Chine - Beijing (Pékin)

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Publié le : jeudi 29 octobre 2015
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EAN13 : 9782816154931
Nombre de pages : 232
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Sommaire










BĔIJĪNG (PÉKIN)
Environs de Běijīng
Grande Muraille
Tombeaux Ming
Chuānd ǐxià
Pont Marco Polo et cité de W ǎnpíng










































Bù’ěrjīn













Carnet pratique
Transports
La Chine en train
Santé

Langues
Index

Légende des cartes

La cité interdite
Promenade à pied Les hútòngSur la routeBěijīng (Pékin)
21 MILLIONS D’HABITANTS / %010
Dans ce chapitre ¨
À voir
Activités
Où se loger
Où se restaurer
Où prendre un verre et faire la fête
Où sortir
Achats
Environs de Běijīng
Grande Muraille
Tombeaux Ming
Chuānd ǐxià
Pont Marco Polo et cité de W ǎnpíng
Les meilleurs restaurants
¨Little Yúnnán (Cliquez ici)
¨B ǎihé Vegetarian restaurant (Cliquez ici)
¨Zhāng Māma (Cliquez ici)
¨Duck de Chine (Cliquez ici)
¨royal Icehouse (Cliquez ici)
Les meilleurs hébergements
¨Courtyard 7 (Cliquez ici)
¨Graceland Yard (Cliquez ici)
¨J ǐngshān Garden Hotel (Cliquez ici)
¨Temple Hotel (Cliquez ici)
Pourquoi y aller
Ancrée dans une longue et riche histoire de gloires et de calamités, Běijīng file à vive allure vers son avenir : celui d’une cité
puissante, aussi complexe qu’envoûtante, avec laquelle il faut compter. Rares sont les lieux sur terre en mesure de rivaliser avec
l’extraordinaire paysage urbain de cette cité historique. Elle ne compte pas moins de six sites inscrits sur la liste du patrimoine
mondial de l’Unesco. Non contente d’être l’un des bastions originels de la civilisation chinoise, elle façonne aujourd’hui l’avenir du
pays. Běijīng ne se borne pas à être la capitale politique et le moteur économique du pays : c’est aussi ici que bat le cœur de la
scène culturelle nationale qui connaît une mutation rapide. Éloignés de la frénésie des mégalopoles comme Shàngh ǎi ou Hong
Kong, ses hútòng dégagent encore une ambiance unique de “village dans la ville”, où les habitants soufflent un peu et prennent le
temps de s’asseoir, de jouer aux échecs et d’observer la vie quotidienne.
Quand partirSeptembre-octobre Agréable fraîcheur après la canicule, ciel bleu et moins de touristes ․

Mai Les températures se réchauffent. Temps venteux, souvent sec et dégagé ․

Décembre-février Climat glacial et sec, mais les rues sont agréablement paisibles.
Histoire
Si Běijīng semble avoir dominé la Chine depuis des temps immémoriaux, la “capitale du Nord”, installée à l’écart du cœur historique
de la civilisation chinoise, ne devint pourtant une force culturelle et politique déterminante dans l’évolution du pays qu’au XIIIe siècle,
avec l’occupation mongole.
Selon des sources historiques chinoises, la première implantation aurait eu lieu en 1045 av. J.-C. Les siècles qui suivirent, Běijīng
fut occupée à plusieurs reprises. Elle fut d’abord proclamée capitale auxiliaire sous les Kitan, un peuple de nomades mongols à
l’origine de la dynastie Liao (907-1125). Plus tard, les Jürchen, des Évenks originaires de Sibérie, en firent la capitale de leur
dynastie, celle des Jin (1115-1234). La cité fut alors entourée de remparts percés de huit portes.
En 1215, Gengis Khan et son armée la réduisirent en cendres, un désastre qui, paradoxalement, la transforma en la puissante
capitale nationale qu’elle est restée depuis, hormis pendant les cinquante-trois premières années de la dynastie Ming et les
vingt-etun ans du régime nationaliste, au XXe siècle. Des ruines émergea Dàdū ( ; Grande Capitale en chinois), ou Khanbalik, la ville du
Khan. En 1279, Kubilay, petit-fils de Gengis Khan et fondateur de la dynastie des Yuan, régnait sur le plus vaste empire que le
monde ait jamais connu et Dàdū en était la capitale.
Le plan général de la ville d’aujourd’hui date de la dynastie Ming, et en particulier du règne de l’empereur Yongle (1403-1424),
considéré comme le véritable architecte de la ville moderne. Une bonne part de l’architecture la plus majestueuse de Běijīng, comme
la Cité interdite et la salle de la Prière pour de bonnes moissons, dans le parc du temple du Ciel, remonte à cette époque.
Au XVIIe siècle, les Mandchous envahirent le pays et fondèrent la dynastie Qing (les “purs” contre les Ming “corrompus”...). Ils
cherchèrent à préserver la ville, même si une ville tatare doubla désormais la ville chinoise. Běijīng souffrit, durant le dernier siècle
de leur règne, au XIXe, des luttes de pouvoir et des invasions. La liste est longue : l’établissements de consulats étrangers et de
comptoirs en 1858, les guerres de l’opium et l’incendie de l’ancien palais d’Été par les troupes franco-britanniques en 1860, le règne
corrompu de l’impératrice douairière Cixi (Ts’eu-Hi), entre 1861 et 1908, et son immobilisme, la révolte des Boxers qui dura 55 jours
et s’en prit aux Légations étrangères... L’insurrection républicaine de Sun Yat-sen mit fin en 1911 à la dynastie des Qing, avant que
ne s’ouvre une période noire entre l’époque des seigneurs de la guerre (après 1916) et l’occupation japonaise (1937-1945). Tchang
Kai-chek, chef du Guomindang, déplaça la capitale à Nanjing (Nankin), la “capitale du Sud”. Malgré cette histoire chaotique, chaque
période marqua la ville de son empreinte, sans pour autant en altérer la forme et la symétrie.
La Běijīng moderne naquit en quelque sorte en janvier 1949, avec l’entrée de l’Armée populaire de libération (APL). Le 1 er octobre
de la même année, depuis la porte de la Paix céleste, Mao Zedong proclama l’instauration de la République populaire devant près
de 500 000 personnes. À l’instar des empereurs, les communistes modifièrent la physionomie de la ville. On démolit les páilóu
(portiques ornementaux) et on rasa des quartiers entiers pour élargir les principales artères. De 1950 à 1952, les remparts
disparurent pour faciliter la circulation. Les techniciens soviétiques affluèrent et ajoutèrent des touches staliniennes à l’architecture
de la ville.
