrio Brasil, du Barrio Lastarria et du Barrio Bellavista. Vers l’est, restaurants chics et hôtels de luxe caractérisent des quartiers comme Providencia et Las Condes, plus huppés.

Forte de son regain de prospérité, de sa scène artistique et de ses singularités, la vénérable Santiago est en pleine renaissance.

Quand partir

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Mars-août Mars marque le début des vendanges ; en mai, la neige fait son apparition dans les stations de ski.

 

Sept-nov La douceur de la saison intermédiaire est propice à la découverte de Santiago.

 

Déc-fév L’été, saison des festivals, est aussi l’occasion de brèves escapades hors de la ville.

Histoire

Si vers 10 000 av. J.-C. des chasseurs-cueilleurs nomades écumaient déjà ce territoire, ce n’est qu’en 800 avant notre ère que les Mapuches commencèrent à s’y installer à titre pérenne. Peu de temps après que les Incas eurent fait de la région une plaque tournante de leur Empire, le soldat espagnol Pedro de Valdivia fonda la ville de Santiago de la Nueva Extremadura le 12 février 1541, avant de partir vers le sud combattre les Mapuches. Ces derniers répliquèrent en organisant une insurrection. Non moins belliqueuse que lui, la compagne de Valdivia, Inés de Suárez, prit avec succès la tête des opérations de défense de la cité. Malgré les attaques, les inondations et les séismes, les conquistadors demeurèrent inamovibles et Santiago finit par s’étendre.

La ville fut le théâtre de la déclaration d’indépendance du Chili en 1810 et de l’ultime bataille qui renversa définitivement le pouvoir colonial en 1818. Au fur et à mesure que la population s’accroissait, de grands chantiers de travaux publics transformèrent la physionomie de la cité, qui devint le point névralgique du réseau ferroviaire chilien en pleine expansion. Au début du XXe siècle, Valparaíso lui vola la vedette et devint la capitale financière du pays. Mais la prospérité ne profita pas à tout le monde. Tandis que les fermiers pauvres arrivaient en nombre, la haute bourgeoisie migra vers les faubourgs de l’est. Après la Seconde Guerre mondiale, une industrialisation rapide généra de nombreux emplois en ville, jamais assez toutefois pour satisfaire la demande. Des bidonvilles apparurent, appelés callampas (“champignons”, justement parce qu’ils poussaient comme des champignons).

Santiago fut au cœur du coup d’État de 1973 qui renversa Salvador Allende. Au cours des sombres années qui suivirent, des milliers de prisonniers politiques furent exécutés, et nombre de centres de torture et de prisons clandestines furent établis dans toute la ville. Malgré les atrocités perpétrées sous son régime, le général Augusto Pinochet, commandant en chef des armées, resta président du Chili jusqu’en 1990. La démocratie fut rétablie au Chili avec l’élection du président Patricio Aylwin en 1990 ; Pinochet resta à la tête de l’armée.

Le fossé entre les riches et les pauvres s’est creusé dans les années 1990 et les inégalités sociales, bien que moins criantes que dans les autres métropoles latino-américaines, semblent vouées à perdurer. Des grèves étudiantes et ouvrières agitent régulièrement la ville, qui a connu ces dix dernières années quelque 200 attentats à la bombe de faible ampleur. Pour la plupart commis de nuit, contre des banques et des bâtiments administratifs, ces attaques sont attribuées à des groupes anarchistes. Elles ont fait une victime, un poseur de bombe, mort en 2009. La majorité des indicateurs n’en relève pas moins que Santiago demeure l’une des grandes villes les plus sûres d’Amérique latine. De fait, la relative prospérité économique y a entraîné une certaine renaissance, notamment durant la période qui a précédé la célébration du bicentenaire de l’indépendance du Chili en 2010.

