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Chine 10 - Ningxia

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Níngxià

6,4 MILLIONS D’HABITANTS

Pourquoi y aller

Avec son paysage désolé de plaines poussiéreuses et de montagnes que traverse le fleuve Jaune (Huáng Hé), la province du Níngxià (宁夏) a des airs austères. Dans la campagne intemporelle, les paysans travaillent la terre jaune comme le faisaient leurs ancêtres.

Jadis frontière entre les empires des Mongols et des Han chinois, le Níngxià n’en compte pas moins son lot de sites chargés d’histoire, des statues bouddhiques méconnues aux tombeaux royaux de dynasties lointaines en passant par des peintures rupestres encore plus anciennes. Berceau de la minorité ethnique musulmane hui, le Níngxià offre par ailleurs un tableau culturel unique.

Vous pourrez aussi y dormir à la belle étoile dans le désert ou descendre le fleuve Jaune en radeau traditionnel. Mais le plus grand atout de cette province réside dans la rareté des voyageurs ; vous aurez l’impression de l’avoir pour vous seul.

Quand partir


Août Fête des Baies de Goji dans le district de Zhōngníng (à l’est de Zhōngwèi).

Octobre La chaleur s’atténue, permettant de découvrir le désert peu visité de Tengri.

Novembre Fête du fleuve Jaune à Yínchuān, avec concerts, danses folkloriques et spectacles.



À ne pas manquer

La nécropole des Xia de l’Ouest, non loin de Yínchuān, l’un des rares vestiges d’une culture disparue depuis longtemps

La descente du fleuve Jaune en radeau ou de la luge dans les dunes du parc aride de Shāpōtóu

Les grottes méconnues du Xūmí Shān renfermant des centaines de statues bouddhiques

Le Hèlán Shān et ses étonnantes peintures rupestres millénaires

Une excursion à dos de chameau dans le désert de Tengri, avec nuit sur place

La découverte de la culture mongole autour de Bayanhot, du Yánfú Sì et du Guǎngzōng Sì

Une escapade hors des sentiers battus à la Grande Mosquée de Tóngxīn, merveille de l’époque Ming


Histoire

Relégué à la périphérie des empires chinois de la dynastie Qin jusqu’au Xe siècle, le Níngxià joua un rôle essentiel lorsque les Tangoutes y établirent l’empire des Xia de l’Ouest (Xixia) afin de rivaliser avec les Song. L’empire englobait alors les actuels Gānsù, Níngxià et Shaanxi, et la partie ouest de la Mongolie-Intérieure. Il ne résista toutefois pas aux percées mongoles.

Après la retraite des Mongols au XIVe siècle, des commerçants musulmans arrivés de l’ouest et des paysans chinois originaires de l’est s’installèrent sur les territoires laissés vacants. Les tensions entre ces deux groupes débouchèrent sur une grande révolte musulmane qui secoua le Níngxià et tout le nord-ouest de la Chine au milieu du XIXe siècle.

Jadis rattaché au Gānsù, le Níngxià est la plus petite province de Chine, même s’il s’agit plutôt d’une région autonome hui, une minorité ethnique musulmane représentant un tiers de la population de la province. Elle reste l’une des régions les plus pauvres de Chine, divisée économiquement entre le Nord plus fertile, dominé par une population chinoise han, et le Sud aride et peu peuplé.

Climat

La province du Níngxià, principalement constituée de chaînes de montagnes arides, fait partie du plateau de lœss. En été, les températures grimpent pendant la journée et les précipitations sont rares. Les hivers sont longs et souvent glacials. Le printemps est une saison très agréable, malgré le vent.


INDICATEURS DE PRIX

Vous trouverez dans ce chapitre les indicateurs de prix suivants :

Hébergement

$         moins de 250 ¥

$$       250-400 ¥

$$$     plus de 400 ¥

Restauration

$         moins de 30 ¥

$$       30-50 ¥

$$$     plus de 50 ¥


Langues

Le groupe formé par les dialectes du Níngxià et du Nord-Ouest (Gānsù et Qīnghǎi) appartient à la famille du mandarin lan yin.