Les réformes engagées dans le dernier quart du XX e siècle ont transformé Běijīng en une métropole contemporaine, dotée de
gratte-ciel, de galeries marchandes et d’échangeurs routiers. Les petits édifices d’autrefois ont laissé la place à de grands
immeubles d’habitation et de bureaux. Entre 1980 et 2010, six périphériques ont été construits en cercles concentriques autour du
cœur de la ville et un septième est en construction depuis 2013. Certes, depuis quelques années, on assiste à de véritables efforts
pour rendre la cité plus propre, plus verte et plus plaisante, bien qu’elle subisse une grave pollution qui suit la courbe de sa
croissance économique – depuis 2007, la Chine est la première émettrice de CO au monde et la capitale a connu 60 jours d’alerte2
pour la pollution de l’air en 2013.
Les liens avec son passé se distendent à mesure que Běijīng se développe. Depuis 1990, plus de 4 millions de m 2 de hútòng ont
été détruits – soit l’équivalent de 40 % du centre-ville. Les associations de protection de ces quartiers historiques se démènent pour
en préserver les vestiges.
Climat
En hiver, le thermomètre peut descendre jusqu’à -20°C et les vents du nord renforcent le froid glacial. Mais à cette époque, l’air est
clair et la ville est paisible. Le printemps est sec et beaucoup plus agréable (sauf si une tempête de sable s’abat sur la ville), mais il
ne dure qu’un mois (avril-mai). À partir de mai, la température monte et dépasse 30°C (avec des pics estivaux à plus de 40°C). Des
averses ponctuelles permettent d’alléger l’atmosphère pendant un jour ou deux – il y a souvent de la brume à cette saison.L’automne (de fin septembre à début novembre) est idéal pour visiter Běijīng, car le temps est alors frais et dégagé.
À ne pas manquer
1Une balade sur un tronçon non restauré de la plus célèbre icône chinoise : la Grande Muraille (Cliquez ici)
2La puissance et la splendeur de la Cité interdite (Cliquez ici), l’immense palais impérial, où se succédèrent 24 empereurs chinois
3Les hútòng (Cliquez ici), un lacis de ruelles anciennes, bordées de maisons traditionnelles, à découvrir en suivant notre
suggestion d’itinéraire à pied (Cliquez ici)
4L’incontournable parc du temple du Ciel (Cliquez ici), le plus impressionnant des splendides parcs impériaux de Pékin
5La découverte des jardins, temples et pavillons du palais d’Été, aménagé au bord du lac Kunming ( Cliquez ici)
6Le canard laqué (Cliquez ici), le plat emblématique de la capitale
7La tour du Tambour (Cliquez ici) ou son pendant, la tour de la Cloche (Cliquez ici), du haut desquelles on admire les tuiles
vernissées des toits du quartier en contrebas
8Un concert et un verre dans un bar de hútòng. Jiāng Hú ( Cliquez ici) constitue un bon point de départ
BĚIJĪNG EN…
Deux jours
Baladez-vous dans les cours du temple des Lamas ( Cliquez ici), d’où s’élèvent des volutes d’encens, puis traversez la rue pour
flâner au temple de Confucius (Cliquez ici), encore plus paisible. Déjeunez et prenez un verre au Cafe Confucius ( Cliquez ici)
avant de marcher dans les hútòng (Cliquez ici et Cliquez ici), quartier de ruelles aménagées autour de maisons à cour carrée,
les sìhéyuàn, jusqu’aux tours du Tambour (Cliquez ici) et de la Cloche ( Cliquez ici). Pour terminer la journée, dînez au Dàl ǐ
Courtyard (Cliquez ici).
Levez-vous tôt pour profiter de l’atmosphère magique du parc du temple du Ciel ( Cliquez ici) au petit matin : les habitants
chantant des airs d’opéra y sont alors plus nombreux que les touristes. Mangez un morceau à l’Old Běijīng Zhájiàng Noodle
King (Cliquez ici), puis traversez la place Tiān’ānmén ( Cliquez ici) avant d’explorer la Cité interdite ( Cliquez ici). Le soir,
régalezvous de la spécialité de Běijīng, le canard laqué, dans l’un des plus célèbres établissements de Chine : le Qiánmén Quánjùdé
roast Duck restaurant (Cliquez ici).
Quatre jours
Suivez l’itinéraire ci-dessus, mais gardez suffisamment d’énergie pour une excursion inoubliable le troisième jour : une
excursion à la Grande Muraille (Cliquez ici). Les options sont multiples, d’une rapide visite d’une demi-journée à Bādál ǐng ,
très touristique, à une randonnée éprouvante sur des tronçons non restaurés, par exemple à G ǔběik ǒu ou à Jiànkòu . Pour les
familles, Mùtiányù (Cliquez ici) est une bonne idée. Emportez un pique-nique et ne comptez pas regagner la capitale avant la
tombée de la nuit.Le quatrième jour, prenez le métro pour vous rendre au palais d’Été ( Cliquez ici). Vous pourrez y passer la journée ou prévoir
des visites supplémentaires à proximité, comme les jardins botaniques (Cliquez ici), l’ancien palais d’Été (Cliquez ici) ou le parc
des Collines parfumées (Cliquez ici). Pour votre dernière soirée, revenez assez tôt pour dîner avant d’admirer un spectacle
d’acrobaties (Cliquez ici) ou d’aller à l’Opéra de Pékin (Cliquez ici).
Langues
Le běijīnghuà ou pékinois, est considéré comme la forme supérieure de la langue commune. Toutefois, si le dialecte de
Běijīng est à la base un mandarin standard, les deux diffèrent beaucoup dans l’accentuation et le langage familier.
11À voir
Le quartier de Dōngchéng ( ; Dōngchéng Qū, ou “cité de l’Est”) est le plus vaste des quartiers du centre de Běijīng et de loin
le plus intéressant pour les visiteurs. Nous l’avons divisé en secteurs nord, centre et sud. Le centre de Dōngchéng abrite la plupart
des monuments les plus célèbres, notamment la Cité interdite. De là, un réseau de hútòng s’étend au nord et à l’est. Le nord de
Dōngchéng est également riche en sites historiques et en hútòng, et il s’agit propablement du quartier le plus plaisant pour séjourner
à Běijīng. Le sud est dominé par le merveilleux parc du temple du Ciel.
L e quartier de Cháoyáng ( ; Cháoyáng Qū ; “Grand Est”), à l’est de Dōngchéng, abrite la plupart des ambassades
étrangères. C’est d’ailleurs ici que s’installent volontiers les expatriés. Si le secteur est pauvre en vestiges historiques et manque de
cachet, il compte certains des meilleurs restaurants, bars et commerces internationaux de la capitale, dont beaucoup sont regroupés
dans le quartier de Sānl ǐtún.