Ces dernières années, de nombreux parcs et musées ont fleuri un peu partout dans la capitale, les berges du fleuve ont été nettoyées et des ensembles d’appartements ultramodernes sont sortis de terre, tandis que des projets d’envergure voyaient le jour, à l’exemple du creusement de nouvelles lignes de métro et de l’édification du Costanera Center (lequel sera, une fois achevé, le plus haut gratte-ciel d’Amérique du Sud).

8LES GRANDES LIGNES DE SANTIAGO

La métropole de Santiago est coincée entre deux chaînes de montagnes, les Andes et la cordillère de la Costa. Sur les 32 comunas (quartiers) qui la composent, seules quelques-unes, les plus centrales, concentrent la plupart de ses curiosités et activités.

Orientée est-ouest, l’Avenida O’Higgins (plus connue sous le nom d’Alameda) est l’artère principale de Santiago ; à l’est de la Plaza Italia, elle devient l’Avenida Providencia, puis l’Avenida Apoquindo. La ligne 1 du métro la longe en grande partie. Au nord, les eaux polluées du Río Mapocho s’écoulent plus ou moins en parallèle, traçant la frontière entre le centre-ville et les banlieues nord.

Deux collines ponctuent un paysage urbain plutôt plat dans l’ensemble : le Cerro San Cristóbal, un immense parc récréatif, et le Cerro Santa Lucia, plus petit.

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À ne pas manquer

1L’incroyable vue sur Santiago depuis le sommet du Cerro San Cristóbal (Cliquez ici).

2Une visite de La Chascona (Cliquez ici), demeure du poète chilien Pablo Neruda.

3Une paila marina (pot-au-feu de la mer) et le marchandage au Mercado Central (Cliquez ici).

4Un spectacle de danse expérimentale à l’extraordinaire Centro Gabriela Mistral (Cliquez ici).

5Le ballet des passants depuis la terrasse d’un café animé du Barrio Bellas Artes (Cliquez ici).

6Les collections préhispaniques du Museo Chileno de Arte Precolombino (Cliquez ici).

7Une nuit de fête dans le quartier de Bellavista (Cliquez ici).

8Une descente sur les pistes de la meilleure station de ski du pays, Valle Nevado (Cliquez ici).

9Une sortie en rafting, à pied ou à vélo dans les paysages féeriques du Cajón del Maipo (Cliquez ici).

1À voir

En partie grâce à la récente vague de construction motivée par le bicentenaire de l’indépendance, Santiago est riche de centres culturels ultramodernes, de musées et de grands parcs verdoyants aux statues colorées, où les habitants se prélassent au soleil. Les marchés d’alimentation, les rues résidentielles arborées, les terrasses de cafés et les artères commerçantes animées restent les meilleurs postes d’observation de ce singulier mélange d’effervescence toute latine et de retenue héritée du vieux monde propre à Santiago.

1Centro

Plus vieux quartier de Santiago, le Centro en est également le plus animé. Véritable enclave, il est délimité par trois frontières diaboliquement difficiles à franchir : le Río Mapocho et l’Autopista Central (voie express), enjambés par de très rares ponts, et l’Alameda, aussi connue sous le nom d’Avenida Libertador General Bernardo O’Higgins. Sur le plan architectural, le secteur est plus exubérant qu’élégant : des édifices du XIXe siècle plus ou moins bien entretenus y jouxtent des gratte-ciel étincelants, tandis que les paseos (zones piétonnes) surpeuplés sont jalonnés de boutiques de vêtements bon marché, de fast-foods et de cafés. Le quartier regroupe aussi les administrations publiques, le palais présidentiel et les banques, ainsi que quelques musées intéressants. Inutile cependant de s’y attarder pour déjeuner ou dîner.

oΜuseo Chileno de Arte Precolombino

MUSÉE

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(musée chilien d’Art précolombien ; carte Cliquez ici ; %02-928-1500 ; www.precolombino.cl ; Bandera 361 ; 3 500 $CH ; h10h-18h mar-dim ; mPlaza de Armas). Les superbes poteries des grandes cultures précolombiennes constituent l’essentiel des collections de ce musée, le plus intéressant de Santiago. Outre de nombreux vases, jarres et autres récipients anthropomorphes riches de détails, on peut y admirer une imposante stèle maya en pierre, une superbe collection de tissus andins, et – plus inhabituel – des spatules vomitives en bois employées par les chamans amazoniens avant l’absorption de poudres psychotropes.

