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Chine 10 - Fujian

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89 pages

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Face à Taïwan, la province méridionale du Fújiàn (福建) fut jadis la fenêtre de la Chine vers le monde extérieur. Ses habitants migrèrent nombreux vers l’Asie du Sud-Est, où leurs descendants forment une part importante des communautés d’origine chinoise. Le beau patrimoine multiculturel qui subsiste à Xiàmén et à Quánzhōu témoigne de ce glorieux passé maritime.

Ville portuaire à l’atmosphère paisible, Xiàmén constitue une première étape commode d’où l’on peut embarquer pour l’île de Gǔlàng Yǔ ou l’île taïwanaise de Kinmen.

L’arrière-pays montagneux recèle quant à lui des formes architecturales insolites. Dressés comme des forteresses médiévales, les étonnants tǔlóu hakkas du Sud-Ouest sont uniques en leur genre et font partie des sites à découvrir en priorité. Dans le Nord-Ouest, d’excellents itinéraires de randonnée sillonnent le parc de Wǔyí Shān.

Quand partir


Mars-avril Le début du printemps est idéal pour découvrir des tǔlóu hakkas, classés par l’Unesco.

Juin et septembre Les périodes les plus propices à l’exploration du littoral de Xiàmén et de ses îles.

Octobre Parfait pour profiter des tarifs de basse saison et de l’air montagnard du verdoyant Wǔyí Shān.



À ne pas manquer

L’agréable Xiàmén, l’une des villes les plus séduisantes du pays

Les ruelles et villas coloniales délabrées de l’île de Gǔlàng Yǔ

Les tǔlóu, ces imposants édifices circulaires en terre qui abritaient des clans entiers

Un aperçu de l’histoire maritime de la Chine à Quánzhōu

Une flânerie dans la ville fortifiée de Chóngwǔ, très bien conservée

Une randonnée dans les magnifiques paysages du Wǔyí Shān

La descente en radeau de la rivière des Neuf Méandres, qui coule au milieu de falaises creusées de cavités jadis garnies de cercueils naviformes

Un détour par la jolie Kinmen, l’île taïwanaise la plus proche de la Chine



INDICATEURS DE PRIX

Vous trouverez dans ce chapitre les indicateurs de prix suivants :

Hébergement

$         moins de 250 ¥

$$       250-500 ¥

$$$     plus de 500 ¥

Restauration

$         moins de 40 ¥

$$       40-90 ¥

$$$     plus de 90 ¥


Histoire

Répondant autrefois au nom de Min, la province du Fújiàn fut intégrée à l’Empire chinois dès la dynastie Qin (221-207 av. J.-C.). Le commerce maritime transforma cette région en un lieu de premier plan du monde chinois. Sous les dynasties Song et Yuan, la ville littorale de Quánzhōu, où vivaient plus de 100 000 marchands arabes, missionnaires et voyageurs, était l’une des escales majeures sur la route maritime de la Soie. Diverses marchandises – textiles, pierres précieuses, porcelaine… – y transitaient.

Alors qu’un déclin s’amorçait avec la restriction du commerce imposée par la dynastie Ming au XVe siècle, les habitants du Fújiàn réagirent en émigrant en nombre vers Taïwan, Singapour, les Philippines, la Malaisie et l’Indonésie. Les liens tissés avec l’étranger se perpétuent aujourd’hui et contribuent à la modernité de la province.

Climat

Le Fújiàn connaît un climat subtropical, avec des étés chauds et humides et des hivers froids et bruineux. Entre juin et août, les températures et l’humidité augmentent. C’est la saison des pluies torrentielles et des typhons. L’hiver peut être très rude dans les montagnes. Les meilleures périodes pour visiter la région sont le printemps (mars-mai) et l’automne (septembre-octobre).

Langues

En raison de sa topographie accidentée, le Fújiàn possède l’une des plus grandes diversités linguistiques du pays. Les habitants parlent des variantes du dialecte min (dont le taïwanais est issu). Le min se divise en plusieurs sous-groupes ; vous entendrez le min du Sud (Mǐnnán Huà) à Xiàmén et Quánzhōu et le min de l’Est (Mǐndōng Huà) à Fúzhōu. Le mandarin est parlé couramment.

Depuis/vers le Fújiàn

On peut aisément circuler entre le Fújiàn et les provinces voisines du Guǎngdōng et du Jiāngxī par le train ou l’autoroute côtière. De Xiàmén et Fúzhōu, des vols desservent Hong Kong et la majeure partie du pays, ainsi que Taipei et Kaohsiung à Taïwan. Des liaisons aériennes relient Wǔyí Shān aux grandes villes chinoises, dont Běijīng, Shànghǎi et Hong Kong. De Xiàmén, on peut se rendre à Hong Kong en suivant l’autoroute côtière. Un nouveau train de classe D va de Xiàmén à Shànghǎi en 8 heures.