Comment s'y rendre et circuler

Yínchuān, la capitale du Níngxià, est le seul carrefour aérien. Ceci dit, la province est si petite que quelques heures suffisent pour la traverser. Les bus, parfois lents, couvrent tout le territoire et les trains desservent les villes principales.

Yínchuān        银川

0951 / 510 379 HABITANTS

Sise au cœur d’une province desséchée par le soleil, Yínchuān n’en a pas moins prospéré. Les Tangoutes firent de cette ville leur capitale, profitant de son emplacement entre un cours d’eau (le fleuve Jaune) et une barrière naturelle la protégeant du désert de Gobi (la chaîne montagneuse Hèlán Shān).

L’actuelle Yínchuān compte une population principalement Han, mais les nombreuses mosquées rappellent son statut de capitale du territoire hui. Les deux principaux points d’intérêt, la nécropole des Xia de l’Ouest et le Hèlán Shān, à l’ouest de la ville, sont néanmoins antérieurs à l’arrivée des Han et des Hui. Yínchuān constitue aussi un bon point de départ pour des excursions plus longues vers l’ouest de la Mongolie-Intérieure.

À voir

Yínchuān se divise en trois parties : Xīxià Qū (西夏区), le quartier récent et industriel, se situe à la périphérie ouest. Jīnfèng Qū (金凤区) est le quartier central (la gare ferroviaire se trouve à la lisière ouest de Jīnfèng). Xìngqìng Qū (兴庆区 ; vieille ville), à 12 km à l’est de la gare ferroviaire, concentre la plupart des curiosités et des hôtels.

Musée du Níngxià      MUSÉE

(宁夏博物馆 ; Níngxià Bówùguǎn ; Renmin Guangchang ; 9h-17h mar-dim). À mi-chemin entre la cité moderne et la vieille ville, cet immense musée bien pensé regroupe outre une vaste collection d’art rupestre, des poteries et d’anciens corans de l’époque de la route de la Soie, sans oublier l’habituelle salle consacrée à la propagande communiste et à des anecdotes sur Mao. Il s’agit d’une bonne entrée en matière pour se familiariser avec la culture hui. Le bus n°102 passe à proximité.

Chéngtiānsì Tǎ      PAGODE

(承天寺塔 ; Jinning Nanjie ; 18 ¥ ; 9h-17h). Monument le plus impressionnant de la vieille ville, cette pagode presque millénaire datant de la dynastie des Xia de l’Ouest a été reconstruite plusieurs fois. Également appelée Xī Tǎ (西塔 ; pagode de l’Ouest), elle offre, en haut de son escalier raide de 12 étages, une vue à 360° sur Yínchuān.

Hǎibǎo Tǎ      PAGODE

(海宝塔 ; Minzu Beijie ; 10 ¥ ; 9h-17h). Cette pagode du Ve siècle se dresse dans les jardins d’un monastère bien entretenu. Détruit par un tremblement de terre en 1739, l’édifice de 9 niveaux appelé aussi Běi Tǎ (北塔 ; pagode du Nord) a été fidèlement reconstruit en 1771, mais on ne peut plus y monter. Pour vous y rendre, prenez le minibus n°20 vers le nord dans Jinning Beijie pour 5 arrêts jusqu'à Běitǎ Lùkǒu (北塔路口) puis marchez un quart d’heure en direction du nord.

Où se loger

Les nombreux hébergements de la vieille ville se composent essentiellement de chaînes hôtelières quelconques et de deux et trois-étoiles vieillots et surévalués. Il n’y a aucune auberge de jeunesse à Yínchuān (et dans tout le Níngxià). En revanche, en catégorie supérieure, la qualité des hôtels fait un bond.

Carnation Chain Hotel      HÔTEL$

(康乃馨连锁酒店 ; Kāngnǎixīn Liánsuǒ Jiǔdiàn ; 602 0788 ; 16 Yuhuange Nanjie ; 玉皇阁南街 16 ; d 248-278 ¥, réductions de 30% ; ). Les chambres compactes, propres et modernes, l’accueil chaleureux et le coloris réjouissant des murs font de cet hôtel l’un des meilleurs de la vieille ville. Toutes les chambres ont un ordinateur, et les plus chères sont dotées de lits en forme de cœur. Les réductions accordées même en haute saison font passer le tarif en dessous de 200 ¥.