Μercado Central

MARCHÉ

(carte Cliquez ici ; www.mercadocentral.cl ; angle 21 de Mayo et San Pablo ; h7h-17h lun-sam, 7h-15h dim ; mPuente Cal y Canto). Les superbes étals de poissons et de crustacés présentés sur des piles de glace enchantent gourmets et photographes.

SANTIAGO EN…

Deux jours

Démarrez votre journée au cœur de la ville, sur l’effervescente Plaza de Armas et consacrez la matinée aux collections artistiques et culturelles des musées du centre, comme le Museo Chileno de Arte Precolombino, le Centro Cultural Palacio La Moneda et le Museo Nacional de Bellas Artes. Arrêtez-vous au Μercado Central pour un savoureux déjeuner de poisson, puis filez au Cerro Santa Lucía pour découvrir la ville d’en haut. Dans l’après-midi, faites une pause-thé en observant les passants dans un café du Barrio Lastarria. Mettez ensuite le cap sur Bellavista et offrez-vous un dîner inoubliable chez Peumayen, prélude à une nuit de carrete (fête) dans les bars à bières et discothèques du quartier. Le deuxième jour, laissez-vous inspirer par la maison de Pablo Neruda, La Chascona, avant de gravir le Cerro San Cristóbal et d’admirer la vue panoramique sur la ville. Au déjeuner, dégustez un ceviche chez Azul Profundo, puis suivez un circuit guidé à pied ou à vélo. En début de soirée, sirotez un pisco sour au W Santiago avant d’aller voir un spectacle au Centro Gabriela Mistral.

Quatre jours

Le troisième jour, quittez la ville pour explorer le Cajón del Μaipo ou visiter les vignobles des environs. En hiver, dévalez les pistes enneigées de Tres Valles. Le quatrième jour, arpentez les rues du Barrio Brasil à la découverte de ses graffitis, en marquant l’arrêt pour le déjeuner à la Peluquería Francesa. Concluez votre séjour à Santiago par une dégustation de vins au très réputé Boca Naríz, dans le Barrio Lastarria.

Plaza de Armas

PLACE

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(carte Cliquez ici ; angle Monjitas et 21 de Mayo ; mPlaza de Armas). Depuis la fondation de Santiago en 1541, la Plaza de Armas représente le cœur de la ville. À l’époque coloniale, un gibet était dressé en son centre. Aujourd’hui, c’est une fontaine à la gloire du Libertador (libérateur) Simón Bolívar qui y trône, à l’ombre de plus d’une centaine de palmiers du Chili.

Le Paseo Ahumada et le Paseo Estado, zones piétonnes parallèles, déversent des milliers de Santiaguinos sur la place le week-end et par les après-midi ensoleillés. Clowns, vendeurs de ballons gonflés à l’hélium et stands d’en-cas se chargent de divertir et de restaurer les promeneurs.

Catedral Μetropolitana

ÉGLISE

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(carte Cliquez ici ; Plaza de Armas ; h9h-19h lun-sam, 9h-12h dim ; mPlaza de Armas). Dominant la Plaza de Armas, la Catedral Metropolitana, édifice néoclassique, fut construite entre 1748 et 1800. Sous le maître-autel à l’ornementation opulente, où les évêques d’aujourd’hui célèbrent la messe, se trouve une crypte dans laquelle sont inhumés leurs prédécesseurs. La façade était en cours de rénovation au moment de notre passage, mais les travaux devraient avoir pris fin lorsque vous lirez ces lignes.

