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Chine 10 - Beijing (Pékin)

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Pourquoi y aller

Non contente d’être l’un des bastions originels de la Chine, Běijīng (北京) est aussi une capitale de plus en plus moderne, convaincue de présider à jamais aux destinées du pays.

Sa splendide architecture – qui compte de nombreux tronçons de la Grande Muraille – traduit toutes les époques, de la période mongole jusqu’à nos jours. Y voisinent les témoignages de son prestige impérial et les reliquats du réalisme socialiste.

Langue vernaculaire de la capitale, le běijīnghuà, tenu pour le mètre étalon du mandarin, est parlé par des citadins heureux d’échapper à la frénésie des mégalopoles de Shànghǎi ou de Hong Kong, mais pas à la pollution urbaine. Les vestiges de ses hútòng (allées étroites) historiques dégagent une ambiance unique de “village dans la ville”, et c’est dans ces quartiers que les habitants soufflent un peu et prennent le temps de s’asseoir, de jouer aux échecs et d’observer le théâtre de la vie.

Quand partir


Octobre-novembre Agréable fraîcheur après la canicule, ciel bleu et moins de touristes.

Avril-mai Les températures se réchauffent. Temps venteux, mais souvent sec et dégagé.

Décembre-février Temps très froid et sec, mais le ciel est clair et les rues sont paisibles.


Plan rapproché sur les pages suivantes


À ne pas manquer

Une balade sur un tronçon non restauré de la plus célèbre icône chinoise : la Grande Muraille

La puissance et la splendeur de la Cité interdite, plus grand palais du monde, où se succédèrent 24 empereurs chinois

Le labyrinthe de hútòng (étroites allées, (Cliquez ici)) historiques, à découvrir en suivant notre suggestion d’itinéraire à pied (Cliquez ici)

Parmi les splendides parcs royaux de Běijīng, le plus impressionnant est l’incontournable parc du temple du Ciel

Une tranche de vie impériale à la faveur d’une découverte des jardins, temples, pavillons et couloirs du palais d’Été

Le canard laqué, spécialité culinaire de la capitale

La tour du Tambour ou son pendant, la tour de la Cloche, du haut desquelles on admire les tuiles grises des toits dans les allées en contrebas

Un concert et une bière dans un bar de hútòng. Jiāng Hú se révèle un bon point de départ


Histoire

Si Běijīng semble avoir dominé la Chine depuis des temps immémoriaux, la “capitale du Nord”, installée à l’écart du cœur historique de la civilisation chinoise, ne devint pourtant une force culturelle et politique déterminante dans l’évolution du pays qu’au XIIIe siècle, avec l’occupation mongole.

Selon des sources historiques chinoises, la première implantation aurait eu lieu en 1045 av. J.-C.

Dans les siècles qui suivirent, Běijīng fut occupée à plusieurs reprises. Elle fut d’abord proclamée capitale auxilliaire sous les Kitan, un peuple de nomades mongols à l’origine de la dynastie Liao (907-1125). Plus tard, les Jürchen, des Evenke originaires de Sibérie, en firent la capitale de leur dynastie, celle des Jin (1115-1234). À ce moment, la cité fut entourée de remparts percés de 8 portes.

En 1215, Gengis Khan et sa puissante armée la réduisirent en cendres, un désastre qui, paradoxalement, la transforma en la puissante capitale nationale qu’elle est restée depuis, hormis pendant les 53 premières années de la dynastie Ming et les 21 ans de régime nationaliste, au XXe siècle.

Des ruines émergea Dàdū (大都 ; Grande Capitale), ou Khanbalik, la ville du Khan. En 1279, Kubilay, petit-fils de Gengis Khan, régnait sur le plus vaste empire que le monde ait jamais connu. Dàdū en était la capitale.

L’agencement de la Běijīng d’aujourd’hui date de la dynastie Ming, et en particulier du règne de l’empereur Yongle (1403-1424), considéré comme le véritable architecte de la ville moderne. Une bonne part de l’architecture la plus majestueuse de Běijīng, comme la Cité interdite et la salle de la Prière pour de bonnes moissons, dans le parc du temple du Ciel, remonte à cette époque.

Au XVIIe siècle, les Mandchous envahirent le pays et fondèrent la dynastie Qing. Bien qu’ils se fussent attelés à préserver la ville, Běijīng et l’ensembleBulldog de la Chine souffrirent, durant le dernier tiers de leur règne, des luttes de pouvoir et des invasions. La liste est longue : les troupes anglo-françaises qui, en 1860, incendièrent l’ancien palais d’Été, le règne corrompu de l’impératrice douairière Cixi (Ts’eu-Hi), la révolte des Boxers, le général Yuan Shikai, les seigneurs de guerre, l’occupation japonaise de 1937 et le Guomindang. Chaque période marqua la ville de son empreinte, sans pour autant en altérer sa forme et sa symétrie.