À l’ouest de Dōngchéng, le quartier de Xīchéng ( ; Xīchéng Qū ; “cité de l’Ouest”) conserve de solides liens avec le passé.
Nous l’avons scindé en secteurs nord et sud. Le secteur nord englobe les jolis lacs du centre de la capitale, à Hòuh ǎi et dans
l’enceinte du parc Běih ǎi. La partie sud comprend Dashilan, le quartier des voyageurs à petit budget.
Un peu à l’écart, le quartier de H ǎidiàn ( ; H ǎidiàn Qū) est le principal centre universitaire de la capitale. En outre, de très
belles excursions à la journée y sont possibles, notamment au palais d’Été.
1 Cité interdite et centre de Dōngchéng
oCité interdite
SITE HISTORIQUE
Plan offline GoogleMaps
( ; Z ǐjìn Chéng ; %010-8500 7114 ; www.dpm.org.cn ; nov-mars 40 ¥, avr-oct 60 ¥, salle d’exposition des Horloges 10 ¥,
salle des Joyaux 10 ¥, audioguide 40 ¥ ; h8h30-16h mai-sept, 8h30-15h30 oct-avr, fermé lun ; mTian’anmen West ou Tian’anmen
East). Ceinte d’une douve large de 52 m au cœur de Běijīng, la Cité interdite est le plus vaste et le mieux préservé des édifices
anciens en Chine. Centre du pouvoir étatique de la Chine impériale, de sa construction (1406-1420) à la fin de la dynastie Qing en
1911, la Cité interdite fut nommée ainsi car elle resta inaccessible pendant cinq siècles. Ce palais jadis soumis à toute une série de
rituels et de protocoles demeure le plus vaste ensemble palatial du monde. Visiter la Cité interdite en apprend beaucoup sur
l’architecture mais aussi sur l’organisation politique et sociale de la Chine impériale. Elle a été inscrite sur la liste du Patrimoine
mondial en 1987.
Aujourd’hui, la Cité interdite est connue souslenomde musée du Palais ( ; Gùgōng Bówùgu ǎn), mais la plupart des
Chinois l’appellent simplement Gù Gōng ( ; ancien palais).
Autrefois, quiconque y pénétrait sans y être invité était exécuté sur-le-champ ; de nos jours 40-60 ¥ font l’affaire ! Comptez au
moins une journée pour explorer la Cité interdite – si l’endroit vous passionne, vous devrez y faire plusieurs visites.
Des guides patientent à l’entrée, mais autant choisir les excellents audioguides (40 ¥ ; français disponible). Vous trouverez des
restaurants, des toilettes et des DAB, ainsi que des fauteuils roulants et des poussettes en prêt (caution respective de 500/300 ¥).
ENTRÉE
Les touristes doivent entrer par la porte du Μidi ( ; W ǔ Mén), une imposante porte en forme de U, flanquée de deux ailes et de
pavillons, à l’extrémité sud de la cité palatiale, dont l’accès était jadis réservé à l’empereur. Autrefois, les allées et venues de la
famille impériale étaient signalées au moyen de gongs et de cloches, et les personnes de moindre rang empruntaient des portes
plus modestes : les militaires utilisaient la porte Ouest et les civils la porte Est. C’est aussi devant cette porte que l’empereur passait
ses troupes en revue, annonçait le calendrier de la nouvelle année, jugeait les prisonniers et supervisait la flagellation des ministres
gênants.
En franchissant la porte du Midi, on pénètre dans une immense cour, dite cour extérieure, qui pouvait accueillir des audiences
impériales de 100 000 personnes. Désormais, les pierres affaissées sont envahies d’herbes sèches, en particulier au niveau du
pourtour, ce qui donne une idée de l’ampleur des restaurations nécessaires. On traverse la rivière aux Eaux d’or ( ; Jīn Shu ǐ),
tracée en forme d’arc tatare et enjambée par cinq ponts de marbre, avant d’atteindre la magnifique porte de l’Harmonie suprême (
; Tàihé Mén).
À NE PAS MANQUER
SALLE D’EXPOSITION DES HORLOGESPlan offline GoogleMaps
La salle d’exposition des Horloges ( ; Zhōngbi ǎo Gu ǎn ; 10 ¥ ; h8h30-16h en été, 8h30-15h30 en hiver) est l’un des
grands attraits de la Cité interdite. Située dans la salle du Culte ancestral (Fèngxiàn Diàn), juste à droite après les Trois
Grandes Salles, l’exposition comporte une intéressante collection d’horloges et de montres, dont beaucoup proviennent de
l’étranger et furent offertes aux empereurs Qing. Admirablement ouvragées et ornées de motifs figurant notamment des
éléphants, toutes les pièces témoignent d’une habilité et d’une attention portée aux détails. Essayez d’arriver à 11h ou 14h, pour
profiter du spectacle offert par des pièces de choix qui frappent l’heure devant les spectateurs.Cité interdite
1Les incontournables
1 Cité interdite B2
2 Parc J ǐngshān B1
3 Parc Zhōngshān A5
1À voir
4 Salle d’exposition des Horloges C3
5 Porte de la Prouesse divine (sortie) B1
6 Porte de la Paix céleste B6
7 Porte de l’Harmonie suprême B4
Salle du Culte ancestral (voir4)
8 Salle de la Gloire littéraire C4
9 Salle du Génie militaire B4
10 Salle de la Culture du caractère B2
11 Salle de l’Harmonie du milieu B3
12 Salle de l’Harmonie préservée B3
13 Salle de l’Harmonie suprême B3
14 Palais de l’Union B2
15 Jardin impérial B2
16 Porte du Midi – entrée de la Cité interdite B5
17 Mur des Neuf dragons C3
18 Palais de la Tranquillité terrestre B2
19 Palais de l’Élégance accumulée B2
20 Palais de la Pureté céleste B2
21 Pavillon des Mélodies joyeuses – Opéra C2
22 Porte Shùnzhēn B2
23 Autel carré B6
24 Temple Suprême C6
25 Salle des Joyaux C2
26 Parc de la Culture des Travailleurs C6
2Activités
27 Dragonfly Therapeutic Retreat D4
5Où se restaurer
28 TRB Bites@The Courtyard D4
6Où prendre un verre et faire la fête
29 Láijīny ǔxuān Teahouse B6
3Où sortir
30 Forbidden City Concert Hall B6
7Achats
31 Celadon Story D4
8Renseignements
32 Entrée du Grand Palais de la Paix et de la Longévité C3
33 Sortie du Grand Palais de la Paix et de la Longévité C2
34 Billetterie de la Cité interdite B5
35 Billetterie de la porte de la Paix céleste B6
36 Entrée sud du parc J ǐngshān B1
37 Porte Nord-Est B5
38 Porte Sud A7
39 Porte Ouest A6
GALERIES DU PREMIER CÔTÉ
Avant de passer la porte de l’Harmonie suprême pour atteindre les monuments phares de la Cité interdite, dirigez-vous à l’est et à
l’ouest de l’immense cour pour visiter la galerie de la Peinture et de la Calligraphie dans la salle du Génie militaire ( ; W ǔ
Yīng Diàn), ainsi que la superbe galerie de la Céramique, aménagée dans la salle de la Gloire littéraire ( Wén Huà Diàn),
au sol grinçant.