Níngfēng Bīnguǎn      HÔTEL$$$

(宁丰宾馆 ; 609 0222 ; www.ningfenghotel.com ; 6 Jiefang Dongjie ; 解放东街 6 ; d 688 ¥, réductions de 20% ; ). Une valeur sûre, aussi confortable que bon nombre d’hôtels de Yínchuān plus onéreux et moins bien placés. Les vastes chambres bien agencées s’accompagnent de jolies sdb. Le personnel compétent parle parfois un peu anglais. Restaurant chinois sur place.

Kempinski Hotel      HÔTEL$$$

(凯宾斯基饭店 ; Kǎibīnsījī Fàndiàn ; 516 5888 ; www.kempinski.com/yinchuan ; 160 Beijing Zhonglu ; 北京中路 160 ; d 1 786 ¥, réductions de 10% ; ). Cet établissement a tous les attributs de l’hôtel de luxe : immenses chambres, sdb chics, piscine, spa, restaurant de style occidental servant une bonne bière, quoique chère, ainsi que personnel efficace. Possibilité de réduction plus importante en dehors de la saison estivale (n’oubliez pas de réserver à cette période).

Jǐnjiāng Inn      HÔTEL$$

(锦江之星旅馆 ; Jǐnjiāng Zhīxīng Lǚguǎn ; 602 9966 ; www.jinjianginns.com ; 15 Gulou Beijie ; 鼓楼北街 15 ; d 269 ¥ ; ). Un hôtel de chaîne fiable aux chambres modernes impeccables équipées de l’ADSL (Wi-Fi dans le hall) et bien situé, au nord de la tour du Tambour.

Háo Jiā Fàndiàn      HÔTEL$$

(豪珈饭店 ; 385 8998 ; 192 Liqun Dongjie ; 利群东街 192 ; d et lits jum 398 ¥, réductions de 50% ; ). En dépit d’un cadre un peu morose, cet hôtel dispose de chambres de bonne taille pourvues de sdb correctes. Les réductions généreuses n’en font pas une mauvaise affaire.

Où se restaurer et prendre un verre

Comme partout ailleurs dans le nord-ouest de la Chine, les nouilles sont incontournables. Tous les restaurants les mettent à la carte et, ailleurs dans la province, ce sera bien souvent le seul choix possible.

Xiānhè Lóu      CHINOIS$

(仙鹤楼 ; 204 Xinhua Dongjie ; plats à partir de 10 ¥ ; 24h/24). Cette véritable institution propose des plats de poisson onéreux et d’excellents kǎoyángpái (烤羊排 ; côtelettes grillées) ou bien de généreuses nouilles au bœuf pour à peine 10 ¥. Les plats froids sont présentés sur un plateau et on peut suivre la fabrication des shuǐjiǎo (raviolis à l’eau), une spécialité de la maison, vendus au jīn, l’équivalent d’environ une livre. Un demi jīn (18 ¥) suffit normalement pour deux. À l’angle de Zhongshan Nanjie, une autre enseigne plus petite ferme à 22h. Menu illustré.

Dà Mā Jiǎozi Guǎn      RAVIOLIS$

(大妈饺子馆 ; 32 Jiefang Dongjie ; raviolis à partir de 15 ¥ ; 11h-22h30). On se presse ici pour commander des raviolis divers et variés (au bœuf, à l’agneau, végétariens) vendus au jīn, voire au demi jīn. La carte (avec photo) comporte aussi quantité de plats froids, de soupes et de spécialités à base de viande ou de poisson, sans oublier les nouilles.

Bái Gōng      DIM SUM$$

(白宫 ; 82 Yuhuange Nanjie ; dim sum à partir de 15 ¥ ; 24h/24). Les serveurs poussent des chariots garnis de piles de délicieux raviolis vapeur et d’autres hors-d’œuvre plus originaux, telles les pattes de poulet épicées. Même en solo, vous pourrez goûter à un bel assortiment. Vaste choix également de plats plus chers à la carte (avec photo).