La Běijīng moderne connut son avènement en janvier 1949, avec l’entrée de l’Armée populaire de libération (APL). Le 1er octobre de la même année, Mao Zedong proclama l’instauration de la République populaire devant près de 500 000 personnes, depuis la porte de la Paix céleste.

À l’instar des empereurs, les communistes modifièrent largement la physionomie de la ville. On démolit les páilóu (portiques ornementaux) et on rasa des quartiers entiers pour élargir les principales artères. De 1950 à 1952, les anciens remparts disparurent pour faciliter la circulation. Les experts et les techniciens soviétiques affluèrent et ajoutèrent des touches staliniennes à l’ensemble.

Les réformes engagées dans le dernier quart du XXe siècle ont transformé Běijīng en une métropole moderne, avec gratte-ciel, galeries marchandes et échangeurs routiers. Les petits édifices d’antan ont laissé la place à de grands immeubles d’habitation et de bureaux. Depuis quelques années, on assiste à un véritable effort pour rendre la cité plus propre, plus verte et plus plaisante.

Or, à mesure que Běijīng se développe, les liens avec son passé se font de plus en plus ténus. Selon le China Daily, depuis 1990, 4,43 millions de m2 de vieilles cours ont été détruits dans les hútòng de Běijīng – représentant 40% du centre-ville. Les associations de protection de ces quartiers historiques s’échinent à préserver ce qui reste.

Climat

En hiver, le thermomètre peut descendre jusqu’à -20°C et les vents du nord renforcent le froid glacial. Mais à cette époque, l’air est clair et une fois n’est pas coutume, la ville est paisible. Le printemps est sec et beaucoup plus agréable (sauf si une tempête de sable s’abat sur la ville), mais il ne dure qu’un mois (avril-mai). Au printemps, les liǔxù (chatons de saules) volent dans toute la ville. À partir de mai, la température monte et dépasse 30°C (avec des pics estivaux à plus de 40°C). Des averses ponctuelles permettent d’alléger l’atmosphère pendant un jour ou deux – il y a souvent de la brume à cette saison. L’automne (fin septembre à début novembre) est idéal pour visiter Běijīng, car le temps est frais et dégagé.


INDICATEURS DE PRIX

Vous trouverez dans ce chapitre les indicateurs de prix suivants :

Hébergement

$         moins de 400 ¥

$$       de 400 à 1 000 ¥

$$$     plus de 1 000 ¥

Restauration

$         moins de 40 ¥

$$       de 40 à 100 ¥

$$$     plus de 100 ¥



BĚIJĪNG EN…

Deux jours

Baladez-vous dans les cours du temple des Lamas, d’où s’élèvent des volutes d’encens, puis traversez la rue pour flâner au temple de Confucius, encore plus paisible. Déjeunez et prenez un café au Confucius Cafe avant de marcher dans les hútòng (allées) jusqu’aux antiques tours du Tambour et de la Cloche. Pour terminer la journée, dînez au Dàlǐ Courtyard.

Levez-vous tôt pour profiter de l’atmosphère magique du parc du temple du Ciel au petit matin : les habitants chantant de l’opéra y sont alors plus nombreux que les touristes jouant de l’appareil photo. Mangez un morceau dans l’historique Dashilar puis traversez la place Tiān’ānmén avant d’explorer la fascinante Cité interdite. Le soir, régalez-vous du plat emblématique de Běijīng, le canard laqué, dans l’un des plus célèbres établissements de Chine : le Quánjùdé Roast Duck Restaurant.

Quatre jours

Suivez l’itinéraire ci-dessus, mais gardez suffisamment d’énergie pour une excursion inoubliable le troisième jour : une escapade à la Grande Muraille. Les options sont multiples, d’une rapide visite d’une demi-journée à Bādálǐng, très touristique, à une randonnée éprouvante sur des tronçons non restaurés, par exemple à Huánghuā Chéng ou Jiànkòu. Pour les familles, Mùtiányù est une bonne idée. Emportez un pique-nique et ne comptez pas revenir à la capitale avant la tombée de la nuit.

Le quatrième jour, prenez le métro pour vous rendre au palais d’Été. Vous pourrez y passer la journée ou prévoir des visites supplémentaires dans les environs, aux jardins botaniques, à l’ancien palais d’Été ou au parc des Collines parfumées. Pour votre dernière soirée, revenez assez tôt pour dîner avant d’admirer un spectacle d’acrobaties ou d’aller à l’opéra de Pékin.