TROIS GRANDES SALLES
Une terrasse de marbre sur trois niveaux, bordée de balustrades, soutient les Trois Grandes Salles, cœur prestigieux de la Cité
interdite. Récemment réhabilitée, la salle de l’Harmonie suprême ( ; Tàihé Diàn) est la plus importante et la plus vaste de la
résidence impériale. Bâtie au XVe siècle et restaurée au XVIIe siècle, elle était utilisée pour des cérémonies comme l’anniversaire de
l’empereur, l’intronisation de chefs militaires et les couronnements. La salle de l’Harmonie suprême renferme le trône du Dragon (
; Lóngy ǐ), richement décoré, où l’empereur siégeait devant ses fonctionnaires. En présence du souverain, tous les membres de
la Cour devaient toucher le sol neuf fois de leur front (une pratique appelée kòu tóu en chinois). Derrière le trône se trouve une
gravure des grottes bouddhiques sacrées de Xumi Shan.
Derrière la salle de l’Harmonie suprême, la salle de l’Harmonie du milieu ( ; Zhōnghé Diàn), plus petite, servait
d’antichambre à l’empereur qui s’y livrait aux derniers préparatifs, répétait ses discours, recevait ses conseillers ou méditait. Deux
chaises à porteurs de la dynastie Qing, mode de transport de l’empereur dans l’enceinte de la Cité interdite, y sont exposées. Le
dernier empereur, Puyi, se déplaçait en revanche à bicyclette et il modifia le terrain du palais par endroits afin de se mouvoir plus
facilement.
Le troisième pavillon est la salle de l’Harmonie préservée ( ; B ǎohé Diàn), dépourvue de colonnades, à l’origine réservée
aux banquets et, plus tard, aux examens impériaux. À l’arrière s’étend une voie impériale en marbre sculptée de dragons et de
nuages, dont les 250 tonnes furent convoyées à Běijīng sur un chemin de glace. On y transportait l’empereur en chaise à porteurs
lorsqu’il montait ou descendait la terrasse. Les bâtiments entourant les Trois Grandes Salles étaient utilisés pour stocker de l’or, de
l’argent, de la soie, des tapis et autres trésors.La Cité interdite
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PROMENADE À PIED
Une fois passée la porte du Midi, tournez à droite pour visiter l’excellente galerie de la Céramique 1, aménagée dans la salle
de la Gloire littéraire.

Revenez dans le complexe central et traversez la magnifique porte de l’Harmonie suprême pour arriver aux Trois Grandes
Salles : d’abord la plus vaste, la salle de l’Harmonie suprême 2, suivie de la salle de l’Harmonie du milieu 3et, enfin, la
salle de l’Harmonie préservée 4, derrière laquelle serpente l’imposante voie impériale en marbre.

Là, tournez à droite pour visiter l’originale salle d’exposition des Horloges 5 avant d’entrer dans le grand palais de la Paix
et de la Longévité 6, sorte de Cité interdite en modèle réduit, construit à l’est du complexe principal. Il comprend notamment
le beau mur des Neuf Dragons 7et, au nord, une série de pièces appelées collectivement salle des Joyaux, où sont
présentées d’excellentes expositions dans la salle des Joyaux. Ne manquez pas le pavillon des Mélodies joyeuses 8, un
merveilleux Opéra sur trois niveaux.

Marchez jusqu’à l’extrémité nord de ce secteur, puis dirigez-vous à l’ouest vers le Jardin impérial 9, avec ses cyprès
séculaires et ses jolis pavillons, avant de sortir en traversant la porte Ouest des jardins (derrière le pavillon des Mille Automnes).
Explorez alors les palais de l’Ouest a, un ensemble de maisons à cour carrée où résidaient la plupart des empereurs durant
leur règne.

Quittez ce secteur par son angle sud-ouest avant de revenir sur vos pas et de marcher direction nord. Traversez la porte de la
Pureté céleste pour voir les trois dernières salles centrales – le palais de la Pureté céleste b, la salle de l’Union cet le
palais de la Tranquillité terrestre d – avant de sortir par la porte Nord.À SAVOIR
CYCLO-POUSSE : GARE AUX ESCROQUERIES !
Des conducteurs de cyclo-pousse (rickshaws) et de taxis insistants attendent les visiteurs un peu désorientés à la porte nord de
la Cité interdite (porte de la Prouesse divine) pour tenter de profiter de leurs largesses. Une balade en cyclo-pousse, c’est
toujours amusant, à condition de bien négocier le tarif. Sachez qu’il devrait vous en coûter environ 20 ¥ par cyclo-pousse, de cet
endroit à la tour du Tambour.
Le tour de passe-passe le plus courant pour ces conducteurs consiste à dire “three” (“trois”). On pense alors qu’ils veulent dire
3 yuáns (une affaire !). Mais ensuite, ils prétendent à toute force qu’ils voulaient dire trois… cents (“three hundred”) ! Le mieux
est probablement de les éviter en s’éloignant de quelques centaines de mètres dans n’importe quelle direction, puis de héler un
taxi.
Sinon, tournez à gauche au sortir de la porte nord et marchez jusqu’à l’arrêt de bus voisin. De là, le bus n° 124 conduit à la
tour du Tambour, tandis que les bus et font le tour de la Cité interdite et terminent leur boucle au sud à Qiánmén, à
l’extrémité sud de la place Tiān’ānmén.
Sur les flancs est et ouest des Trois Grandes Salles, des pavillons renferment habituellement d’excellentes expositions sur divers
sujets : instruments scientifiques, objets du quotidien ou cadeaux de dignitaires. On peut notamment y voir un intéressant diorama
de l’ensemble palatial.
PETITES SALLES CENTRALES
La configuration de base des Trois Grandes Salles se retrouve dans le groupe de bâtiments suivants, plus petits par la taille, mais
plus importants en termes de pouvoir, lequel, selon la tradition chinoise, réside à l’arrière.Le premier de ces édifices, le palais de la Pureté céleste ( ; Qiánqīng Gōng), fut la résidence des empereurs Ming et des
premiers souverains Qing, avant de devenir une salle d’audience pour les dignitaires étrangers et les officiels de haut rang.
