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Chine 10 - Jiangsu

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Jiāngsū

78,9 MILLIONS D’HABITANTS

Pourquoi y aller

La charmante province du Jiāngsū (江苏) s’est développée grâce au Grand Canal et aux voies navigables du Yangzi (Cháng Jiāng). La production de soie et de sel participa aussi de sa prospérité. Elle est réputée en Chine pour ses ravissantes cités sillonnées de canaux, ses jardins enchanteurs, son opéra raffiné et son art populaire.

Son charme n’a pas échappé aux touristes chinois, qui investissent les lieux en masse depuis les années 1990. À Sūzhōu et sur les sites phares, on croise ainsi toute l’année des groupes en voyages organisés. Mais cela ne doit pas vous rebuter, car il suffit de partir tôt et de s’éloigner un peu des grands axes pour découvrir la Chine d’antan. Capitale provinciale et centre universitaire, Nánjīng recèle des monuments de la dynastie Ming, des parcs verdoyants et d’excellents musées qui restent encore assez méconnus des étrangers.

Quand partir


Mars-avril Les jardins fleuris se parent de leurs plus beaux atours au début du printemps.

Octobre Les jardins et les canaux voilés de brume offrent un superbe spectacle.

Décembre Les villes de canaux des environs de Sūzhōu se couvrent de neige en hiver.



À ne pas manquer

Les nombreux sites historiques de Nánjīng, dont le mémorial du massacre de Nankin

Les collections d’objets anciens du musée de Sūzhōu

Les superbes jardins de Sūzhōu

Píngjiāng Lù, rue piétonne pleine de charme de Sūzhōu, la “Venise de l’Orient”

Un spectacle de píngtán à la Píngtán Teahouse

Les ruelles et canaux de Tónglǐ

Le musée de la Culture sexuelle chinoise

Les villes paisibles de Lùz, Mùdú et Zhōuzhuāng

Une représentation d’opéra kūnqǔ

Le pittoresque tombeau Míng Xiàolíng et le site panoramique du temple Línggǔ, propices à la promenade


Histoire

Le Jiāngsū resta relativement ignoré jusqu’à la dynastie Song (960-1279), moment où, grâce au Grand Canal, il apparut comme un pôle commercial majeur. Tandis que le sud de la province prospérait, notamment grâce à la soie produite à Sūzhōu et à Yángzhōu, le nord demeura pauvre et sous-développé.

L’essor économique continua sous les dynasties Ming et Qing, puis le sud du Jiāngsū s’ouvrit à l’influence étrangère avec l’arrivée des Occidentaux dans les années 1840. Durant la révolte des Taiping (1851-1864), ils établirent leur capitale à Nánjīng, rebaptisée Tiānjīng (capitale du Ciel).

Le Jiāngsū tint une place politique importante au XXe siècle, quand Nánjīng fut décrétée capitale du pays par le parti nationaliste jusqu’au transfert à Běijīng par les communistes en 1949.

Aujourd’hui, la proximité de Shànghǎi assure la croissance économique du sud du Jiāngsū, mais le nord de la province demeure déshérité.

Climat

Si les étés sont chauds et humides, il peut faire froid en hiver ; le brouillard bouche parfois la visibilité et pluie ou bruine sont fréquentes. D’éclatantes couleurs naturelles embellissent le printemps. Le printemps et l’été sont marqués par de fortes pluies. L’automne, la saison la plus sèche, est la meilleure période pour visiter la région.

Comment s’y rendre et circuler

Le Jiāngsū est relié à toutes les grandes villes chinoises. De nombreux vols quotidiens depuis Nánjīng desservent divers points du pays, de même que des bus et des trains fréquents.

Le Jiāngsū possède un réseau de bus efficace, qui relie la plupart des localités de la province. Les liaisons ferroviaires sont pratiques.

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Nánjīng        南京

025 / 3,7 MILLIONS D’HABITANTS

La plupart des voyageurs se contentent de traverser rapidement Nánjīng sur la route entre Shànghǎi et Běijīng, et ils ont tort. Bordant le cours inférieur du Yangzi, la capitale du Jiāngsū présente un patrimoine historique impressionnant qui a échappé aux destructions de la Révolution culturelle. Les splendides remparts qui l’entourent et les élégants bâtiments du début du XXe siècle qui émaillent le centre témoignent de sa gloire passée comme capitale de l’Empire du Milieu sous la dynastie Ming (1368-1644), puis de la République de Chine (1912-1949).