Langues

Le běijīnghuà (北京话), ou pékinois, est considéré comme la forme supérieure de la langue commune. Toutefois, si le dialecte de Běijīng est à la base du mandarin standard, les deux diffèrent beaucoup dans l’accentuation et le langage familier. Le běijīnghuà est menacé par la foule de migrants provinciaux porteurs de leurs propres dialectes.

À voir

Le quartier historique de Dōngchéng (东城区 ; Dōngchéng Qū) est le plus vaste des quartiers du centre de Běijīng et de loin le plus intéressant pour les visiteurs. Nous l’avons divisé en secteurs nord, centre et sud. Le centre de Dōngchéng abrite la plupart des monuments les plus célèbres, notamment l’immense Cité interdite. De là, un fascinant réseau de hútòng (étroites allées) s’étale au nord et à l’est. Le nord de Dōngchéng est également riche en sites historiques et hútòng, et il s’agit propablement du quartier le plus plaisant pour séjourner à Běijīng. Le sud de Dōngchéng est dominé par le merveilleux parc du temple du Ciel.

Le quartier de Cháoyáng (朝阳区 ; Cháoyáng Qū) s’étend à l’est de Dōngchéng et abrite la plupart des ambassades étrangères de Běijīng, ainsi que la majorité de ses expatriés. Le secteur est pauvre en histoire et en cachet, mais compte certains des meilleurs restaurants, bars et commerces modernes de la capitale, dont beaucoup se concentrent dans le quartier de Sānlǐtún.

À l’ouest de Dōngchéng, le quartier de Xīchéng (西城区 ; Xīchéng Qū) conserve de solides liens avec le passé. Nous l’avons scindé en secteurs nord et sud. Le secteur nord englobe les jolis lacs du centre de la capitale, à Hòuhǎi et dans l’enceinte du parc Běihǎi, vieux de plusieurs siècles. La partie sud comprend le quartier des voyageurs à petit budget de Dashilar.

Un peu à l’écart, Hǎidiàn (海淀区 ; Hǎidiàn Qū) est le principal quartier universitaire de la capitale : Wǔdàokǒu offre ainsi une immersion dans la vie estudiantine. En outre, de très belles excursions à la journée y sont possibles, notamment au palais d’Été.

CITÉ INTERDITE ET CENTRE DE DŌNGCHÉNG

Cité interdite      SITE HISTORIQUE

(紫禁城 ; Zǐjìn Chéng ; carte (Cliquez ici) ; www.dpm.org.cn ; nov-mars/avr-oct 40/60 ¥, audioguide 40 ¥ ; 8h30-16h mai-sept, 8h30-15h30 oct-avr ; Tian’anmen West ou Tian’anmen East). Ceinte d’une douve large de 52 m en plein cœur de Běijīng, la Cité interdite est le plus vaste et le mieux préservé des ensembles d’édifices anciens en Chine, et le plus grand complexe palatial dans le monde. Nommé ainsi car inaccessible pendant cinq siècles, ce palais reclus du monde, et jadis soumis à toute une série de rituels et de protocoles, abrita deux dynasties d’empereurs jusqu’à ce que la République déchoie le dernier des Qing.

Aujourd’hui, la Cité interdite est connue sous le nom de musée du Palais (故宫博物馆 ; Gùgōng Bówùguǎn), mais la plupart des Chinois l’appellent simplement gùgōng (故宫 ; ancien palais).

Autrefois, quiconque y pénétrait sans y être invité était exécuté à l’instant ; de nos jours 40-60 ¥ feront l’affaire. Comptez une journée pour explorer la Cité interdite, ou plusieurs visites si l’endroit vous passionne.

Des guides – dont beaucoup parlent un anglais approximatif – tournent en rond à l’entrée, mais mieux vaut choisir les excellents audioguides (40 ¥ ; plusieurs langues). Vous trouverez des restaurants, des toilettes et des DAB, ainsi que des fauteuils roulants et des poussettes, prêtés moyennant une caution respectivement de 500 ¥ et de 300 ¥.

Entrée

Les touristes doivent entrer par la porte du Midi (午门 ; Wǔ Mén), un énorme portail en forme de U à l’extrémité sud du complexe, jadis réservé à l’empereur. En ce temps-là, les allées et venues de la famille impériale étaient signalées au moyen de gongs et de cloches, et les personnes de moindre rang empruntaient des portes plus modestes : les militaires utilisaient la porte Ouest et les civils la porte Est. C’est aussi devant cette porte que l’empereur passait ses troupes en revue, jugeait les prisonniers, annonçait le calendrier de la nouvelle année et supervisait la flagellation des ministres gênants.