Chine - Jiangsu

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Publié le : jeudi 29 octobre 2015
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EAN13 : 9782816154986
Nombre de pages : 169
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Sommaire

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

JIᾹNGSŪ

 

Nánjīng (Nankin)

Environs de Nánjīng

Sūzhōu

Environs de Sūzhōu

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Bù’ěrjīn

 

 

 

 

Jiāngsū

78,9 MILLIONS D’HABITANTS

Les plus beaux jardins traditionnels

Les meilleurs musées

Pourquoi y aller

Tout à fait accessible de Shànghǎi, le Jiāngsū Illustrationest une province aussi attrayante qu’abordable. Elle s’est développée grâce au Grand Canal et aux voies navigables du Yangzi (Cháng Jiang). La production de soie et de sel participa aussi de sa prospérité. Elle est réputée en Chine pour ses ravissantes cités sillonnées de canaux, ses jardins enchanteurs, son opéra raffiné et son art populaire.

Son charme n’a pas échappé aux touristes chinois, qui investissent les lieux en masse depuis les années 1990. À Sūzhōu et sur les autres sites phares, on croise ainsi toute l’année des groupes en voyages organisés. Mais cela ne doit pas vous rebuter, car il suffit de partir tôt et de s’éloigner un peu des grands axes pour découvrir des lieux authentiques. Capitale provinciale et centre universitaire, Nánjīng (Nankin) recèle des monuments de la dynastie Ming, des parcs verdoyants et d’excellents musées qui restent encore assez méconnus des étrangers.

Quand partir

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Mars-avril

Les jardins fleuris se parent de leurs plus beaux atours au début du printemps.

 

Octobre Parcs et canaux voilés de brume composent un superbe paysage.

 

Décembre Autour de Sūzhōu, les villes traversées par des canaux se couvrent de neige – féerique !

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À ne pas manquer

1Les passionnantes expositions du musée de Nánjīng (Cliquez ici)

2Les collections d’objets anciens du musée de Sūzhōu (Cliquez ici)

3Les superbes jardins de Sūzhōu (Cliquez ici)

4Le charme suranné de la Píngjiāng Lù à Sūzhōu (Cliquez ici)

5Un spectacle de chants et de contes à la maison de thé Píngtán (Cliquez ici), à Sūzhōu

6Les ruelles et les canaux de Tónglǐ (Cliquez ici)

7Le musée de la Culture sexuelle chinoise (Cliquez ici)

8Les villes paisibles de Lùzhí (Cliquez ici), de Mùdú (Cliquez ici) et de Zhōuzhuāng (Cliquez ici)

9Une représentation d’opéra kūnqǔ (Cliquez ici)

aL’impressionnant tombeau de Míng Xiàolíng à Nánjīng (Cliquez ici)

Histoire

Le Jiāngsū resta relativement ignoré jusqu’à la dynastie Song (960-1279), moment où, grâce au Grand Canal, il apparut comme un pôle commercial majeur. Le sud de la province prospéra particulièrement, notamment grâce au commerce de la soie produite à Sūzhōu et à Yángzhōu, une manne supervisée par une large classe de marchands.

L’essor économique continua sous les dynasties Ming et Qing, puis le sud du Jiāngsū s’ouvrit aux influences extérieures avec l’arrivée des Occidentaux dans les années 1840. Pendant la révolte des Taiping (1850-1864), ceux-ci firent de Nánjīng, qu’ils baptisèrent Tiānjīng (Illustration ; capitale céleste), leur capitale quasi-chrétienne.

Le Jiāngsū tint une place politique importante au XXe siècle, quand Nánjīng fut décrétée capitale du pays par le parti nationaliste jusqu’au transfert à Běijīng par les communistes en 1949.

Aujourd’hui, la proximité de Shànghǎi assure la croissance économique rapide du sud du Jiāngsū, mais le nord de la province reste déshérité.

8Comment s’y rendre et circuler

Le Jiāngsū est relié à toutes les grandes villes chinoises. De nombreux vols quotidiens depuis Nánjīng desservent divers points du pays, accessible aussi grâce à des bus et à des trains fréquents. Le Jiāngsū possède en effet un réseau de bus efficace, qui relie la plupart des localités de la province. Les liaisons ferroviaires sont encore plus directes.

Nánjīng (Nankin)

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%025 / 6,5 MILLIONS D’HABITANTS

De nombreux visiteurs ne font que traverser Nánjīng (littéralement “capitale du Sud”) en allant de Shànghǎi à Běijīng (ou vice versa), manquant l’héritage historique impressionnant de la capitale du Jiāngsū. Ses splendides remparts et Ses élégants bâtiments du début du XXe siècle témoignent de sa gloire passée comme capitale de l’Empire du Milieu sous la dynastie Ming (1368-1644), puis de la République de Chine (1912-1949).

Au moment de la présence européenne, son nom a été francisé en Nankin.