Hóng Yuán Shuài      NOUILLES$

(红元帅 ; 75 Jiefang Dongjie ; nouilles à partir de 11 ¥ ; 7h-21h). Succombez aux inévitables nouilles et venez engloutir au coude-à-coude avec une foule d’habitants de grands bols de pâtes savoureuses. Passez commande en montrant les assiettes de vos voisins ou choisissez l’un des plats froids (4 ¥).

Renseignements

Bank of China (中国银行 ; Zhōngguó Yínháng ; 170 Jiefang Xijie ; 8h-12h et 14h30-18h). Agence principale. Change de chèques de voyage et DAB. Les autres agences changent uniquement les espèces.

Bureau de la sécurité publique (BSP ; 公安局 ; Gōng’ānjú ; 472 Beijing Donglu ; 8h30-12h et 14h30-18h30 lun-ven). Prend en charge les extensions de visa. Prenez le bus n°3 à la tour du Tambour.

China Comfort International Travel Service (CCT ; 康辉旅游 ; Kāng Huī Lǚyóu ; 504 5678 ; www.chinasilkroadtour.com ; 317 Jiefang Xijie ; 8h30-12h et 14h30-18h lun-ven). Organise des excursions dans le désert ou du rafting, et obtient les permis pour Ējìnà Qí.

China Post (中国邮政 ; Zhōngguó Yóuzhèng ; angle Jiefang Xijie et Minzu Beijie)

Cybercafé (网吧 ; wǎngbā ; Chaoyang Xiang ; 3 ¥/heure ; 24h/24). Au 1er étage, sur le côté gauche de la route, au sud de Jiefang Dongjie.

Depuis/vers Yínchuān

Avion

Yínchuān est relié à Běijīng (1 090 ¥), Chéngdū (1 110 ¥), Guǎngzhōu (1 320 ¥), Shànghǎi (900 ¥), Ürümqi (1 080 ¥) et Xī’ān (360 ¥). Vous pouvez acheter vos billets sur www.ctrip.com ou www.elong.net.

Bus

La principale gare routière (南门汽车站 ; nánmén qìchēzhàn) se trouve à 5 km au sud de la place Nanmen, sur la route de Zhōngwèi.

La gare des bus longue distance dessert :

Bayanhot 30 ¥, 2-3 heures, toutes les 30 min (6h30-18h)

Gùyuán (express) 90 ¥, 4-5 heures, toutes les 30 min (7h30-18h)

Lánzhōu 140 ¥, 6 heures, 2/jour (7h20-15h40)

Xī’ān 181 ¥, 8-10 heures, 5/jour (8h30-18h30)

Yán’ān 136 ¥, 8-9 heures, 5/jour (8h-17h30)


LES HUI

Les Hui (回族) sont à certains égards le groupe ethnique le plus atypique du pays. Il s’agit de la seule minorité définie uniquement par sa religion. Les Hui ne parlent en effet pas d’autres langues que le mandarin et près de 80% des quelque 10 millions de Hui vivent en dehors de leur territoire officiel, éparpillés dans toutes les provinces de Chine.

Leurs origines remontent à plus d’un millier d’années, à l’époque de la route de la Soie et du commerce florissant entre la Chine, le Moyen-Orient et l’Asie centrale. Les marchands arabes épousèrent ensuite des Chinoises si bien qu’aujourd’hui, rien ou presque ne permet de distinguer les Hui des Chinois han, si ce n’est leur religion, l’islam.

La plupart des hommes hui se coiffent d’une calotte blanche, tandis que les femmes portent majoritairement le foulard. Les plus instruits, qui ont étudié le Coran dans sa langue d’origine, lisent et parlent l’arabe. Pour beaucoup de jeunes hui, l’apprentissage de l’arabe est la clef d’un emploi convoité de traducteur pour les entreprises chinoises de la côte faisant affaire avec le Moyen-Orient.

Même si les Hui sont répartis dans toute la Chine, on les retrouve surtout au nord-ouest dans les provinces du Gānsù, du Níngxià et du Shānxi. Ces descendants de marchands et d’exploitants de caravansérails tiennent encore pour beaucoup de petits commerces, notamment des restaurants.