Juste derrière se trouve le palais de l’Union ( ; Jiāotài Diàn), où trône une clepsydre (horloge à eau) fabriquée en 1745,
avec cinq récipients en bronze et une balance graduée. Il y a aussi une horloge mécanique datant de 1797 et une collection de
sceaux impériaux en jade. Le palais de la Tranquillité terrestre ( ; Kūnníng Gōng), de couleur rouge, était la chambre
nuptiale du couple impérial.
JARDIN IMPÉRIAL
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À l’extrémité nord de la Cité interdite, le Jardin impérial ( ; Yù Huāyuán) est une composition chinoise classique de 7 000
m², joliment paysagée et comportant des rocailles, des allées, des pavillons et des cyprès séculaires. Avant d’atteindre la porte de la
Prouesse divine ( ; Shénw ǔ Mén), la sortie nord de la Cité interdite, et la porte Shùnzhēn ( ; Shùnzhēn Mén), qui y
mène, remarquez les deux éléphants en bronze. Leurs pattes de devant sont pliées d’une manière incongrue sur le plan
anatomique, ce qui symbolise la puissance de l’empereur, devant qui même les pachydermes devaient être figurés en révérence.
GRAND PALAIS DE LA PAIX ET DE LA LONGÉVITÉ
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Une Cité interdite en miniature, appelée grand palais de la Paix et de la Longévité ( ; Níng Shòu Quán Gōng), a été
érigée dans l’angle nord-est du complexe, en imitant le plan des Trois Grandes Salles de l’axe central. Sous la dynastie Ming, c’est
ici que vivaient l’impératrice douairière et les concubines impériales. Le palais abrite désormais un ensemble d’édifices et de cours
plus calmes, où sont conservées de belles collections désignées sous le nom de salle des Joyaux ( ; Zhēn B ǎo Gu ǎn ; 10
¥).
On pénètre dans l’ensemble palatial par le côté sud, non loin de la salle d’exposition des Horloges. À l’entrée, vous découvrirez le
beau mur des Neuf Dragons ( ; Ji ǔlóng Bì), en faïence, des créatures mythiques considérées comme protectrices. Il ne
reste que trois murs de ce type en Chine.
Les visiteurs se dirigent alors vers le nord et explorent plusieurs salles et cours paisibles avant d’atteindre l’extrémité nord de la
Cité interdite. Ne manquez pas le pavillon des Mélodies joyeuses ( ; Chàngyīn Gé), un Opéra en bois sur trois niveaux, qui
était le plus grand théâtre du palais. Remarquez les trappes qui permettaient aux acteurs d’accentuer l’effet dramatique de leur
entrée en scène.
PALAIS OUEST ET EST
Cinq ou six palais avec cours, plus modestes, sont répartis à l’est et à l’ouest des Petites Salles centrales. Tous devraient désormais
être ouverts au public, mais au moment de nos recherches, ceux du côté est étaient fermés pour rénovation. C’est dans ces édifices
que la plupart des empereurs vivaient réellement, et beaucoup de bâtiments, en particulier ceux du côté ouest, sont pourvus de
mobilier impérial. La salle de la Culture du caractère ( ; Y ǎng Xīn Diàn) est splendide, tandis que le palais de l’Élégance
accumulée ( ; Ch ǔ Xiù Gōng) conserve quelques photographies intéressantes de Puyi, le dernier empereur, intronisé à l’âge
de 2 ans et 10 mois, au début du XXe siècle.
Place Tiān’ānmén
ESPLANADE HISTORIQUE
Plan offline GoogleMaps
( ; Tiān’ānmén Gu ǎngch ǎng ; carte Cliquez ici ; mTian’anmen West, Tian’anmen East ou Qianmen). FFlanquée
d’austères édifices de style soviétique des années 1950 et entourée de barrières blanches, la plus grande place publique du monde
(44 ha) est une immense étendue pavée au cœur de Běijīng. En vous levant tôt, vous pourrez assister au lever du drapeau, exécuté
au lever du soleil par des soldats de l’Armée populaire de libération, entraînés à marcher au rythme de 108 pas de 75 cm à la
minute. Les soldats arrivent par la porte de la Paix céleste (entrée sud de la Cité interdite) et traversent Chang’an Jie au pas de l’oie.
La circulation est alors arrêtée. La cérémonie inverse a lieu au coucher du soleil.
Cœur symbolique de l’univers chinois, cette place rectangulaire, cernée d’édifices à l’est et à l’ouest, évoque le plan de la Cité
interdite et se conforme à la tradition, malgré ses bâtiments d’inspiration soviétique. Mao voulait qu’elle reflète la grandeur du Parti
communiste. Pendant la Révolution culturelle, le Grand Timonier, brassard de garde rouge au bras, y présida des défilés d’un million
de participants. “L’incident de Tiān’ānmén” est le nom donné à la quasi-émeute qui eut lieu sur la place en 1976, pour accompagner
la mort de Zhou Enlai. La même année, un million de Chinois s’y rassemblèrent pour rendre un dernier hommage à Mao.
L’événement le plus tristement célèbre eut lieu en 1989, lorsque l’armée intervint contre 300 000 manifestants, en majorité des
étudiants, qui réclamaient la démocratie. La répression sanglante fit un millier de morts et autant de blessés.
Malgré son statut de lieu public, la place appartient plus au gouvernement qu’au peuple : elle est surveillée par des caméras et des
policiers en civil la sillonnent en gyropode. Les points d’accès signalés, les contrôles de sécurité à l’entrée font de la place
Tiān’ānmén une sorte d’enclave dans la capitale, où règne une atmosphère de contrôle et de restriction très palpable.
Si l’on ajoute à cela qu’elle ne comporte aucun endroit où s’asseoir, ce n’est pas vraiment un lieu invitant à la détente, mais elle
est si célèbre que peu de visiteurs quittent Běijīng sans l’avoir vue. Le spectacle en vaut d’ailleurs la peine, surtout quand le ciel est
bleu, ou le soir, quand la place est illuminée.
Porte de la Paix célesteMONUMENT
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( ; place Tiān’ānmén ; carte Cliquez ici ; 15 ¥, consigne 2-6 ¥ ; h8h30-16h30 ; mTian’anmen West ou Tian’anmen East).
Ornée d’un immense portrait de Mao Zedong et gardée par deux couples de lions en pierre de l’époque Ming, la porte de la Paix
céleste est un puissant symbole national, au nord de la place Tiān’ānmén. Édifié au XVe siècle et restauré au XVIIe siècle, ce
pavillon à double toit était à l’origine la plus grande des quatre entrées perçant l’enceinte de la Cité interdite. Mao y proclama la
République populaire de Chine le 1er octobre 1949 et, aujourd’hui, c’est de là que le cénacle politique regarde les parades militaires.
Montez si possible jusqu’à la terrasse pour profiter d’une vue dégagée sur la place Tiān’ānmén, et admirez à l’intérieur les poutres
(une soixantaine) et les peintures exubérantes. La tour renferme une intéressante collection de photographies retraçant l’histoire de
la porte (en chinois uniquement) et de la place Tiān’ānmén.