Cerro Santa Lucía

PARC

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(carte Cliquez ici ; accès angle O’Higgins et Santa Lucía, et angle Santa Lucía et Subercaseaux ; h9h-18h mars-sept, 9h-20h oct-fév ; mSanta Lucía). F On trouve répit de l’agitation du Centro à flâner dans ce superbe parc paysager, aménagé au XIXe siècle par le maire Benjamín Vicuña Mackenna sur ce qui n’était alors qu’une colline rocheuse.

Plusieurs sentiers et escaliers en pierre escarpés montent à travers des terrasses jusqu’à la Torre Mirador située au sommet. Au passage, on croise des églises et autres bâtiments intéressants. Si vous êtes fatigué, un ascenseur, gratuit, vous épargnera l’ascension.

Centro Cultural Palacio La Μoneda

CENTRE CULTUREL

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(carte Cliquez ici ; %02-355-6500 ; www.ccplm.cl ; Plaza de la Ciudadanía 26 ; entrée aux expositions à partir de 5 000 $CH ; h9h-21h, expositions jusqu’à 19h30 ; Wc ; mLa Moneda). Le Centro Cultural Palacio La Moneda, l’un des espaces culturels les plus récents de Santiago, est situé juste en dessous de la Plaza de la Ciudadanía. Grâce à son plafond en verre, cet espace souterrain bénéficie de la lumière du jour. Les rampes d’accès qui descendent à travers l’atrium central passent devant la Cineteca Nacional, une salle d’art et essai publique, et conduisent à deux grands halls accueillant des expositions temporaires. Le niveau supérieur regroupe une boutique d’artisanat équitable, des cafés et une galerie.

Palacio de La Μoneda

ÉDIFICE HISTORIQUE

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(carte Cliquez ici ; Morandé 130 ; h10h-18h lun-ven ; mLa Moneda). FLe palais de La Moneda est le siège de la présidence chilienne. Cet édifice néoclassique, conçu par l’architecte italien Joaquín Toesca à la fin du XVIIIe siècle, était à l’origine l’hôtel des monnaies. Les cours intérieures sont d’usage ouvertes au public ; pour réserver une visite guidée, envoyez un mail une semaine à l’avance à visitas@presidencia.cl.

La façade nord fut gravement endommagée par des attaques aériennes lors du coup d’État de 1973 (c’est là que s’était réfugié le président Salvador Allende). Un monument en hommage à Allende se dresse aujourd’hui en face du palais, sur la Plaza de la Constitución.

Barrio París-Londres

QUARTIER

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(carte Cliquez ici ; angle París et Londres ; mUniversidad de Chile). Le minuscule quartier París-Londres qui s’est développé autour de l’Iglesia de San Francisco, un couvent franciscain, est composé de deux rues pavées qui s’entrecroisent : París et Londres... Elles sont ponctuées de ravissants hôtels particuliers de style européen construits dans les années 1920. Aujourd’hui converti en mémorial, “Londres 38”, le numéro 38 de ladite rue, servit de centre de torture sous Pinochet.

Iglesia de San Francisco

ÉGLISE

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(carte Cliquez ici ; O’Higgins 834 ; h11h-18h lun-sam, 10h-13h dim ; mUniversidad de Chile). La première pierre de l’austère Iglesia de San Francisco fut posée en 1586, ce qui en fait le bâtiment colonial encore debout le plus ancien de Santiago. Ses murs robustes ont résisté à d’importants séismes, mais pas son beffroi (l’actuel, achevé en 1857, en est en fait le quatrième). Un musée d’art colonial jouxte l’église. On peut admirer sur le maître-autel la sculpture de la Virgen del Socorro (Notre-Dame-du-Bon-Secours), apportée au Chili en 1540 par le conquistador et fondateur de Santiago, Pedro de Valdivia.

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