Aujourd’hui, Nánjīng conserve, malgré son étendue, une plaisante atmosphère décontractée. Ville universitaire réputée, elle possède de larges boulevards arborés, des cafés chics et de passionnants musées, dans un environnement de parcs boisés, de lacs et de cours d’eau. De beaux arbres, les wutong, procurent une ombre bienvenue en été.


INDICATEURS DE PRIX

Vous trouverez dans ce chapitre les indicateurs de prix suivants :

Hébergement

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Restauration

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$$$     plus de 50 ¥


Histoire

Sous la dynastie Qin (221-207 av. J.-C.), Nánjīng prospéra en tant que grand centre administratif. La cité passa ensuite aux mains de la dynastie Sui (589-618) et connut plus tard une nouvelle période de prospérité sous la longue dynastie Tang, avant de sombrer dans l’oubli.

En 1356, une révolte paysanne menée par Zhu Yuanzhang mit fin à la dynastie mongole des Yuan. La ville devint capitale impériale des Ming en 1368, mais sa gloire fut de courte durée. En 1420, le troisième empereur Ming, Yongle, transféra sa capitale à Běijīng. Devenue un centre régional, Nánjīng connut des fortunes diverses et dut attendre les XIXe et XXe siècles pour jouer à nouveau un rôle central dans l’histoire du pays.

Au XIXe siècle, les guerres de l’Opium amenèrent les Britanniques dans la ville, où fut signé le premier des “traités inégaux” ouvrant plusieurs ports chinois au commerce étranger, contraignant la Chine à payer une énorme indemnité de guerre et cédant Hong Kong aux Britanniques. Quelques années plus tard, Nánjīng devint la capitale des Taiping, qui réussirent à s’emparer de la majeure partie de la Chine méridionale.

Plan rapproché sur les pages suivantes

En 1864, les forces combinées de l’armée Qing, de soldats britanniques et de mercenaires américains et européens encerclèrent la ville. Après un siège de 7 mois, elles prirent la cité et massacrèrent les défenseurs Taiping.

Elle devint capitale du Guomindang de 1928 à 1937, remplacée ensuite par Chóngqìng, puis à nouveau de 1945 à 1949, avant que les communistes ne la “libèrent” et s’emparent du pouvoir central.

À voir

Dominant la lisière est de Nánjīng, le mont Zǐjīn (紫金山 ; Zǐjīn Shān), ou “montagne d’Or pourpre”, est une zone densément boisée de parcs, qui comporte aussi des sites d’intérêt historique – le mausolée de Sun Yat-sen, le Míng Xiàolíng, le site panoramique du temple Línggǔ et les jardins botaniques (植物园 ; Zhíwù Yuán). C’est aussi l’un des endroits les plus frais pour échapper à la touffeur du climat estival. L’achat des billets combinés, qui donne accès à plusieurs sites, est avantageux.

Mémorial du massacre de Nánjīng (Nankin)      MÉMORIAL

(南京大屠杀纪念馆 ; Nánjīng Dàtúshā Jìniànguǎn ; 418 Shuiximen Dajie ; entrée libre ; 8h30-16h30 mar-dim ; Yunjin Lu). Dans les faubourgs sud-ouest, les expositions de ce mémorial illustrent les atrocités commises par les soldats japonais sur la population civile durant l’occupation de la ville en 1937. Elles comprennent des photos d’exécutions, souvent prises par des membres de l’armée nippone, et une salle macabre construite au-dessus d’un charnier. Les commentaires sont traduits en anglais et en japonais, mais les photos, les squelettes et les objets sont suffisamment éloquents pour se passer d’explications. Oppressant mais utile pour mieux comprendre en quoi ce massacre est profondément enraciné dans l’identité de la ville. Arrivez tôt de sorte à éviter la cohue.

Tombeau Míng Xiàolíng      TOMBEAU

(明孝陵 ; Míng Xiàolíng ; 70 ¥ ; 8h-17h30, jusqu’à 18h30 en été ; Muxuyuan). Ce magnifique mausolée renferme la dépouille de Zhu Yuanzhang (1328-1398), fondateur de la dynastie Ming et son seul empereur enterré hors de Běijīng. La première partie du site est la Voie des Esprits, longue de 618 m et bordée de statues en pierre représentant des lions, des chameaux, des éléphants, des chevaux et des animaux fantastiques : un xiè zhì, sorte de licorne à crinière, et un qílín,chimère au corps recouvert d’écailles, avec une queue de vache, des sabots de cerf et une seule corne. Ce bestiaire est censé chasser les mauvais esprits et garder le tombeau.