Chine 10 - Yunnan

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Publié le : jeudi 12 décembre 2013
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EAN13 : 9782816142112
Nombre de pages : 173
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Pourquoi y aller

Le Yúnnán (云南) possède une grande diversité de paysages et de populations et, de ce point de vue, c’est peut-être la province la plus riche de Chine. Ajoutez à cela quantité de sites remarquables, et vous comprendrez pourquoi c’est aujourd’hui la destination la plus tendance de l’industrie touristique chinoise, en plein essor.

Plus de la moitié des minorités ethniques du pays résident dans la région, qui offre un aperçu exceptionnel de la mosaïque culturelle de l’Empire du Milieu. La nature est tout aussi variée, avec de denses jungles coupées par le Mékong au sud, des rizières en terrasses au sud-est et des montagnes couronnées de neige aux abords du Tibet.

Des villages perdus, où le temps semble suspendu, aux luxueux complexes hôteliers, des treks de plusieurs jours en montagne aux randonnées cyclistes, le Yúnnán a de quoi séduire les voyageurs. Un bon réseau de transports facilite les déplacements à travers la province. Toutefois, quel que soit le nombre de jours que vous avez décidé de consacrer au Yúnnán, prévoyez au moins le double, tant il y a à voir !

Quand partir


Avril Attendez-vous à être aspergé lors de la fête de l’Eau dans le Xīshuāngbǎnnà.

Juillet-août La bonne époque pour gravir les sommets et les glaciers proche de Déqīn.

Décembre-janvier Fuyez le froid hivernal à Kūnmíng, la cité de l’éternel printemps.



À ne pas manquer

Les sublimes rizières en terrasses de Yuányáng

Une randonnée dans la gorge du Saut du Tigre

Les sommets vertigineux et le glacier dans la région de Déqīn

Un avant-goût du Tibet dans les étroites ruelles et les temples de la vieille ville de Shangri-la

Un trek jusqu’aux villages des minorités et l’observation des éléphants dans la jungle du Xīshuāngbǎnnà

La détente dans les bars et cafés de Dàlǐ

Le farniente sur les rives du lac Lúgū (Lúgū Hú ; (Cliquez ici))

Shāxī, ancienne oasis sur la route du Thé et des Chevaux

Une belle escapade dans la vallée du Nù Jiāng

L’architecture classique de la cité de Jiànshuǐ


Histoire

Une situation reculée, une topographie accidentée et la diversité ethnique valaient jadis au Yúnnán la réputation de province arriérée, peuplée de barbares.

Les premiers empereurs Han tentèrent d’étendre leur domination sur le Sud-Ouest et tracèrent l’itinéraire sud de la route de la Soie jusqu’à la Birmanie. Cependant, du VIIe siècle au milieu du XIIIe siècle, les royaumes indépendants de Nanzhao et de Dàlǐ contrôlèrent les routes commerciales entre la Chine, l’Inde et la Birmanie. Il fallut attendre la conquête mongole pour que le Sud-Ouest soit intégré dans l’Empire chinois et devienne le Yúnnán. La province demeura néanmoins une région frontalière isolée, plus proche de l’Asie du Sud-Est que de la Chine.

Aujourd’hui, le Yúnnán demeure un point d’accès stratégique aux pays voisins et, malgré son éloignement géographique, la province a été en grande partie modernisée ces dernières années.

Climat

Le Yúnnán bénéficie d’un climat aussi diversifié que sa topographie ; son altitude varie de 76,40 m près du Vietnam à 6 740 m dans le plateau tibétain (avec une moyenne de 2 000 m). Dans le Nord-Ouest glacial, autour de Déqīn et de Shangri-la, le thermomètre peut descendre à -12°C en hiver, tandis que le Xīshuāngbǎnnà reste chaud en janvier grâce à son climat subtropical.

Dàlǐ bénéficie de températures idéales : elles ne descendent pas en dessous de 4°C en hiver et n’excèdent pas 25°C en été. Kūnmíng, la capitale, profite d’un hiver printanier et d’une chaleur modérée en été.

Langues

Outre le mandarin, les autres langues majeures parlées au Yúnnán font partie des familles tibéto-birmane (comme le naxi) et sino-tibétaine (comme le lisu).