Comment circuler

Pour explorer l’arrière-pays, préférez les trains D, lents, mais plus confortables et plus sûrs que les bus. Des liaisons ferroviaires relient Wǔyí Shān à Fúzhōu, Quánzhōu et Xiàmén. Des vols quotidiens circulent entre Xiàmén et Wǔyí Shān. Pour plus de détails, voir les rubriques Depuis/vers de chaque ville.

Xiàmén        厦门

0592 / 668 000 HABITANTS

Connue en Occident sous le nom d’Amoy, Xiàmén a l’attrait de ses monuments anciens, de ses rues soignées et d’un front de mer ravissant, qui font d’elle une destination prisée des Chinois en week-end.

Il est impensable d’y séjourner sans prévoir un saut sur la petite île de Gǔlàng Yǔ, ancienne concession européenne et japonaise. Ses jardins bordant le rivage, ses ruelles serpentines et ses villas coloniales lui confèrent un charme désuet plutôt rare dans les villes chinoises.

Histoire

Xiàmén fut fondée vers le milieu du XIVe siècle, au début de la dynastie Ming. Les souverains Ming édifièrent les remparts et firent de la ville un grand port maritime et un important centre marchand. Au XVIIe siècle, l’empereur et sa cour s’y réfugièrent lors de l’invasion mandchoue. Xiàmén et Jīnmén, une île proche, devinrent les bases de l’armée impériale qui, sous le commandement du général Koxinga, proclamait haut et fort qu’il fallait “résister aux Qing et restaurer les Ming”.

Les Portugais arrivèrent au XVIe siècle, suivis par les Britanniques au siècle suivant, puis par les Français et les Hollandais. Tous tentèrent, en vain, de faire de Xiàmén un port de commerce.

Le port fut fermé aux étrangers dans les années 1750 et le resta jusqu’à la guerre de l’Opium. En août 1841, une flotte britannique de 38 navires armés força l’entrée du port de Xiàmén, lequel devint l’un des premiers de Chine ouvert au commerce extérieur.

Les Japonais et les puissances occidentales affluèrent rapidement, établirent leurs consulats et firent de Gǔlàng Yǔ une enclave étrangère. Xiàmén tomba aux mains des Japonais en 1938. Elle fut libérée en 1945.

À voir et à faire

Xiàmén occupe l’île du même nom, rattachée au continent par une chaussée surélevée longue de 5 km qui supporte une voie ferrée, une ligne de bus BRT (Bus Rapid Transit), une route et une allée piétonnière. Le quartier le plus intéressant se situe à l’ouest, en bord de mer, en face de la petite île de Gǔlàng Yǔ. C’est la partie ancienne de la ville, renommée pour son architecture coloniale, ses parcs et ses rues sinueuses.

Temple Nánpǔtuó      TEMPLE

(南普陀寺 ; Nánpǔtuó Sì ; Siming Nanlu ; 3 ¥ ; 8h-18h). Sis du côté sud de Xiàmén, ce sanctuaire bouddhique bien connu des Fujianais attire de nombreux fidèles en provenance d’Asie du Sud-Est. Il fut détruit et rebâti à plusieurs reprises. L’édifice actuel date en majeure partie du début du XXe siècle. C’est aujourd’hui un temple actif, où les fidèles allument des bâtons d’encens et prient tandis que des moines psalmodient.

À l’avant du temple s’étend un lac émaillé de fleurs de lotus. Face à la cour, le pavillon du Trésor (Dàxióng Bǎodiàn), à double avant-toit, abrite trois représentations du Bouddha dans ses vies passées, présente et futures. Derrière elle, le pavillon de la Grande Compassion (Dàbēi Diàn), octogonal, recèle une statue dorée de la déesse Guanyin aux mille bras, faisant face aux quatre points cardinaux.

Le temple possède un excellent restaurant végétarien (plats 20-50 ¥ ; 10h30-16h) dans une cour ombragée, où l’on déjeune en compagnie des moines résidents, tous munis de téléphones portables. Concluez la visite par une promenade au gré des marches qui grimpent entre les rochers, à l’ombre des arbres, derrière le temple.

Prenez le bus n°1 à la gare ferroviaire ou les bus nos21, 45, 48 ou 503 dans Zhongshan Lu pour gagner le temple.

Université de Xiàmén      BÂTIMENT HISTORIQUE

(厦门大学 ; Xiàmén Dàxué). À côté du temple Nánpǔtuó, cette université, fondée grâce aux subsides des Chinois expatriés, possède de beaux bâtiments de la période républicaine et un joli plan d’eau, lesquels composent un agréable cadre de promenade. Dans son enceinte, le musée d’Anthropologie (人类学博物馆 ; Rénlèixué Bówùguǎn) expose deux “cercueils naviformes” provenant d’une falaise de Wǔyí Shān. L’entrée du campus s’ouvre à côté de l’arrêt du bus n°1.