Passer la porte pour se rendre à la Cité interdite est gratuit, mais il faut payer pour grimper en haut de la porte. La billetterie se
situe du côté nord de la porte. Les billets pour la Cité interdite sont vendus quelque 600 m plus au nord (porte du Midi, Cliquez ici).
Porte du Devant
PORTE HISTORIQUE
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( ; Qián Mén ; carte Cliquez ici ; 20 ¥, audioguide 20 ¥ ; h9h-16h mar-dim ; mQianmen). La porte du Devant (ou porte
Antérieure) comprend en fait deux issues. La plus au nord, haute de 40 m, la porte Zhèngyáng ( ; Zhèngyáng Mén
Chénglóu), date de la dynastie Ming. Elle était la plus grande des neuf portes de l’enceinte intérieure de la ville, laquelle séparait la
Cité intérieure (mandchoue) de la ville extérieure (chinoise). Depuis la destruction des murs d’enceinte, la porte semble un peu hors
sujet, mais on peut y monter pour profiter du point de vue sur la place et la tour de la Flèche, au sud.Centre de Dōngchéng
1Les incontournables
1 Temple Zhìhuà G5
1À voir
2 Musée ferroviaire de Běijīng B8
3 Mausolée de Mao Zedong B7
4 Ancien quartier des Légations B7
5 Ancienne poste française C7
6 Porte du Devant B8
7 Galaxy Soho G4
8 National Museum of China B7
9 Poly Art Museum G1
10 Sh ǐjiā Hútòng(musée) E4
11 Tour de guet de l’angle sud-est et Red Gate Gallery G8
12 Place Tiān’ānmén B7
13 Tour de la flèche de la porte Zhèngyáng B8
2Activités
14 Bike Běijīng C4
15 Tables de ping-pong du parc J ǐngshān B2
16 Mílún Kungfu School D5
4Où se loger
17 Běijīng City Central International Youth Hostel F7
18 Běijīng Saga International Youth Hostel F4
19 City Walls Courtyard B2
20 Côté Cour E4
21 Feel Inn C5
22 Hulu Hotel E4
23 J ǐngshān Garden Hotel B3
24 Temple Hotel C2
5Où se restaurer
25 Běijīng Dàd ǒng Roast Duck Restaurant E5
26 Crescent Moon Muslim Restaurant F2
27 Marché de nuit de Dōnghuámén C5
28 Little Yúnnán C3
29 M ǎn Fú Lóu B2
30 Royal Icehouse A2
31 Zu ǒ Lín Yòu Shè C2
6Où prendre un verre et faire la fête
32 Alley Coffee B3
33 Le Grenadier A2
7Achats
34 Běijīng apm D5
35 Foreign Languages Bookstore D5
36 Oriental Plaza D6
8Renseignements
37 Porte Est B3
38 Administration d’État du patrimoine culturel C3
39 Porte Ouest A3
Elle fut partiellement détruite pendant la révolte des Boxers de 1900, et les deux temples qui la flanquaient ont disparu.
Aux étages supérieurs, des photographies historiques (légendes en anglais et en chinois) permettent d’imaginer le quartier au
début du siècle dernier, avant la destruction des remparts et des nombreux temples et portes alentour.
Au sud s’élève la tour de la Flèche de la porte Zhèngyáng ( ; Zhèngyángmén Jiànlóu ; carte Cliquez ici), fermée au
public. Datant aussi de la dynastie Ming, elle était reliée à l’origine à la porte Zhèngyáng par une enceinte en demi-cercle, démolie
au XXe siècle.
National Museum
MUSÉE D’HISTOIRE DE LA CHINE
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( ; Zhōngguó Guójì Bówùgu ǎn ; carte Cliquez ici ; en.chnmuseum.cn ; Guangchangdongce Lu, place Tiān’ānmén ;
; audioguide 30 ¥, café à partir de 20 ¥, thé à partir de 10 ¥, pâtisseries et sandwichs 10-20 ¥ ; h9h-17h
mardim, dernière entrée 16h ; mTian’anmen East). FLe musée le plus important de la capitale, inauguré en 2011, mérite amplement
la visite. Il est aménagé dans un immense bâtiment des années 1950, sur le flanc oriental de la place Tiān’ānmén. Au sous-sol,
l’exposition dédiée à la Chine ancienne est extraordinaire. On peut facilement consacrer 2 heures à découvrir les nombreuses
pièces illustrant l’histoire chinoise, du paléolithique à la fin de la dynastie Qing. Le tout dans des salles spacieuses, à la
muséographie bien conçue et sous un éclairage tamisé.
Mausolée de Mao Zedong
MÉMORIAL
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( ; Máo Zh ǔxí Jìniàntáng ; carte Cliquez ici ; place Tiān’ānmén ; consigne sac/appareil photo 2-10/2-5 ¥ ; h7h30-13h
mar-dim ; mTian’anmen West, Tian’anmen East ou Qianmen). FMao Zedong est mort en septembre 1976, et ce mausolée a été
érigé peu après, du côté sud de la place Tiān’ānmén. Cet édifice trapu, d’inspiration soviétique, s’élève sur l’axe nord-sud divisant
Běijīng symétriquement, à l’emplacement de la porte Zhōnghuá (Zhōnghuá Mén), qui fut rasée lors de l’aménagement par les
communistes de la place Tiān’ānmén. Mao est encore très vénéré en Chine, et l’on voit parfois des gens fondre en larmes à la vue
de sa dépouille embaumée, visible dans son cercueil de verre.oParc J ǐngshān (colline de Charbon)
JARDIN IMPÉRIAL
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( ; J ǐngshān Gōngyuán ; Jingshan Qianjie ; adulte 2 ¥, en été 5 ¥ ; h6h-21h30 ; mTian’anmen West, puis bus n° 5). Dans
le prolongement de la Cité impériale, le J ǐngshān Gōngyuán, l’un des plus beaux parcs de la capitale, est aménagé sur l’une des
collines artificielles du centre de Běijīng, un monticule créé à partir de la terre de remblai issue du creusement des douves de la Cité
interdite. Appelé colline de Charbon par les Occidentaux à l’époque des Légations, Jīngshān répond aux principes de la géomancie
chinoise : c’est un espace feng shui, voué à protéger le palais des mauvais esprits (ou des tempêtes de sable) venus du nord.
Montez au sommet pour un splendide panorama de la ville et une vue sur les toits mordorés de la Cité interdite.