Comment s’y rendre et circuler

AVION Kūnmíng est desservie par toutes les compagnies nationales et des vols quotidiens sont assurés pour la plupart des villes chinoises. Un nombre croissant de vols rallie des destinations internationales depuis l’ouverture, en 2012, du nouvel aéroport de Kūnmíng Changshui, le quatrième plus grand du pays. De son côté, Lìjiāng est bien reliée à nombre de villes chinoises.

BATEAU Par le passé, on pouvait rejoindre la Thaïlande en bateau depuis Jǐnghóng, dans le Sud. Mais ces liaisons ont été récemment interrompues pour cause de menaces d’insécurité.


INDICATEURS DE PRIX

Vous trouverez dans ce chapitre les indicateurs de prix suivants :

Hébergement

$         moins de 160 ¥

$$       160-300 ¥

$$$     plus de 300 ¥

Restauration

$         moins de 20 ¥

$$       20-50 ¥

$$$     plus de 50 ¥


BUS Des autoroutes relient Kūnmíng à Dàlǐ, au Guìzhōu et au Guǎngxī à l’est, à Ruìlì via Bǎoshān au sud-ouest, et à la frontière laotienne en passant par Jǐnghóng. Une autoroute est en construction entre Kūnmíng et Hēkǒu, à la frontière du Vietnam, et doit se prolonger jusqu’à Hanoi.

TRAIN Des voies ferrées relient le Yúnnán au Guìzhōu, au Guǎngxī, au Sìchuān et au-delà. À l’intérieur de la province, le développement du rail a été plus lent qu’ailleurs, essentiellement en raison de la topographie. Un train assure une liaison quotidienne Dàlǐ-Lìjiāng et une ligne continuant jusqu’à Shangri-la est en construction.

CENTRE DU YÚNNÁN

Kūnmíng        昆明

0871 / 3 MILLIONS D’HABITANTS

Surnommée la “Cité du Printemps” en raison de la douceur de son climat, Kūnmíng est l’une des métropoles les plus détendues et agréables de Chine. “Se dépêcher” ne semble pas faire partie du vocabulaire et vous y passerez quelques jours très plaisants. Ici, comme ailleurs dans le pays, tout est en perpétuelle évolution et nombre d’anciens quartiers ont été démolis pour faire place à des galeries marchandes. Kūnmíng conserve cependant son caractère paisible et continue d’attirer un grand nombre d’Occidentaux qui viennent y étudier le chinois.

Pour qui y séjourne un peu, il y a mille choses à découvrir, notamment quelques temples magnifiques, des bâtiments historiques, ainsi que des parcs splendides alentour. Sans oublier la légendaire Forêt de pierre (Shílín), qui pourra faire l’objet d’une excursion à la journée.

Plan rapproché sur les pages suivantes

Histoire

Si la région est peuplée depuis quelque 2 000 ans, Kūnmíng ne commença réellement à se développer que lors de la Seconde Guerre mondiale, quand des usines y furent construites et que des réfugiés, fuyant les Japonais, se mirent à affluer de l’est de la Chine. Située au bout de la célèbre route de Birmanie, un parcours de 1 000 km partant de Lashio au Myanmar (Birmanie), Kūnmíng joua un rôle clé dans la guerre sino-japonaise. Renmin Xilu marque l’extrémité de cette route.

Après la guerre, Kūnmíng redevint une cité provinciale isolée. Lorsque la Chine s’ouvrit à l’Occident (et aux touristes), la ville profita de son statut de point d’accès au reste de la province pour se transformer en l’une des plus jolies métropoles du Sud-Ouest.

À voir et à faire

Temple Yuántōng      TEMPLE BOUDDHIQUE

(圆通寺 ; Yuántōng Sì ; Yuantong Jie ; 6 ¥, parc alentour 10 ¥ ; 8h-17h20). Ce temple bouddhique, le plus vaste de la ville et l’un des plus anciens (il a quelque 1 200 ans), est toujours fréquenté par nombre de pèlerins. Il a été maintes fois restauré au fil des siècles, et des rénovations étaient en cours lors de notre passage. Un pavillon a été ajouté à l’arrière pour accueillir une statue de Shakyamuni (le Bouddha historique), offerte par le roi de Thaïlande. Il y a un bon restaurant végétarien (Cliquez ici) à gauche de l’entrée.


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