Forteresse Húlǐ Shān      BÂTIMENT MILITAIRE

(胡里山炮台 ; Húlǐ Shān Pàotái ; 25 ¥ ; 7h30-17h30). De l’autre côté de Daxue Lu, au sud de l’université, se dresse cet énorme bastion équipé de canons allemands et érigé en 1893. On peut y louer des jumelles pour observer l’île de Kinmen (金门, voir l’encadré (Cliquez ici)), autrefois appelée Quemoy, occupée par les Taïwanais et revendiquée par la Chine. Des bateaux (126 ¥) proposent des circuits autour de l’île depuis le terminal des ferrys de passagers (客运码头 ; kèyùn mǎtou ; 298 5551), près de Lujiang Lu.

Musée des Chinois expatriés      MUSÉE

(华侨博物馆 ; Huáqiáo Bówùguǎn ; 73 Siming Nanlu ; 9h30-16h30 mar-dim). Proche de l’université, ce musée rend un hommage ambitieux aux communautés chinoises de l’étranger au travers de reconstitutions de scènes de rue, maquettes, photos et autres accessoires.

Marché au poisson de Kāihé Lù      MARCHÉ

(开禾路菜市场 ; Kāihélù Càishìchǎng ; Kaihe Lu). Dans le vieux quartier de Xiàmén, ce petit marché animé vend toutes sortes de créatures marines, avec en toile de fond une église et des bâtiments aux terrasses couvertes. Entrée sur Xiahe Lu.

Circuits organisés

China International Travel Service (CITS ; (Cliquez ici)) et beaucoup de grands hôtels peuvent organiser des circuits.

Apple Travel      AGENCE DE VOYAGES

(505 3122 ; www.appletravel.cn ; boutique 20, Guanren Lu). Une agence onéreuse, mais qui organise des excursions jusqu’aux tǔlóu hakkas et à Wǔyí Shān. Trouve des guides anglophones au besoin.

Fêtes et festivals

Marathon international de Xiàmén      MARATHON

(www.xmim.org). En janvier, Chinois et étrangers affluent pour emprunter ce parcours. Il suit la route côtière qui fait le tour de l’île.

Courses de bateaux-dragons      COURSES NAUTIQUES

À Xiàmén, chaque année en juin, ces courses organisées sur le bassin au Dragon (Lóngzhōu Chí, 龙舟池) de Jīměi (集美) méritent vraiment le coup d’œil.

Où se loger

Xiàmén est une destination populaire toute l’année auprès des Chinois, d’où la nécessité de réserver bien à l’avance. Regroupés autour du port, les hôtels appartiennent en majorité à la catégorie moyenne, voire frisent la catégorie supérieure.

Il existe aussi un large choix d’établissements haut de gamme, la plupart mal situés dans la partie est de la ville, qui consentent souvent des réductions de 40%.

21 Howtel      HÔTEL$$

(205 0321 ; www.21howtel.com, en chinois ; 21 Huaxin Lu ; 华新路 21 ; s 238 ¥, lits jum 268-388 ¥ ; ). Sise dans un quartier tranquille d’habitations des années 1950, cette vénérable et pittoresque villa compte 14 chambres toutes différentes. Accueillant, l’ensemble respire la propreté. Il est toutefois compliqué de réserver ; faites-le au moins 3 semaines à l’avance ou tentez votre chance directement sur place. Certains employés parlent anglais, d’autres non.

Hotel Indigo Xiàmén Harbour      HÔTEL$$$

(厦门海港英迪格酒店 ; Xiàmén Hǎigǎng Yīndígé Jiǔdiàn ; 226 1666 ; www.hotelindigo.com ; 16 Lujiang Dao ; 鹭江道 16 ; d 2 600-3 600 ¥, réductions autour de 50% ; ). Côté décor, cette nouvelle enseigne de chaîne, dans le quartier du front de mer, balance entre kitsch et branché. La clientèle d’affaires et les touristes apprécient son emplacement central et ses chambres avec vue panoramique sur le port. Personnel attentif.

Xiàmén International Youth Hostel      AUBERGE DE JEUNESSE$

(厦门国际青年旅舍 ; Xiàmén Guójì Qīngnián Lǚshè ; 208 2345 ; www.yhaxm.com ; 41 Nanhua Lu ; 南华路 41 ; dort à partir de 55 ¥, s 80-160 ¥, d 160-240 ¥ ; ). Pourvue de dortoirs et de doubles propres, cette adresse connue emploie un personnel efficace et serviable. Location de vélos, réservation de billets, ordinateurs avec connexion Internet (2,50 ¥/heure) et bar cosy (Anywhere Pub). Réservation indispensable.

Lùjiāng Harbourview Hotel      HÔTEL$$$

(鹭江宾馆 ; Lùjiāng Bīnguǎn ; 202 2922 ; www.lujiang-hotel.com ; 54 Lujiang Dao ; 鹭江道 54 ; s 1 345-1 450 ¥, d avec vue sur la mer 1 955-2 300 ¥, réductions de 30% ; ). Les chambres de ce bâtiment des années 1940 ont été complètement rénovées. Elles comportent des équipements modernes et un mobilier de bon goût. Cela vaut la peine de payer un peu plus cher pour l’une des grandes chambres avec vue sur la mer, dont certaines ont même un balcon.

Xiàmén Locanda International Youth Hostel      AUBERGE DE JEUNESSE$