La désormais très étendue Nánjīng, ville universitaire réputée, compte de larges boulevards arborés, des cafés chics et de passionnants musées, dans un environnement de parcs boisés, de lacs et de cours d’eau. Lors des canicules estivales, les feuillages des jolis parasols chinois (wutong), qui agrémentent la ville, offrent une ombre bienvenue.

INDICATEURS DE PRIX

Vous trouverez dans ce chapitre les indicateurs de prix suivants :

Hébergement

$ moins de 250 ¥

$$ 250-800 ¥

$$$ plus de 800 ¥

Restauration

$ moins de 30 ¥

$$ 30-70 ¥

$$$ plus de 70 ¥

Histoire

Sous la dynastie Qin (221-207 av. J.-C.), Nánjīng prospéra en tant que grand centre administratif. La ville fut rasée sous la dynastie Sui (589-618) avant de retrouver une certaine prospérité sous la longue dynastie Tang, puis de replonger dans l’obscurité.

En 1356, une révolte paysanne menée par Zhu Yuanzhang mit fin à la dynastie mongole des Yuan. La ville devint capitale impériale des Ming en 1368, mais sa gloire fut de courte durée. En 1420, le troisième empereur Ming, Yongle, transféra sa capitale à Běijīng. Devenue un centre régional, Nánjīng connut des fortunes diverses et dut attendre les XIXe et XXe siècles pour jouer à nouveau un rôle central dans l’histoire du pays.

Au XIXe siècle, les guerres de l’Opium amenèrent les Britanniques dans la ville, où fut signé le premier des “traités inégaux” – voir le chapitre Histoire . Quelques années plus tard, Nánjīng devint la capitale des Taiping, qui réussirent à s’emparer de la majeure partie de la Chine méridionale. En 1864, les forces combinées de l’armée Qing, de l’armée britannique et de mercenaires américains et européens encerclèrent la ville. Après un siège de sept mois, elles prirent la cité et massacrèrent les défenseurs Taiping.

Nánjīng devint la capitale du Guomindang en 1928 mais, avec l’avancée des Japonais, le siège du gouvernement fut déplacé à Chóngqìng en 1937. Nánjīng retrouva son statut de 1945 à 1949, avant que les communistes ne la “libèrent” et s’emparent du pouvoir central.

1À voir

1Est de Nánjīng

oMusée de Nánjīng

ART, PATRIMOINE

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(Illustration, Nánjīng Bówùyuàn ; 321 Zhongshan Donglu ; Illustration ; h9h-12h lun, 9h-16h mar-dim ; mMinggugong). FEn 2013, une aile ultramoderne est venue compléter la salle traditionnelle de ce fabuleux musée aux allures de temple. Tout de marbre et de bois, elle abrite de séduisantes expositions, des peintures de paysages du Jiāngsū à des calligraphies anciennes (notamment, des rouleaux de sutras de Dūnhuáng) en passant par des sculptures (sous l’atrium, une statue de Guanyin, en bois sculpté de la dynastie Ming, est splendide). Ne manquez pas, non plus, les deux magnifiques costumes funéraires de la dynastie Han au milieu des trésors d’un mausolée royal.

Au 3e niveau est exposée une impressionnante collection de statues tibétaines en or et cuivre qui appartenaient aux empereurs Qing, d’extravagantes horloges, ainsi que des céramiques et des meubles de la dynastie Qing. Plusieurs salles devraient accueillir de nouvelles expositions temporaires.

Ruines du palais Ming

PARC

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(Illustration Míng Gùgōng ; mMinggugong). Ces vestiges prennent place dans le paisible parc Wǔcháomén (Wǔcháomén Gōngyuán ; Zhong-shan Donglu ; h6h30-21h30) F, évocateur et empreint de nostalgie. Bâti par Zhu Yuanzhang, le magnifique palais impérial servit de modèle à la Cité interdite de Běijīng. La porte du Midi (Wǔ Mén) présente des pans entiers de murs imposants et des tours de guet. Aujourd’hui, le parc est parcouru par des habitants qui s’entraînent aux danses de salon, tandis que saxophonistes et autres musiciens se rassemblent dans les tunnels sous le portail. Les ruines ont donné leur nom à la station de métro (Minggugong).

Palais présidentiel

ÉDIFICE HISTORIQUE

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(Illustration Zǒngtǒng Fǔ ; 292 Changjiang Lu ; IllustrationIllustration ; 40 ¥ ; h7h30-17h30, 7h30-18h en été ; mDaxinggong). Après s’être emparés de Nánjīng, les Taiping édifièrent la demeure du Roi céleste (Tiānwáng Fǔ) sur les fondations d’un ancien palais Ming. Ce palais splendide ne survécut pas à la chute des Taiping ; un nouvel édifice et un jardin Ming classique l’ont remplacé et constituent ce que l’on appelle le Palais présidentiel. Les autres bâtiments servirent brièvement de bureaux administratifs au gouvernement de Sun Yat-sen en 1912, puis au Guomindang de 1927 à 1949.

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