Du côté est du parc, un caroubier est planté à l’endroit où le dernier des empereurs Ming, Chongzhen, se serait pendu alors que
les rebelles prenaient d’assaut l’enceinte de la capitale. Le reste du parc est l’un des meilleurs endroits de Běijīng pour observer les
habitants. Venez tôt le matin pour regarder les personnes âgées ou vous joindre à elles tandis qu’elles dansent, chantent, pratiquent
le tai-chi ou jonglent avec des volants de badminton géants. En avril-mai, le parc est fleuri de pivoines et de tulipes ; il accueille une
fête des fleurs très populaire (10 ¥).
Le parc compte trois entrées : la porte sud fait face à la porte nord de la Cité interdite (sortie uniquement) ; la porte ouest (carte
Cliquez ici) mène à la porte est du parc Běih ǎi ; quelques cafés agréables sont installés devant la porte est (carte Cliquez ici).
oParc Zhōngshān
JARDIN
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( ; Zhōngshān Gōngyuán ; adulte 3 ¥, spectacle de tulipes et de fleurs du printemps 10 ¥ ; h6h-21h ; mTian’anmen West).
Tenant son nom de Sun Zhongshan (Sun Yat-sen), le père de la Chine moderne, ce parc paisible, à l’angle sud-ouest de la Cité
interdite, jouxte la porte de la Paix céleste. Il donne en partie sur les douves du palais (où l’on peut louer des pédalos) et sur
d’imposants remparts. Agréable prologue ou épilogue à la magnificence de la Cité interdite, c’était anciennement un autel sacré, de
style Ming, dédié au dieu du Sol et des Moissons (Shèjìtán), où les empereurs venaient offrir des sacrifices. En subsiste l’Autel carré
(w ǔsè t ǔ), flanqué de toutes parts par des murs ornés de carreaux de faïence colorés.
Près de l’entrée sud du parc se dresse un imposant páilóu (portique ornemental), couvert de faïence bleu foncé. Doté de triples
avant-toits, il rendait hommage à l’origine au baron von Ketteler, chef de la Légation allemande en Chine, assassiné par les Boxers
en 1900. Immédiatement à droite (à l’est), se trouve la Láijīny ǔxuān Teahouse (Cliquez ici), une maison de thé centenaire. Au nord,
toujours dans la partie est du parc, se trouve la salle de concert de la Cité interdite (Cliquez ici). À l’instar du parc J ǐngshān, le
Zhōngshān est très fleuri en avril-mai, la saison du spectacle de tulipes et fleurs du printemps. La sortie nord-est du parc conduit
près de la porte du Midi, qui donne accès à la Cité interdite. La sortie sud mène aux abords de la place Tiān’ānmén. Il existe aussi
une porte ouest.
Parc de la Culture des travailleurs
ANCIEN JARDIN IMPÉRIAL
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( ; Láodòng Rénmín Wénhuà Gōng ; %court de tennis 010-6512 2856 ; entrée du parc 2 ¥, court de tennis 80 ¥/h,
temple Suprême 10 ¥ ; h6h30-19h30, court de tennis 6h-23h30 ; mTian’anmen East). Ce parc voisin du Zhōngshān, également
situé entre la place Tiān’ānmén et la Cité interdite, est un havre de paix. C’est aussi l’un des secrets les mieux gardés de la capitale.
Peu de visiteurs se détournent de leur chemin vers la porte du Midi, entrée principale de la Cité interdite, pour découvrir ce qui était
pourtant un lieu de culte important pour l’empereur. Le parc abrite également le temple Suprême ( ; Tài Miào ; 10 ¥), dont le
plafond est superbement sculpté.
oTemple Zhìhuà
TEMPLE BOUDDHIQUE
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( ; Zhìhuà Sì ; carte Cliquez ici ; 5 Lumicang Hutong ; adulte 20 ¥, audioguide 10 ¥, gratuit mer ; h8h30-16h30, fermé lun ;
mJianguomen ou Chaoyangmen). Ceux des temples de Běijīng qui ont survécu ont pâti de travaux de restauration négligés, qui en
ont souvent gommé l’authenticité. Ce temple vétuste, en revanche, a conservé l’ambiance et les saveurs du vieux Pékin, même s’il
ne reçoit plus de fidèles. Niché au bout d’un hútòng rarement visité, il a en effet été épargné par le ravalement à la peinture qui
signale l’arrivée de groupes de touristes.
Vous ne verrez pas le plafond à caissons de la salle Zhìhuà (il se trouve aux États-Unis), et les Quatre Rois célestes ont disparu
de la porte Zhìhuà ( ; Zhìhuà Mén). En revanche, la salle des Textes sacrés, sur un côté de la cour centrale, cache une
bibliothèque en bois, de forme octogonale, de la dynastie Ming, couronnée d’un bouddha assis, et un magnifique plafond non
restauré. Clou de la visite, à l’extrémité du sanctuaire, la salle des Dix Mille Bouddhas ( ; Wànfó Diàn) est ornée, sur deux
niveaux, de représentations bouddhiques miniatures, insérées dans des niches, et de vitrines où sont entreposés des sutras
(recueils d’aphorismes sanscrits). Son entrée est dominée par trois imposantes divinités en bois sculpté (dont une statue du
Bouddha, dit Tathagata, de 6 m de haut, flanquée de Brahma et d’Indra). L’étage de cette salle n’est plus accessible aux visiteurs.
Tâchez de faire coïncider votre visite avec le spectacle musical gratuit d’un quart d’heure, qui a lieu dans la salle Zhìhuà chaque
jour, à 10h et à 15h. Les musiciens jouent d’instruments traditionnels, associés au culte bouddhique.
Notez au passage le contraste offert dans le paysage urbain entre ce temple du XVe siècle et les courbes futuristes du Galaxy
Soho (carte Cliquez ici), un vaste ensemble de bureaux et de commerces, conçu par l’architecte Zaha Hadid et inauguré en 2012 – il
domine désormais ce quartier de hútòng.Ancien quartier des Légations
PATRIMOINE
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( ; carte Cliquez ici ; mChongwenmen, Qianmen ou Wangfujing). L’ancien quartier des Légations, où les puissances
européennes installèrent dans les années 1860 ambassades, écoles, postes et banques, s’étend à l’est de la place Tiān’ānmén.
Hormis le musée de la Police de Běijīng, l’ancienne poste française (devenue un restaurant sichuanais), et certains des édifices du
quartier des Légations (aujourd’hui des restaurants huppés et de sélects cercles privés), on ne peut entrer dans aucun bâtiment. Une
simple balade dans les rues (Dongjiaomin Xiang, Taijichang Dajie et Zhengyi Lu) donne un aperçu de l’ambiance européenne
d’antan.
Poly Art Museum
ART DU BRONZE
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( ; B ǎolì Yìshù Bówùgu ǎn ; carte Cliquez ici ; %010-6500 8117 ; www.polymuseum.com ; 9e niveau, Poly Plaza, 14
Dongzhimen Nandajie ; 20 ¥, audioguide 10 ¥ ; h9h30-17h lun-sam ; bDongsi Shitiao). Ce charmant petit musée possède une belle
collection de bronzes des dynasties Shang et Zhou, le summun en matière de travail du bronze. Ne manquez pas la doublure
ornementée sur le “zūn en forme de Phoenix” un récipient à vin, ni le “ y ǒu aux visages divins” un autre
récipient agrémenté sur le côté d’une tête d’éléphant. Les motifs animistes minutieux ornant le Gangbo Yŏu sont tout aussi
saisissants.
Sh ǐjiā Hútòng
MUSÉE
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( ; Sh ǐjiā Hútòng Bówùgu ǎn ; carte Cliquez ici ; 24 Shijia Hutong ; ; h9h30-16h30 mar-dim).
FAménagé dans une jolie cour rénovée, ce musée retrace l’histoire du Shijia Hutong, et plus généralement celle des hútòng de la
capitale, à travers des photos, des cartes, des maquettes et des objets anciens (légendes en anglais). La grande maquette du
quartier, avec Shijia Hutong au centre, est particulièrement instructive.
1 Tour du Tambour et nord de Dōngchéng
Tour du Tambour
PATRIMOINE
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( ; G ǔlóu ; carte Cliquez ici ; Gulou Dongdajie ; 20 ¥, billet pour les 2 tours 30 ¥ ; h9h-17h, dernière entrée 16h40 ;
mShichahai ou Gulou Dajie). Tout comme la tour de la Cloche, qui se dresse derrière elle, la magnifique tour du Tambour, peinte en
rouge, était l’horloge officielle de la ville. Ainsi, on roulait les tambours pour marquer les heures de la journée.
Construite en 1272, la tour du Tambour était jadis le centre de Dàdū, la capitale de la dynastie mongole des Yuan. Cet édifice fut
détruit par un incendie avant d’être reconstruit, légèrement à l’est de son emplacement d’origine, en 1420. Le bâtiment actuel est une
réplique de la tour du XVe siècle, érigée sous la dynastie Qing.
Grimpez l’escalier intérieur pour admirer les toits aux tuiles grises des hútòng voisins, mais vous ne verrez pas la tour de la Cloche
car le balcon nord est fermé. Vous ne regretterez pas l’ascension, surtout si elle coïncide avec une démonstration de tambour.
Ces séances, qui ne durent que quelques minutes, ont lieu régulièrement (horaires affichés à la billetterie) sur des reproductions des
25 tambours de la dynastie Ming dont les roulements retentissaient jadis dans ce quartier de la capitale. L’un des 25 instruments
d’origine est exposé ; il s’agit du tambour du Veilleur de nuit ( ; Gēngg ǔ), poussiéreux et bosselé. Vous verrez aussi la
réplique d’une clepsydre datant de la dynastie Song.
À SAVOIR
AIRPOCALYPSE
La pollution atmosphérique à Běijīng est un problème bien connu. En 2013, pourtant, elle a atteint des sommets. On a même
parlé d’“Airpocalypse” lors d’une semaine au mois de janvier, durant laquelle la ville a connu le pire taux de pollution jamais
enregistré. La mesure du taux de particules fines les plus dangereuses (communément appelées PM 2,5) a alors dépassé les
600 microgrammes par m². Certaines stations de mesure ont même enregistré un taux de 900 microgrammes par m². À titre de
comparaison, la plupart des villes d’Europe et des États-Unis affichent en moyenne un taux de PM 2,5 de moins de 50, niveau
estimé comme “bon” par l’Agence américaine de protection de l’environnement (EPA).
L’air de la capitale n’est pas toujours aussi terriblement pollué, et les voyageurs qui séjournent ici lorsque le ciel est d’un bleu
limpide se demanderont peut-être si tout cela n’est pas exagéré. Toutefois, les statistiques sur le long terme n’augurent rien de
bon. Entre avril 2008 et mars 2014, Běijīng n’a connu que 25 “bonnes” journées.
Si vous êtes sensible à la pollution atmosphérique, munissez-vous d’un masque antipollution. Vous trouverez des conseils
pour orienter votre achat sur l’excellent site Internet Air Quality Index China (aqicn.org, en anglais), qui publie également le
taux de pollution en temps réel à Běijīng et dans d’autres villes. À Běijīng, Torana Clean Air (www.toranacleanair.com), qui
possède deux enseignes, vend des masques de qualité. Si vous voyagez avec des enfants, mieux vaut acheter leurs masques
avant de partir car les articles de qualité adaptés à la physionomie des petits sont plus difficiles à trouver en Chine.Tour de la Cloche
PATRIMOINE
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( ; Zhōnglóu ; carte Cliquez ici ; Gulou Dongdajie ; 20 ¥, billet pour les 2 tours 30 ¥ ; h9h-17h, dernière entrée 16h40 ;
mShichahai ou Gulou Dajie). Plus modeste, l’édifice gris de la tour de la Cloche est peut-être plus charmant que sa resplendissante
moitié, la tour du Tambour. Elle a donné son nom à ce quartier de Běijīng. Autre avantage : elle dispose d’un balcon avec vue sur
son homologue.
À l’instar des tambours de la tour du Tambour, les cloches de la tour de la Cloche servaient d’horloge officielle de Běijīng sous les
dynasties Yuan, Ming et Qing, et jusqu’en 1924. La tour de la Cloche semble plus ancienne, peut-être parce qu’elle n’est pas peinte.
En réalité, les deux édifices datent à peu près de la même époque, puisque la tour de la Cloche fut également érigée en 1272.
Détruite par un incendie, elle fut reconstruite dans les années 1440. L’édifice actuel date de 1745.
Comme à la tour du Tambour, on peut monter au sommet par un escalier intérieur très raide (soyez prudent), et le point de vue est
encore plus mémorable, car l’édifice s’avance plus avant dans les hútòng et l’on voit la tour du Tambour depuis le balcon
d’observation. Admirez l’imposante cloche de 63 tonnes, vieille de 600 ans, suspendue dans le bel intérieur, non restauré. Les
cloches chinoises ne comportent pas de battant : on les cogne avec un bâton robuste.
Dans la tour, au rez-de-chaussée (côté sud), la maison de thé de la tour de la Cloche sert un choix de thés chinois (50 ¥ par
personne et par heure). On peut aussi y acheter du thé et des services à thé.
La place située entre les deux tours est idéale pour observer les passants. Il fait bon s’y attarder un peu, même si vous ne montez
pas dans l’une ou l’autre tour. On y trouve quelques excellents bars et cafés, certains offrant une belle vue sur la place depuis leur
toit. Les deux tours sont joliment éclairées le soir. Lors de la rédaction de ce guide, de grands travaux de rénovation étaient en cours
sur la place (encadré Cliquez ici).

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